Monday, May 28, 2012
 
 

Hugh Jackman à bord du Voyage Fantastique de Shawn Levy ?

Posted by nathalie dassa On mai - 4 - 2011 Commentaires fermés

Après la confirmation de Shawn Levy à la réalisation du remake en 3D de Richard Fleisher – relancé par Landau, Cameron et la Fox – le cinéaste souhaiterait que Hugh Jackman, avec lequel il a tourné le robotisé ‘Real Steel’, s’embarque sur le ‘Voyage Fantastique’ .

 

 

En février dernier, on apprenait que James Cameron avait choisi Shawn Levy (La nuit au musée 1 et 2) pour se charger du remake du Voyage Fantastique en 3D, après un long défilé de réalisateurs (lire notre news) : Louis Leterrier (L’incroyable Hulk), Paul Greengrass (Green Zone), Roland Emmerich (2012), Timur Bekmambetov (Wanted), Tarsem Singh (The Fall) ou encore Jonathan Mostow (Clônes). Aujourd’hui, Deadline rapporte que le cinéaste aurait choisi Hugh Jackman pour le rejoindre sur le projet de la 20th Century Fox. Levy semble ne plus vouloir quitter son acteur depuis Real Steel pour DreamWorks avec Disney à la distribution, prévu sur les écrans en octobre prochain. Ils pourraient également faire équipe sur un film d’aventures en développement, écrit par Carlton Cuse (Lost). Pour l’instant rien n’est encore signé sachant que Jackman est toujours en stand-by sur The Wolverine pour la Fox, qui attend de trouver son réalisateur, après l’abandon de Darren Aronofsky (lire notre news). La major aurait sollicité les talents de Duncan Jones (Source Code) ainsi que de David Slade (Twilight 3).

 

James Cameron et La Fox prévoient un Voyage Fantastique en 3D ambitieux sur un scénario écrit par Shane Salerno et Laeta Kalogridis. Dès le passage dans le corps humain, les effets spéciaux seront exclusivement conçus en CGI. Pour rappel, à l’instar de l’original dirigé par Richard Fleisher en 1966, avec Raquel Welch, Donald Pleasence et Stephen Boyd, qui remporta les Oscars de la direction artistique et des effets spéciaux visuels, l’histoire suivra la mission d’une équipe de scientifiques rétrécis via un système de miniaturisation des atomes, qui s’embarquent à bord d’un navire dans le corps d’un patient, pour sauver la vie d’un collègue.

 

 

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Après un conflit inhabituellement compliqué, la WGA a finalement déterminé que Sheldon Turner et Bryan Singer seraient crédités au scénario de ‘X-Men First Class’, et par un étrange retournement, déboute les deux premiers scénaristes Josh Schwartz et Jamie Moss de leurs contributions.

 

 

Bryan Singer

Bryan Singer, réalisateur des deux premiers opus X-Men, considérés comme les meilleurs de la franchise, est monté au créneau pour défendre le scénariste Jamie Moss, auteur du premier jet sur le traitement fourni par le cinéaste. Ce dernier considère en effet que Jamie Moss devrait être crédité à la place de Sheldon Turner, dont le spinoff de Magneto a été repoussé. Il commente sur THR la décision qui a été prise par la WGA (Writers Guild of America) : les scénaristes finalement crédités seront Bryan Singer et Sheldon Turner (Up in the Air), auxquels sont également adjointes les équipes d’Ashley Miller & Zack Stentz (Thor, Fringe) et Jane Goldman & Matthew Vaughn (Kick-Ass). « Je ne comprends pas la décision mais je la respecterai » déclare Singer. « Ce sont des choses qui arrivent lorsque vous êtes un créatif […] Des coïncidences peuvent arriver. Mais partager un crédit avec quelqu’un que je n’ai jamais rencontré et avec lequel je n’ai jamais travaillé sur ce projet, semble pour le moins inhabituel ».

 

Le processus d’arbitrage d’attribution des crédits est l’un des sujets qui prêtent le plus à controverse chez les auteurs à Hollywood, précise THR : essayer de déterminer qui a écrit quoi sur des critères complexes, signifie analyser soigneusement les contributions et cela entraîne souvent des mécontents. Or les enjeux sont élevés car les scénaristes crédités deviennent normalement éligibles aux bonus et royalties si les films marchent bien (ce qui est souvent le cas). La situation de X-Men : First Class est encore plus complexe, car la Fox et Marvel ont décidé d’exploiter le filon en focalisant les films sur un personnage issu du groupe d’origine. Le studio a ainsi développé plusieurs spinoffs et sequels dans sa franchise. Faisons un rapide historique pour essayer de mieux appréhender les raisons de ces problèmes. Mais selon The Playlist, Sheldon Turner a déjà été confronté à un conflit identique sur le film de Jason Reitman Up in the Air, qui a remporté le Golden Globe du meilleur scénario en 2009. Le réalisateur avait déclaré n’avoir jamais lu la version du scénariste, et qu’il avait lui-même rédigé l’adaptation d’après le roman de Walter Kirn ; cependant Turner a été crédité au générique. Le film, qui partait grand favori pour un oscar, n’a finalement pas été récompensé. Les votants, face au conflit des deux hommes, ont réagi et donné la préférence à Goeffrey Fletcher pour Precious.

 

X-MEN ORIGINS

En 2004, après le succès de X-Men 2 qui avait totalisé 408M$ de recettes mondiales pour un budget de 110M$, la Fox embauche deux scénaristes pour écrire des spinoffs sur Wolverine avec David Benioff et Magneto avec Sheldon Turner. Pendant les quatre années qui suivent, les deux scripts vont être développés et rebaptisés X-Men Origins : Wolverine et X-Men Origins : Magneto. En Avril 2007, David S. Goyer (The Unborn et principalement connu en tant que scénariste de Batman Begins, The Dark Knight) est attaché à la réalisation du spinoff de Magneto et apporte quelques modifications au script de Turner, qui abordait les origines du personnage comme un survivant de l’Holocauste, son amitié avec le Professeur Charles Xavier et déterminait comme vilain un médecin nazi. Tout semblait donc prêt pour le tournage, mais la Fox jugeant le héros Wolverine plus bankable que le mutant à l’esprit diabolique de revanche, privilégie la finalisation de cette histoire, embauche à nouveau Hugh Jackman et en 2008 Gavin Hood (Mon nom est Tsotsi) prend la direction du blockbuster X-Men Origins : Wolverine. Le film va rapporter 373 M$ de recettes.

 

X-MEN FIRST CLASS

En novembre 2008, Josh Schwartz est choisi par la Fox pour écrire un scénario sur les origines de l’Institut du Professeur Xavier, et il crée son récit autour de l’adolescence des caractères du premier opus tels Jean Gray, le Fauve ou encore Cyclope, qui seront pour certains abandonnés par la suite. Un an plus tard, Bryan Singer revient avec un nouveau traitement indépendant, qui est repris dans le script par Jamie Moss, auquel succéderont Ashley Miller & Zack Stentz. Soit au total pour le moment cinq contributions à l’histoire. En mai 2010, Matthew Vaughn est attaché à la direction et retravaille le scénario avec sa collaboratrice Jane Goldman (soit au total sept participations). Dans la version définitive, on retrouve en méchant un médecin nazi, et selon certaines sources ce serait ce point qui aurait fait pencher la balance du côté de Sheldon Turner. Par ailleurs au mois d’août 2010, Lauren Shuler Donner, productrice sur les deux projets, était pessimiste quant à l’avenir du spinoff de Magneto et admettait que des éléments avaient été repris par X-Men First Class. Josh Schwartz (Gossip Girl) et Jamie Moss (Street Kings et actuellement The Rise of the Planet of the Apes) pourraient faire appel de la décision à condition qu’ils arrivent à pointer une anomalie dans le processus.

 

CONCLUSION

On mesure à quel point les scénarios s’imbriquent les uns dans les autres. En voulant continuer à développer dans plusieurs niches, les univers de personnages qui se chevauchent dans le monde des comics, la Fox et Marvel auto alimentent toutes ces discussions et cela promet d’entraîner de futurs conflits. Le sequel The Wolverine avec Hugh Jackman, dont le scénario a été écrit par Christopher McQuarrie est actuellement à la recherche de son réalisateur après le départ de Darren Aronofsky (voir notre article). Dernièrement, un spinoff X-Men Origins : Deadpool, avec Ryan Renolds, est en développement avec à l’écriture Rhett Reese & Paul Wernick et Tim Miller à la réalisation (voir notre article). Enfin reste toujours en attente X-Men Origins : Magneto de David S. Goyer, sur un scénario de Sheldon Turner et selon THR un quatrième opus du film X-Men est aussi une possibilité…

 

GGJ

 

X-Men First Class de Matthew Vaughn débarquera sur les écran français le 1er juin 2011, distribué par la 20th Century Fox, sur scénario écrit par Bryan Singer et Sheldon Turner ainsi que Jane Goldman, Ashley Miller, Zack Stentz, avec en vedette Michael Fassbender, James McAvoy, Rose Byrne, January Jones, Kevin Bacon, Nicholas Hoult, Jennifer Lawrence, Oliver Platt, Zoe Kravitz et bien d’autres.

 

 

 

 

 

 

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La Semaine UGC 2011 : tous les films à 3,50€ pendant Cannes !

Posted by nathalie dassa On mai - 2 - 2011 Commentaires fermés

 

Du 11 au 17 mai, La Semaine UGC propose à tous les passionnés du 7e art de découvrir tous les films à toutes les séances dans tous les cinémas UGC à 3,50€.


 

La 4e édition de La semaine UGC profite une nouvelle fois du Festival de Cannes ! UGC donne l’opportunité à tous les spectateurs de découvrir au tarif préférentiel de 3,50€ dans tous les cinémas UGC participant à l’opération, le film d’ouverture du Festival de Cannes Minuit à Paris de Woody Allen avec Marion Cotillard et Owen Wilson, et les autres sorties telles Le Dilemne de Ron Howard avec Vince Vaughn ou encore Stone avec Robert De Niro et Milla Jovovich. Les spectateurs pourront également voir les longs-métrages toujours à l’affiche comme Et soudain, tout le monde me manque, une production UGC avec Mélanie Laurent et Michel Blanc, et le long-métrage japonais La Ballade de l’Impossible de Tran Anh Hung, adapté du roman éponyme de Haruki Murakami, qui a reçu le label UGC M et fut nominé au Festival du Film Asiatique de Deauville 2011. De plus, le groupe proposera également les Séances de rattrapage UGC, qui permettront au public de (re)voir des films. UGC doublera les points des porteurs de la carte fidélité à chaque séance.

 

Pour plus d’infos : www.ugc.fr.

 

 

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Ben Laden est mort, les projets se réécrivent à Hollywood

Posted by nathalie dassa On mai - 2 - 2011 Commentaires fermés

Le président des Etats-Unis s’est adressé à la nation dans un discours télévisé, dimanche 1er mai 2011 à 23h30 à Washington (voir vidéo). Le chef du djihad Oussama Ben Laden a été tué dimanche à Abbotabad au Pakistan, lors d’une opération commando menée par la CIA et les forces spéciales de l’US Navy. Si sa mort ne signifie pas la fin d’Al Qaïda, du côté d’Hollywood les projets risquent de se multiplier. A commencer par Kathryn Bigelow, qui planche sur la réécriture de ‘Kill Ben Laden’ en plus de ses projets d’actualité ‘Held by the Taliban’ et ‘Triple Frontier’, devenant tour à tour prioritaires selon les communiqués. Lequel des trois sortira le premier ?

 

 

Depuis l’annonce fracassante du président des Etats-Unis – qui signe un second mandat assuré – Deadline et THR révèlent que la réalisatrice oscarisée pour Démineurs en 2009 Kathryn Bigelow, et son scénariste Mark Boal reprennent la réécriture d’un projet en préparation depuis quelques semaines, baptisé Kill Ben Laden. Le sujet – basé sur l’échec des forces d’opérations spéciales menée par l’armée américaine pour capturer et tuer le numéro un d’Al-Qaïda, responsable des attaques terroristes du 11 septembre et caché à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan – ferait donc l’objet de nouvelles réflexions, avec le poids des informations récentes et à venir. Selon THR, le scénario pourrait rester le même avec la dynamique des événements de dimanche ou faire un virage à 180° ou encore être annulé en raison de la pléthore de projets qui verront probablement le jour pour capitaliser sur l’actualité. Au casting, les noms de Joel Edgerton (attaché à Blanche Neige et le Chasseur pour le compte de Universal après l’abandon de Viggo Mortensen) et de Michael Fassbender (X-Men : First Class) circulent déjà, mais rien n’est encore avancé ni confirmé.

 

Pour rappel, CinéChronicle avait relayé les deux projets d’actualité en cours de la réalisatrice : l’acquisition de la production Held by the Taliban (lire notre news), basée sur la série d’articles rédigés par David S. Rohde du New York Times qui fut kidnappé, avec deux autres journalistes, par les Talibans en novembre 2008 mais parvinrent à s’échapper après 7 mois de captivité. Et le projet Triple Frontier (lire notre news), avec Tom Hanks confirmé à la distribution, qui se déroule dans une région à la frontière de trois pays, le Paraguay, l’Argentine et le Brésil dans laquelle se coordonnent trafics et actions terroristes liés au crime organisé.

 

Par ailleurs, notons qu’en 2006, Paramount avait acquis les droits d’adaptation de Jawbreaker avec à la direction Oliver Stone. Si ce projet est aujourd’hui au point mort, il pourrait aisément ressortir du placard… Ce livre, écrit par Gary Berntsen, ancien agent de la CIA et un des responsables de l’opération, témoignait de la traque de Ben Laden après l’attentat du 11/9 dès le début de l’invasion de l’Afghanistan. Il retraçait précisément l’assaut mené par les Américains sur la position forte du réseau terroriste Al Qaïda dans la région orientale de Tora Bora en Afghanistan. A l’époque, le réalisateur et la major l’avaient annoncé comme une suite à l’hommage World Trade Center et avaient décidé de garder le projet secret pour ne pas court circuiter la sortie de ce dernier afin d’éviter tout amalgame et toute controverse. Car selon Bernsten dans ses écrits, l’opération Jawbreaker aurait été en mesure de capturer Ben Laden si les responsables militaires n’avaient pas pris la décision de laisser les chefs de tribus du Pakistan prendre la direction de l’opération, ce qui aurait permis au chef d’Al-Qaïda de s’échapper. Le World Trade Center n’avait aucune visée politique, le film se concentrait sur les actes héroïques des deux policiers – incarnés par Nicolas Cage et Michael Pena – pris au piège dans les décombres des tours jumelles après l’écrasement des deux avions détournés. Une première version avait été rédigée par le coauteur du livre de Gary Berntsen, Ralph Pezzullo, qui fut remaniée par Cyrus Nowrasteh, auteur de la minisérie Destination 11 septembre (The Path to 9/11) diffusée sur ABC.

 

 

Annonce officielle par Barack Obama de la mort de Ben Laden depuis la Maison Blanche ce dimanche 1er mai 23h30 (lundi 2 mai à 5h30 heure française)


 

 

 

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De l’eau pour les éléphants (critique)

Posted by nathalie dassa On mai - 2 - 2011 Commentaires fermés

A la suite d’une tragédie familiale, Jacob, un jeune étudiant en école vétérinaire, se retrouve subitement plongé dans la misère et rejoint par hasard un cirque itinérant de seconde classe. Il se fait accepter en échange des soins qu’il pourra apporter aux animaux et ne tarde pas à tomber sous le charme de la belle écuyère Marlène, épouse du directeur du cirque, un être d’une rare violence et totalement imprévisible. Lorsqu’une éléphante rejoint le cirque, Marlène et Jacob se rapprochent l’un de l’autre et préparent un nouveau spectacle qui permet un temps de renouer avec le succès…

 

♥♥♥

 

Après avoir signé plusieurs vidéoclips d’Aerosmith, Gwen Stephani, Lady Gaga ou encore de Garbage et les longs-métrages de science-fiction Constantine et Je suis une Légende, Francis Lawrence change de registre et revient ici avec une romance envoûtante aux allures d’épopée. C’est avec Richard LaGravenese – à qui l’on doit les scénarios de Fischer King – Le Roi pêcheur, Sur la Route de Madison ou encore de L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux – que le cinéaste s’associe pour adapter à l’écran le best-seller international éponyme de l’écrivaine d’origine canadienne, Sara Gruen. Si la structure scénaristique renvoie à celle de Titanic avec le principe d’un personnage témoin âgé, incarné ici par Hal Holbrook, qui retrace les événements historiques vécus via un long flashback, De l’eau pour les éléphants (Water for Elephants) est une œuvre romanesque, parfois trop lisse et manichéenne, mais qui ne bascule pas pour autant dans le larmoyant ou le mélodramatique. Francis Lawrence nous plonge dans les années 1930, pendant la Grande Dépression, dans l’univers du cirque. Dans un décor immersif de reconstitution historique (grand chapiteau, train, restaurant), le film exprime sa force et son charme, avec des costumes superbes, une direction artistique soignée, le tout servi par le trio d’acteurs, Pattinson/Witherspoon/Waltz, impeccable. L’histoire suit Jacob, un étudiant d’une école vétérinaire réputée, qui après avoir perdu ses parents dans un accident de voiture, réussit à échapper à la ruine, en sautant par hasard dans le train du cirque ambulant Benizini Bros. Le propriétaire l’engage pour soigner les animaux. Il rencontre son épouse Marlène et il tombe amoureux.

 

 

Si le chouchou des adolescentes est stigmatisé par son rôle qui l’a révélé dans Twilight, Robert Pattinson, du haut de ses 25 ans, garde tout le potentiel pour incarner la passion au cinéma. A son côté, Reese Witherspoon qui, depuis Walk the Line en 2005, pour lequel elle remporta l’oscar de la meilleure actrice, enchaînait le plus souvent des rôles de blondes évaporées, interprète ici une écuyère très élégante avec la coiffure crantée et le maquillage sophistiqué de l’époque, tout en retenue, posée et inaccessible. Le duo à l’écran n’atteindra certes pas la sphère des couples mythiques au cinéma, mais il forme une belle alchimie et dépeint avec grâce cette histoire d’amour impossible, renforcée par la performance de Christoph Waltz. Après Inglourious Basterds, l’acteur autrichien charismatique brille à nouveau par son talent en endossant le rôle d’un personnage bipolaire, à la fois tendre et aimant, jaloux et violent qui maltraite les animaux et les employés de son cirque. Les quelques plans où il apparaît en Monsieur Loyal et annonce l’ouverture du spectacle, vêtu de sa veste rouge et de son chapeau haut de forme, renvoient à l’image de Peter Ustinov dans le chef d’œuvre de Max Ophüls, Lola Montès.

 

 

Mais tout le mérite revient à Rosie l’éléphante qui, en parfaite interaction avec les trois personnages, possède un rôle à part entière. Car le film aborde la thématique de la maltraitance et l’histoire des éléphants dans les cirques. Derrière ces lieux propices à la féérie sur piste où les animaux sont rois via les acrobaties, les numéros de dressage et autres tours de magies, se reflète une réalité plus sombre sur l’exploitation, le vol, la pauvreté et la survie d’une troupe d’artistes. Si De l’eau pour les éléphants manque parfois de caractérisation et de relief, Francis Lawrence livre une oeuvre agréable, délicate et poétique.

 

 

 

‘De l’eau pour les éléphants’ de Francis Lawrence, en salles le 4 mai, avec Reese Witherspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz et Hal Holbrook, sur un scénario écrit par Richard LaGravenese d’après l’oeuvre de Sara Gruen. Production : Gil Netter, Erwin Stoff, Andrew R. Tennenbaum. Costume : Jacqueline West. Décors : Jack Fisk. Photographie : Rodrigo Pieto. Musique : James Newton Howard. Distribution : 20th Century Fox. Durée : 1h55.

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