Résumé : Il a incarné deux des héros les plus iconiques de l’histoire du cinéma, donné à des générations entières l’envie de maîtriser aussi bien que lui le fouet d’Indiana Jones ou le blaster de Han Solo, et rapporté à Hollywood plus d’argent que tout autre acteur. Pourtant, à l’en croire, Harrison Ford ne doit sa carrière d’exception qu’à une chance hors du commun et à sa ténacité. Alors que les studios hollywoodiens ne lui prédisaient aucun avenir au cinéma, l’acteur, qui aspirait seulement à vivre de petits rôles de composition, s’est fait une place sous les projecteurs. Il en a profité pour tourner avec les plus grands réalisateurs, de Roman Polanski à Peter Weir, en passant par Francis Ford Coppola, Mike Nichols et Kathryn Bigelow. Alexis Orsini, auteur et journaliste, nous invite à découvrir le parcours atypique de cette légende du cinéma américain dont on sait finalement peu de choses. De ses débuts sur les planches à Blade Runner 2049, il retrace en détail son parcours hors normes au rythme d’anecdotes méconnues et de photos emblématiques.

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Harrison Ford - couverture livre

Harrison Ford – couverture livre

Pour beaucoup, le visage d’Harrison Ford est d’abord celui de l’aventurier Indiana Jones, ou de Han Solo, le héros rebelle de Star Wars. On a pourtant tendance à oublier que l’acteur américain tourna sous les ordres de certains des plus grands réalisateurs modernes et contemporains : Roman Polanski, Ridley Scott, Francis Ford Coppola, Peter Weir, Mike Nichols, Sidney Pollack, Alan J. Pakula, Robert Zemeckis, et aujourd’hui Denis Villeneuve pour le très attendu Blade Runner 2049. Qu’il apparaisse en patriarche exalté et jusqu’au-boutiste (Mosquito Coast), ou en médecin étranger perdu dans les bas-fonds parisiens (Frantic), Harrison Ford a toujours su conférer à ses personnages une identité complexe, oscillant entre l’assurance à toute épreuve, l’ironie grinçante et le désespoir tragique. Pourtant, jusqu’à maintenant, aucune monographie digne de ce nom ne lui avait été consacrée en langue française. Que les cinéphiles se réjouissent donc, car l’ouvrage du journaliste Alexis Orsini comble ce manque d’une bien belle manière. De ses débuts sur les planches du théâtre universitaire jusqu’à ses dernières productions, en passant par ses projets avortés ou ses coups manqués (Le Lauréat de Mike Nichols ; Model Shop de Jacques Demy ; Qui veut la peau de Roger Rabbit ? de Robert Zemeckis), l’auteur esquisse le portrait d’un acteur au parcours atypique. Vedette malgré lui, emporté par le succès des franchises de Steven Spielberg et George Lucas, Harrison Ford a toujours sélectionné ses films avec soin. Comédien avant d’être star, Ford se consacre tout entier à sa vocation. Formé par William Fucik au sein de la troupe du Belfry Players, l’acteur rallie la côte Ouest par hasard, pensant percer dans les seconds rôles, avant de prendre conscience de la dure réalité hollywoodienne. À travers la limpidité de l’écriture biographique, Orsini décrit avec minutie les multiples soubresauts de ses plus célèbres tournages. Le retard pris sur le premier Star Wars, sa relation professionnelle avec Sean Connery pour Indiana Jones et la Dernière Croisade, l’abandon temporaire de Blade Runner alors en phase de pré-production, la réception critique mitigée des Aventuriers de l’arche perdue, ou son malheureux accident sur Le Réveil de la Force dépassent le stade de l’anecdote pour explorer plus à fond le mythe Harrison Ford. Ponctué par de nombreux propos de l’acteur (dont certains proviennent d’entretiens réalisés par l’auteur), l’ouvrage ne se limite jamais à sa seule aura cinématographique. Orsini développe ainsi de longs passages consacrés à la méthode actorale employée par Ford : visionnage assidu des films des réalisateurs avec lesquels il s’apprête à tourner pour mieux comprendre leurs exigences ; exploration attentive des milieux décrits par ses scénarios (ainsi de l’univers policier de Witness) retrouvant le caractère fusionnel prôné par les grands maîtres du style Actors Studio (Al Pacino et Robert De Niro en tête). Agrémenté de quelques illustrations (affiches, captures d’écran, mais aussi photographies d’archives), l’ouvrage apparaît donc comme un incontournable en matière de monographie consacrée à un acteur.

 

 

 

  • HARRISON FORD. L’ACTEUR QUI NE VOULAIT PAS ÊTRE UNE STAR
  • Auteur(s) : Alexis Orsini
  • Édition : Dunod
  • Collection : Hors collection 
  • Date de parution : 6 septembre 2017
  • Format : 304 pages
  • Tarif : 18,90 € (papier) – 13,99 € (numérique)

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Titre Cette sem. Nbr Sem. Cumul
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2 BLADE RUNNER 2049 544 508 1 544 508
3 CA 318 521 3 1 808 360
4 SEVEN SISTERS 122 584 6 1 687 354
5 CAPITAINE SUPERSLIP 103 937 1 103 937
6 LE PETIT SPIROU 101 870 2 326 382
7 CONFIDENT ROYAL 72 053 1 72 053
8 BARRY SEAL : AMERICAN TRAFFIC 70 085 4 618 296
9 MON GARCON 67 492 3 358 473
10 UN BEAU SOLEIL INTERIEUR 60 024 2 190 859

Source: CBO Box office