Wednesday, May 30, 2012
 
 

TOP 10 du box office français 2010

Posted by nathalie dassa On décembre - 30 - 2010 Commentaires fermés

Du côté de l’hexagone, l’année cinématographique se clôt avec ‘Harry Potter et les Reliques de la Mort’ en haut du podium, ‘Les Petits Mouchoirs’ et ‘Inception’.

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1/ Harry Potter et les Reliques de la Mort de David Yates (Warner Bros)

La première partie du 7e volet de la franchise termine l’année 2010 en tête du box office. Avec un budget de 250M$, le film enregistre son plus petit score cumulant seulement 5,294M de tickets vendus sur 971 écrans. Harry Potter à l’école des sorciers – qui avait également pris le premier rang en 2001 – reste le plus gros succès de la saga en France avec plus de 9,4 millions de spectateurs sur 851 copies.

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2/ Les petits Mouchoirs de Guillaume Canet (EuropaCorp)

Avec un budget de 17,4M€ et distribué sur 555 écrans, le troisième long-métrage de Guillaume Canet cumule plus de 5,249M de spectateurs. Resté longtemps en haut du podium, il suit désormais de très près HP7. Pour mémoire, Ne le dis à personne – césarisé Meilleur Réalisateur et Meilleur Acteur pour François Cluzet – avait enregistré plus de 3 millions d’entrées avec un budget de 11M€.

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3/ Inception de Christopher Nolan (Warner Bros)

Après Batman Begins (+1,5M d’entrées) et The Dark Knight (+3M) – classé au 10e rang du TOP box office 2008 -, le cinéaste britannique poursuit sa route vers un nouveau record dans l’hexagone avec près de 5M de spectateurs au rendez-vous dans 626 salles.

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4/ Shrek 4, il était une fin de Mike Mitchell (Paramount/DreamWorks)

Dans ce quatrième opus, l’ogre verdâtre – oscarisé Meilleur film d’animation pour le premier chapitre en 2001 – comptabilise seulement un peu plus de 4,6M de spectateurs sur 842 copies. Shrek 4 ponctue sa fin en laissant le mérite à Shrek 2 qui a récolté + 7M d’entrées en 2007.

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5/ Alice au pays des merveilles de Tim Burton (Walt Disney)

Parmi les plus gros succès du Tim Burton qui rejoignent les 4,5M de tickets vendus pour l’adaptation du roman de Lewis Carroll, on compte le remake de 100M$ de La Planète des Singes en 2001 (4,9M) et Charlie et la Chocolaterie (+4,3M) au budget de 150M$, sorti en 2005.

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6/ Toy Story 3 de Lee Unkrich (Walt Disney)

L’une des plus belles réussites scénaristiques de l’année 2010 a réuni 4,3M de fans de Woody, Buzz et ses amis. Ce troisième volet d’une franchise existant depuis 1996 n’est toutefois pas parvenu à battre son confrère Toy Story 2 qui avait engendré 4,5M de spectateurs en 2000. Mais Toy Story 3 – qui a franchi la barre du milliard – fait partie des meilleurs films au box office mondial de tous les temps.

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7/ Camping 2 de Fabien Oteniente (Pathé Distribution)

Second film français de la liste des meilleurs films au box office hexagonal. Ce second opus tout aussi beauf que l’original rassemble 3,9M d’entrées avec un budget de 23M€. Camping, sorti en 2006, avait rassemblé +5,4M de spectateurs pour un financement à hauteur de 12M€.

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8/ Twilight – Chapitre 3 : Hésitation de David Slade (SND)

Avec +3,9 millions d’entrées, ce troisième volet comptabilise plus d’entrées que Chapitre 1 : fascination (2,8M) mais a vendu moins de tickets que Chapitre 2 : Tentation (4,2M) classés respectivement aux 14e et 7e rangs dans le TOP box office 2009.

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9/ La Princesse et la Grenouille de John Musker et Ron Clements (Walt Disney)

Dans les grands succès des contes de fées et des princesses de Walt Disney, La Princesse et la Grenouille, qui a enregistré plus de 3,8 millions d’entrées, réalise le plus petit score et se situe loin derrière Blanche Neige (+18M), Cendrillon (12,8M), La Belle au Bois Dormant (6,5M), La Belle et la Bête (4,1M) ou encore Mulan (5,7M) et Aladdin (7,4). Les studios ont clos magnifiquement la longue série avec Raiponce, le premier conte du studio à sortir en animation 3D – mais aussi le dernier -, qui récolte +2M depuis sa sortie en décembre et dont la réussite semble bien partie…

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10/ L’arnacoeur de Pascal Chaumeil (Universal)

Un premier long-métrage plutôt fulgurant avec plus de 3,7 millions de spectateurs français réunis depuis sa sortie en mars 2010 pour un budget de 8,7M€ et plus de 44 millions dollars de recettes mondiales.

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(Source : CBO box office / chiffres arrêtés au 29 décembre)

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TOP 10 du box office US 2010

Posted by nathalie dassa On décembre - 30 - 2010 Commentaires fermés

L’année US se termine en beauté dans la fraîcheur de l’animation et le genre familial. ‘Toy Story 3’ prend haut la main la première place du box office de l’année 2010, suivi par ‘Alice au pays des merveilles’ et ‘Iron Man 2’.

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Pas moins de quatre films d’animation prennent la tête du TOP 10 du box office US de 2010 avec Toy Story 3 (Walt Disney), Moi Moche et Méchant (Universal), Shrek 4 et Dragons (Paramount/DreamWorks). L’année précédente en comptait seulement deux avec UP (Disney/Pixar) et Alvin et les Chipmunks 2 (20th Century Fox). Sont bien sûr toujours présentes, les franchises les plus populaires chez les adolescents, Twilight et Harry Potter

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1/ Toy Story 3 de Lee Unkrich (Walt Disney)

Avec plus de 415M$ de recettes US récoltées depuis sa sortie en salles en juin, le troisième volet au budget de 200M$ prend place sur le trône du box office US 2010. Pour mémoire, Toy Story 1 et 2 avaient cumulé respectivement 191M$ et 245M$ en interne avec un budget moindre. Toy Story 3 ajoute à son palmarès, le milliard dépassé à travers le monde, le classant ainsi 5e meilleur film de tous les temps. Il est également en 2e position dans la liste des meilleurs films en 3D après Avatar.

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2/ Alice au pays des Merveilles de Tim Burton (Walt Disney)

le cinéaste réalise son plus gros succès en rassemblant plus de 334M$ sur le territoire américain avec Batman Begins (251M$) et Charlie et la Chocolaterie (206M$). Tout comme Toy Story 3, Alice au pays des merveilles sorti en mars aux Etats-Unis a franchi en premier la barre du milliard et s’inscrit 6e dans le TOP 10 du box office de tous les temps et 3e dans le TOP 3D.

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3/ Iran Man 2 de Jon Favreau (Paramount)

Seul super héros vainqueur de l’année 2010 ! En dépit d’un scénario branlant et d’une réalisation inexistante, Iron Man 2 enregistre 312M$ de recettes nationales, moins que son prédécesseur. Iron Man avait récolté +318M$ internes et +585M$ outre-Atlantique avec un budget de 140M$ et figurait au 2e rang du box office de l’année 2008 après The Dark Knight.

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4/ Twilight - Chapitre 3 : Hésitation de David Slade (SND)

Avec 300M$ enregistrés, ce troisième volet de la saga – qui continue d’augmenter son budget et ses recettes internes – n’effectue pas le même résultat à international. Ce nouvel opus obtient des résultats moindres par rapport à son prédécesseur qui avait cumulé +709M$ de recettes mondiales. Toutefois, il conserve sa quatrième place au TOP box office depuis 2009.

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5/ Inception de Christopher Nolan (Warner Bros)

Notons que le dernier bijou de Chrisopher Nolan est l’unique film sortant du lot des longs-métrages familiaux. Issu d’un scénario original, Inception continue de se démarquer, après avoir maintenu une bonne et longue carrière dans le TOP 10 hebdo US sur plusieurs semaines après sa sortie sur les écrans. La précédente pépite du réalisateur, The Dark Knight - positionné au 7e rang du box office de tous les temps – s’était emparée du 1er rang TOP box office de 2008.

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6/ Harry Potter ou les reliques de la mort de David Yates (Warner Bros)

La première partie du 7e volet de la franchise Harry Potter garde son rythme de croisière avec une légère baisse tant nationale que mondiale. Seul HP1 – sorti en décembre 2001 – avait atteint le 1er rang du TOP box office de la même année et figure également au TOP 10 du box office de tous les temps, tout comme HP3, classés respectivement aux 8e (947M$) et 10e rangs (938M$).

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7/ Moi Moche et Méchant de Pierre Coffin et Chris Renaud (Universal)

Le premier film d’animation des studios Universal, élaboré par les studios français Mac Guff avec un budget de 69M$, accomplit une réussite brillante et fulgurante. A ce jour, le méchant GRU a récolté +250M$ de recettes US et plus de 540M$ dans le monde. Il est classé également 5e dans les meilleurs films 3D.

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8/ Shrek 4 de Mike Mitchell (Paramount et DreamWorks)

Oscarisé meilleur film d’animation en 2001 pour Shrek 1, ce chapitre final de l’ogre verdâtre enregistre seulement 238M$ de recettes américaines, le plus petit montant de toute la franchise avec le budget plus élevé (165M$). Shrek 2 reste le film le plus rentable de la saga avec 441M$ en interne et 919M$ mondialement. Toutefois, Shrek 4 rejoint Shrek 3 dans le TOP 10 des meilleurs films Paramount.

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9/ Dragons de Chris Sanders et Dean Deblois (Paramount/DreamWorks)

Dernier film d’animation classé dans ce TOP 10 du box office 2010. Avec une 3D plutôt bien conçue, ce jeune viking peu enclin à combattre des dragons récolte 217M$ de recettes américaines pour un budget de 165M$ et s’inscrit 7e dans la listes des meilleures 3D. Il obtient de bons résultats avec + 494M$ de recettes mondiales.

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10/ Karaté Kid de Harald Zwart (Sony)

26 ans plus tard, le remake de Karaté Kid reste toujours aussi attachant. L’apprenti Kung-Fu – interprété par le fils de Will Smith – et Jackie Chan dans le rôle d’un professeur à la retraite rassemblent 176M$ de recettes nationales pour un budget de 40M$. Le peu d’informations communiquées sur l’original Karate Kid réalisé par John G. Avildsen en 1984 avec Ralph Maccio, Pat Morita et Elisabeth Shue indiquent que le film avait cumulé 90M$ de recettes internes.

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(Sources : Box office Mojo et Imdb / chiffres arrêtés au 29 décembre).

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BEST OF Films 2010 de la rédaction de CinéChronicle

Posted by CineChronicle On décembre - 28 - 2010 Commentaires fermés

Fin d’année oblige, découvrez le BEST OF des films 2010 de toute la rédaction de CinéChronicle.

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C’est le moment des choix au travers d’une année riche en films qui enregistre globalement une augmentation en 2010. Selon les premières études du CNC et de la FICAM, le marché cinématographique marque une hausse de la fréquentation des salles, qui « demeure toujours le moyen privilégié pour découvrir un film », des dépenses en Blu-Ray dont le prix a baissé, du nombre de longs-métrages et de semaines de tournage et ce, en dépit d’une baisse notamment des investissements des productions françaises. Au delà de ce rapide constat quantitatif, CinéChronicle vous dévoile ses coups de cœur, ses révélations et ses claques cinématographiques.

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Ce BEST OF Films 2010 – constitués par les TOP 5 de chaque membre de la rédaction - démontre un panel large, créatif et éclectique, tant au niveau du long-métrage de fiction que de l’animation en passant par le documentaire, avec une tendance pour des évidences tels Inception, The Social Network ou encore La Comtesse cités tous trois par deux fois.

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par GGJ

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1/ Inception de Christopher Nolan

Un scénario parfait, des acteurs à la hauteur d’un film ambitieux, des images qui dépotent. On en prend plein les yeux, plein la tête, on ressort du cinéma sans voix.

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2/ Océans de Jacques Perrin

Documentaire magnifique avec des images époustouflantes. Pendant 1 h 45, le spectateur découvre et s’émerveille devant cet univers liquide mystérieux qui recouvre 70 % de la surface terrestre. A posséder impérativement dans sa vidéothèque pour ne pas oublier la place de l’Homme dans l’univers.

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3/ The Ghost Writer de Roman Polanski

Thriller magistral où se mêlent politique, espionnage et manipulation. Un scénario brillant, une interprétation parfaite, des images extraordinaires et sombres qui plongent le spectateur dans l’ambiance oppressante d’un environnement cruel. Une fin à la Polanski qui laisse sur une faim… amère d’injustice.

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4/ La comtesse de Julie Delpy

Très beau film que Julie Delpy réalise et interprète. Elle est Elisabeth Bathory, personnage historique sulfureux, obsédée par la jeunesse. C’est un film sur la condition féminine (du 16ème siècle) et sur la peur des hommes face à des femmes puissantes. Très belles images, jeu très juste des acteurs.

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5/ Elle s’appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner

Excellente adaptation du livre de Tatiana de Rosnay. A travers des destins croisés à 60 ans d’intervalle, l’auteur et le réalisateur proposent une approche personnelle et originale d’un sujet évoqué à de nombreuses reprises, qui donne à ces deux œuvres une dimension pédagogique (lire la critique).

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par Nicolas Zugasti

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1/ The Social Network de David Fincher

Aussi trépidant qu’un thriller, le film de Fincher est plus qu’une biographie romancée, c’est une remarquable tragédie geek dont la mise en scène transcende discrètement mais avec brio le scénario foisonnant de Aaron Sorkin.

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2/ Agora de Alejandro Amenabar

Faux péplum mais vrai tragédie philosophique bouleversante qui en situant son action il y a 1200 ans ne parle finalement que de l’aveuglement fanatique de nos sociétés contemporaines. Encore un film dont la réalisation est au diapason de ses enjeux narratifs.

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3/ Toy Story 3 de Lee Unkrich

Encore une fois, Pixar parvient à nous étonner par son inventivité, sa drôlerie et sa sensibilité. Mieux, ces magiciens le font au sein d’une séquelle et grâce à des personnages que l’on pensait connaître par cœur !

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4/ Scott Pilgrim de Edgar Wright

Une symbiose parfaite entre jeu vidéo et long métrage tant dans les délires visuels, l’habillage référentiel et la dynamique narrative au service de la progression émotionnelle et dramatique de ses personnages. Et non, l’histoire d’amour balbutiante entre Pilgrim et Ramona n’est pas qu’un prétexte à des combats homériques.

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5/ Dragons de Chris Sanders et Dean Deblois

LA surprise de l’année ! Issu du même studio que Shrek et Madagascar ? Difficile à croire tant Dragons est l’exacte opposé de ces bandes moisies du bulbe !

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par Franck Arnaud

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1/ Enter the Void de Gaspar Noé

Grosse claque hallucinogène de tous le temps (vu 6 fois dans les salles) ! D’une beauté visuelle impressionnante. Voici les mots qui viennent à l’esprit : déroutant et inclassable ! Gaspar Noé signe son chef d’œuvre. On adore ou on déteste.

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2/ La comtesse de Julie Delpy

Deux ans après Two days in Paris, Julie Delpy revient avec un film plus mature que jamais. Actrice principale de ce drame historique à 100 à l’heure et sanglant, incarne la comtesse hongroise Erzebeth Bathory, qui a inspiré la sorcière dans Blanche Neige et peut-être même le mythe de la femme vampire…

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3/ Au fond des bois de Benoît Jacquot

La rencontre d’un étrange vagabond et d’une jeune fille enlevée et violée par ce dernier. Comme pour Jacquot j’ai toujours autant de fascination pour Islid Le Besco, sauvage, érotique et envoûtante comme le sujet du film.

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4/ La dame de trèfle de Jérôme Bonnell

Quatrième film de Jérôme Bonnell et premier polar en rase campagne, sombre et pesant. Le réalisateur évoque également un drame familial, qui expose des rapports ambigus entre un frère et une sœur, joué impeccablement par Malik Zidi et Florence Loiret Caille.

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5/ Notre jour viendra de Romain Gavras

Echappé de son collectif Kourtrajmé Romain Gravas signe son premier long métrage, un road movie psychologique social et déjanté sur la rencontre de deux rouquins qui se dirigent vers l’Irlande avec comme devise « ni peuple, ni pays, ni armée », malheureusement boudé par la public. Une sorte d’hommage aux valseuses de Bertrand Blier.

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par Nathalie Dassa

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1/ Inception de Christopher Nolan

Au travers d’Inception, Nolan a lancé le premier blockbuster d’auteur émergeant à point nommé au milieu de cette frénésie hollywoodienne de faire des remake, suite, reboot, prequel et autres cross over à tour de bras. (lire la critique).

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2/ The Social Network de David Fincher

Blacklisté en 2009 par Franklin Leonard parmi les perles scénaristiques non produites, The Social Network allie l’efficacité et la réussite d’un duo réalisateur/scénariste inattendu entre Fincher et Sorkin. L’un a bâti sa notoriété sur une filmographie sans faute en devenant un spécialiste de la réalisation visuelle, l’autre – expert en scénarios bavards – allie avec ingéniosité le récit narratif non linéaire à des dialogues incisifs et percutants (lire la critique)

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Moon de Duncan Jones3/ Moon de Duncan Jones

Véritable bijou indépendant de la SF, cérébral et poignant. Le fils de David Bowie fait une entrée remarquée avec ce premier film qui rend brillamment hommage à l’âge d’or du cinéma de science-fiction après l’effet 2001 : l’odyssée de l’espace. Bafta du Meilleur Premier Film britannique, primé dans plusieurs festivals (Gerardmer, Sitgès) et acclamé par la critique, Moon a scandaleusement atterri en direct-to-video en France. Il mérite d’autant plus sa place dans le TOP 2010 ! (lire la critique).

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4/ Buried de Rodrigo Cortés

L’art et la manière de savoir maintenir pendant 94 minutes sous terre une tension dramatique permanente poussée à son paroxysme avec seulement un personnage, une unité de lieu et d’action. Une véritable leçon de réalisation (lire la critique du film présenté au festival de Deauville et gratifié du Prix de la Critique Internationale).

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5/ L’homme qui voulait vivre sa vie d’Eric Lartigau

Adapté de l’un des romans populaires de Douglas Kennedy, le réalisateur signe une réinterprétation brillamment retranscrite dans la culture française. Toute la force du film émane du jeu tripal de Roman Duris qui exprime toutes ses émotions au travers du regard (lire la critique).

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FLOP Films 2010 de la rédaction de CinéChronicle

Posted by CineChronicle On décembre - 28 - 2010 Commentaires fermés

Comme un TOP ne va pas sans un FLOP, découvrez les élus de l’année 2010 de toute la rédaction de CinéChronicle.

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par GGJ

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1/ Sex and the City 2 de Michael Patrick King

Le second opus de Michael Patrick King – réalisateur et scénariste sur la série – continue de rater sur grand écran ce qui a fait le piment, la drôlerie et la popularité de la série, créée par Darren Star, au début des années 2000. King ne fait que développer ce côté étalage de marques, répliques lourdes et rebondissements foireux dans ce qu’on devrait nommer… un scénario.

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2/ L’autre monde de Gilles Marchand

Si l’idée de l’histoire est bonne à l’origine, il est dommage qu’elle n’ait pas passé le cap de la concrétisation. Les dessins du monde virtuel sont obsolètes aujourd’hui. La scène de la piscine dans laquelle Louise Bourgoin évoque Marilyn Monroe n’apporte rien.

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3/ Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen

Le cinéaste réutilise tous les ressorts et tous les clichés de ses précédents films. Cela donne un film sans relief, sans intérêt en dépit des grands acteurs qui composent la distribution 5 étoiles. On est loin du top Woody Allen.

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par Nicolas Zugasti

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1/ La Rafle de Roselyne Bosch

Aucun point de vue, aucune mise en scène, une overdose de bons sentiments jusqu’à l’écœurement. Apparemment revisiter, cette sombre période de l’Histoire française semble empêcher de toute remise en question.

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2/ Alice au pays des Merveilles de Tim Burton

Un renoncement total à l’imaginaire. Burton n’a absolument rien compris à l’œuvre de Lewis Carroll. Ceci dit, il livre un film parfaitement raccord avec ce que l’ancien génie de Burbank est devenu : un vendu au conformisme qui renie les freaks.

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3/ Iron Man 2 de Jon Favreau

Tony Stark complètement saoul pisse dans son armure !? C’est comme ça que Favreau envisage le problème d’alcoolisme du milliardaire ?

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4/ Skyline des frères Krause

Les frères Krause réussissent un seul plan, celui de l’apparition des vaisseaux spatiaux. Pour le reste, leur tentative de remake de Cloverfield dans un appartement est consternante. S’ils avaient soigné leur direction d’acteurs comme leurs effets-spéciaux, leur direct-to-DVD aurait pu être pas mal.

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5/ Machete de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis

Un film léthargique qui essaie tant bien que mal de relier les séquences de la fausse bande-annonce de 2007. Le casting hétéroclite et intrigant est sous-exploité quand il ne se ridiculise pas complètement (De Niro en tête). Rodriguez se la joue Grindhouse mais, sans son pote Tarantino pour l’épauler et le canaliser, rate complètement sa tentative de ressusciter le cinoche d’exploitation.

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par Franck Arnaud

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1/ Un poison violent de Katell Quillévéré

Enième film sur les premiers émois amoureux d’une adolescente. Lent et très long. Pas de scénario, une succession de scènes sans intérêts au fin fond de la Bretagne. On a du mal à croire que ce film ait reçu autant d’éloge et que sa jeune réalisatrice affirme ses influences de Bergman à Antonioni. On n’y croit pas une seule seconde !

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2/ Homme au bain de Christophe Honoré

Entre banlieue parisienne et New York, bobos, pseudos racailles gay s’aiment et se détestent. Mal filmé, malsain, prétentieux, même pour sa courte durée (1h12) cette histoire de fesse est d’un ennui interminable…

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3/ Potiche de François Ozon

Comme son titre l’indique, c’est une comédie potiche ! Les acteurs se parodient eux-mêmes, en tête de liste Catherine Deneuve. Seul point positif, superbe reconstitution des années 70 costumes kitsch, décors, coiffures. Bref, vite vu et vite oublié.

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4/ Le Choc Des Titans de Louis Leterrier

Sans grand intérêt, sans scénario ou presque, un blockbuster 3D inutile, à l’image de Mouloud Achour.

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5/ Inception de Christopher Nolan

Annoncé comme un « blockbuster » d’auteur ce mélange de Matrix et de James Bond, laisse certains indifférents. Le scénario entre rêve et réalité est trop complexe. Impossible d’élucider cette table de Pythagore. Pendant la projection, on se trouve à deux doigts de faire une sieste avec l’impatience de voir le générique défiler. Quand Inception rime avec déception…

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par Nathalie Dassa

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1/ Freddy, les griffes de la nuit de Samuel Bayer

Un énième remake des productions Michael Bay raté tant au niveau de l’histoire, de la back story que du personnage fondateur sadique, rendu célèbre par Robert Englund, sous les traits inodores de Jackie Earle Haley (Lire la critique).

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2/ Predators de Nimrod Antal

Une suite sous exploitée 23 ans plus tard qui n’exploite rien d’autre qu’une vaste chasse à l’homme, sans aucune caractérisation ni surprise scénaristique (Lire la critique).

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3/ L’autre Monde de Gilles Marchand

Le film aurait certainement fait sensation dans les années 90… et encore. Aujourd’hui, il est plutôt complétement dépassé et prend la poussière sur l’étagère des jeux vidéo et du virtuel.

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4/ Burlesque de Steven Antin

Difficile de faire pire que Nine et pourtant le premier long-métrage du cinéaste n’évoque l’univers du ‘burlesque’ que dans le titre (Lire la critique).

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5/ La Princesse et la Grenouille de Ron Clements et John Musker

Une tentative de conte de fée classique modernisé qui passe toute la durée du métrage à occulter les thèmes forts soulevés au premier acte, basés sur « un récit ancré dans un véritable contexte historique américain ».

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TOP Réalisateurs de vidéo clips

Posted by nathalie dassa On novembre - 2 - 2010 Commentaires fermés

Nombreux sont les réalisateurs – éclectiques, atypiques, inventifs et audacieux – à avoir fait leur armes dans les clips ou les publicités avant de passer au format long. Voici un condensé non exhaustif et sans ordre établi des meilleurs clips réalisés par des cinéastes, aujourd’hui de renommée internationale…

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Spike Jonze

A l’instar de Michel Gondry, ce faiseur inspiré, skateur dans l’âme, s’oriente très vite vers des projets atypiques (publicités, vidéos de skateboard courts-métrages) et produit la série TV foutraque Jackass, diffusée sur MTV, dont il est créateur et auteur avec Johnny Knoxville, Jeff Tremaine et Aron Watman, ainsi que les deux longs-métrages, adaptés de la série, et de Jackass 3D, sorti sur les écrans le 3 novembre 2010. Jonze signe également les clips des plus grandes stars internationales avant de réaliser des longs métrages : Björk (It’s Oh So Quiet, It’s in our hands, Triumph of a heart), Beastie Boys (Sabotage), Daft Punk (Da Funk), Kanye West (Flashing Lights), REM (Electrolite), Chemical Brothers (Electrobank), Fatboy Slim (Praise You, Weapon of Choice avec Christopher Walken) ou encore LCD Soundsystem (Drunk Girls). Anciennement marié à Sofia Coppola, il réalise trois longs-métrages : Dans la peau de John Malkovich (Oscar du Meilleur Réalisateur et César du Meilleur Film Etranger), Adaptation (Golden Globe du Meilleur Réalisateur) et l’adaptation poétique du livre éponyme de l’auteur/illustrateur Maurice Sendak, Max et les Maximonstres (lire la critique).

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Clip élu : Weapon of choice de Fatboy Slim avec Christopher Walken

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@Anton Corbijn - Autoportrait

Anton Corbijn

Ce réalisateur, d’origine hollandaise, a débuté sa carrière dans la photographie pour des mensuels musicaux à Londres. Ses clichés le font vite sortir de l’anonymat et les stars s’affichent devant son objectif tels Robert de Niro, Sean Penn, David Bowie, Joy Division, Clint Eatswood, Bruce Springsteen, Martin Scorsese ou encore Tom Waits. Corbijn se fait également connaître pour sa collaboration fructueuse sur des clips avec Depeche Mode (Enjoy the Silence, Personal Jesus), mais également U2 (One, Electrical Storm), Joy Division (Atmosphere), Nirvana (Heart-shaped Box, lauréat d’un MTV Video Music Award), Rollins Band (Liar) ou encore Coldplay (Viva la vida). Le cinéaste élargit ses talents et son public au cinéma en 2007 avec le biopic Control sur la vie de Ian Curtis – leader du groupe Joy Division -, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes en 2008. En 2010, Corbijn repasse derrière la caméra dans un second long-métrage, The American avec en vedette Georges Clooney dans la peau d’un tueur à gages.

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Clip élu : Personal Jesus de Depeche Mode

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Michel Gondry

Maître des vidéo clips et réalisateur de nombreuses publicités, il impose rapidement son style entre expérimentation et inventivité avec en particulier des procédés de réalisation novateurs (morphage et bullet time). Cet artiste contemporain surdoué collabore avec les plus grandes stars du Quatrième Art : Björk (Bachelorette, Human Behaviour, Isobel), Rolling Stones (Gimme Shelter, Like a Rolling Stone), Chemical Brothers (Star Guitar), Daft Punk (Around the World), Massive Attack (Protection), The White Stripes (The hardest button to button), Lenny Kravitz (Believe), Iam (Je danse le MIA), Sinead O’Connor (Fire on Babylon), Killy Minogue (Come into my World), Chemical Brothers (Knives Out, Let forever Be), Neneh Cherry (Feel it)… Il se lance dans le long-métrage en 2001 avec Human Nature puis avec Eternal Sunshine of the Spotless Mind (co)scénarisé par et avec Charlie Kaufman, qui a également collaboré souvent avec Spike Jonze. Ce dernier film mettant en scène Kate Winslet et Jim Carrey est distingué par l’Oscar du Meilleur Scénario Original. Gondry fait ensuite un retour en France pour La Science des Rêves avec Charlotte Gainsbourg et Alain Chabat, puis repart aux Etats-Unis dans le très original Be Kind Rewind. Il travaille actuellement sur le développement de l’adaptation de la série éponyme Le Frelon Vert, créée en 1966 avec Bruce Lee et Van Williams.

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Clip élu : Like a Rolling Stone des Rolling Stones avec Patrica Arquette

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David Fincher

Réalisateur visuel de premier plan depuis son arrivée sur le long-métrage avec Alien 3 et avant qu’il ne cumule plusieurs réussites successives (Se7en, Fight Club, Panic Room, Zodiac…), Fincher a d’abord officié dans les effets spéciaux chez Industrial Light and Magic, société de Georges Lucas, puis a fait ses armes dans des vidéo clips : Englishman in New York de Sting (hommage émouvant à l’écrivain new yorkais Quentin Crisp), Freedom 90 de Georges Michael, Heart de Neneh Cherry, Love is Strong des Rolling Stones ou encore Who is it ? de Michael Jackson. Il a notamment collaboré sur plusieurs clips de Madonna tels Bad Girl, Oh Father, Vogue ou encore Express Yourself, inspiré de Metropolis de Fritz Lang. En 2005, Fincher réalise Only de Nine Inch Nails. Il retrouve le leader du groupe Trent Reznor en 2010, qui signe l’excellente BO atmosphérique de The Social Network retraçant l’épopée de la création de Facebook par Mark Zuckerberg.

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Clip élu : Only de Nine Inch Nails

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Johnny Depp

Il a réalisé son premier long-métrage The Brave en 1997 avec Marlon Brando (voir le teaser), présenté en avant-première au Festival de Cannes, ainsi que plusieurs vidéo clips de sa compagne Vanessa Paradis (Pourtant, Que fait la vie ? sous le pseudo de Richard Mudd, L’incendie ou encore Il y a). Johnny Depp – guitariste émérite depuis sa plus tendre enfance – passe à nouveau derrière la caméra pour le titre Unloveable de l’album Ex-Maniac de Babybird (aka Stephen Jones), où il fait une apparition jouant de la guitare. Ce clip – tourné à Herts en Angleterre – est inspiré d’une nouvelle de l’Américain Ambrose Bierce, An Occurrence at Owl Creek Bridge qui raconte les derniers instants d’un homme promis à la pendaison. Johnny Depp travaille au développement d’un documentaire sur la vie du guitariste emblématique des Rolling Stones, Keith Richards depuis février 2010.

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Clip élu : Unloveable de Babybird

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Marcus Nispel

Avant d’entamer une carrière au cinéma avec Pathfinder et les mauvais remakes de Massacre à la Tronçonneuse, Vendredi 13, le réalisateur et producteur allemand a fait ses débuts en signant publicités et vidéo clips. Primé à plusieurs reprises, dont 4 MTV Video Music Award, on lui doit notamment Runaway (Janet Jackson), Killer/Papa was a Rolling Stone (George Michael), XXL et L’Instant X (Mylène Farmer), Believe (Elton John), Shy Guy (Diana King – BO de Bad Boyz avec Will Smith) Spice up your Life (Spice Girls), Love is all around (Wet Wet Wet – BO de Quatre mariages et un enterrement) ou encore Ready or not (The Fugees avec Lauryn Hill)… Marcus Nispel travaille actuellement sur le remake de Conan prévu en 2011.

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Clip élu : Runaway de Janet Jackson

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Jonathan Glazer

Cet anglais est avant tout un réalisateur de clips vidéo tout en signant parallèlement les longs-métrages Sexy Beast puis Birth avec Nicole Kidman, présenté au Festival de Deauville en 2004. On lui doit Karmakoma (Massive Attack), fortement inspiré de l’hôtel Overlook dans Shining de son idole Kubrick, The Universal (Blur), Virtual Insanity (Jamiroquaï), Street Spirit (Fade out) et Karma Police (Radiohead), Rabbit in your Headlights (Unkle présentant Thom Yorke)…

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Clip élu : Virtual Insanity de Jamiroquaï

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Mark Romanek

Réalisateur américain connu principalement pour ces clips vidéo, Romanek a entre autres signé Static en 1985 et le thriller psychologique flippant Photo Obsession avec Robin Williams, gratifié du Prix Spécial du Jury au Festival de Deauville en 2002. Il a collaboré à plusieurs reprises avec Nine Inch Nails (Closer) mais également avec Lenny Kravitz (Are you gonna go my way), Michael & Janet Jackson (Scream) primé d’un Grammy Award, Johnny Cash (Hurt), David Bowie (Jump They Say), Madonna (Rain, Bedtime Story), Free your mind (En Vogue)… Romanek travaille sur son prochain long-métrage Never let me go avec Keira Knightley, Andrew Garfield, Charlotte Rampling et Carey Mulligan, prévu sur les écrans en 2011

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Clip élu : Scream de Janet & Michael Jackson

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Jonas Akerlund

Gratifié d’un Grammy Award et d’un MTV Video Music Award pour Ray of Light de Madonna qui lui ouvre les portes des plus grandes stars, Jonas Akerlund – d’origine suédoise – est principalement connu pour ses clips. Il a fait deux tentatives au cinéma passées inaperçues, Spun avec Jason Schwartzman et Brittany Murphy et Les Cavaliers de l’Apocaypse, sorti en 2009, avec Dennis Quaid et Zhang Ziyi. Akerlund signe les clips Smack my Bitch Up (Prodigy), Canned Heat (Jamiroquaï), My Favourite Game (The Cardigans), Music, American Life, Jump (Madonna), Telephone (Lady Gaga et Beyoncé), A la Ronde (Sinclair), Beautiful (Christina Aguilera), Beautiful Day (U2)…

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Clip élu : Telephone de Lady Gaga et Beyoncé

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John Landis

Cinéaste, acteur, producteur et créateur hors pair, Landis manipule les genres comédie et horreur avec talent et reste l’une des personnalités cinématographiques les plus cultes des années 80/90 (American College, Blues Bothers, Un Fauteuil pour Deux, Le loup-garou de Londres…). Il signe en 1982 LE clip légendaire et interplanétaire qui changera la face de l’univers de la musique et de MTV, Thriller. Il retrouvera le roi de la pop en 1991 en réalisant Black or White de l’album Dangerous, avec un budget estimé à 1,5M$, qui met en vedette la jeune star du moment Macaulay Culkin et le mannequin Tyra Banks. Le clip présente notamment la fameuse séquence de morphing de plusieurs visages d’origines et de couleurs différentes.

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Clip élu : Thriller bien sûr ! mais Black or White n’est pas mal non plus

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Enfin du cul-te !

Posted by nathalie dassa On juin - 7 - 2010 Commentaires fermés

Entre déferlement et banalisation des images, entre marketing et ostracisme, entre scènes mal filmées, mal éclairées, mal montées et/ou mal mises en musique, l’art du langage corporel et de la nudité dans les séquences torrides, pourtant si consubstantiel au cinéma, reste une affaire difficile à réaliser.

Dans la longue liste des films aux ébats sulfureux, maintes fois cités dans les top ten (9 semaines ½, Basic Instinct, Proposition Indécente, Ghost, Fatale ou encore L’Empire des Sens, Un dernier tango à Paris), la sélection ci-dessous a plutôt le désir d’en extraire une singularité – comme un penchant, un instant furtif, une mise en scène, une ambigüité, un lieu, un fantasme, une atmosphère ou encore une pratique de la sexualité – dans ce paysage qui censure et se conforme de plus en plus au politiquement correct. Heureusement, des exceptions naissent de ces règles établies et grâce à elles, certains films sont devenus cultes…

CinéChronicle transgresse les interdits en abordant les quelques scènes de sexe marquantes sur grand écran – des plus récentes aux plus anciennes – qui mettent également en exergue l’intérêt réel et précieux de certains cinéastes à s’interroger sur le sens et les limites de l’érotisme au cinéma.

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Enter the Void - Paz de la HuertaEnter the void de Gaspar Noé (2010)

Le concept unique inédit d’Enter the void, au milieu de la production française actuelle, fait de ce long-métrage un véritable ovni psychédélique, une performance artistique, une expérience sensorielle.

Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 2009, ce film – au budget extravagant et rarissime de 10 millions d’euros dans ce type de registre – a enfin vu le jour après 8 longues années de préparation. Le réalisateur controversé d’Irréversible s’est inspiré du Livre tibétain des morts, qui décrit «  les états de conscience et les perceptions se succédant pendant la période qui s’étend de la mort à la renaissance ».

C’est l’histoire d’un frère, Oscar – petit dealer de drogue – et d’une sœur, Linda – strip-teaseuse dans une boîte de nuit – qui se sont jurés de ne jamais s’abandonner. Mais un soir, Oscar est touché par une balle lors d’une descente de police. Tandis qu’il agonise, son esprit refuse de quitter le monde des vivants.

Tout en caméra subjective, Noé filme son personnage central de dos dans ses déambulations jusqu’à sa mort. Puis il déplace la caméra. La mise en scène se fait alors plus aérienne et tout prend de la hauteur. Vue du ciel – à la manière d’un Yann Arthus Bertrand sous acide – il plonge le spectateur dans l’âme de ce mort, qui erre au-dessus de Tokyo, ville éclairée de lumières de couleurs clignotantes, et dans son agonie hallucinatoire, chaotique et cauchemardesque.

Le chapitre sur le fameux Love Hotel, entièrement créé en studio, met en scène, de chambres en chambres, d’hallucinantes copulations lumineuses non simulées…

Fish TankFish Tank d’Andrea Arnold (2009)

Prix du Jury au Festival de Cannes en 2009 après celui de Red Road en 2006, Bafta 2010 du Meilleur Film, Fish Tank continue dans la lignée des récompenses de la scénariste et réalisatrice britannique, Andrea Arnold, également oscarisée Meilleur Court-Métrage pour Wasp en 2005.

Dans Fish Tank, elle évoque les premiers émois d’une jeune rebelle de 15 ans, Mia, interprétée par Katie Jarvis, envers le nouvel amant de sa mère, campé par Michael Fassbender (Hunger, Inglourious Basterds).

La cinéaste – caméra à l’épaule filmant de manière subjective du point de vue de Mia – joue tout en poésie sur l’ambigüité des relations entre adultes et adolescents.

Après la danse hip hop – à laquelle Mia voue sa vie – sur une reprise de California Dreamin’ des Beach Boys, tout le monde retient son souffle lors de la scène d’amour qui sonne l’interdit…

Brokeback MountainLe secret de Brokeback Mountain de Ang Lee (2006)

Adapté de la nouvelle d’Annie Proulx, récompensée par le Prix Pulitzer, qui est parue pour la première fois dans Le New Yorker en 1997, Brokeback Mountain est une superbe histoire d’amour épique entre deux cow-boys (dont l’un s’est marié des années après leur rencontre), qui vécurent une véritable passion secrète pendant 20 ans.

Dans ce western, Ang Lee marque un tournant décisif en parvenant à neutraliser les clichés et préjugés sur l’homosexualité – avec deux comédiens phares du moment (feu Heath Ledger et Jake Gyllenhaal). Dans le même type d’approche, le cinéaste israélien Haim Tabakman brise les conventions dans Tu n’aimeras point en 2009. Sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes, ce film plonge  ses personnages – dont l’un est marié avec enfants – en plein cœur de l’orthodoxie religieuse juive.

Le secret de Brokeback Mountain a reçu une pluie de récompenses, dont 3 Oscars (Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario Adapté et Meilleure Musique de Film), 4 Golden Globes (Meilleur Film Dramatique, Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario, Meilleur Chanson), 4 Baftas (Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Second Rôle Masculin pour Jake Gylenhaal et Meilleure Adaptation), le Lion d’Or à la Mostra de Venise…

ShortbusShortbus de John Cameron Mitchell (2006)

D’abord intitulé The Sex Film Project sur lequel les acteurs ont collaboré à l’écriture avec le réalisateur, ce film prend  finalement le nom de Shortbus, en référence au car scolaire réservé aux enfants dits « handicapés, caractériels ou surdoués ». Il suit le fameux schoolbus jaune avec tous les enfants normaux.

Présenté hors compétition au Festival de Cannes en 2006, cet ovni du cinéma underground indépendant est une ode à l’amour et au sexe, montrés d’une manière déculpabilisée, décomplexée et dédramatisée. Il suit plusieurs personnages new-yorkais dans leurs relations amoureuses et sexuelles.

Nonobstant la scène d’ouverture mémorable de l’auto-fellation non simulée, Shortbus – interdit aux moins de 16 ans en France (avec avertissement) – n’a pas subi le couperet de la censure, aux motivations que «  le climat général de cette comédie met en scène des adultes à la recherche de leur épanouissement sexuel sans jamais être placés dans des situations de contrainte et d’un ton globalement amusé qui permet au spectateur de prendre de la distance par rapport aux images proposées ».

L’actrice canadienne Soon-Yin Lee – qui campe Sofia, une sexologue qui va enfin atteindre l’orgasme (photo ci-contre) – a reçu des menaces de licenciement de son employeur pour avoir accepté de s’adonner à des scènes de sexe explicites, mais ce dernier s’est ravisé grâce au succès du film et au soutien de personnalités tels Francis Ford Coppola.

A History of ViolenceA history of violence de David Cronenberg (2005)

Un des chefs d’œuvre de David Cronenberg ! A history of violence - basé sur le roman graphique de John Wagner et de Vince Locke – est son troisième film présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, après Crash en 1996 (Prix Spécial du Jury) et Spider en 2002.

Tourné à Toronto – la ville natale du cinéaste – ce film puise sa force dans les faux-semblants et dans l’histoire d’un personnage, marié avec enfants, menant une existence normal basée sur des valeurs importantes de vie, qui ne peut échapper à son destin, se révélant un autre homme au passé violent. Le trio Ed Harris (un gangster avec un œil mort), Maria Bello (ex reine de promo) et Viggo Mortensen composent leurs rôles de manière saisissante, violente et sans concession.

Cronenberg filme le couple Mortensen/Bello dans deux scènes terriblement excitantes, accomplissant notamment un court mais superbe 69 dans l’histoire du cinéma – pour lequel l’actrice revêt une tenue de pom pom girl (photo ci-contre) – et un acte sexuel, brutal et sensuel, dans les escaliers.

Le cinéaste a l’art et la manière de savoir filmer les scènes torrides. Neuf années avant A history of violence, Crash, adapté du roman éponyme de James Graham Ballard, mettait en scène Holly Hunter, James Spader, Deborah Hunger, Rosanna Arquette et Elias Koteas dans un enchaînement de scènes érotiques, fondées sur les traumatismes émotionnels et les blessures intérieures provoqués par des accidents de voitures. Le tout, rythmé par une musique lancinante.

Ken Park 2002Ken Park de Larry Clark (2003)

Avec une dizaine de films à son actif, le réalisateur américain Larry Clark s’intéresse principalement à l’adolescence avec ses utopies, ses conflits intrafamiliaux et ses questionnements sur les relations amoureuses et sexuelles. Son cinéma est percutant, tant sur les messages qu’il véhicule que sur les scènes chocs.

Tout comme Kids, censuré aux Etats-Unis, Ken Park suscite la controverse en posant un regard peu flatteur sur la famille américaine. Ce long-métrage aux scènes de sexe non simulées - avait initialement reçu une interdiction aux moins de 16 ans en France. Il fut réévalué – tout en faisant déjà une bonne carrière sur grand écran – pour obtenir le sceau 18, qui l’a privé de diffusion en télévision.

Larry Clark fait sauter tous les verrous dans une dernière scène (photo ci-contre), au cours de laquelle les trois adolescents s’abandonnent au plaisir de la chair et de l’interdit, afin de se libérer du monde adulte et du carcan du politiquement correct.

La secrétaireLa Secrétaire de Steven Shainberg (2003)

Elle est la soeur de Jake Gyllenhaal (Jarhead, Brokeback Mountain) avec lequel elle a joué dans l’excellent thriller psychologique SF, Donnie Darko de Richard Kelly en 2002, où elle y interprétait le rôle de sa sœur.

Maggy Gyllenhaal est révélée par son interprétation – sexy, mutine, soumise, maladroite et adepte de l’automutilation – dans La Secrétaire qui aborde un sujet délicat : la relation sado-masochiste d’une secrétaire avec son patron.

Le réalisateur de Fur donne au récit, basé sur une nouvelle écrite par Mary Gaitskill dans le recueil Bad Behavior, un ton décalé et jubilatoire rendant la pratique pleine d’amour et de sensualité. Le film récolte de nombreux prix dans les festivals, dont le Prix spécial du Jury au Festival de Sundance et Maggy est citée aux Golden Globes de la Meilleure actrice. Quant à James Spader, après Sexe, mensonge et vidéo, Bad Influence et Crash, il reprend le genre de rôle qu’il manipule avec brio.

Si vous souhaitez savoir comment taper à la machine, faire le café, remettre le courrier et/ou classer les dossiers… Dans La Secrétaire, vous apprendrez à quatre pattes à assurer votre position !

In the cutIn the Cut de Jane Campion (2003)

La cinéaste néo-zélandaise Jane Campion dresse le plus souvent des portraits de femmes atypiques. Elle a remporté de nombreuses récompenses, dont la Palme d’Or pour La leçon de piano en 1993, révélant l’actrice Holly Hunter, oscarisée Meilleure Actrice.

D’après le roman A vif de Susanne Moore, In the Cut, thriller érotique à tonalité policière – fortement inspiré de Klute d’Alan J. Pakula – propulse Meg Ryan dans un registre plus sombre et plus intense que ses comédies mélos habituelles, aux côtés de Jennifer Jason Leigh et du sexy Mark Ruffalo.

Témoin dans un bar d’une scène intime entre un homme – dont le visage est caché dans l’ombre – et une femme à genoux à l’allure de prostituée, Frannie – une professeure de lettres new-yorkaise – les observe fascinée et remarque un tatouage sur le poignet de l’homme. Le lendemain, elle apprend que le meurtre de cette femme a été commis tout près de chez elle et rencontre le détective Malloy, chargé de l’enquête et tatoué au poignet.

Par l’intensité de cette scène d’ouverture, Campion aborde l’idée du voyeurisme, plaçant son personnage sous l’œil de la caméra afin de voir sans être vu. Elle installe le spectateur dans une atmosphère moite et trouble de laquelle émane un désir qui ne diminue pas jusqu’au dénouement. Quant à Meg Ryan, elle révèle une sensualité et une sexualité charnelles à l’écran, qui la mettent totalement à nue (au sens propre comme au sens figuré), notamment dans une scène pour un plaisir solitaire.

Mulholland DriveMulholland Drive de David Lynch (2001)

Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2001 (ex æquo avec The Barber de Joel Coen), César 2002 du Meilleur Film Étranger ainsi qu’une nomination à l’Oscar du Meilleur Réalisateur pour David Lynch, Mulholland Drive révèle Naomi Watts et Laura Elena Harring.

A sa sortie, le film a fasciné, rebuté, dérangé, réveillé et surtout suscité de nombreuses questions et interprétations.

Lynch signe une œuvre à multiples faces, placé dans les coulisses du cinéma à Hollywood, où tout n’est qu’illusion et dont la clé des songes en est à la fois la réponse, la solution et l’assouvissement des désirs intérieurs.

Entre jeux de miroir, superpositions et permutations, le cinéaste joue avec la relation amoureuse de ses deux personnages féminins, où se mêlent rêve et réalité : de Betty, la blonde assurée/perdue (Naomi Watts) à Rita, la brune amnésique/accomplie (Laura Elena Harring) et vice versa.

Sous l’oeil de la caméra du maître de l’étrange, la scène d’amour lesbienne est l’une des plus excitantes dans l’histoire du cinéma. Elle succède à celle de Bound - première réalisation des frères Wachowski (Matrix) – avec Jennifer Tilly et Gina Gershon, fondée sur la relation d’une complicité criminelle.

Inimité de Patrice ChereauIntimité de Patrice Chéreau (2001)

Patrice Chéreau et sa coscénariste Anne-Louise Trividic (Persécution, Gabrielle, Son frère) signent un film à fleur de peau, en toute intimité.

C’est l’histoire de deux amants – Jay (Mark Rylance) et Claire (Kerry Fox) – qui se retrouvent dans le sous-sol d’une petite maison londonienne chaque mercredi pour y faire l’amour. Ils ne savent rien de leur vie respective jusqu’au jour où Jay veut en savoir plus sur sa maîtresse.

Le cinéaste de La Reine Margot centre la première partie du film – du point de vue unique du personnage masculin – sur le pacte entre ces deux êtres, qui ne se connaissent pas, qui ne se parlent pas, qui ne se promettent rien et qui se donnent l’un à l’autre sans contrainte. Tout est alors pulsionnel et sensitif. La chair est aux commandes. D’une main de maître, il filme ces scènes intimistes successives de manière frontale, urgente et moite comme un aveu de dernier instant. Mais cette osmose se brise dans la seconde partie lorsque Jay décide d’en savoir plus et de la suivre. La réalité et la parole s’immiscent alors et viennent envenimer la situation dans laquelle chacun se découvre une vie, un(e) conjoint(e), des enfants…

Ce film a été récompensé par l’Ours d’Or du Meilleur Film et l’Ours d’Argent de la Meilleure Actrice pour Kerry Fox au Festival de Berlin en 2001. On peut aussi y découvrir Marianne Faithfull, chanteuse et ex-compagne de Mick Jagger. Le film s’octroie également une bande originale excellente (David Bowie, The Clash, Iggy Pop et The Stooges, Nick Cave, The Chemical Brothers…).

Tourné à Londres et en anglais, Intimité est librement inspiré de l’un des ouvrages de l’écrivain anglo-pakistanais, Hanif Kureichi, dont le plus connu My beautiful laundrette a été également porté à l’écran par Stephen Frears et cité à l’Oscar du Meilleur Scénario, écrit par Kureichi. L’écrivain place son personnage principal, un garçon homosexuel d’origine anglo-pakistanaise, en plein cœur de Londres dans les années 1980.

Boys don't cryBoys don’t cry de Kimberly Peirce (2000)

Premier grand rôle dans la carrière d’Hilary Swank, qui obtient le Golden Globes et l’Oscar de la Meilleure Actrice pour son incroyable interprétation.

Elle incarne Teena Brandon, une jeune adolescente du Nebraska – dont l’actrice est également originaire – qui a du mal à supporter sa condition de femme. Elle devient alors Brandon, un garçon aux cheveux courts, et fait la rencontre de Lana (Chloé Sévigny), la petite amie de John (Peter Sarsgaard) dont elle tombe amoureuse.

Basé sur des faits réels de la vie de Teena Brendon qui ont eu lieu en 1993, Boys don’t cry a permis d’ouvrir les yeux des américains sur la transsexualité et les personnes qui en souffre. Kimberly Peirce – connue comme étant une réalisatrice lesbienne – s’est intéressée à ce sujet durant ses études. Après avoir lu un papier dans The Village Voice, elle rédige d’abord un article, puis se lance dans des recherches et assiste au procès des deux suspects. Un court-métrage en ressort en 1995, puis Boys don’t cry quatre ans plus tard. La scène érotique intense entre ces deux femmes devient troublante lorsque Lana entraperçoit la poitrine de Brandon…

On retrouvera trois ans plus tard, Chloé Sévigny dans le film culte qui fit scandale aux États-Unis et au Festival de Cannes en compétition officielle, The Brown Bunny de Vincent Gallo (Buffalo 66) dans lequel elle accomplit avec dextérité une fellation – soi-disant non simulée – sur l’acteur-réalisateur. Rumeur apparemment démentie par la réalisatrice Claire Denis qui affirme avoir reconnu la prothèse pour simuler l’acte dans Trouble every day et dans lequel Gallo joue également.

Risky BusinessRisky Business de Paul Brickman (1984)

Risky Business – « satire sociale dans sa description des rites de passage auxquels les adolescents américains sont soumis » – marque le début de carrière de Tom Cruise en acteur de premier plan.

Ce rôle, de jeune lycéen qui profite d’un départ en congés de ses parents pour amener chez lui une sulfureuse call-girl qui va faire basculer sa vie, lui vaut une citation aux Golden Globes du Meilleur Acteur. Mais c’est avec Top Gun qu’il trouve, deux ans plus tard, la reconnaissance internationale.

La séquence Faire l’amour dans un vrai train, avec le couple Tom Cruise/Rebecca de Mornay (La main sur le berceau), sur la musique envoûtante de Tangerine Dream, reste pour tous les trentenaires nostalgiques une des scènes les plus intenses des teen movies.

Les predateurs - Susan Sarandon et Catherine DeneuveLes prédateurs de Tony Scott (1983)

Adapté de l’un des romans d’horreur de Withley Strieber (Wolfen, Le jour d’après), Tony Scott – frère cadet de Ridley Scott – signe un film bien ancré dans son époque, aux allures clipesques, où se mêlent atmosphère gothique, vampirisme et amour saphique, dont les effets spéciaux (prothèses de vieillissement) ont été conçus par le grand Dick Smith (Little big man, L’exorciste, Scanners).

Miriam (Catherine Deneuve) – une femme-vampire née en Egypte il y a 4000 ans – possède le don de l’immortalité et de la jeunesse. Depuis 300 ans, elle vit à New York avec John (David Bowie), qui est soudainement frappé d’un processus accéléré de vieillissement. Pour le sauver, Miriam rencontre Sarah (Susan Sarandon) – docteur spécialiste des mécanismes du vieillissement – sur laquelle elle jette son dévolu…

La scène d’amour lesbienne entre Susan Sarandon et Catherine Deneuve, ponctuée d’inserts de sang, ainsi que leur nudité à l’écran, restent l’une des plus ensorcelantes, érotiques, luxurieuses, charnelles et sensuelles. La séquence de séduction sur le duo des Fleurs extrait de Lakmé de Léo Delibes est quant à elle, tout simplement hypnotique (extrait).

Sorti au moment de la vague sida qui frappa en premier la communauté homosexuelle, Les prédateurs fut très mal accueilli et mal perçu aux Etats-Unis. Avec le temps, c’est devenu un film culte du cinéma fantastique.

Le facteur sonne toujours deux foisLe facteur sonne toujours deux fois de Bob Rafelson (1981)

Bob Rafelson signe le remake du même titre de Tay Garnett de 1946 avec Lana Turner, John Garfield et Cecil Kellaway, basé sur un des classiques du roman noir américain de James M. Caine (Mildred Pierce, Assurance sur la mort, également adaptés à l’écran).

Le réalisateur de Cinq pièces faciles – avec déjà dans le rôle-titre Jack Nicholson  – réunit deux monstres sacrés en pleine apogée de leur carrière. Le film des années 1980 donne une version moins aboutie mais plus extravertie que l’originale, régie à l’époque par le code Hays (comité de censure cinématographique  de 1930 à la fin des années 1960), qui use essentiellement de la suggestion et de l’ellipse.

Résultat : cette fameuse scène de sexe soutenue, âpre et brutale  - magnifiée par l’admirable Jessica Lange - avec le gros plan sur l’arrachage de petite culotte sur la table de la cuisine trouve sa place au panthéon cul-inaire.

Quant à la question sur la signification du titre Le facteur sonne toujours deux fois, elle reste sans réponse et donne matière à interprétation. L’auteur du livre avoue l’avoir nommé spontanément sans corrélation avec l’histoire, avant la signature du contrat avec l’éditeur.

Bad Timing - Theresa RusselBad Timing de Nicolas Roeg (1980)

Le réalisateur (Ne vous retournez pas) et directeur de la photographie britannique (Fahrenheit 451) signe un thriller psychologique (ou drame sentimental) efficace sur les ravages de la passion, qui fit scandale lors de sa sortie au Royaume-Uni, en mettant en scène plusieurs ébats sulfureux entre Theresa Russell et Art Garfunkel. Le film de Roeg a souffert de son titre dès le départ. Ironie du sort, pourrait-on dire !

Bad Timing est l’histoire d’une rencontre amoureuse passionnelle au mauvais moment (comme son titre l’indique) et qui n’aurait jamais dû se produire, entre une jeune américaine Milena – provocatrice, excentrique et fantasque – et un psychanalyste Alex – introverti, possessif, calculateur et jaloux maladif. Cette relation, basée sur le jeu de la provocation et de la domination, va se terminer par la tentative de suicide de cette femme. Alors qu’elle est emmenée à l’hôpital, Alex reconstitue leur histoire avec l’inspecteur Netusil (Harvey Keitel), chargé de l’enquête.

Dans une atmosphère érotico-destructrice, Roeg structure son film dans un flash-back en puzzle, captive le spectateur par cette relation passionnelle, intime et complexe, puis abat les cartes dans une scène ultime, franchissant outrageusement les barrières du politiquement correct. La force du film réside également dans le jeu froid et rigide d’Art Garfunkel, qui ne représente en rien l’archétype même du passionné.

Bad Timing est le premier de la liste de films (Une nuit de réflexion, Cold Heaven…) tournés avec l’actrice avec laquelle il fut marié.

Zabriskie PointZabriskie Point de Michelangelo Antonioni (1970)

Ce road-movie italo-américain, produit par la MGM, surfe sur la vague du mouvement de la période Woodstock pendant les contestations étudiantes et la guerre du Vietnam.

Sur une bande originale psychédélique contenant des morceaux de Pink Floyd, Antonioni expose sa vision sur la révolution mentale, esthétique et sexuelle de l’Amérique.

C’est l’histoire de la révolte d’une étudiante idéaliste contre la société américaine et son tout confort et d’un militant radical qui s’enfuit après avoir été témoin d’une fusillade au cours de laquelle un étudiant noir est abattu par un policier. Ces deux personnages se rencontrent tout près de la vallée de la Mort, appelée Zabriskie Point

Ce film culte – bien ancré dans son époque – atteint son paroxysme dans deux séquences célèbres, totalement fantasmées : la scène d’amour dans le désert, qui se multiplie à l’envi jusqu’à devenir une gigantesque orgie dans les dunes et la séquence finale des explosions, filmée au ralenti, à consonance terroriste avec le désir inassouvi de faire sauter toute cette société consumériste.

More de Barbet SchroederMore de Barbet Schroeder (1969)

Dans ce premier long-métrage, le cinéaste Barbet Schroeder (Barfly, JF partagerait appartement) – cofondateur des Films du Losange avec Eric Rohmer – signe un film culte emblématique pour toute une génération, avec la collaboration pour la bande originale, du groupe britannique le plus influent et psychédélique des années 1960/1970, Pink Floyd.

Placé dans le décor paradisiaque et rocailleux, inondé de soleil, de l’île d’Ibiza – qui deviendra le lieu de rencontre du mouvement hippie – le film raconte l’histoire tragique éternelle d’un couple impossible – Stefan, un jeune allemand (Klaus Grünberg) et Estelle, une jeune américaine (Mimsy Farmer) – pris au piège dans l’enfer de la drogue.

More symbolise toute la culture hippie avec ses libertés, ses envies de nouvelles perceptions sensorielles et sa volonté de vivre d’amour et d’eau fraîche, dénuées de tout aspect matériel et de tout tabou. Schroeder s’attache plus particulièrement à dresser le portrait d’une femme fatale en tshirt, caressée par le soleil, sous les traits enfantins de Mimsy Farmer, alors star de quelques films de Roger Corman. On la retrouvera plus tard aux côtés de réalisateurs tels Visconti, Lautner, Argento ou encore Ferreri.

Sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes en 1969, More a fait scandale lors de sa sortie, tout en rencontrant un succès immédiat ; Schroeder en effet, n’a pas hésité à mettre en scène de manière frontale la nudité masculine et à explorer de nouvelles sensations à trois.



Le bikini au cinéma

Posted by nathalie dassa On juin - 6 - 2010 Commentaires fermés

Femmes en costume de bain

Exit le costume de bain 6 pièces minimum début 1900 ! Exit celui en laine tricotée des années 30, de 360g sec à plus de 3kg trempé ! Exit la jupe de bain ! Place à l’invention de moins de 100g de l’ingénieur Louis Réard : le bikini « la première bombe an-atomique ! » voit le jour en 1946.

Et pourtant, trop avant-garde, ce vêtement révolutionnaire – dont le nom a été choisi en référence à l’Atoll de Bikini des îles Marshall aux Etats-Unis, réputé pour ses nombreux essais nucléaires –  est rejeté en bloc par l’establishment moral et religieux, choqué par le peu de tissu que portait Micheline Bernardini, une célèbre danseuse nue du Casino de Paris, lors du premier défilé à la piscine Molitor à Paris.

D’abord interdit dans plusieurs pays d’Europe, dont l’Italie, la Belgique, l’Espagne et la France, il dresse son étendard et devient populaire vingt ans plus tard, dès son apparition sur grand écran au début des années 1960. Des stars de cinéma telles Brigitte Bardot, Ursula Andress, Marilyn Monroe, Sue Lyon, Raquel Welch, Jane Fonda ou encore les pin-up comme Bettie Page deviennent alors des figures de proue, défiant le politiquement correct des règles de la société. Le bikini est synonyme de séduction, de sex-appeal et le symbole de la libération du corps de la femme.

En ce début d’été 2010, CinéChronicle dresse un panorama cinématographique des fameuses scènes itsi bitsi teenie weenie, tout petit petit bikini au cinéma…

BB ManinaC’est d’la bombe BB !

Avec Et dieu créa la femme de son premier mari Roger Vadim (1956), l’icône Brigitte Bardot est consacrée « sex-symbol » du cinéma international à 22 ans. Elle devient l’emblème de l’émancipation des femmes et de la liberté sexuelle.

Diabolisée par la majorité des communautés religieuses, BB  s’impose dès le début en se revendiquant une femme libre, provocatrice, sensuelle, ingénue et sans compromis jusqu’à faire de l’ombre aux icônes du moment telle Gina Lollobrigida…

Si son bikini en vichy devient populaire en France, il faut toutefois rappeler que BB apparait déjà dès 1952 en deux-pièces moderne dans le second rôle de sa carrière au cinéma, Manina, la fille sans voiles aka The girl in the bikini aux États-Unis (photo ci-contre) de Willy Rozier. L’histoire d’un étudiant qui s’associe avec un aventurier, pour récupérer un trésor enfoui dans l’épave d’un navire au large des côtes corses et qui rencontre Manina, la fille du gardien du phare, un véritable petit trésor (presque) nu sur les rochers…

Ursula Andress - Dr No

James Bond 007 contre Dr No de Terence Young (1962)

La scène culte du premier volet de la série 007 fait date : Honey Ryder (Ursula Andress) – ramasseuse de coquillage – sort de l’eau, vêtue d’un deux-pièces blanc et d’un poignard accroché à la ceinture (extrait).

La carrière de l’actrice – qui récolte un Golden Globes – fait un « bond » de géant dès ce troisième long-métrage. Ursula Andress est considérée comme la « quintessence de la James Bond Girl ». Quant au bikini, il est désormais mondialement de toutes les convoitises.

Son célèbre deux-pièces – qu’elle a elle-même cousu, selon sa déclaration faite au Toronto Star en mars 2009 – a été vendu aux enchères chez Christie’s à Londres pour 41 250 livres sterling, acquis par Robert Earl, co-fondateur des restaurants Planet Hollywood.

Sur les 22 opus de la saga, James Bond 007 contre Dr No fait partie des plus gros succès au box-office France avec Bons baisers de Russie, Opération Tonnerre (réalisés également par Terence Young) et Goldfinger de Guy Hamilton.

Marilyn Monroe - Something's got to giveSomething’s got to give de George Cukor (1962)

Deux ans après la comédie musicale Le Milliardaire aux côtés d’Yves Montand, George Cukor retrouve Marilyn Monroe dans ce film inachevé avec Dean Martin et Cyd Charisse, qui marque les tout derniers moments de l’actrice.

Le tournage fut éprouvant, suite à ses absences répétées : sur 30 jours, elle n’a été présente que treize jours. Marilyn est décédée dans la nuit du 4 au 5 août 1962.

Sur les 500 minutes de rushes de Something’s got to give, qui ont été retrouvées dans les archives de la Fox, 37 minutes de films ont été montées. On peut ainsi la découvrir resplendissante, vêtue d’un affriolant bikini blanc, et dans la magnifique scène où elle se baigne nue dans la piscine.

Lolita - Sue LyonLolita de Stanley Kubrick (1962)

Sue Lyon est âgée de 15 ans lorsqu’elle interprète le rôle-titre dans Lolita en exhibant son corps de jeune fille en fleur dans un bikini imprimé. Ce film fait scandale.

Deux ans plus tard, elle endosse un rôle tout aussi controversé dans La nuit de l’iguane de John Huston, adapté de la pièce de Tennessee Williams, aux côtés de Richard Burton, Ava Gardner et Deborah Kerr, où elle apparaît également dans un deux-pièces à pois. Sue Lyon est alors promise à une belle carrière… qui finalement ne décollera jamais.

En 1998, elle déclare à l’agence Reuters que Lolita a « causé sa destruction en tant que personne » et arrête le cinéma en 1980. Aujourd’hui, elle vit à Los Angeles avec son 5ème mari.

Raquel Welch - Un million d'années avant J.CUn million d’années avant JC de Don Chaffey (1966)

Ce film, au scénario dénué de tout dialogue et de toute velléité paléontologique et dont les effets spéciaux ont été conçus par Ray Harryhausen, est le second plus grand rôle du début de carrière de Raquel Welch après Le Voyage Fantastique.

Elle donne au bikini sa version peau de bête préhistorique de luxe. « Si les femmes de la préhistoire ressemblaient à Raquel Welch, alors nous avons beaucoup régressé ! » déclare Harryhausen dans une interview publiée dans le livre Stop-motion.

On retrouve l’actrice en 1968, à nouveau vêtue d’un deux-pièces au côté de Frank Sinatra dans le second opus des aventures du détective Tony Rome, La femme en ciment, signé Gordon Douglas.

La Piscine - RomyLa piscine de Jacques Deray (1969)

La Piscine est une plongée en eau trouble qui réunit le couple mythique Delon/Schneider ainsi que Maurice Ronet et Jane Birkin au bord de la piscine dans une villa à St Tropez. Ce film est un tournant décisif dans la carrière cinématographique du cinéaste puisqu’il y débute sa collaboration avec Alain Delon (Borsalino, Trois hommes à abattre…).

Dans ce récit, Deray réussit à combiner le beau, l’ennui et l’intérêt en créant une tension dramatique palpable, à tonalité policière, dans la seconde partie du film. Romy Schneider s’affiche dans plusieurs maillots de bain, dont le fameux bikini noir taille basse qu’elle affectionne particulièrement et qu’elle porte également dans l’incestueux My Lover, My Son de John Newland (1970) et dans César & Rosalie de Claude Sautet (1972).

California Hotel - Jane FondaCalifornia Hotel de Herbert Ross (1978)

Jane Fonda – féministe, militante pacifiste et engagée politiquement dans la défense entre autres du leader des Blacks Panthers – est une des chefs de file de l’émancipation de la femme.

Dans Barbarella : queen of the galaxy de son ex-mari Roger Vadim en 1968, elle donne une version détournée, très scopitone et out of space du bikini.

Mais c’est dans la comédie California Hotel (California Suite) de Herbert Ross avec Maggie Smith, Michael Caine, Walter Matthau, Richard Pryor et dans le drame familial La Maison du Lac de Marc Rydell en 1982 aux côtés de son père et de Katharine Hepburn (extrait), qu’elle affirme en plus – au passage de la quarantaine – un corps magnifique, ferme et athlétique.

Phoebe Cates - Fast Times at Ridgemond HighFast times at Ridgemont High de Amy Heckerling (1982)

Sorti directement en DVD, ce teen-movie réunit une pléiade d’acteurs : Sean Penn, Jennifer Jason Leigh, Forrest Whitaker et Phoebe Cates, qui sera révélée en France grâce à Gremlins en 1984.

Mais c’est dans Fast Times at Ridgemont High qu’elle devient célèbre aux Etats-Unis. On la voit enlever le haut de son bikini rouge dans une séquence fantasmée au ralenti, dans l’imagination de Judge Reinhold. Aujourd’hui, mariée à Kevin Kline, l’actrice a mis un terme à sa carrière pour élever ses trois enfants.

Carrie Fischer - StarWarsStar Wars, le retour du Jedi de George Lucas (1983)

Fille de Debbie Reynolds – qui apparaît également dans un bikini vert dans Adorablement vôtre (How sweet it is) de Jerry Paris en 1968 – Carrie Fischer démarre une carrière fulgurante dès son second long-métrage, avec l’épisode IV de Star Wars : Un nouvel espoir en 1977.

Le bikini en métal doré de la princesse impériale Leïa dans L’épisode VI : Le Retour du Jedi a fait le tour du monde, transformant cette héroïne en objet de tous les fantasmes.

Natalie Portman a suivi la tradition en reine Padmé Amidala dans la nouvelle trilogie Star Wars.

Isabelle Adjani - L'été meurtrierL’Eté meurtrier de Jean Becker (1983)

Adapté du roman éponyme de Sébastien Japrisot, L’Eté meurtrier remporte 4 César, dont celui de la Meilleure Actrice pour Isabelle Adjani (seconde récompense après Possession d’Andrzej Zulawski en 1981).

Dans ce drame psychologique, elle incarne Eliane (aka Elle) une écorchée vive d’une vingtaine d’années, névrosée, terriblement belle, provocante, sensuelle et prête à tout jusqu’à se détruire et détruire sa relation avec Florimond dit « Pin Pon » (Alain Souchon), pour retrouver les violeurs de sa mère qui sont à l’origine de sa naissance.

Entre les tenues d’été eighties très apprêtées en passant par les deux-pièces rouge ou blanc, Isabelle Adjani haut perchée sur des talons, plonge littéralement dans son personnage avec l’aide de la costumière Thérèse Ripaud.

Kelly Lynch - CocktailCocktail de Roger Donaldson (1988)

Cocktail est un des premiers rôles dans la carrière de Kelly Lynch (Drugstore Cowboy, Road House) qui fait une entrée remarquée en « grande peau rouge blonde ».

Le réalisateur de Sens unique, La Mutante et de La Recrue n’hésite pas à exhiber la plastique de cet ancien mannequin de l’agence Élite dans des bikinis importables pour le commun des mortels : du style Pocahontas au fameux modèle noir (photo ci-contre) où on la découvre de dos descendant l’échelle face à Tom Cruise, vêtue d’un maillot de bain qui tient seulement par… par quoi d’ailleurs!?

Salma Hayek - Une nuit en enferUne nuit en enfer de Quentin Tarantino & Robert Rodriguez (1996)

Découverte par Robert Rodriguez, Salma Hayek fait ses premiers pas au cinéma en décrochant le rôle principal dans Desperado en 1995 (second long-métrage et suite d’El Mariachi du cinéaste) aux côtés d’Antonio Banderas et de Steve Buscemi.

L’année suivante, on la retrouve lascive et endiablée en Santanico Pandemonium, reine des vampires dans Une nuit en enfer. L’actrice mexicaine nous offre une scène de danse torride – sur la musique After Dark - avec pour accessoires un itsi bitsi teenie bikini, des plumes et un énorme serpent blanc lové autour du cou (extrait).

Bridget Fonda - Jackie Brown

Jackie Brown de Quentin Tarantino (1997)

Dans la lignée familiale, la belle Bridget Fonda – mariée au compositeur Danny Elfman, qui signe la majorité des musiques de films de Tim Burton et de nombreux autres succès américains - est la fille du beau Peter Fonda (aka Wyatt « Captain America » dans le mythique Easy Rider réalisé par Dennis Hopper, décédé le 29 mai 2010), nièce de la belle Jane (voir plus haut) et donc petite fille du beau Henry.

Dans Jackie Brown, Bridget Fonda incarne une junky sexy, vêtue d’un shorty en jean, qui fait défiler les hauts de maillots de bain, du noir aux couleurs pop acidulées. Le fétichiste des pieds la filme aux côtés de Robert de Niro et Samuel L. Jackson, en gros plans visage et orteils bagués et vernis (extrait).

Une vraie blondeUne vraie blonde de Tom Dicillo (1997)

Elizabeth Berkley campe la doublure blonde platine de Madonna en bikini rouge à poids blancs dans les clips de la chanteuse. Ce personnage est le point central de cette comédie new-yorkaise, où Mary (Catherine Keener), Joe (Matthew Modine) et Bob (Maxwell Caulfield) tentent d’atteindre leur idéal dans le monde superficiel du cinéma, de la mode et de la télévision. Y a-t-il une place pour les rêves et les idéaux ?

L’année précédente, Elizabeth Berkley endossait le costume d’une strip-teaseuse dans Showgirls de Paul Verhoeven. On se souvient de la fameuse scène de danse privée torride avec Kyle MacLachlan.

Richards et Campbell - Wild ThingsWild Things de John McNaughton (1998)

Le réalisateur de Mad Dog and Glory et d’Henry, portrait d’un serial killer signe ici un thriller à tiroirs qui révèle l’ex épouse de Charlie Sheen, Denise Richards, un an après Starship Troopers de Paul Verhoeven.

Avec ce côté mi-ange/mi-démon qui la caractérise, celle qui décide de poser nue au Bahamas dans Playboy en 2004, pour un million de dollars, échange dans Wild Things des baisers sulfureux et parties de jambes en l’air avec Neve Campbell, Matt Dillon et Kevin Bacon sur fond de meurtres, manipulations et de rebondissements scénaristiques.


Virginie Ledoyen - La PlageLa Plage de Danny Boyle (2000)

A l’arrivée, cette adaptation du roman d’Alex Garland, publié en 1996 et vendu à plus de 5 millions d’exemplaires, est un ensemble d’images de cartes postales, conçu par le directeur de la photographie, Darius Khondji (Delicatessen, La Cité des enfants perdus ou encore Seven).

Dans un décor paradisiaque sur une île située en Thaïlande, Virginie Ledoyen incarne une jeune française qui succombe au charme de Leonardo DiCaprio, un jeune américain amateur de sensations fortes.

Dans La Plage, Danny Boyle dresse un portrait symbolique sur la nature humaine et sur l’esprit communautaire dans sa quête du paradis perdu.

Elizabeth Hurley - EndiabléEndiablé de Harold Ramis (2001)

Scénariste d’American College et réalisateur d’Un jour sans fin et de Mafia Blues 1 et 2, Harold Ramis signe ici le remake de Fantasmes de Stanley Donen de 1967 avec Raquel Welch, Dudley Moore et Peter Cook.

Dans cette comédie romantique et sans prétention avec Brendan Fraser, Elizabeth Hurley campe une diablesse sulfureuse, de rouge vêtue de la tête aux pieds.

On peut également la découvrir dans un deux-pièces aux côtés de Sean Penn dans le thriller puzzle Le poids de l’eau de Katherine Bigelow (2002), dont le récit se déroule essentiellement à bord d’un voilier. Une photographe (Catherine McCormack) enquête sur un double meurtre qui a eu lieu par une nuit de 1873. Elle revit la tragédie au fil de l’affaire et découvre des analogies entre sa propre vie et celle de la seule rescapée du carnage. En parallèle, elle soupçonne son mari (Sean Penn) d’avoir une liaison avec la compagne de son frère (Liz Hurley).

Angelina Jolie - Tomb Raider filmLara Croft : Tomb Raider de Simon West (2001)

C’est en prêtant ses traits et ses courbes à l’héroïne  de jeu vidéo Lara Croft qu’Angélina Jolie – fille de l’acteur Jon Voight, qui interprète le rôle de Lord Richard Croft  - rencontre la célébrité mondiale. Elle redonne également souffle au bikini sportwear.

Cette adaptation a engendré près de 275 millions de dollars de recettes, mais n’a pas rencontré les faveurs de la critique. A l’arrivée, le réalisateur de Con Air en fait un film pour adolescent, cousu de fil blanc, bourré d’effets spéciaux et de clichés, en s’octroyant en revanche la crème du rock alternatif dans la bande originale : Nine Inch Nails, Missy Elliot, The Chemical Brothers, Groove Armada, Moby…

Halle Berry - Meurs un autre jourMeurs un autre jour de Lee Tamahori (2002)

Autre scène culte dans la saga James Bond et dans l’histoire du bikini au cinéma. Pour la nouvelle génération, c’est au tour de Jinx (Halle Berry) de sortir de l’eau, la démarche sensuelle, dans un maillot de bain orange signé Eres, sous l’œil connaisseur au travers de ses jumelles, de Pierce Brosnan 007 (extrait).

Après Golden Eye, Demain ne meurt jamais et Le monde ne suffit pas, Meurs un autre jour est le dernier des 4 volets James Bond, interprété par Pierce Brosnan, qui a cumulé le plus d’entrées au Box-office France.

Inconditionnelle du bikini, Halle Berry – ex dauphine Miss USA, première afro-américaine a avoir remporté un Oscar de la Meilleure Actrice (À l’ombre de la haine) et primée d’un Razzie Award pour Catwoman –  fait d’autres apparitions en deux-pièces dans Opération Espadon de Dominic Sena (2001) au côté de John Travolta et dans Nos souvenirs brûlés de Susan Bier (2008) avec Benicio de Toro et David Duchovny.

Ludivine Sagnier - Swimming poolSwimming pool de François Ozon (2003)

Dans cette comédie dramatique, qui surfe sur la vague eau plate Deray, François Ozon retrouve Ludivine Sagnier et Charlotte Rampling qu’il avait dirigées respectivement dans 8 femmes (2002) et Sous le sable (2001).

Ludivine Sagnier transpose son précédent rôle de garçon manqué en une sulfureuse lolita oisive, vêtue d’un superbe bikini bariolé noir & blanc, qui vient perturber la vie d’une romancière (Charlotte Rampling).

La réussite du film – tourné en langue anglaise – et le succès de 8 femmes a permis à Ozon de pouvoir distribuer Swimming Pool aux États-Unis.

Cameron & Moore - Charlie's AngelsCharlie’s Angels – les anges se déchaînent de McG (2003)

Le second volet adapté à l’écran de la série TV – créée par Ivan Goff et Ben Roberts, diffusée sur ABC de 1976 à 1981 et en France à partir de 1978 – est un bis repetita haut en couleurs et pêchu mais moins prenant que Charlie et ses drôles de dames.

Le réalisateur de Terminator Renaissance et du futur Terminator 5 prévu pour 2011 tombe dans l’excessif et enchaîne les scènes d’actions et les clins d’oeil (Terminator 2, Les nerfs à vif ou encore Flashdance) à la manière du cinéma parodique, même si à l’arrivée, notre trio nouvelle génération est toujours aussi sexy et redoutable.

Le style surfeuses en bikinis façon Diaz/Moore (entre les deux, 10 ans les séparent) trouve sa place dans le top de l’histoire du deux-pièces au cinéma. Et pour compléter le tableau des ficelles hollywoodiennes, une des vraies drôles de dames, Jaclyn Smith (Kelly) fait une apparition en donnant la réplique à Drew Barrymore.

Jessica Simpson - Sherif fais moi peurSherif fais moi peur de Jay Chandrasekhar (2005)

Autre adaptation à l’écran de la série TV populaire Sherif fais moi peur – créée par Gy Waldron et diffusée de 1979 à 1985 sur CBS et en France à partir de 1980 - avec la réussite, la classe, le punch et l’humour en moins.

Le long-métrage a été nominé six fois aux Razzie Awards, dont celle du pire second rôle pour Jessica Simpson, qui campe une Daisy Duke complètement décervelée. La somptueuse Lynda Carter aka Wonder Woman fait une apparition dans ce film.

Jessica Alba - Bleu d'enferBleu d’Enfer de John Stockwell (2006)

L’acteur, scénariste et réalisateur John Stockwell – aka Dennis dans Christine et/ou Cougar dans Top Gun – est un amateur de grand bleu. En 2003, il réalise Blue Crush, un film de surf au scénario quelconque avec des surfeuses en bikinis, des compétitions, des planches, du vague à l’âme, du sable…

Et trois ans plus tard, Bleu d’enfer. Résultat : du beau sans profondeur. Ce film, sur fond de chasse au trésor, qui a tendance à ramer sur le sable des eaux bleues des Caraïbes, a pour principal mérite de dévoiler la superbe plastique de Jessica Alba dans un bikini dépareillé, aux côtés de Paul Walker, yeux bleus et torse « muské ».

Pour ce rôle, elle n’a eu qu’à réviser ses connaissances en plongée. Elle avait déjà appris « la plongée en bouteille et en apnée pour les besoins de la série télévisée australienne Les Nouvelles aventures de Flipper de 1995 à 1997″.

Laura Smet - U.VU.V de Gilles Paquet-Brenner (2007)

Gilles Paquet-Brenner, scénariste et réalisateur des deux catastrophiques Gomez & Tavarès, adapte ici le roman homonyme de l’écrivain Serge Joncour, qui a reçu le Prix France Télévisions en 2003.

Ce long-métrage – coécrit avec la romancière Lolita Pille (Hell, également adapté à l’écran par Bruno Chiche) – est un néant scénaristique caniculaire, qui se déroule dans un cadre idyllique au bord de la piscine sur une île. Au centre, il y a la sublime Laura Smet en bikini, aux côtés de Jacques Dutronc et de Marthe Keller, dont on se demande ce qu’ils font dans ce film tant il ne se passe rien.

Louise Bourgoin - La fille de MonacoLa fille de Monaco d’Anne Fontaine (2008)

Louise Bourgoin – aux faux airs de Bardot dans Et dieu créa la femme – tient le rôle-titre pour ce premier long-métrage dans sa carrière cinématographique, pour lequel elle a reçu une citation du Meilleur Espoir Féminin aux César 2009.

Elle incarne une présentatrice météo monégasque complètement délurée, sans tabou, ni complexe, et sort la panoplie de bikinis coquillages & crustacés, sous le regard transi de Bertrand Beauvois (Fabrice Lucchini), un avocat à la tchatche innée qu’elle parvient à laisser sans voix!


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