Wednesday, May 30, 2012
 
 

Marley de Kevin Macdonald : critique

Posted by nathalie dassa On mai - 2 - 2012 Commentaires fermés

La place de Bob Marley dans l’histoire de la musique, son statut de figure sociale et politique et l’héritage qu’il nous laisse sont uniques et sans précédent. Ses chansons délivrent leur message d’amour et de tolérance, de résistance à l’oppression, et transcendent les cultures, les langues et les religions aujourd’hui encore, avec la même force que lorsqu’il était en vie. En collaboration avec la famille de l’artiste – qui a ouvert ses archives privées pour la première fois – Kevin Macdonald a réuni une mine d’informations, des images d’archives rarissimes et des témoignages poignants qui interrogent le phénomène culturel tout en dessinant le portrait intime de l’artiste, depuis sa naissance jusqu’à sa mort en 1981, faisant définitivement de MARLEY le film documentaire de référence, au moins pour les 30 années à venir.

 

♥♥♥♥


Le cinéaste écossais Kevin Macdonald possède deux œuvres empiriques dans son excellente filmographie qui mêle longs-métrages de fiction et documentaires : Un jour en septembre, qui relate la prise d’otages de 11 athlètes israéliens lors des jeux olympiques de Munich en septembre 1972, et Le Dernier Roi d’Ecosse, qui retrace la relation entre un jeune médecin écossais et le dictateur Idi Amin Dada en Ouganda. Le premier a remporté l’Oscar du meilleur documentaire et le second celui du meilleur acteur pour Forest Whitaker. Aujourd’hui, si Kevin Macdonald revient avec un sujet phare bien plus conséquent dans son ampleur médiatique, il parvient à aborder avec force et intelligence l’histoire d’un homme qui a vécu une vie extraordinaire tout en préservant un profond mystère pour devenir l’un des artistes les plus emblématiques et précusreurs dans le monde, jusqu’à sa mort le 11 mai 1981, emporté par un cancer à l’âge de 36 ans. Marley - The Definitive Story a la particularité d’être le premier et le seul documentaire, parmi les nombreux films qui ont circulé sur lui, à être approuvé par la famille. En cela, Macdonald signe une œuvre chronologique de référence de 2h24, produite par l’un de ses fils Ziggy Marley et le créateur du Label Island Records Chris Blackwell, qui aborde comme une hagiographie le parcours de ce fondateur mythique du reggae et du mouvement rastafari, qui a laissé son empreinte dans l’histoire de la musique.

 

 

Marley est un puissant film hommage, honnête et respectueux dans son approche politique, spirituelle et musicale sur l’une des plus grandes icônes du XXe siècle. Il fourmille d’informations avec des images d’archives personnelles, des enregistrements de concerts, des photographies inédites, des interviews fortes de Bob Marley lui-même qu’il a donné tout au long de sa carrière, Chris Blackwell, Rita Marley (son épouse et choriste), Neville ‘Bunny Wailer’ Livingstone (demi-frère de Bob et l’un des membres Wailers), Cindy Breakspeare (une de ses amantes qui fut élue miss Monde en 1976 et avec laquelle il a un enfant Damian) ou encore Neville Garrick (directeur artistique des Wailers). Kevin Macdonald a su se réapproprier tout ce matériel pour redonner vie en demi-teinte à cet artiste, né d’une mère afro-jamaïcaine et d’un père blanc d’origine anglaise, capitaine de la Royal Navy, qu’il a à peine connu. Il mêle ainsi avec talent les réminiscences des uns et des autres qui se contredisent encore aujourd’hui, sa grande passion pour le football en dehors de la musique et ses nombreuses relations amoureuses avec lesquelles cet homme plutôt timide et réservé a reconnu 11 enfants de 7 femmes différentes dont son épouse Rita Marley. Toutes ces informations sont intégrées intelligemment dans un récit baigné de paysages splendides de la Jamaïque, de la capitale Kingston et du bidonville de Trench Town où il a grandi avant de devenir une légende internationale, en créant ses premiers liens très forts avec des musiciens tels Desmond Dekker ou Bunny Wailer qui nous offre d’ailleurs ici une démo avec les pieds sur le rythme quatre sur quatre, principale caractéristique du reggae et du ska.

 

 

Car Macdonald élargit son sujet en installant Bob Marley au cœur d’un récit bien plus vaste qui conte l’histoire de la Jamaïque avec ces luttes intestines et ces conflits politiques. On découvre ainsi un homme qui s’est efforcé de bâtir un avenir entre ses racines métisses et ses exils aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne tout en instaurant la paix au travers de sa musique, ses profondes croyances et sa représentation iconique. C’est ainsi que Bob Marley est parvenu à réunir pendant un concert gratuit le Premier Ministre socialiste Michael Manely et le chef du Parti Conservateur Edward Seaga qui se sont serrés la main en public sur scène. L’intérêt de Marley est également dans le choix judicieux du cinéaste sur la discographie – qui reste pourtant étrangement en arrière plan – ne se contentant pas seulement d’utiliser les tubes planétaires mais en intégrant également celles qui font avancer son récit et son personnage dans sa trajectoire de vie. De sa première chanson Judge Not enregistrée en 1962 en passant par Cornerstone, SimmerdownWar, Exodus, Concrete Jungle ou encore No Woman no Cry dans un superbe extrait inédit avec Peter Tosh au piano, il retrace la création de Bob Marley & The Wailers et les fondements du reggae à la fin des années 1960 où le groupe a atteint la consécration en Jamaïque jusqu’à parvenir à la célébrité mondiale avec le majestueux producteur Chris Blackwell en 1973. On retrouve également des images de la visite de Haïlé Sélassié, dernier Empereur d’Ethiopie descendant du roi Salomon et de la reine de Saba, vénéré par les rastafaris et principalement connu grâce à la chanson culte War qui reprend son discours prononcé aux Nations Unies en 1963.

 

 

Si avec Marley, nous n’arrivons toujours pas à percevoir réellement la véritable personnalité de l’homme, Macdonald pose un regard intime bien documenté dans une atmosphère toujours détendue qui permet de mieux cerner pourquoi cet homme, qui a souvent regretté que sa musique soit essentiellement adulée par les blancs, a été considéré comme une figure messianique en Afrique et dans les Caraïbes pour son combat pacifique contre la corruption et l’oppression (Redemption Song). Kevin Macdonald parvient à montrer toute la force spirituelle de Bob Marley brillamment illustrée par l’une de ses citations représentatives de son individualité et qui restera gravée dans nos mémoires «Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu’au jour où être fort reste ta seule option ».

 

 

 

 

 

Documentaire MARLEY réalisé par Kevin Macdonald en salles le 13 juin 2012 avec Bob Marley, Ziggy Marley, Rita Marley, Cedella Marley, Cindy Breakspeare, Neville ‘Bunny Wailer’ Livingstone, Dudley Sibley, Neville Garrick, Chris Blackwell. Production : Steve Bing, Charles Steel. Montage : Dan Glendenning. Photographie : Alwin Kûchler BSC, Mike Eley BSC. Son : Glenn Freemantle. Distribution : Wilde Side Films/Le Pacte. Durée : 2h24.

.

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Trailer et afiche du documentaire Marley de Kevin Macdonald
  2. Le documentaire sur Bob Marley vendu à Universal et distribué par Wild Side Films en France
  3. Bob Marley porté à l’écran dans un documentaire signé Kevin Macdonald
  4. Life in a Day : 390 réalisateurs pour un documentaire (trailer)
  5. Le biopic de Miles Davis en développement

 


Le documentaire With Great Power sur Stan Lee trace sa route dans certaines salles US

Posted by nathalie dassa On mai - 2 - 2012 Commentaires fermés

 

 

Alors que les Studios Marvel ont réalisé l’un des plus grands rêves de tous les fans, en lançant un ‘Marathon Marvel’ le samedi 21 avril au Grand Rex à Paris avec plus de douze heures de projection, à l’occasion de la sortie sur les écrans français d’AVENGERS le 25 avril, précédé des films présentant Iron Man, Hulk, Thor et Captain America, le documentaire With Great Power : The Stan Lee Story trace parallèlement son magnifique chemin dans certaines salles américaines dans plus d’une dizaine de grandes villes des Etats-Unis, distribué par iPic Entertainment.

 

Selon Deadline en janvier dernier, la chaîne américaine EPIX avait conclu un accord de préemption sur le documentaire après sa présentation au festival Slamdance de Park City, qui l’a diffusé en exclusivité ce vendredi 27 avril sur le petit écran avec Iron Man et consorts pour redonner l’appétit au public pour la sortie américaine d’AVENGERS le 4 mai. Nous sommes maintenant dans l’attente impatiente de savoir s’il y aura une date de sortie programmée en France pour découvrir ce film de référence.

 

With Great Power, réalisé par Terry Douglas, Nikki Frakes et Will Hess qui produisent via 1821 Pictures, retrace la vie et la carrière de Stan Lee, né le 28 décembre 1922 à New York, qui a grandi pendant la grande dépression avant de trouver son véritable chemin et devenir le cocréateur de génie emblématique d’une centaine de super-héros fondateurs de comic books (Spider-Man, X-Men, Captain America, Hulk, Quatre Fantastiques, Daredevil, Iron Man…) qui ont fait les beaux jours chez Marvel Comics. Le film fait intervenir des acteurs tels Tobey Maguire, James Franco, Samuel L. Jackson, Kirsten Dunst, Jon Favreau, Bryan Singer et d’autres qui figurent devant et derrière les séries et blockbusters Marvel. Ils sont tous aux côtés d’un Stan Lee, aujourd’hui âgé de 89 ans, devenu le spécialiste en caméos dans chacun de ses films, tout en continuant de travailler sur les super héros.

 

Vous pouvez découvrir un trailer et une preview du documentaire.

.

.

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Excellent démarrage pour Avengers au box office français
  2. Avengers : featurette, nouvelles photos et extrait musical
  3. Le nouveau trailer de The Avengers a battu les records sur iTunes
  4. Marvel Avengers : Master Class avec Ryan Meinerding à la FNAC des Halles le 15 mars
  5. Nouveau trailer de The Avengers de Joss Whedon

 


Les 115 salariés du Laboratoire LTC témoignent dans un documentaire (vidéo)

Posted by GGJ On mars - 30 - 2012 Commentaires fermés

Un documentaire a été réalisé par les salariés de LTC du groupe Quinta Industries avec la volonté de conserver un témoignage sur cette entreprise particulière et sur leur vécu.

 

 

 

Une source de CineChronicle nous a informés que les 115 salariés licenciés du laboratoire LTC du groupe Quinta Industries avaient décidé de réaliser un documentaire amateur en début d’année 2012 sur les derniers jours avant la liquidation judiciaire, pour ne pas oublier ce fleuron français de l’industrie cinématographique créé en 1935 par Marius Franay, qui avait un savoir faire unique dans le domaine de la photochimie. Pour clore les news traitées sur le site en décembre 2011, nous avons décidé de vous le montrer. On visite les locaux vides désormais, d’où sont sortis des longs métrages qui nous ont marqués. Chaque employé se présente et explique son travail, parfois dans des conditions très insalubres, au sein de cette entreprise qui avait su cependant créer une ambiance familiale, parle de son ressenti, de sa frustration d’avoir été totalement « mener en bateau » par la direction. On ressent le gâchis humain, la désinvolture de la direction qui n’a pas anticipé ni formé le personnel aux nouvelles technologies. C’est un témoignage digne, de salariés qui ont pour certains donné de leur temps et de leur énergie pendant des dizaines d’années.

 

Pour rappel, fin d’année 2011, nous avions rapporté les difficultés financières rencontrées par le groupe de postproduction Quinta Industries, détenu par l’homme d’affaires franco-tunisien Tarak Ben Ammar, finalement placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre le 15 décembre 2011. Trois filiales du groupe ont été reprises par le groupe Technicolor, mais le laboratoire LTC est laissé sur la touche. Les producteurs de films, qui sont aussi en partie responsables de la faillite de LTC, ont profité d’une faille du système liée à la concurrence en se faisant accorder des remises et des délais de paiement à 180 jours. C’est une somme exorbitante qui est due sur les quinze dernières années : 39,1 millions d’euros. Europacorp s’est vu accorder 772.976 € de crédit et Mars Distribution 858.970 € sur la dernière année. Et malheureusement ils sont nombreux dans ce cas. Le Film Français a rapporté que le tribunal de commerce de Paris, a condamné en référé EuropaCorp à payer plus de 257.000 €, de créance à Quinta.

.

.

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Technicolore reprend trois entités de Quinta Industries
  2. Plus de 60 films français menacés par la liquidation de Quinta Industries
  3. Les cinémas d’Art et d’Essai en voie d’extinction ?
  4. Le cinéma Méliès de Montreuil s’agrandit en 2013
  5. Mikros Image prépare l’avenir

 


Trailer et affiche du documentaire Marley de Kevin McDonald

Posted by GGJ On février - 18 - 2012 Commentaires fermés

 

 

L’affiche et le premier trailer officiel du documentaire sur Bob Marley intitulé MARLEY du cinéaste écossais Kevin Macdonald (biopic Le Dernier Roi d’Ecosse, documentaire Un jour de Septembre) en projet depuis février 2011, a été diffusé sur la toile.

 

Le film consacré à l’influence de Bob Marley dans le monde musical relate la vie de l’artiste depuis ses débuts, puis sa célébrité jusqu’à sa mort. Il présente d’après des archives, des séquences rares de ses performances, des interviews et des commentaires de ses amis et de sa famille.

 

MARLEY sera présenté en première mondiale au Festival du Film de Berlin et sortira aux Etats-Unis le 20 avril prochain, distribué par Magnolia Pictures. S’il n’y a pas encore de date actuellement programmée en France, il sera distribué par Wild Side Film.

.

.

.

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Le documentaire sur Bob Marley vendu à Universal et distribué par Wild Side Films en France
  2. Bob Marley porté à l’écran dans un documentaire signé Kevin MacDonald
  3. Life in a Day : 390 réalisateurs pour un documentaire (trailer)
  4. Le biopic de Miles Davis en développement
  5. Le premier biopic d’Elvis Presley adapté au cinéma

 


Le documentaire intitulé ‘Marley’, réalisé par Kevin Mcdonald sur le parcours artistique de l’icône du reggae, produit par Shangri-La Entertainment, Tuff Gong Pictures et Cowboy Films a été vendu à Universal et sera distribué en France par Wild Side Films.

 

 

 

Kevin Macdonald

En février 2011, on vous annonçait que Kevin Mcdonald retracerait le parcours de Bob Marley en étroite collaboration avec les héritiers du clan Marley et grâce aux archives familiales, dans un documentaire qui se concentrerait sur sa musique et l’influence de son œuvre. Aujourd’hui, on apprend que le film a été vendu à Universal pendant l’EFM à Berlin et sera distribué en France par Wild Side Films. De nombreuses chansons de l’artiste figureront dans le long métrage qui sortira aux Etats-Unis et au Royaume-Uni le 20 avril prochain, et il sera projeté mondialement durant l’été pour coïncider avec le 50e anniversaire de l’indépendance de la Jamaïque (le 6 août 1962).

 

Le cinéaste est principalement connu pour avoir reçu en 2000 un Oscar pour son documentaire choc Un jour de Septembre, commenté par Michael Douglas, sur la prise d’otages et le meurtre de 11 athlètes israéliens lors des jeux olympiques d’été à Munich en 1972. Il a dernièrement collaboré avec Ridley Scott et YouTube sur le projet conceptuel révolutionnaire LIFE IN A DAY.

 

Nelleke Driessen, le directeur des ventes à l’international de Fortissimo Films qui a négocié les accords, a déclaré : « Bob Marley est l’une des très rares icônes internationales. Son image, sa musique et ses messages d’amour et de paix ont traversé les limites, les frontières et les cultures et sont plus que jamais d’actualité dans le monde d’aujourd’hui. Nous sommes extrêmement heureux que l’équipe d’Universal partage notre passion sur le sujet et voit le potentiel de cette œuvre ».

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Bob Marley porté à l’écran dans un documentaire signé Kevin MacDonald
  2. Life in a Day : 390 réalisateurs pour un documentaire (trailer)
  3. Le biopic de Miles Davis en développement
  4. Le premier biopic d’Elvis Presley adapté au cinéma
  5. Sexual Healing et Dali 3 : deux biopics sur le feu sur Marvin Gaye et Salvador Dali

 


Un documentaire expérimental sur Stanley Kubrick présenté à Sundance

Posted by GGJ On février - 9 - 2012 Commentaires fermés


 

Selon Deadline, IFC Films a projeté en première mondiale au Festival de Sundance 2012 dans la section New Frontier, un documentaire expérimental sur Stanley Kubrick intitulé Room 237 et réalisé par Rodney Ascher. Il étudie les nombreuses théories sur le « sens réel » du film du cinéaste The Shining. Il sera présenté au printemps lors du festival New Directors/New Film à New York et ensuite probablement à Cannes pour l’annoncer en Europe. IFC Films sortira le film vers la fin de l’année pour une journée en salles et donnera ensuite une date pour la VOD.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Fear and Desire : le film caché de Kubrick un jour en DVD ?
  2. Spartacus : le producteur Graham King développerait une nouvelle version
  3. 2011, l’Odyssée de Kubrick
  4. Kubrick/Brune Blonde : deux expos événements à la Cinémathèque Française

 


Scott Rudin et HBO veulent adapter le documentaire Indie Game en série

Posted by nathalie dassa On janvier - 23 - 2012 Commentaires fermés

 

 

Le producteur Scott Rudin et la chaîne câblée américaine HBO ont acquis les droits de remake du documentaire Indie Game : The Movie réalisé par le duo James Swirksy et Lisanne Pajot, projeté au festival de Sundance, qui se déroule du 19 au 29 janvier. D’après Deadline, Scott Rudin souhaite développer le film en série comme une comédie de fiction avec des épisodes d’une demi-heure.

 

Indie Game suit une nouvelle génération d’artistes indépendants, obsessionnels des jeux vidéo (Braid, Super Meat Boy et Fez) qui se battent et refusent de travailler pour les développeurs des sociétés majeures : les Game Designers indépendants. Ces innovateurs parient sur eux-mêmes en se lançant seuls dans la conception et la programmation de leur jeu personnel dans l’espoir de remporter le pactole.

 

 

 

Trailer du documentaire ‘Indie Game : The Movie’

.

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Jane Fonda en magnat des médias dans une série d’Aaron Sorkin pour HBO
  2. Jesse Eisenberg expert en contre terrorisme dans un projet optionné par Scott Rudin ?
  3. Scott Rudin à la production du biopic de Sinatra réalisé par Martin Scorsese
  4. Une date de sortie annoncée pour l’adaptation de Pixels au cinéma
  5. Space Invaders bientôt adapté au cinéma

 


Trailer du documentaire sur le concert ultime de LCD Soundsystem

Posted by GGJ On janvier - 13 - 2012 Commentaires fermés

 

Le trailer du documentaireShut Up and Play the Hits’ réalisé  par Dylan Southern et Will Lovelace, sur l’ultime concert new-yorkais du groupe LCD Soundsystem et de son leader James Murphy, a été diffusé sur le net.

 

 

 

Le trailer annonce : « Si c’est un enterrement… Faisons en sorte que ce soit le meilleur enterrement jamais vu. » Les réalisateurs Dylan Southern et Will Lovelace, auxquels on doit No Distance Left to Run sur le groupe de rock anglais Blur, ont réalisé un documentaire intitulé Shut Up and Play the Hits et, filmé les 48 heures entourant le concert d’adieu gigantesque donné par le groupe, au Madison Square Garden à New York le 2 avril 2011. La bande annonce pénètre dans l’intimité du leader James Murphy – fondateur du label DFA Records -, le suit dans les coulisses, montre un public en délire et l’émotion des fans. Après leur dernier album This Is Happening sorti en 2010, la fin du groupe est annoncée officiellement dans un message sur le site le 5 février 2011 : « LCD Soundsystem jouera au Madison Square Garden le 2 avril, et ce sera notre tout dernier concert. Nous nous retirons du jeu. On s’en va. On bouge. Mais pour une nuit supplémentaire, nous jouerons avec nos amis et notre famille pendant près de 3 heures ». En 6 ans et trois albums, LCD Soundsystem s’est imposé comme une référence musicale importante.

 

Le documentaire sera projeté pour la première fois le 22 janvier prochain au Festival de Sundance qui se déroulera du 19 au 29 janvier.

.

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Première affiche du documentaire West of Memphis produit par Peter Jackson
  2. Peter Jackson produit un documentaire sur une erreur judiciaire
  3. Interview Gilles Penso, réalisateur du documentaire ray Harryhausen, le Titan des Effets Spéciaux
  4. The Ballad of Genesis and Lady Jaye : critique
  5. I’m still here : critique

 


Affiche et trailer du documentaire West of Memphis produit par Peter Jackson (màj)

Posted by nathalie dassa On janvier - 12 - 2012 Commentaires fermés

 

 

Entertainment Weekly a communiqué la première affiche et le trailer du documentaire américano-néo-zélandais WEST OF MEMPHIS réalisé par la documentariste Amy Berg et produit par Peter Jackson et sa femme Fran Walsh via sa société WingNut Films.

 

Sur une musique originale écrite par Nick Cave et Warren Ellis, WEST OF MEMPHIS chroniquera l’histoire d’un combat extraordinaire et désespéré derrière l’une des plus grandes erreurs judiciaires de l’histoire américaine. Dix-neuf ans après avoir été incarcérés pour le meurtre de trois enfants de 8 ans à West Memphis, trois adolescents voient les charges contre eux s’étioler…

 

Avec dans leurs propres rôles Damien Echols, Jessie Misskelley Jr et Charles Jason Baldwin, le film a été sélectionné au prochain festival de Sundance, qui se déroulera du 19 au 29 janvier 2012. Pour l’instant aucune date de sortie n’est officiellement annoncée aux Etats-Unis.

.

.

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Peter Jackson produit un documentaire sur une erreur judiciaire
  2. Le Voyage Extraordinaire : documentaire sur les traces du Voyage dans la Lune
  3. The Ballad of Genesis and Lady Jaye : critique
  4. I’m still here : critique
  5. Wishful Drinking : la Princesse Leia décape sur HBO !

 


Peter Jackson produit un documentaire sur une erreur judiciaire

Posted by GGJ On décembre - 5 - 2011 Commentaires fermés

Un documentaire ‘West of Memphis’, produit par Peter Jackson et sa société WingNut Films, a été un élément clé pour sauver la vie d’un homme injustement condamné à mort en Arkansas, pour le meurtre de trois jeunes enfants.

 

 

 

Peter Jackson et sa société de production WingNut Films ont annoncé dans un communiqué avoir terminé le documentaire intitulé West of Memphis, qui chronique l’histoire d’un combat extraordinaire et désespéré derrière l’une des plus grandes erreurs judiciaires de l’histoire américaine, afin d’empêcher l’Etat de l’Arkansas de tuer un homme innocent. Peter Jackson et Fran Walsh intéressés par cette affaire en 2005, ont fait ressortir le dossier en entamant une nouvelle investigation et, en septembre 2008 au moment où tous les recours juridiques avaient été rejetés, ils ont alors proposé au principal accusé et à sa femme une autre façon de présenter sa défense : faire un film. West of Memphis a été écrit et réalisé par la documentariste Amy Berg (Délivrez-nous du mal), sur une musique originale écrite par Nick Cave et Warren Ellis et des discussions sont actuellement en cours pour trouver des distributeurs. Damien Echols et Lorri Davis sont coproducteurs.

 

Le long métrage débute par une étude minutieuse de l’enquête de police, qui a été menée en 1993 sur le meurtre de trois jeunes garçons âgés de huit ans, Christopher Byers, Steven Branch et Michael Moore dans la petite ville de West Memphis dans l’Arkansas. Des recherches exhaustives vont faire apparaître des anomalies négligées par la police de West Memphis. De nouvelles preuves médico-légales (tests ADN) et de nouvelles conclusions ahurissantes vont pointer d’autres suspects que les trois adolescents arrêtés à l’époque des faits, Damien Echols, Jason Baldwin et Jessie Misskelley Jr et condamnés pour ce crime atroce. Sur la base des éléments révélés dans le film, la Cour Suprême de l’Arkansas va annuler les charges pesant sur les accusés et procéder à une nouvelle audience. Mais devant l’évidence d’un nouveau procès et afin d’éviter le versement de sommes considérables en compensation d’un emprisonnement abusif, l’Etat d’Arkansas a conclu un accord avec les trois accusés par le biais d’un ‘plaider Alford’, en échange de leur libération en août 2011. Il s’agit d’une mesure légale inhabituelle et rarement utilisée, par laquelle l’accusé ne reconnaît pas les faits et affirme son innocence, tout en admettant qu’il existe suffisamment de preuves pour justifier les poursuites et convaincre un jury au-delà du doute raisonnable.

 

Peter Jackson a déclaré : « il y a sept ans, Fran et moi avons commencé notre voyage avec Damien [Echols l’accusé NDLR] et Lorri [son épouse NDLR] sans avoir la moindre idée où cela allait nous conduire. Nous réalisons maintenant que ce voyage n’est pas terminé, car même si ces hommes ont été relâchés, ils ne sont pas libres. Notre espoir réside dans la poursuite de l’étude des preuves et des investigations pour démasquer le tueur de ces enfants et ce jour-là Damien, Jason et Jessie seront disculpés ».

 

Selon le communiqué officiel, West of Memphis présente des séquences totalement inédites sur l’affaire et le procès et de très nombreuses interviews des différents protagonistes, à commencer par les accusés eux-mêmes ; mais également celles d’amis et des familles des victimes, d’avocats de la défense, de procureurs, de représentants locaux de la loi, de juges, d’experts médico-légaux, de journalistes, de témoins surprises, de supporters importants… La réalisatrice May Berg indique : « Ce film représente le procès que ces hommes n’ont pas eu ». Chacun d’entre eux a passé 18 ans et 17 jours en prison pour des crimes qu’ils n’ont pas commis… Ce n’est pas le seul film qui ait été réalisé sur cette affaire déjà traitée par deux autres documentaristes Bruce Sinofsky et Joe Berlinger dans Paradise Lost : The Child Murders at Robin Hood Hills en 1996, suivi de deux autres documents produits en 2000 et en 2011. Par ailleurs de nombreuses personnalités se sont également mobilisées pour venir en aide financièrement aux trois hommes dont Johnny Depp et le compositeur Eddie Vedder (Into the Wild, Mange Prie Aime).

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Le Voyage Extraordinaire : documentaire sur les traces du Voyage dans la Lune
  2. The Ballad of Genesis and Lady Jaye : critique
  3. I’m still here : critique
  4. Wishful Drinking : la Princesse Leia décape sur HBO !
  5. ‘Public Speaking’ : Scorsese signe un documentaire HBO

 


Le Voyage Extraordinaire : documentaire sur les traces du Voyage dans la Lune de Meliès

Posted by GGJ On décembre - 3 - 2011 Commentaires fermés

MK2 projettera  le 14 décembre prochain un documentaire intitulé ‘Le Voyage Extraordinaire’ de Serge Bromberg et Eric Lange qui retrace l’histoire du chef d’oeuvre classique de Georges Méliès ‘Le Voyage dans la Lune’.

 

 

 

Au début des années 1980 une copie couleurs du Voyage dans la Lune de Georges Méliès est retrouvée à Barcelone. Le documentaire de Serge Bromberg et Eric Lange – avec la participation de Jean-Pierre Jeunet, Michel Gondry, Costa Gavras, Michel Hazanavicius et bien d’autres – raconte l’histoire du long travail qu’a représenté la restauration de ce chef-d’œuvre réalisé en 1902 par l’inventeur des effets spéciaux dans son studio de Montreuil. C’est une collaboration internationale extraordinaire qui a conduit, l’année du 150e anniversaire de la naissance de Méliès, à la présentation au Festival de Cannes de ce film original classé en 2002 au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco.

 

« Un parcours semé d’embûches, une aventure humaine pour restaurer le film le plus célèbre de l’histoire du cinéma. Mais Le Voyage extraordinaire est aussi une ode à la création. Mêlant reconstitutions fictionnelles et documents d’époque, témoignages et images volées au cours de la restauration, il interroge sur l’émerveillement qu’il y a à se souvenir, découvrir et revivre l’innocence des origines, pour y retrouver ce qui aujourd’hui nous fait toujours rêver. Une quête de l’essentiel. Du geste du peintre de décors à celui de la petite coloriste en 1902, de la chimiste qui en 2007 se bat avec une pellicule qui refuse de mourir au témoignage du directeur du premier centre de technologies numériques à Hollywood, c’est le combat collectif pour une mémoire commune que nous célébrons » (Serge Bromberg).

 

Synopsis du Voyage sur la Lune : Six savants, membres du Club des Astronomes, entreprennent une expédition qui doit les conduire sur la Lune. Ils partent dans un obus, tiré par un canon géant. Arrivés sur la lune, ils découvrent le clair de terre et rencontrent les Sélénites. Ils échappent à leur roi et retournent sur terre. Tombés dans la mer, puis repêchés par un navire, les six héros de cette aventure seront accueillis triomphalement.

 

Avant cette projection dans les salles françaises, une journée d’études à la Cinémathèque de Paris sera consacrée le 8 décembre (jour de sa naissance) de 14 à 18 h, à la technique dans l’œuvre de Méliès dans le cycle ‘Les Journées d’Etude du Conservatoire’. Elle sera animée par Jacques Malthête et Laurent Mannoni (voir le programme sur le site de la Cinémathèque). Une soirée spéciale terminera cette journée avec la lecture par des comédiens, des lettres du cinéaste écrites dans les années 1920-1930 et la projection de films rares et peints à la main, en présence de sa petite-fille Madeleine Malthête-Méliès.

 

Par ailleurs, France 3 diffusera également le 8 décembre 2011, un ‘Spécial Georges Méliès’ de 23h35 à 1h30 du matin. Outre le documentaire de Serge Bromberg et Eric Lange, six courts métrages réalisés par le maître seront présentés : Le Chevalier Mystère, L’Antre des esprits, Le Royaume des fées, Le Tonnerre de Jupiter, Les Cartes vivantes et Le Chaudron infernal.

 

Enfin, un coffret incluant 48 films – dont 18 courts métrages inédits – un livre de 120 pages est disponible à la vente au prix FNAC de 39,99 €.

.

.

.

 

 

 


Articles sur le même thème

  1. Metropolis en version intégrale restaurée de retour en salles le 19 octobre !
  2. The Artist : critique
  3. Nouveau trailer de Hugo Cabret de Martin Scorsese
  4. Hugo Cabret : featurette du premier film pour enfants de Martin Scorsese
  5. Métropolis et Tim Burton investissent la cinémathèque !

 


The Ballad of Genesis and Lady Jaye : critique

Posted by nathalie dassa On octobre - 30 - 2011 Commentaires fermés

The ballad of Genesis and Lady Jaye retrace l’histoire hors du commun de l’artiste Breyer P-Orridge Genesis et de sa femme et partenaire artistique, Lady Jaye Breyer P’Orridge, qui par amour ont décidé tous deux de se fondre en une seule entité. Artiste majeur de l’avant-garde new-yorkaise de ces 30 dernières années, considéré comme l’un des pères de la musique industrielle, Breyer P-Orridge Genesis a défié les limites de l’art et de la biologie. En 2000, il débute une série d’opérations (plastiques) afin de ressembler trait pour trait à sa femme, une performance risquée, ambitieuse et subversive.

 

♥♥♥

 

La cinéaste française Marie Losier installée à New York, qui s’est faite connaître en réalisant plusieurs documentaires courts sur des artistes de la scène underground, signe ici un premier long-métrage arty qui tisse le portrait poétique, tendre et sensible d’un couple hors norme. Munie de sa caméra Bolex 16mm, Marie Losier a suivi pendant 7 ans Genesis P-Orridge, figure phare de la contre-culture des années 80, artiste transgenre, performer et pionnier de la musique industrielle (Coum Transmission, Throbbing Gristle, Psychic TV), et Lady Jaye Breyer, sa femme et partenaire artiste. Après avoir fait la tournée des festivals et remporté plusieurs récompenses, The Ballad of Genesis and Lady Jaye a pris la direction des salles françaises et immortalise sur grand écran leur histoire d’amour passionnelle et fusionnelle. Ce duo incroyable a repoussé les limites en accomplissant une improbable performance artistico-corporelle, qui s’est arrêtée avec le décès brutal de Lady Jaye en 2007. Ils ont décidé de s’unir par le corps, en enchaînant plusieurs opérations de chirurgie esthétique, pour se fondre en une seule entité et ainsi créer un troisième être, reflet éternel de leur amour absolu. Cette nouvelle forme prend le nom de Pandrogyne, ainsi baptisée par Genesis P-Orridge, car le concept puise sa source dans l’idée du cut-up littéraire, créé par ses amis Brion Gysin et William S. Burroughs. Cette technique consiste à prendre des fragments de plusieurs écrits différents et de les rassembler pour ne plus former qu’un seul et même texte, sorte de nouvel esprit n’appartenant à personne.

 

 

Ce sujet délicat à traiter aurait pu vite sombrer dans l’écueil d’une monstrueuse parade bogdanovienne. Mais au résultat, il n’en est rien. Marie Losier nous plonge dans le doux cocon familial et relationnel de ce couple en suivant Genesis P-Orridge, qui a poursuivi sa transformation en mémoire de Lady Jaye. Débarrassée de ses oripeaux de schéma classique du documentaire, qui introduirait des interviews successives face caméra, tout en gardant cet esprit de films new-yorkais d’avant-gardes et expérimentaux, Losier nous renvoie une œuvre souvenirs via une multitude de collages parfois trop désordonnés (images d’archives, photos, vidéos) reconstituant cependant, dans une certaine continuité narrative, l’univers de l’artiste-narrateur – entre religion, queer, musique et beat generation – et le portrait émouvant de ces deux amants libres. Si la cinéaste y ajoute des excentricités artistiques propres à son style qui viennent surcharger le quotidien de ce couple emblématique qui n’en a vraisemblablement pas besoin, The Ballad of Genesis and Lady Jaye est une ode à l’amour dont Lady Jaye reste la muse fantômatique, mystérieuse et silencieuse, rythmée par une bande audio envoûtante tirée des morceaux des groupes de Genesis P-Orridge.

 

 

 

‘The Ballad of Genesis and Lady Jaye’ écrit, réalisé et monté par Marie Losier en salles le 26 octobre avec Genesis Breyer P-Orridge, Lady Jaye Breyer P-Orridge. Production : Martin Marquet, Marie Losier et Steve Holmgren. Mixage son et Composition : Bryin Dall. Musique : Bryin Dall, PTV3 et Edward O Dowd et Genesis Breyer P-Orridge. Distribution : Epicentre Films. Durée : 1h12.

.

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. I’m still here : critique
  2. Faites le Mur : la révélation d’un OFNI signé Bansky (critique)
  3. Cleveland vs Wall Street : critique
  4. Wishful Drinking : la Princesse Leia décape sur HBO !
  5. When you’re strange : critique

 


Shia LaBeouf à la réalisation d’un documentaire sur Marilyn Manson

Posted by nathalie dassa On juillet - 4 - 2011 Commentaires fermés

 

La star montante et le meilleur ami des robots de la saga Transformers passe derrière la caméra pour réaliser un documentaire sur Marilyn Manson qui retracerait la genèse et l’enregistrement de son prochain album. Ces révélations ont été faites au début du mois de juillet dans l’émission américaine Live With Regis and Kelly, rapporte Rolling Stone. Shia LaBeouf aurait passé du temps dans la tanière du rocker gothique située dans le West Hollywood. Si les détails du contenu restent encore vagues, l’acteur s’est un peu étendu pour décrire l’antre de Manson : « Il habite dans West Hollywood au-dessus d’un magasin d’alcool. Il n’y a pas de lumière chez lui. Et il y a ces espèces de portes en métal et quand il vous ouvre, il est en kimono rose… C’est son repère. Comme il n’y a pas de lumière, vous devez utiliser votre téléphone portable pour vous guider ». On vous laisse découvrir la suite de cette information très intéressante dans l’extrait de son passage à l’émission.

 

Dernièrement, Shia LaBeouf a réalisé le clip Marijuana, titre issu du prochain album du rappeur Kid Cudi du groupe récemment formé, 2 Be Continuum. La vidéo met en scène l’artiste se rendant avec ses amis à Amsterdam pour acheter de la marijuana. On y aperçoit rapidement le DJ français, David Guetta (voir le vidéoclip).

.

.

 

 

Articles sur le même thème

  1. I’m still here : critique
  2. A star is born : Leonardo DiCaprio face à Beyoncé ?
  3. Première photo de Tom Cruise dans Rock of Ages
  4. Rock of Ages : Catherine Zeta-Jones au casting de la comédie musicale
  5. Sexual Healing et Dali 3 : deux biopics sur le feu sur Marvin Gaye et Salvador Dali

 


I’m still here : critique

Posted by nathalie dassa On juillet - 3 - 2011 Commentaires fermés

Peu de temps après avoir terminé le tournage de Two Lovers de James Gray, l’acteur Joaquin Phoenix annonce aux médias vouloir arrêter sa carrière pour se consacrer à la musique. Devant la caméra de son beau-frère Casey Affleck, il tente d’expliquer ses raisons et commence peu à peu sa métamorphose en chanteur de hip hop, donnant sur deux années de tournage l’image d’une descente aux enfers radicale.

 

♥♥♥♥

 

Canular, révélation, buzz, duperie, gros pétard mouillé ? Pour toutes les raisons invoquées par les médias lors de la sortie sur les écrans US en septembre 2010 de la première réalisation de Casey Affleck, I’m still here reste avec le recul une petite bombe de documentaire qui marque une étape supplémentaire dans sa conception et sa promotion. Si le frère cadet de Ben Affleck et beau-frère de Joaquin Phoenix, cité à l’Oscar dans Jesse James d’Andrew Dominick, fait ici sa première incursion derrière la caméra, le film souligne et renforce indéniablement les talents et la performance d’acteur hors normes de Joaquin Phoenix. L’intérêt de ce mockumentary réside à la fois dans son récit évolutif, d’abord banal puis tout en profondeur, et dans la véracité des images sans concession dégagées de toute pudeur et retenue. Le scénario, signé par les deux compères, est une mise en abyme sur la désintégration de la célébrité piégée dans les arcanes du système hollywoodien, personnifiée par un Joaquin Phoenix avec 15 kilos de plus, cheveux longs, barbu, crade, vulgaire, suspicieux, récalcitrant, irascible, drogué et paumé, qui a investi ici deux années de sa vie.

 

 

 

I’m still here s’ouvre sur la projection d’une vieille pellicule de vacances où l’on découvre Joaquin Phoenix enfant, prêt à plonger dans une rivière du haut des rochers, puis bascule à nos jours. Casey Affleck filme son sujet à l’apogée de sa carrière, après le tournage de son dernier long-métrage en date, Two Lovers de James Gray avec Gwyneth Paltrow, et suite à l’annonce de sa retraite anticipée. De façon amateur avec une caméra maladroite et en mouvement, on suit alors dans des séquences dépourvues d’intérêt, son quotidien entouré de ses potes, se préparant assuré, à embrasser sa nouvelle carrière de chanteur hip hop. Encore en phase avec la réalité, Phoenix va progressivement s’enferrer dans cette lubie obsessionnelle, changeant d’attitude de manière régressive, racontant des conneries et négligeant son physique et son hygiène. Le propos dramatique s’intensifie alors en profondeur, avec une mise en scène de plus en plus maîtrisée, qui suit le cheminement autodestructif de Joaquin Phoenix, jouant son propre rôle d’ex star hollywoodienne dans l’illusion d’une reconversion artistique, hantée par des démons qu’il ne parvient plus à réfréner. I’m still here devient alors cet objet filmique à part entière. Entre querelles, putes et vomis, Affleck nous livre plusieurs scènes crues qui ne donnent aucun crédit à ce personnage jusqu’au-boutiste, instable et shooté qui tente par n’importe quel moyen de trouver une porte de sortie, allant jusqu’à pousser dans ses derniers retranchements l’un de ses plus fidèles assistants et ami, interprété par Antony Langdon (Velvet Goldmine), dans une séquence scato surréaliste.

 

 

Mais la scène clé magistrale reste sans conteste celle du studio d’enregistrement avec Sean ‘P.Diddy’ Combs, qui marque l’arrêt brutal du fantasme face à la réalité. Affleck fixe sa caméra sur le malaise et le pathétique de la situation et se concentre sur l’infime part encore existante de cet individu totalement vulnérable, fragile et paumé qui a imaginé Diddy producteur de son premier album. N’apparaît aux yeux du spectateur que la triste apparence physique de sa propre décrépitude. Si Joaquin Phoenix réussit avec une incroyable authenticité à nous embarquer dans sa descente aux enfers jusqu’à toucher le fond, il retrouve un nouvel élan dans son existence et dans sa vie avec son magnifique retour aux sources, paisible et majestueux, immortalisé par la caméra d’Affleck durant les dernières longues minutes. Alimenté par des extraits d’actualités américaines, qui raccrochent le film à une réalité, comme son interview dans le célèbre Late Show de David Letterman, et les apparitions de stars tels Ben Stiller, Bruce Willis et surtout Edward James Olmos, I’m still here est bouleversant, parfois drôle, mais surtout fascinant dans sa conception sur la trajectoire d’un homme qui s’abandonne entièrement et se fourvoie pour aller au bout de ses convictions afin de mieux se retrouver…

 

 

 

‘I’m still here’ de Casey Affleck, en salles le 13 juillet, avec Joaquin Phoenix. Scénario : Joaquin Phoenix et de Casey Affleck. Production : Casey Affleck, Joaquin Phoenix et Amanda White. Son : Robert Jackson. Montage : Dody Dorn. Musique : Marty Frogg. Distribution : CTV International. Durée : 1h47



 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Mr Nice : passe passe le oinj (critique)
  2. Faites le mur : la révélation d’un OFNI signé Banksy (critique) !
  3. Cleveland vs Wall Street : captivant ! (critique)
  4. ‘When you’re strange’ : is everybody in ? (critique)
  5. Kaboom : explosif (critique) !

 


Martin Scorsese et Lars Von Trier collaborent sur un documentaire

Posted by nathalie dassa On mai - 13 - 2011 Commentaires fermés

 

Le père de Taxi Driver et le créateur d’Antichrist joignent leurs forces pour déconstruire ensemble un des films de Martin Scorsese, sur le modèle du documentaire ‘Five Obstructions’ de 2003, une exploration au cœur du processus de création cinématographique.

 

 

Autant dire que cette nouvelle ravit au plus haut point ! Selon Variety, ce projet fait suite au documentaire du même nom de 2003 coréalisé par Lars von Trier et Dane Leth Jørgen, d’après l’oeuvre de ce dernier The Perfect Human de 1967. Von Trier considérant ce métrage comme l’un de ses films cultes, a défié Jørgen Leth de tourner cinq remakes de ce court-métrage en lui imposant à chaque fois de nouvelles « obstructions ». Leth a donc dû géré restrictions, ordres et autres interdictions. Five Obstructions était un jeu plein de pièges et de coups vicieux totalement inédit, autour d’un cinéaste qui a accepté de recréer une de ses premières œuvres. Tel fut le synopsis de ce concept original. Pour ce projet avec Martin Scorsese, Lars Von Trier appliquera la même méthode avec une nouvelle série d’obstacles. Si les détails restent encore confidentiels, on ne sait pas quel film fera l’objet de cette expérience. Five Obstructions devrait démarrer l’année prochaine et sera produit par Sikelia Prods et Zentropa, les sociétés de production respectives de Scorsese et de Von Trier.

 

Lars Von Trier présentera mercredi prochain son prochain film Melancholia en compétition officielle à Cannes, avec Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Charlotte Rampling et Kiefer Sutherland. De son côté, Martin Scorsese sortira sur les écrans à la fin de l’année L’invention de Hugo Cabret en 3D, avec Johnny Depp, Chloe Moretz et Jude Law, et commencera bientôt le tournage de Silence avec Daniel Day-Lewis.

 

 

Articles sur le même thème

  1. Melancholia : trailer du prochain film de Lars Von Trier
  2. Scott Rudin à la production du biopic de Sinatra réalisé par Martin Scorsese
  3. La sortie de Hugo Cabret avancée pour Thanksgiving
  4. Taxi Driver : la version restaurée présentée en première mondiale à la Berlinale
  5. Lancement de ‘Taxi Driver’ par Steve Shapiro au TASCHEN Store Paris

 


Life in a Day : 390 réalisateurs pour un documentaire événement (trailer)

Posted by GGJ On avril - 28 - 2011 Commentaires fermés

Le documentaire communautaire Youtube, ‘Life in a Day’, coproduit par Ridley Scott et réalisé par Kevin Macdonald, sortira dans les salles américaines le 24 juillet 2011. Découvrez les premières images du trailer de ce concept révolutionnaire.

 

 

En juillet 2010, Ridley Scott et Youtube faisaient appel aux internautes du monde entier en leur demandant d’enregistrer une vidéo personnelle, présentant leur vision d’une journée type sur Terre à une date choisie, en l’occurrence le samedi 24 juillet 2010. Ces vidéos autobiographiques participeraient à une expérience inédite, qualifiée « d’historique » par Google, pour « documenter une journée, à travers le regard de gens du monde entier ». Cette compilation de tranches de vie, postées sur la plateforme de partage, allait produire un documentaire communautaire généré par les utilisateurs, Life in a Day (Un jour dans la vie), sous la direction de Kevin Macdonald. Le dessein était de porter témoignage, au travers de différents regards, de la vie sur le globe terrestre le 24 juillet 2010. Youtube poursuit sa démarche et convie les internautes à rejoindre « l’équipe marketing bénévole » du film pour contribuer à le faire connaître.

 

Au final 80 000 vidéos issues de 197 pays et dans 45 langues différentes ont été envoyées, soit environ 4 500 heures de visionnage pour un documentaire d’une durée de 90 minutes. Kevin Macdonald, a sélectionné les séquences les plus originales vécues et filmées par des gens ordinaires, pour les monter avec la participation de la communauté Youtube, les accompagner d’une bande sonore émouvante de Matthew Herbert, réaliser un documentaire expérimental et mener à terme ce concept fou et complètement gratuit. Le 27 janvier 2011 la première du film était présentée au Sundance Film Festival et diffusée en direct via Youtube Livestream, en présence de 25 réalisateurs venus d’Egypte, des USA, du Japon, des Emirats Arabes Unis, du Pérou, de Bali, ou encore de Russie, suivie d’une discussion questions / réponses. Toutes les personnes (390), qui ont participé à ce long métrage, figurent au générique de fin en tant que coréalisateurs. Coproduit par Ridley Scott et National Geographic, le long métrage sortira sur les écrans américains le 24 juillet 2011, un an après les différents tournages. La France ne fait pas partie des contributeurs et aucune date n’est encore fixée pour la projection en salles.

 

Kevin MacDonald – originaire de Glasgow – est connu pour Un jour en septembre (One Day in September), oscarisé meilleur documentaire en 2000, La mort suspendue (Touching the Void), Le dernier roi d’Ecosse (The Last King of Scotland), qui a valu à Forest Whitaker de remporter l’Oscar du meilleur acteur, ou encore Jeux de pouvoirs (State of Play). Il travaille également sur un documentaire relatant le parcours artistique de l’icône du reggae Bob Marley (voir notre article). Le 4 mai prochain sortira sa dernière production, le péplum l’Aigle de la Neuvième Légion, avec Channing Tatum et Jamie Belle (voir le trailer).

 

 

 

 

GGJ

 

..

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Bob Marley porté à l’écran dans un documentaire signé Kevin Macdonald
  2. Woody Allen cet été à Rome et cet automne à la TV sur PBS
  3. The Dude’ honoré dans ‘American Masters’ sur PBS
  4. ‘Faites le mur’ : la révélation d’un OFNI signé Banksy !
  5. ‘Wishful Drinking’ : la Princesse Leia décape sur HBO

 


Premières photos de tournage du biopic sur Jimi Hendrix

  Préparez-vous à une invasion de biopics de l’industrie musicale car en voici un autre et pas des moindres. Il [...]

Michelle Pfeiffer en pouparlers pour rejoindre Robert de Niro dans Malavita de Luc Besson

  On apprenait la semaine dernière que Robert de Niro était attaché au casting de MALAVITA, le prochain long-métrage de Luc [...]

Prometheus : critique

CRITIQUE ‘Prometheus’ de Ridley Scott en salles le 30 mai avec Noomi Rapace, Michael Fassbender, Charlize Theron, Idris Elba, Logan-Marshall-Green, Guy Pearce.

Série Awake : critique

Après un terrible accident de voiture, l’inspecteur Michael Britten vit dans deux réalités différentes. Dans la première, sa femme a [...]

  
 
 

TAG CLOUD