Wednesday, May 30, 2012
 
 

Cheval de Guerre (War Horse) : critique

Posted by nathalie dassa On février - 11 - 2012 Commentaires fermés

De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, « Cheval de guerre » raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille…

 

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Avec Cheval de Guerre, adapté de l’œuvre éponyme pour enfants de l’écrivain britannique Michael Morpurgo, Steven Spielberg s’élance avec ferveur dans un voyage épique spectaculaire où il parvient à générer une émotion intense qui va toujours crescendo. C’est d’autant plus remarquable que son sujet portant sur l’amitié entre un cheval et un garçon pendant la Première Guerre Mondiale aurait pu vite basculer dans le sentimentalisme ou la naïveté. Mais il n’en est rien. Le Maître, qui a signé fin 2011 une adaptation réussie et respectueuse de l’univers d’Hergé avec TINTIN (notre critique) en animation 3D et performance capture, transpose ici de manière étonnante un périple odysséen romanesque sur fond de guerre, sans surenchère sur les thèmes universels de l’espoir, la loyauté, l’amitié, le courage et la fidélité. Si l’on peut citer bon nombre de films mettant en scène des chiens ou des chats dans l’histoire du cinéma, très peu utilisent le cheval en tant que personnage principal, pourtant représenté comme meilleur que l’homme. On pense essentiellement à Crin Blanc, Pur Sang ou encore L’Etalon Noir, dont on admire la beauté et la majesté de l’animal, et qui dans les intrigues, se lient d’amitié avec un enfant. Steven Spielberg rend ici justice et sa place méritée à cette storyline de base, en traçant le portrait symbolique d’un cheval de guerre, en hommage à tous ceux qui ont péri et ont été sacrifiés sur les champs de bataille, à ceux utilisés pour le transport ou encore à ceux voués aux travaux agricoles en faisant vivre des fermiers et fructifier une économie.

 

 

Le film s’ouvre à l’aube de la Première Guerre Mondiale et se concentre sur une famille de fermiers anglais en difficultés financières, dont le patriarche (Peter Mullan) a sombré dans l’alcoolisme depuis son retour de la guerre des Boers. Il décide d’affronter son propriétaire avare (David Thewlis) au cours d’enchères dans le village, en acquérant un magnifique étalon pur-sang. Cet achat met sa famille et sa ferme en péril, mais son fils Albert (Jeremy Irvine, à qui l’on peut reprocher un manque d’envergure), fasciné par l’animal, prend la responsabilité de l’apprivoiser et de le dresser afin de prouver que ce cheval spécial nommé Joey est capable de tirer une charrue et labourer les champs. Mais la grande guerre éclate et le poulain est vendu à un capitaine de cavalerie incarné par Tom Hiddleston (Thor) qui se lance dans une compétition amicale avec un major joué par Benedict Cumberbatch (vu dans LA TAUPE (notre critique) et la nouvelle série britannique Sherlock), qui monte quant à lui un étalon noir appelé Topthorn. Les deux hommes meurent au combat et les chevaux – qui ont fini par se lier – tombent entre les mains allemandes. Protégés par deux jeunes soldats déserteurs qui les cachent dans un vieux moulin, ils sont adoptés par une jeune fille (Céline Buckens) et son grand-père (le magistral Niels Arestrup). Mais comme le répète souvent le film ‘la guerre prend tout’, les chevaux sont récupérés par les allemands et l’on retrouve plus tard notre Joey hors du commun vendu aux enchères. Parallèlement, Albert est enrôlé comme soldat pour combattre dans les tranchées.

 

 

Dans ce voyage épique, Spielberg grand faiseur de rêve livre une critique puissante sur la guerre, emballée dans un somptueux film sur la paix. Si l’une des scènes les plus transcendantes et chargées en émotion reste sans doute celle où Joey s’enfuyant au galop, s’emprisonne dans un entrelacs de fils de fer barbelés qui le clouent au sol blessé en plein No Man’s Land entre deux camps ennemis, l’animal dans toute sa noblesse parvient à tirer le meilleur de chaque individu, révélant ainsi la bêtise et la boucherie insensées des hommes. Spielberg a préféré utiliser pour cette fameuse séquence un cheval animatronique, mais qui reste cependant bluffant de réalisme et d’authenticité. Cheval de Guerre est une œuvre familiale sublimée par une photographie certes esthétique mais sans jamais amoindrir l’horreur des charges de cavaleries se ruant au front des batailles sanglantes, des bombardements et des tranchées où les corps des jeunes hommes s’entassent, à la manière de Il faut sauver le Soldat Ryan. Janusz Kaminski, qui collabore depuis longtemps avec Spielberg, réalise ici un travail formidable allié à celui de la bande originale de John Williams, cependant plus discrète que celle de Tintin. Le directeur de la photo signe particulièrement un ultime visuel de toute beauté dans la ferme anglaise et sans doute l’un des plus intenses couchers de soleil, à la texture soigneuse et aux couleurs sursaturées, depuis Autant en emporte le Vent, rattachant ainsi l’œuvre au cachet de l’ancien Hollywood. Pour tous les passionnés, Cheval de Guerre reste l’un des plus grands films hommages à cette force amicale de la nature et pour les autres (comme moi), le Maître parvient avec son génie et la magie de son cinéma à faire verser sans mal la petite larme…

 

 

 

CHEVAL DE GUERRE (War Horse) de Steen Spielberg en salles le 22 février avec Emily Watson, David Thexlis, Peter Mullan, Niels Arestrup, Tom Hiddleston, Jeremy Irvine, Benedict Cumberbatch. Scénario : Lee Hall et Richard Curtis d’après le roman éponyme de Michael Morpugo. Production : Steven Spielberg, Kathleen Kennedy. Directeur Photographie : Janusz Kaminski. Chef Décorateur : Rick Carter. Chef Monteur : Michael Kahn. Chef Costumière : Joanna Johnston.  Superviseur des Effets Visuels : Ben Morris. Compositeur : John Williams. Distribution : Walt Disney Company. Durée : 2h27.

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Coriolanus : nouvelles photos du premier film de Ralph Fiennes

Posted by GGJ On décembre - 2 - 2011 Commentaires fermés

 

Des nouvelles images de l’adaptation de l’œuvre de William Shakespeare ‘Coriolanus’, qui signe les premiers pas de Ralph Fiennes comme réalisateur sur un scénario de John Logan, ont été divulguées sur la toile par la Weinstein Company.

 

 

 

THR a diffusé sur la toile trois nouvelles photos de Coriolanus, la première réalisation de Ralph Fiennes, inspirée de la pièce éponyme du XVIIe siècle de William Shakespeare. Sur celles-ci figurent les personnages clés de l’histoire – Coriolan, Volumnia sa mère, son épouse et Tullus Aufidius son ennemi – et sont accompagnées chacune d’une citation extraite de l’œuvre originale. La réinterprétation de ce récit, qui se déroule de nos jours, a été rédigée par John Logan (prochainement HUGO CABRET). Les costumes et technologies modernes seront utilisés, mais le texte de l’auteur exprimant la puissance des sentiments et la force du pouvoir sera très largement repris. Le sujet de la pièce sur le pouvoir et le rôle des différents acteurs sociaux reste toujours d’actualité à travers toutes les époques ainsi que les rapports entre Coriolan et sa mère.

 

L’intrigue initiale suit Caius Martius (Ralph Fiennes), un puissant général romain en conflit avec sa ville au moment où il cherche à être élu consul. La plèbe ne lui ayant pas apporté les votes nécessaires pour conquérir le titre, la colère de Coriolan entraîne une émeute et il est expulsé de Rome. Il se trouve alors obligé de se tourner vers son ennemi juré, Tullus Aufidius (Gerard Butler) pour se venger de la ville.

 

Le film a été projeté en première mondiale au Festival du Film de Berlin en février, puis au Festival International du Film à Toronto (TIFF) au mois de septembre. Il sortira en salles aux Etats-Unis le 20 janvier 2012 mais aucune date n’est programmée en France pour le moment. Ce drame historique des frères Weinstein avec Ralph Fiennes, Gérald Butler, Vanessa Redgrave et Jessica Chastain, est actuellement en campagne pour la course aux Oscars.

 

 

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Trailer UK de Coriolanus

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Première photo de Daniel Day Lewis en Lincoln pour Steven Spielberg

Posted by nathalie dassa On décembre - 1 - 2011 Commentaires fermés

Découvrez dans la première photo révélée le look cool de l’acteur irlandais Daniel Day Lewis dans la peau de ‘Lincoln’ de Steven Spielberg, avec une ressemblance physique déjà plutôt frappante.

 

 

 

Après le chef d’œuvre d’aventures et d’action plein d’humour LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE (lire notre critique)réalisée en 3D et performance capture et prochainement WAR HORSE, la fresque sur la guerre 14-18 adaptée du best-seller éponyme pour enfants de Michael Morpurgo, qui prendra effet sur les écrans français le 22 février 2012, Le prolifique Steven Spielberg enchaîne sur LINCOLN en dévoilant une première image de Daniel Day Lewis (There Will be Blood) dans le rôle du 16e Président des Etats-Unis, dont le tournage se déroule à Richmond en Virginie. Sur un scénario de Tony Kushner adapté du livre non fictionnel Team of Rivals de Doris Kearns Goodwin, l’histoire se concentrera sur les quatre derniers mois de la vie d’Abraham Lincoln menant le Nord à la victoire lors de la guerre civile.

 

Dans notre dernier papier, nous avions rapporté que le réalisateur souhaitait sortir ce biopic après la prochaine élection présidentielle américaine de 2012, afin de ne pas créer un sujet de débat politique et de polémique.

 

Au casting, on retrouvera Sally Field (Mary Todd Lincoln), Joseph Gordon-Levitt (Robert Todd Lincoln), Tommy Lee Jones (Thaddeus Stevens), David Strathairn (le Secrétaire d’Etat William Seward), Walton Goggins (le membre du congrès Wells A. Hutchins), Lee Pace (le maire de New York Fernando Wood), Jackie Earle Haley, John Hawkes, Hal Holbrook, Tim Blake Nelson et David Oyelowo…

 

 

 

 

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Michael Fassbender pourrait remplacer Christian Bale dans L’Arche de Noé

Posted by nathalie dassa On décembre - 1 - 2011 Commentaires fermés

Christian Bale a passé son tour sur le projet de la superproduction biblique ‘L’Arche de Noé’ de Darren Aronofsky qui vise désormais Michael Fassbender pour interpréter le rôle-titre.

 

 

 

Si l’on ne connaît pas les raisons précises pour lesquelles Christian Bale n’est plus attaché au projet (planning chargé avec Terrence Malick ? négociations infructueuses ? les deux ?), le cinéaste de Black Swan a cependant rapidement rebondi en visant Michael Fassbender pour le rôle-titre de son épopée biblique L’ARCHE DE NOÉ, cofinancée par Paramount et New Regency. Aucune offre officielle n’a encore été faite. Mais selon Variety, l’acteur germano-irlandais le plus recherché actuellement à Hollywood serait disponible depuis que le projet LONDONGRAD de Warner Bros est au point mort après le départ de Rupert Wyatt (LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES – lire notre critique). Sur un scénario original de Darren Aronofsky et Ari Handel réécrit par John Logan (HUGO CABRET, SKYFALL), la production devrait débuter au printemps prochain financée par Scott Franklin (Black Swan).

 

Après l’excellent X-MEN LE COMMENCEMENT, on retrouvera prochainement le prodigieux Michael Fassbender à l’affiche française de SHAME (lire notre critique) de Steve McQueen le 7 décembre, de A DANGEROUS MÉTHOD (lire notre critique) de David Cronenberg le 21 décembre. Il sera également sur les écrans le 29 février 2012 dans un second rôle dans HAYWIRE de Steven Soderbergh et plus tard dans PROMETHEUS de Ridley Scott aux côtés de Charlize Theron. L’acteur retrouvera pour la troisième fois après Hunger et Shame, le cinéaste britannique Steven McQueen dans TWELVE YEARS A SLAVE avec Brad Pitt en tant qu’acteur et producteur.

 

De son côté, Christian Bale vient de terminer le dernier volet de Batman, THE DARK KNIGHT RISES de Christopher Nolan. Il est attaché à deux projets de Terrence Malick, LAWLESS et KNIGHT OF CUPS.

 

 

 

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Affiche et nouveau trailer de Titanic en 3D

Posted by GGJ On novembre - 16 - 2011 Commentaires fermés

 

On vous avait relayé fin octobre les informations de la grande présentation par James Cameron et Jon Landau de TITANIC en 3D qui s’est déroulée le 28 octobre dernier dans la grande salle Paramount à Hollywood. Il y a quelques jours l’affiche officielle de la nouvelle version était divulguée. Aujourd’hui, c’est le nouveau trailer du succès mondial avec une introduction de James Cameron qui vient d’être mise en ligne – via la page officielle Facebook – et l’on (re)découvre des images magnifiques mais aussi des scènes mythiques.

 

Titanic a été l’un des plus gros succès de l’histoire du cinéma avec un budget de 200 M$, 1,8 milliards de recettes mondiales et 11 Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Il a été dépassé son oeuvre révolutionnaire suivante Avatar, avec près de 2,8 milliards de recettes.

 

TITANIC en 3D est programmé au cinéma le 6 avril 2012 en France.

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L’Ordre et la Morale : making of d’une heure du film clé de Mathieu Kassovitz

Posted by GGJ On novembre - 16 - 2011 Commentaires fermés


A l’occasion de la sortie aujourd’hui 16 novembre du film coup de poing de Mathieu Kassovitz L’ORDRE ET LA MORALE (lire notre critique), l’équipe offre un making of fascinant  d’une heure, au cours duquel on découvre les conditions dans lesquelles s’est déroulé le tournage. On suit la façon dont l’équipe a travaillé avec entre autres certains kanaks, vrais protagonistes de la prise d’otages d’Ouvéa, qui expliquent aux figurants la situation de l’époque pour une représentation au plus près de la réalité. On assiste aussi à des moments d’émotion intense parmi les kanaks face au souvenir de ces événements douloureux et visiblement pas encore cicatrisés plus de vingt ans après. La tension monte petit à petit sur le plateau et Christophe Rossignon parle de ‘cocotte-minute humaine’. Effectivement des incidents surviennent mais sont rapidement maîtrisés. Le réalisateur et son équipe sont toujours sur le fil du rasoir. Mais ce making of est avant tout un témoignage et un document à part entière à découvrir, que l’on voit ou non le film de Kassovitz.

 

Synopsis : Avril 1988, Ile d’Ouvéa, Nouvelle-Calédonie. 30 gendarmes retenus en otage par un groupe d’indépendantistes Kanak. 300 militaires envoyés depuis la France pour rétablir l’ordre. 2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue. Mais en pleine période d’élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale…

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Troisième trailer de Red Tails

Posted by GGJ On novembre - 10 - 2011 Commentaires fermés

 

 

Le troisième trailer de Red Tails, financé par Lucasfilm avec en producteur exécutif George Lucas, a été dévoilé. Les images sont toujours aussi spectaculaires et les combats aériens magnifiquement orchestrés. On peut semble-t-il attendre le meilleur de ce premier long métrage d’Anthony Hemingway, dont le casting est composé de Terrence Howard, Bryan Cranston, Cuba Gooding Jr, Method Man, Ne-Yo, Tristan Wilds, David Oyelowo, Andre Royo et Nate Parker.

 

Red Tails, écrit par John Ridley (Les Rois du Désert) et le cartooniste Aaron McGruder, suit l’histoire des Tuskegee Airmen qui se sont battus avec les forces alliées lors de la seconde guerre mondiale. Pilotes embauchés dans le premier escadron aérien noir de l’armée américaine, ils sont partis en mission avec des avions de seconde main et ont combattu glorieusement pour leur pays et contre la discrimination raciale.

 

Red Tails sortira aux Etats-Unis le 20 janvier 2012. Aucune date n’est encore programmée en France.

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James Cameron a présenté les premières images de Titanic en 3D

Posted by GGJ On octobre - 29 - 2011 Commentaires fermés

James Cameron et Jon Landau ont présenté vendredi 28 octobre, dans la grande salle de projection de Paramount, une séquence de 18 minutes de la conversion en 3D de ‘Titanic’, avant sa reprise au cinéma prévue le 4 avril 2012 en France.

 

 

Les premières images de la nouvelle version en 3D du film Titanic, sorti en France en 1998, ont été présentées aux journalistes dans la grande salle du Paramount à Hollywood. Selon Deadline, ce premier extrait est magnifique et le travail de conversion est remarquable sur les scènes visionnées. James Cameron explique que ce nouveau format est destiné à faire vivre une nouvelle expérience cinématographique, « en rapport avec la psychologie de se rendre en salles. Nous avons pris l’engagement de passer ces deux ou trois heures à partager une expérience avec les autres ». Le cinéaste ajoute qu’au moment du tournage, il avait inconsciemment l’impression de faire un film en 3D, en terme de profondeur. « Si j’avais disposé de caméras 3D à cette époque, j’aurai certainement adoré tourner le film avec ce matériel ».

 

Le processus de conversion a duré 60 semaines, a coûté 18 M$ et a été réalisé par la société Stereo D. James Cameron, connu pour son perfectionnisme, a vérifié plan par plan le travail des techniciens. « Je crois que la 3D est une amélioration, non seulement pour les séquences d’actions mais aussi pour les scènes narratives » précise le cinéaste. Il a également insisté sur le fait qu’il n’avait changé aucun plan par rapport à la version originale « Le director’s cut de 1997 reste le director’s cut de 2012 ». Il ajoute également que le long métrage sera disponible dans tous les formats : Imax 2D et 3D et copie normale 2D, une matrice en résolution 4K ayant été créée, le résultat est stupéfiant car les images sont encore meilleures qu’au moment de la sortie.

 

Titanic a été l’un des plus gros succès de l’histoire du cinéma avec un budget de 200 M$, 1,8 milliards de recettes mondiales et 11 Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Il a été dépassé par Avatar, du même réalisateur, avec près de 2,8 milliards de recettes. Mais cette histoire a encore du potentiel : « il y a toute une génération qui ne l’a pas encore vu » déclare Cameron et, Titanic n’est jamais sorti en salles en Chine ni en Russie, et pourrait donc faire encore un carton. Selon une source bien informée, Deadline rapporte que les montants en jeu pourraient être de l’ordre de 400 à 500M$. C’est dire si Cameron va encore rester the king of the world quelques temps…

 

La nouvelle sortie en salles en France de Titanic est programmée pour le 4 avril 2012 et coïncide avec le 100e anniversaire du naufrage du célèbre paquebot géant réputé insubmersible le 15 avril 1912.

 

 

 

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Trailer de The Flowers of War de Zhang Yimou avec Christian Bale

Posted by GGJ On octobre - 21 - 2011 Commentaires fermés

Voici le tout premier trailer international de l’épopée chinoise réalisée par Zhang Yimou ‘The Flowers of War’, adaptée du roman historique de Geling Yan ‘13 Flowers of Nanjing’ qui sera publié chez Harvill Secker / Random House à partir du 5 janvier 2012.

 


Le drame de guerre The Flowers of War, réalisé par Zhang Yimou (Epouses et concubinesLa Cité Interdite) a été tourné en anglais, en mandarin et en japonais. Christian Bale incarne John Miller, un missionnaire jésuite américain, piégé lors de la prise de Nankin par les japonais et qui va accueillir et tenter de protéger un groupe de jeunes écolières et treize courtisanes venues se réfugier dans la cathédrale. Le scénario a été écrit par Liu Heng qui a collaboré à plusieurs reprises avec le réalisateur Zhang Yimou dont ‘Qiu Ju’ une femme chinoise. Le synopsis annoncé sur Collider tente de raconter le combat pour leur survie de l’ensemble des protagonistes, et un authentique témoignage d’espoir, d’amour et de sacrifice. The Flowers of War sortira en Chine le 16 décembre mais aucune date de sortie n’est encore annoncée ni en France, ni aux Etats-Unis. Il fait partie de la liste des 63 films soumis pour concourir à l’Oscar du meilleur film étranger.

 

Basée sur des évènements réels, l’action se déroule en 1937 à Nankin – alors capitale de la république chinoise – au moment de la seconde guerre sino-japonaise, et évoque le massacre et le viol de plusieurs dizaines voire centaines de milliers de civils par les soldats de l’armée impériale japonaise. Cet évènement reste un sujet de controverse entre les deux pays. Certains historiens japonais nationalistes et révisionnistes sont dans le déni, prétendant que ce massacre a été surestimé à des fins de propagande, même si le gouvernement japonais reconnaît que des crimes et des actes de violence ont été commis par l’armée sur des non combattants. Le nombre exact des victimes n’a jamais pu être communiqué mais les chiffres officiels chinois les ont évaluées à 300.000 selon le tribunal des crimes de guerre de Nankin.

 

VOIR LE TRAILER

 

 

 

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Trois grands films chinois projetés autour de l’exposition La Cité Interdite au Louvre

Posted by GGJ On septembre - 25 - 2011 Commentaires fermés

L’exposition ‘La cité interdite au Louvre’ proposera les 1er, 2, 8, 9 et 16 octobre la projection de trois films majeurs chinois sur le sujet plus un opéra filmé. Le jeune public pourra également découvrir des films d’animation pendant les vacances de la Toussaint.

 

 

 

Dans le cadre de l’exposition La Cité Interdite au Louvre qui, du 29 septembre 2011 au 9 janvier 2012, invite à découvrir 800 ans d’histoire à travers une sélection d’objets de collections des empereurs de Chine, l’auditorium du Louvre projettera un cycle de cinéma ‘Dans l’antre du dragon’ avec trois films réalisés par trois cinéastes majeurs, puis un opéra filmé Le Pavillon aux Pivoines.

 

DANS L’ANTRE DU DRAGON

 

Samedi 8 octobre 2011 à 15 h

L’Eunuque impérial de Tian Zhuangzhuang (1991)

Evocation de la vie et du rôle des eunuques dans la Cité interdite à travers l’histoire de Li Lianying, qui servit pendant cinquante-deux ans l’impératrice Cixi.

 

Dimanche 9 octobre 2011 à 15 h

La Cité interdite de Zhang Yimou (2007)

Chine, Xème siècle, dynastie Tang. De retour après une longue absence, l’Empereur découvre qu’un complot se trame au cœur même de son palais.

VOIR TRAILER

 

Dimanche 16 octobre 2011 à 15 h

L’Empereur et l’Assassin de Chen Kaige (1999)

Au IIIème siècle, le roi de Qin est obsédé par l’idée de réunir les sept royaumes de Chine en un empire dont il prendrait la tête, devenant le premier empereur de Chine.

VOIR TRAILER

 

Opéra filmé Le Pavillon aux Pivoines

Ce chef d’œuvre de l’opéra classique chinois Kunqu a été composé en 1598. L’intrigue raconte des épisodes de la vie de Du Liniang, jeune fille égarée dans un empire Ming en voie de déliquescence. Elle meurt d’amour puis revient sur terre à la recherche de l’amour pur qui la ramènera à la vie. C’est une œuvre fleuve de plus de 19 heures dans sa version intégrale, qui sera présentée en six sessions sur deux jours les 1er et 2 octobre 2011.

 

Samedi 1er octobre 2011 :

10h : Le rêve interrompu
15h : A la poursuite du rêve
20h : Le fantôme aimé

Dimanche 2 octobre : 2011

10h : La résurrection
15h : La lutte contre les bandits
19h : Réconciliation

 

 

Pendant les vacances de la Toussaint, l’auditorium projettera des films destinés à nos chères têtes blondes, brunes ou rousses.

 

Lundi 24 octobre 2011 à 15 h

Le Cerf-volant du bout du monde réalisé par le français Roger Pigaut et le chinois Wang Kia-Yi

A Montmartre, Pierrot et ses amis trouvent un jour un cerf-volant échoué dans un arbre… Réussissant à le récupérer, les enfants découvrent une lettre écrite en chinois. Un antiquaire la leur traduit : un enfant de Pékin, Song Siao Tsing, a confié son jouet au vent et se déclare l’ami de celui qui le trouvera… Ce mystérieux cerf-volant marque pour Pierrot et sa petite sœur le début d’une aventure qui les entraîne à la découverte de Pékin.

 

Jeudi 27 octobre 2011 à 15 h

Deux courts métrages d’animation sans paroles des studios de Shangai feront découvrir aux plus petits la peinture traditionnelle chinoise

  1. Le grelot du faon de Tang Cheng et Wu Qiang (1982)
  2. La flûte du bouvier de Te Wei et Qian Jiajun (1963)

 

En septembre et octobre, le dimanche de 10 h à 17 h

Cinq courts métrages d’animation des studios de Shangai :

  1. La Mante religieuse de Hu Jinquing (1988)
  2. L’Epouvantail de Hu Jinquing (1985)
  3. L’Aigrette et l’Huitre de Hu Jinquing (1983)
  4. Les Tétards à la recherche de leur maman de Te Wei (1960)
  5. Impression de montagne et d’eau de Te Wei (1988)

 

Plus d’infos : Auditorium du Louvre

 

 

 

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L’Ordre et la Morale : critique

Posted by nathalie dassa On septembre - 21 - 2011 Commentaires fermés

Avril 1988, Île d’Ouvéa, Nouvelle-Calédonie. 30 gendarmes retenus en otage par un groupe d’indépendantistes Kanak. 300 militaires envoyés depuis la France pour rétablir l’ordre.
2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. 
À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue. 
Mais en pleine période d’élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale…

 

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Avec L’Ordre et la Morale, Mathieu Kassovitz démontre la pleine maitrise de ses talents et marque son retour derrière la caméra avec une septième réalisation, qui est de toute évidence son œuvre la plus investie et la plus engagée. Il signe ici une adaptation monumentale qui oscille entre thriller politique et film de guerre du livre L’Ordre et l’Action du capitaine Philippe Legorjus – responsable du GIGN lors des événements relatés – dont il reprend le rôle, en retraçant l’épisode historique tragique de la prise d’otages des gendarmes dans la grotte d’Ouvéa, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988 qui opposait le Président Mitterrand et le Premier Ministre Jacques Chirac. A l’instar de sa précédente réalisation, Kassovitz ouvre le film avec une séquence d’intro percutante, intense et extrême qui plonge d’emblée le spectateur en pleine jungle sanglante. Tout commence par le dénouement au cœur de la grotte, à travers un rêve cauchemardesque de Philippe Legorjus, sorte de flashforward. C’est par son regard dans l’œil de la caméra accompagné de la voix de Kassovitz qu’on nous présente, dans des images floutées et au ralenti défilant à l’envers comme pour remonter le temps, les conséquences fatales de la décision du système politique et militaire, responsable du carnage. Le reste du métrage, livré dans une structure scénaristique fonctionnelle agencée de manière fluide et claire, est un long flashback qui se déroule sur dix jours dans un décompte journalier – de J10 au jour J – pour comprendre le déroulement de ces conséquences tragiques.

 

 

 

Si le cinéaste offre généreusement dès le début un panorama paradisiaque de l’île, il n’en exploite hélas pas assez le potentiel, pour contraster avec le conflit politico-militaire qu’il gère et développe avec intelligence, dans un traitement factuel parfois trop didactique mais authentique, tendu et crescendo, laissant un pourcentage infime à la part romancée. C’est particulièrement le cas avec Sylvie Testud, incarnant son épouse, qui apparaît seulement cinq minutes à l’écran. Cependant Kassovitz parvient avec un certain charisme à incarner en demi-teinte Legorjus. Au fil du récit à l’atmosphère de plus en plus anxiogène, il fait transparaître les différents sentiments et perceptions – entre espoirs, trahisons, colères et désillusions – et montre les manœuvres avortées de ce capitaine du GIGN, privé de tout pouvoir et de toute liberté d’action.

 

S’il tente par tous les moyens de sauver la situation et de parvenir à un dialogue entre lui et le leader du groupe indépendantiste kanak Alphonse Dianou (Iabe Lapacas) pour stopper les dissensions, les élections présidentielles en France – régies par la cohabitation Mitterrand/Chirac – font basculer les ordonnances par l’entremise de Bernard Pons (Daniel Martin), alors ministre des départements et territoires d’Outre-Mer, pour résoudre le problème kanak et remettre de l’ordre au plus vite. Car en parallèle, Charles Pasqua, alors ministre de l’intérieur, se charge également d’une prise d’otages au Liban jugée bien plus importante. C’est alors que Kassovitz nous remet en mémoire le débat télévisé décisif où se sont affrontés les deux candidats. Dans des plans de plus en plus rapprochés sur leurs visages, il nous renvoie l’image d’un président – réélu pour un second mandat comme chacun le sait – évoquer la prise d’otages des gendarmes en Nouvelle-Calédonie et insister, devant des millions de téléspectateurs, sur l’importance du dialogue avec la population kanak, alors que dans la sphère élyséenne secrète et cloisonnée, il avait déjà signé l’ordre d’assaut dans la grotte, avec l’aval du gouvernement chiraquien.

 

 

C’est au cœur des eaux troubles de ce contexte politique boueux que le cinéaste nourrit avec force, émotion et esthétisme son sujet, en restant toujours focalisé sur son personnage, fil rouge de cette affaire, qui garde cette volonté tenace d’arriver à une réconciliation. Son film atteint alors une forte dimension humaine tout en dégageant une atmosphère visuelle âpre et pleine de désillusions qui renvoie à des oeuvres mythiques telles Platoon ou encore Apocalypse Now et les fabuleux plans d’hélicoptères. Kassovitz parvient à marquer ainsi sa différence dans le panorama cinématographique français. Car au final, si L’Ordre et la Morale est un film nécessaire, ce long-métrage à la facture plus mature porte également le fruit d’un renouveau dans la carrière du réalisateur, qui signe notamment deux plans-séquences magistraux (le flashback de l’attaque dans la gendarmerie et l’assaut final) venant intensifier et accélérer le rythme d’une mise en scène plutôt homogène et sobre, qui s’accorde avec l’excellente bande son perçante, anxiogène et immersive de Klaus Badelt avec Les Tambours du Bronx.

 

 

 

 

‘L’Ordre et la Morale’ de Mathieu Kassovitz en salles le 16 novembre 2011, avec Mathieu Kassovitz, Malik Zidi, Alexandre Steiger, Daniel Martin, Jean-Philippe Puymartin, Philippe de Jacquelin Dulphé, Philippe Torreton et Sylvie Testud. Scénario : Mathieu Kassovitz, Pierre Geller, Benoît Jaubert avec la participation de Serge Frydman, d’après le livre ‘La Morale et l’Action’ de Philippe Legorjus. Producteurs : Christophe Rossignon, Philippe Boëffard. Producteurs associés : Mathieu Kassovitz, Guillaume Colboc, Benoît Jaubert. Montage : Mathieu Kassovitz, Thomas Beard, Lionel Devuyst. Son : Yves Coméliau, Guillaume Bouchateau, Cyril Holtz, Philippe Amouroux. Musique : Klaus Badelt avec Les Tambours de Bronx. Directeur de la Photographie : Marc Koninckx. Distribution : UGC. Durée : 2h16.

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L’histoire de Judas Maccabee mise en scène par Mel Gibson ?

Posted by GGJ On septembre - 9 - 2011 Commentaires fermés

Une information stupéfiante est tombée ! Warner Bros réunit deux personnalités surprenantes sur un sujet intriguant : Mel Gibson à la réalisation d’un film relatant l’histoire du héros hébreu Judas Maccabee et Joe Eszterhas à l’écriture du scénario.

 

 

Warner Bros monte un projet avec Mel Gibson comme réalisateur et producteur via sa bannière Icon Productions, sur le récit de la lutte du légendaire guerrier juif Judas Maccabee, contre les armées grecque et syrienne, qui avaient conquis la Judée au IIe siècle avant J.C. Aux côtés de son père Mattathias et de ses quatre frères, il a conduit la révolte des hébreux contre la politique d’hellénisation pratiquée à outrance en vue d’une déjudaisation du peuple. Ce combat, au cours duquel de nombreux individus ont perdu la vie, et le triomphe des Maccabee contre la tyrannie et l’oppression, sont commémorés par les juifs à travers le monde pendant Hanouccah – la Fête des Lumières – qui célèbre le retour de la liberté de culte dans le temple de Jérusalem après le retrait des statues païennes.

 

Or les propos antisémites tenus par l’acteur lors de son arrestation pour conduite en état d’ivresse à Malibu en 2006 et qui ont eu des répercussions sur sa carrière, ne laissaient pas présager son intérêt pour cette histoire. Deadline explique pourquoi la major – même si cela peut choquer – voudrait retravailler avec Mel Gibson, qui a été l’un des acteurs les plus rentables de l’histoire du cinéma et a fait la fortune du studio, avec entre autres la franchise L’Arme Fatale. Il a reconnu les propos tenus et a présenté ses excuses à la communauté juive américaine, qui ont été jugées « sincères » et acceptées par Abraham Foxman, le président de l’anti-defamation League. Après avoir suivi une cure de désintoxication, Mel Gibson souhaite laisser ses problèmes personnels derrière lui (scandale des violences conjugales envers son ex-compagne) et revenir au cinéma. Cette histoire héroïque est un projet de longue date de l’acteur/réalisateur/producteur, et était déjà en discussion lors de son arrestation. Le sujet rappelle celui de Braveheart avec William Wallace héros de la rébellion écossaise contre les anglais, pour lequel il avait remporté deux oscars, Meilleur Film et Meilleur Réalisateur. Dans le même ordre d’idées, il a également dirigé Apocalypto où un jeune chef de tribu Maya échappe à un sacrifice humain et sauve sa famille. Le succès de Mel Gibson comme producteur et réalisateur semble indéniable car même le très controversé La passion du Christ a battu des records au box-office. A contrario, sa dernière apparition dans le film de Jodie Foster The Beaver a été un échec au box-office, malgré une ovation debout lors de sa projection au dernier festival de Cannes.

 

Joe Eszterhas

Cet accord signe également le retour de Joe Eszterhas, qui fut un temps le scénariste le mieux payé avec Flashdance, A double tranchant, Basic Instinct et Showgirls. Ces dernières années il s’est consacré à l’écriture de livres après s’être installé à Cleveland et avoir vaincu un cancer. Le film Music Box, dont il avait écrit le script, lui a valu d’être condamné par le parlement hongrois pour « trahison de son héritage » en révélant le massacre de juifs hongrois par d’autres hongrois à la fin de la seconde guerre mondiale. Mais il a reçu en 1995 le prix Emanuel Foundation’s Lifetime Achievement, pour son engagement et son œuvre sur l’holocauste hongrois. Il s’est aussi intéressé aux crimes racistes dans La main droite du diable. Ces deux films ont été réalisés par Costa Gavras et produit par Irwin Winkler.

 

 

 

 

 

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