Wednesday, May 30, 2012
 
 

RIP Sidney Lumet s’est éteint à 86 ans

Posted by GGJ On avril - 9 - 2011 Commentaires fermés

Le réalisateur Sidney Lumet s’est éteint aujourd’hui à l’âge de 86 ans à son domicile à Manhattan, des suites d’un cancer lymphatique selon sa belle-fille, Leslie Gimbel.

 


Douze hommes en colère (1957)

Le New York Times a annoncé le décès de la légende du 7e art, Sidney Lumet, qui souffrait d’un cancer lymphatique. Nominé pour Douze hommes en colère, Un après-midi de chien, Network main basse sur la TV et Verdict, il n’a jamais remporté la statuette du Meilleur Réalisateur. Il a été honoré en 2005 pour l’ensemble de sa carrière et ses « brillants services rendus aux scénaristes, acteurs et à l’art du cinéma ».

 

Né à Philadelphie en 1924, de parents acteurs dans un théâtre yiddish, Sidney Lumet a fait ses débuts à la radio à l’âge de 4 ans et sur scène à 5 ans. Réalisateur très prolifique, puisqu’il a à son actif plus de 50 films, il s’est essayé à plusieurs genres. Il s’est fait connaître grâce à la télévision où il a réalisé plus de 200 émissions en direct pour CBS. En 1957 il dirige le drame judiciaire Douze hommes en colère, acclamé par la critique et qui remporta l’Ours d’Or à Berlin. Ce film a démontré très tôt ses qualités d’adaptation de productions théâtrales sur  grand écran. En 1960, il dirige Marlo Brando dans l’Homme à la peau de serpent (The Fugitive Kind), adapté d’une pièce de Tennessee Williams. Puis en 1962 c’est un autre chef d’œuvre d’adaptation, Long voyage vers la nuit (Long Day’s Journey Into Night), cette fois d’Eugene O’Neill avec Jason Robbards et Katharine Hepburn qui fut nominée aux oscars. Ses autres titres notables sont, Le prêteur sur gages (The Pawnbroker) en 1964 (une nomination pour Rod Steiger), Serpico en 1973, Le prince de New York (Prince of the City) en 1981, pour lesquels il a été nominé dans la catégorie Meilleur Scénario.

 

Serpico (1974)

Ses films tournaient souvent autour des thèmes de la justice et de la corruption de la police, il était très sensible aux sujets de société et aimait filmer les rues de New York. Serpico est l’histoire d’un flic de New York en lutte contre la corruption, pour lequel Al Pacino fut nominé. Dans son autobiographie, Sidney Lumet décrit le film comme étant « le portrait d’un vrai rebelle avec une cause ». En 1975, il retrouve Pacino dans le thriller basé sur l’histoire vraie d’un braqueur de banque, Un après-midi de chien, qui a remporté l’oscar du scénario et fut nominé 5 fois. La redoutable critique Pauline Kael l’avait qualifié comme étant « l’un des meilleurs films sur New York jamais faits ». Son film suivant en 1976, Network main basse sur la TV, avec Faye Dunaway et Peter Finch, qui raconte comment un présentateur perd la tête à l’antenne après son licenciement, remporta 4 oscars dont meilleur film et un Golden Globe du Meilleur réalisateur. Il a dirigé, une pléiade d’acteurs dans l’adaptation du roman d’Agatha Christie Le crime de l’Orient Express, Michael Jackson et Diana Ross dans The Wiz, adaptation urbaine du Magicien d’Oz. Il a travaillé avec des monuments du cinéma tels, Henry Fonda, Richard Burton, Sean Connery, Sharon Stone, Dustin Hoffman, Paul Newman, Michael Caine, Christopher Reeve et bien d’autres. Il a participé, avec John Cassavetes à l’écriture du script de Gloria avec Gena Rowlands. En 2007, à 83 ans il fait un retour en force avec 7 h 58 ce samedi là (Before the Devil Knows You’re Dead) un film indépendant dramatique avec Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke.

 

Sidney Lumet a été marié 4 fois, avec l’actrice Rita Gam, Gloria Vanderbilt, Gail Jones la fille de Lena Horne avec laquelle il a eu deux filles et Mary Gimbel.

 

GGJ

 

 

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Elizabeth Taylor, l’une des dernières légendes d’Hollywood, s’est éteinte (vidéo films)

Posted by nathalie dassa On mars - 23 - 2011 Commentaires fermés

Elizabeth Taylor est décédée à l’âge de 79 ans ce mercredi 23 mars au matin à l’hôpital Cedars-Sinai de Los Angeles d’une insuffisance cardiaque. CinéChronicle lui rend hommage au travers de ses films les plus marquants…

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Liz Taylor avait été hospitalisée à Los Angeles un mois avant son décès pour une insuffisance cardiaque. L’une des dernières grandes légendes d’Hollywood est partie « paisiblement » et « entourée de ses enfants Michael Wilding, Christopher Wilding, Liza Todd, et Maria Burton », a annoncé son agent. La famille a demandé que toutes les contributions soient versées à la Fondation Elizabeth Taylor et les messages personnels adressés sur la page Facebook d’Elizabeth Taylor.

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Avec plus de 50 films à son actif, huit mariages dont deux avec Richard Burton, avec lequel elle a fait sept films et défraya la chronique en formant l’un des couples les plus tumultueux des années 60-70, la star aux deux Oscars tourna avec les plus grands réalisateurs tels Vincente Minnelli, Michael Curtiz, Melvyn LeRoy, Richard Brooks, Joseph L. Mankiewicz, Joseph Losey, George Cukor, Stanley Donen, Charles Vidor. D’une incroyable beauté, la brillante étoile hollywoodienne, aux yeux améthyste, donna la réplique à une kyrielle d’acteurs et d’actrices légendaires : Montgomery Clift, James Dean, Marlon Brando, Alec Guiness, Rock Hudson, Paul Newman, Warren Beatty, Michael Caine, Kirk Douglas, Richard Dreyfuss, Burt Lancaster, Linda Blair, Kim Novak, Mia Farrow, Ava Gardner, Katharine Hepburn.

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ElizabethTaylor Sunning Herself on the Set of Giant (1955); photograph by Sid Avery

Née de parents américains dans un quartier de Londres en 1932, Liz Taylor a commencé sa carrière dès l’âge de 10 ans dans There’s One Born Every Minute. Elle rencontre son premier succès au box office avec Le Grand National (National Velvet) à 12 ans. Elle est acclamée par le public dans Une Place au Soleil en 1951 et Géant en 1956, tous deux réalisés par George Stevens. Enchaînant les plus grands succès cinématographiques, elle est nominée à l’Oscar en tant que meilleure actrice pour L’Arbre de vie (1957) ainsi que pour La Chatte sur un toit brûlant (1958) et Soudain l’été dernier (1959), deux adaptations des pièces du dramaturge américain Tennessee Williams. Mais c’est avec le remarquable La Vénus au Vison (BUtterfield 8) en 1960 qu’elle décroche son premier Oscar. Trois ans plus tard, elle compose l’un de ses rôles les plus célèbres, Cléopâtre, et atteint la consécration. Elle remporte sa seconde récompense avec le névrotique Qui a peur de Virginia Woolf ? (1966) pour lequel elle prend quinze kilos et se vieillit de vingt ans. Dès les années 1970, Elizabeth Taylor s’éclipse progressivement des plateaux de cinéma pour des raisons de santé et en 1985 sa vie prend un tournant décisif après la mort de l’acteur Rock Hudson, qui l’affecte particulièrement. Elle crée l’American Foundation for Aids Research (AmFAR) et se lance corps et âme dans la lutte contre le SIDA, mobilisant chaque année le Festival de Cannes…

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Extrait de ‘La Vénus au Vison’ (BUtterfield 8 ) de Daniel Mann (1960) avec Laurence Harvey. Elle remporta son premier Oscar de la Meilleure Actrice.

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Extrait de ‘La Chatte sur un toit brûlant’ (Cat on a Hot Tin Roof) de Richard Brooks (1958), adapté de la pièce de Tennessee Williams, avec Paul Newman.

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Trailer de ‘Soudain l’été dernier’ (Suddenly last Summer) de Joseph. L. Mankiewicz (1959) d’après la pièce éponyme de Tennessee Williams, avec Katharine Hepburn et Montgomery Clift.

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Extrait de Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz (1963) avec Richard Burton
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Extrait de ‘Qui a peur de Virginia Woolf’ (Who’s afraid of Virginia Woolf ?) de Mike Nichols (1966) avec Richard Burton. Pour ce rôle, Elizabeth Taylor prend quinze kilos et se vieillit de vingt ans. Elle remporte le second oscar de sa carrière.
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Trailer de ‘Cérémonie Secrète’ (Secret Ceremony) de Joseph Losey (1968) avec Mia Farrow et Robert Mitchum.

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Extrait de Une Place au Soleil (A place in the Sun) de George Stevens (1951) avec Montgomery Clift.

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Trailer de Reflets dans un oeil d’or (Reflections in a Golden Eye) de John Huston (1967), avec Marlon Brando et Julie Harris.

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Un bonus pour tous les inconditionnels…

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James Franco sur tous les terrains artistiques

Posted by GGJ On février - 27 - 2011 Commentaires fermés

Hôte de la 83e cérémonie des Oscars qui se déroulera ce soir 27 février, James Franco monopolise activement tous les médias grâce à une activité débordante entre cinéma, exposition, publicité et probablement Broadway…

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Devant la caméra

Révélé en 1999 dans la série télévisée Freaks and Geeks, ce beau gosse sexy âgé de 33 ans originaire de Palo Alto en Californie, a gagné la reconnaissance du grand public avec sa performance dans le téléfilm, Il était une fois James Dean en 2001, qui lui a valu le Golden Globe du meilleur acteur. Il enchaîne l’année suivante avec le rôle du meilleur ami de Peter Parker, Harry Osborn, dans la trilogie Spider Man de Sam Raimi. Désormais sa carrière est lancée et il ne va pas cesser de tourner. Capable d’interpréter des rôles contrastés, on le retrouve dans la comédie loufoque, The Pineapple Express de David Gordon Green, dans le biopic dramatique Harvey Milk de Gus Van Sant, sans oublier des caméos efficaces dans Crazy Night de Shawn Levy ou encore The Green Hornet de Michel Gondry.

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Depuis le 9 février dans l’hexagone, il est Aron Ralston dans 127 heures de Danny Boyle (lire notre critique et sa remarquable performance lui vaut une statuette aux Spirit Awards et une nomination aux Oscars. Sur cette lancée fulgurante, il est choisi pour animer la 83e grand-messe du cinéma hollywoodien, qui se déroulera ce dimanche 27 février, aux côtés d’Anne Hathaway. Le 28 septembre prochain, il partagera l’affiche, avec la triomphante Natalie Portman, de la comédie médiévale Your Highness il retrouve le réalisateur David Gordon Green.

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Il est également au casting du long-métrage de science-fiction, The Rise of Apes de Ruppert Wyatt, prequel de la Planète des Singes et dont la 20th Century Fox a dévoilé il y a quelques jours la première photo (ci-dessous). James Franco interprètera Will Rodman le scientifique qui, au cours d’expériences génétiques menées sur le développement de l’intelligence des singes, va faire une découverte capitale. On connaît la suite… Son sujet, César, mènera une guerre pour la suprématie de la planète. Weta Digital – société oscarisée d’effets visuels de Peter Jackson – utilisera les technologies révolutionnaires développées sur Avatar et offrira pour la première fois dans la saga, des images réalistes des primates. Outre James Franco, le casting comprend également Freida Pinto (Slumdog Millionaire), John Lithgow (Dexter), Brian Cox (RED), Tom Felton (Harry Potter) et Andy Serkis qui sera César grâce à la motion capture. C’est un habitué de cette technologie ayant déjà prêté son corps à Gollum dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, rôle qu’il reprendra dans The Hobbit. La sortie en France de The Rise of Apes est prévue pour le 30 novembre prochain.

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Première photo : James Franco dans 'The Rise of Apes'

 

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Il sera très prochainement sur le tournage du prochain film écrit et réalisé par Noah Baumbach, While We’re Young, avec Ben Stiller, Cate Blanchett et Greta Gerwig. Le scénario suivra un jeune couple de Brooklyn libre penseur (Franco/ Gerwig), qui rencontre un documentariste guindé (Stiller) et sa femme (Blanchett). Cet été, il enchaînera avec le prequel du magicien d’Oz, Oz The Great and Powerful de Sam Raimi (lire notre news) dans le rôle-titre aux côtés de Mila Kunis (Black Swan). Et enfin à la fin de l’automne, il devrait être sur scène à Broadway avec Nicole Kidman, dans la pièce Sweet Bird of Youth de Tennessee Williams (lire notre news).


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Derrière la caméra

Mais cet artiste aux multiples facettes ne se contente pas d’être acteur. Il est également l’auteur, le réalisateur et l’interprète de trois longs-métrages qui n’ont été pas distribués dans l’hexagone : une comédie Fool’s Gold (2005), une comédie dramatique The Ape (2005) où un jeune écrivain tourmenté, emménage dans un appartement occupé par un singe qui parle, et un drame Good Time Max, (2007) dans lequel deux frères ont des parcours diamétralement opposés. L’un est chirurgien et l’autre addict à la drogue.

Il a également écrit et réalisé quatre courts-métrages : Feast of StephenHerbert WhiteThe Clerk’s TaleMasculinity and Me et un documentaire de 90 minutes, sur le travail en coulisses des scénaristes, des acteurs et des producteurs lors de la préparation du show Saturday Night Live.

Son prochain projet, The Broken Tower, est un biopic sur Hart Crane – poète américain qui s’est suicidé à l’âge de 32 ans en sautant d’un bateau à vapeur dans la Mer des Caraïbes – adapté de la biographie éponyme de Paul Mariani. Il travaille actuellement sur la réalisation de l’adaptation du livre de Philip Carlo, The Night Stalker, l’histoire du tueur en série Richard Ramirez, condamné à mort pour 13 meurtres et 11 viols et toujours dans le couloir de la mort depuis 1989.

 

Trailer de The Ape
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De Beverly Hills à Berlin, James Franco expose…

Du 26 février au 9 avril 2011, James Franco présentera en collaboration avec Gus Van Sant, une exposition à la Galerie Gagosian à Beverly Hills, intitulée ‘Unfinished’. Il y projettera deux films, Endless Idaho et My Own Private River, qu’il a remontés à partir d’images et de scènes non utilisées de l’œuvre de Gus Van Sant, My Own Private Idaho, avec Keanu Reeves et River Phoenix. Lors du tournage d’Harvey Milk, Van Sant avait montré à l’acteur un ensemble de séquences tournées en 1991, dont l’acteur s’est emparé afin de les configurer en deux films. Endless Idaho est un documentaire d’une durée de 12h, sur le processus de fabrication d’un film, depuis la reconnaissance des lieux de tournage jusqu’aux scènes refaites. My Own Private River est un hommage à River Phoenix – décédé d’une overdose – avec de nombreuses images inédites du jeu de l’acteur dans son personnage de Mike. Pour accompagner ces projections et en rappel des personnages du film, seront exposés huit portraits signés Gus Van Sant, obtenus à partir de photos de jeunes gens trouvées sur internet et retravaillées en aquarelle. Plus d’infos : site officiel de la galerie

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Cet homme infatigable a également installé sa première exposition personnelle à Berlin, depuis le 12 février et jusqu’au 23 avril 2011, dans deux salles de l’antenne berlinoise de la Galerie Peres Projects située à Los Angeles, pour une exposition intitulée ‘The Dangerous Book Four Boys’, déjà présentée en 2010 à la Clocktower Gallery à New York. Sont réunis des dessins, des photographies, des courts métrages, des sculptures, des installations où l’on voit – selon l’introduction de la galerie – Franco « s’appuyer sur les expériences de l’enfance y compris les notions d’identité, la masculinité, la sexualité et autres expériences de vie essentielle pour se terminer en présentant un rejet de parentalité normative et en suggérant des paradigmes alternatifs pour les relations parentales ». Plus d’infos : site de l’exposition

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L’acteur se met également au parfum

Depuis 2008, James Franco est l’égérie du nouveau parfum pour homme ‘Gucci by Gucci’ et symbolise l’homme Gucci, moderne, sensuel, élégant, sportif et authentique, le tout au rythme de la reprise de Slave to love de Bryan Ferry. Plus d’infos : voir le site

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Ou encore une autre version ‘Gucci by Gucci’ avec James Franco, vue par Funny or Die…

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Par GGJ

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John Barry, le compositeur de génie aux 5 oscars s’est éteint

Posted by GGJ On février - 1 - 2011 Commentaires fermés

Alors que ‘James Bond #23 est actuellement en pré-production, le mythique compositeur britannique John Barry, auteur de 1962 à 1987 de 11 bandes originales de la saga (007 contre Docteur No, Bons baisers de Russie, Goldfinger, Octopussy, Dangereusement vôtre, Tuer n’est pas jouer…) est décédé dimanche à l’âge de 77 ans, d’une crise cardiaque.

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Au micro de la BBC, David Arnold – qui lui a succédé dans l’élaboration de la musique des films de l’agent secret 007 (Demain ne meurt jamais) – lui a rendu un magnifique hommage : « Je pense que James Bond aurait eu beaucoup moins de flegme si John Barry ne lui avait pas tenu la main ».

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Mais John Barry ne s’est pas contenté de composer pour l’agent secret de sa très gracieuse Majesté britannique. Il est également l’auteur des musiques des films  La Poursuite Impitoyable d’Arthur Penn, Macadam Cow Boy de John Schlesinger, King Kong de John Guillermin ou encore Proposition indécente d’Adrian Lyne. Il a remporté 5 oscars avec Vivre Libre (Born Free) de James Hill en 1966 (qui lui en a valu deux), Un lion en hiver d’Anthony Harvey en1968, Out of Africa de Sydney Pollack en 1986 et Danse avec les loups de Kevin Costner en 1991. C’est également à lui que l’on doit le générique de la série TV culte Amicalement vôtre, avec Tony Curtis et Roger Moore. Il avait écrit pour de grosses productions mais aussi pour des films plus discrets, mais n’avait plus rien produit depuis les années 2000.

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Né en Angleterre en 1933, John Barry a baigné dès son enfance dans la musique et le cinéma, sa mère étant une pianiste réputée et son père propriétaire de plusieurs cinémas. Il était lui-même pianiste et trompettiste et a démarré en 1957 avec une formation de jazz qu’il avait montée ‘The John Barry Seven’. Il fut le premier mari de Jane Birkin qu’il a épousé en 1965 et avec laquelle il a eu une fille Kate Barry photographe. Il laisse derrière lui, son épouse Laurie avec laquelle il était marié depuis 33 ans. John Barry est l’un des grands compositeurs de musiques de films au même titre que John Williams, Michel Legrand, Jerry Goldsmith ou encore Ennio Morricone.

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Par GGJ

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Disparition de Claude Chabrol, figure majeure du cinéma français

Posted by nathalie dassa On septembre - 14 - 2010 Commentaires fermés

Claude Chabrol s’est éteint ce dimanche 12 septembre 2010 à l’âge de 80 ans. Il fut un cinéaste impertinent, corrosif et bon vivant et l’un des chefs de file de la Nouvelle Vague…

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Claude Chabrol s’est éteint ce dimanche 12 septembre 2010 à l’âge de 80 ans. Acteur, scénariste, dialoguiste, réalisateur et producteur, il fut l’un des critiques et chefs de file avec François Truffaut, Jean-Luc Godard et Jacques Rivette des Cahiers du Cinéma et de la Nouvelle Vague. En 1957, alors qu’il participe à la défense de la politique des auteurs, Claude Chabrol et Eric Rohmer écrivent et publient Hitchcock, étude détaillée pour « démontrer qu’il est l’un des plus grands inventeurs de formes de toute l’histoire du cinéma « . Son premier film en 1958, Le Beau Serge, grâce auquel Jean-Claude Brialy sort de l’anonymat, a remporté le Prix Jean Vigo et le Grand Prix du Festival de Locarno.

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Tout au long de sa carrière, Chabrol a manipulé avec aisance une grammaire cinématographique irrévérencieuse acerbe et corrosive, jonglant entre polar, adaptation littéraire et comédie, qui mettait en scène ses acteurs fétiches Stéphane Audran (sa seconde femme avec laquelle il tourna 23 films, dont Les Cousins, Ours d’or du festival de Berlin en 1959) Michel Bouquet et Jean Yanne dans des scénarios souvent signés de la plume de son romancier et scénariste attitré, Paul Gégauff. Chabrol s’est attaché à peindre au vitriol les travers et les mœurs de la bourgeoisie de province française des années 70 et est devenu un grand portraitiste impertinent et jubilatoire. Naitront ainsi les films tels que La femme infidèle, Juste avant la nuit, Les Biches

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Sa rencontre avec Isabelle Huppert, révélée dans Violette Nozière, va sceller une collaboration fructueuse, forte et complice et ce, dans plusieurs autres films tels Rien ne va plus, Madame Bovary, Merci pour le chocolat (Prix Louis Delluc), Une affaire de femme, L’ivresse du pouvoir et Cérémonie. Chabrol a reçu pour l’ensemble de son œuvre, le prix René Clair de l’Académie Française, la Caméra d’or à la Berlinale de 2009 ou encore le Grand Prix de la SACD 2010.

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Selon l’AFP, le réalisateur avait commencé à rédiger ses mémoires, qui devraient paraître courant novembre aux éditions Plon, initialement prévu en février 2011, et s’intitulerait Mémoires intimes ajoutant que « il ne s’agit pas d’entretiens, mais de mémoires… ». Ses obsèques auront lieu vendredi 17 septembre au Père Lachaise.

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Découvrez ci-dessous 3 vidéos Arte, réalisées par Luc Lagier

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Claude Chabrol en quelques mots

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54 longs-métrages du cinéaste en une bande annonce

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Claude Chabrol vu par le cinéaste James Gray (The Yards, La nuit nous appartient, Two lovers)

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Disparition de Bernard Giraudeau

Posted by nathalie dassa On juillet - 17 - 2010 Commentaires fermés

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Depuis plusieurs d’années, Bernard Giraudeau – acteur, réalisateur, producteur, scénariste et écrivain -, marié à l’actrice Anny Duperet, luttait contre un cancer depuis 2000. Il est décédé samedi 17 juillet 2010 au matin à l’âge de 63 ans dans un hôpital parisien.

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L'année des Méduses de Christopher Frank avec Valérie Kaprisky et Caroline Cellier

De Et la tendresse, bordel à Viens chez moi, j’habite chez une copine, du Grand Pardon à La Boum de L’année des Méduses à Les Spécialistes, de Rue Barbare à La petite Lili en passant par Les Caprices d’un Fleuve qu’il réalisa, ce beau séducteur ténébreux fut l’une des figures marquantes du cinéma français.

Avant de décrocher un premier prix de comédie au Conservatoire d’Art Dramatique en 1974, il a débuté sa carrière cinématographique un an plus tôt auprès de Jean Gabin et d’Alain Delon dans le célèbre polar Deux hommes dans la ville de José Giovanni, qui le dirigea dans plusieurs longs-métrages (Le GitanLes loups entre eux ou encore Le Ruffian aux côtés de Lino Ventura sur une BO signée Ennio Morricone)._

Rue Barbare de Gilles Béhat avec Christine Boisson, Jean-Pierre Kalfon et Bernard-Pierre Donnadieu

Il tourna avec des grands noms tels Yves Boisset, Patrice Leconte, Jean-Marie Poiré, Diane Kurys, Olivier Assayas, François Ozon, Claude Miller, Raoul Ruiz ou encore Nicole Garcia. Il exerça son talent également en tant que producteur et scénariste, eut de nombreux rôles à la télévision ainsi qu’une carrière brillante et remarquée au théâtre (L’importance d’être constant d’Oscar Wilde mise en scène par Jérôme Savary).

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Avec à son actif plus d’une dizaine de romans, d’une adaptation en BD (scénariste de R97 : les hommes à terre) et de plusieurs livres sonores, Bernard Giraudeau l’écrivain baroudeur, est contraint par sa lutte acharnée contre la maladie, à changer de vie. Les dernières années, il se consacre pleinement à l’écriture et publie ses derniers romans Les Dames de nage en 2008 et Cher Amour en 2009, qui reçoivent un accueil critique et public.


Inception : BO de Hans Zimmer

Posted by nathalie dassa On juillet - 9 - 2010 Commentaires fermés


  1. Half Remembered Dream
  2. We Built Our Own World
  3. Dream Is Collapsing
  4. Radical Notion
  5. Old Souls
  6. 528491
  7. Mombasa
  8. One Simple Idea
  9. Dream Within A Dream
  10. Waiting For A Train
  11. Paradox
  12. Time

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réactualisé au 12 juillet : BO Inception à l’écoute sur deezer

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Révélé avec la bande originale de Rain Man de Barry Levinson en 1989, qui lui a valu une première citation à l’Oscar, le prolifique compositeur allemand Hans Zimmer a travaillé sur plus d’une centaine de films. Il signe notamment ses premiers scores sur Black Rain de Ridley Scott, Jour de Tonnerre de Tony Scott, Backdraft de Ron Howard ou encore Fenêtre sur Pacifique de Richard Donner.

Affilié très souvent aux films d’actions, c’est paradoxalement avec le film d’animation, Le Roi Lion, qu’il atteint la consécration en remportant l’Oscar, le Golden Globes et le Grammy Award. Il s’occupera plus tard de la composition musicale du premier DreamWorks animé, Le Prince d’Egypte en 1998, puis de MadagascarMadagascar 2 et Kung-Fu Panda.

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En parallèle, Zimmer poursuit sa collaboration avec Tony Scott sur True Romance et USS Alabama et surtout avec Ridley Scott sur La Chute du Faucon NoirLes Associés, Hannibal, Le Fan, Lame de Fond… Mais c’est surtout avec Gladiator qu’il rencontre un immense succès, gratifié d’un Golden Globes. Toujours en alerte, le fondateur de Remote Control Production (anciennement Media Venture en 2003) – qui donne la chance aux nouveaux compositeurs de percer dans la musique de films bénéficiant d’un matériel sophistiqué - signe les scores de Volte Face de John Woo, La Ligne Rouge de Terrence Malick, Frost/Nixon de Ron Howard et de bien d’autres… En 2009, Zimmer enregistre sa 8ème citation à l’Oscar avec Sherlock Holmes de Guy Ritchie avec dans les rôles-titres, Robert Downey Jr. et Jude Law.

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Avec Inception (en salles le 21 juillet, lire la critique), Zimmer retrouve le cinéaste Christopher Nolan pour la troisième fois après Batman Begins en 2005 et The Dark Knight en 2008. Si le cinéaste dit souhaiter que le compositeur « s’inspire des images », il aime « savoir où mène son imagination à partir du scénario ». A partir des arrangements et des orchestrations avec Nolan, Zimmer signe une bande originale atmosphérique, dont le thème central – totalement immersif – s’impose tout au long du film. Dans une lente montée qui s’accélère progressivement, le compositeur nous assène un son brutal et répétitif, pour laisser finalement échapper de belles envolées musicales. Résultat, la bande originale sème la confusion en combinant musique et effets sonores (sound design) afin de « lier la réalité éveillée à la réalité onirique » comme l’explique Hans Zimmer, ce qui rend l’univers sonore d’Inception, dérangeant, sombre et émotionnel.

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  1. Inception : la claque ! (chronique)

Une scénariste américaine sur la brèche

Posted by nathalie dassa On juillet - 1 - 2010 Commentaires fermés

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[Copyright©ND - archive web nov 2009] Martin Scorsese, James Cameron, DreamWorks sont les noms des cinéastes et des studios qui font appel à la scénariste, Laeta Kalogridis, à la plume talentueuse, inventive et créative. Focus sur son actu éclectique et dense.

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Laeta Kalogridis, scénariste et productrice américaine de 44 ans, s’attaque souvent à des univers, dont les genres – fantastique, SF, action, guerre, horreur ou encore animation cyberpunk – ne sont pas les terrains de prédilection de la gente féminine. Et pourtant, Kalogridis, diplômée en MFA (Master of Fine Arts) de scénario à l’UCLA (Ecole de Théâtre, de Film et de Télévision) en 1994, est devenue depuis quelques années une véritable pointure dans ce domaine. Après avoir écrit Alexander d’Oliver Stone, Pathfinder – le sang du guerrier de Marcus Nispel et coécrit Night Watch de et avec Timur Bekmambetov, elle travaille actuellement sur plusieurs projets cinématographiques d’envergure pour les années 2010 et 2011.

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Kalogridis et Martin Scorsese

Selon le site de l’UCLA, le Los Angeles Times l’a classé comme « l’un des 10 meilleurs talents à suivre dans l’activité cinématographique ». Le journal poursuit que lorsque l’option sur l’adaptation du thriller gothique, Shutter Island, d’après l’œuvre de Dennis Lehane, a expiré à la Columbia, les producteurs de Phoenix Pictures l’ont récupéré et donné à Kalogridis, avec la condition très explicite qu’elle travaillerait pour presque rien. La scénariste explique : « C’est vraiment intelligent de proposer au scénariste un certain cachet sur la licence artistique, parce qu’en substance on tente le coup avec uniquement la contribution des producteurs ». Et la récompense est venue plus tard, lorsque le cinéaste a signé, faisant ainsi de Kalogridis, également créditée productrice exécutive, la seconde femme à écrire pour un film de Scorcese, depuis Melissa Mathison sur Kundun en 1997.

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Shutter Island de Martin Scorsese - sorti sur les écrans français en février 2010

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Kalogridis et DreamWorks

Après en avoir acquis les droits l’année dernière, DreamWorks a lancé officiellement, le 22 octobre 2009, l’annonce du projet d’adaptation de Ghost in the Shell qui mêlera 3D et prises de vue réelles (dans les tuyaux US depuis au moins 2004). Kalogridis a été choisie pour écrire la première adaptation américaine et ainsi succéder à Jamie Moss (Au bout de la Nuit), en charge d’une première version du scénario. Avi et Ari Arad et Steven Paul de Seaside Entertainment, qui ont marqué leur empreinte sur des blockbusters de super héros, ont été approchés pour s’occuper de la production. DreamWorks attend la version définitive du scénario avant d’y attacher un réalisateur. Pour mémoire, ce film animé cyberpunk d’Oshii Mamoru (sorties Japon en 1995 – France en 1997) avait remporté un succès mondial considérable et marqué un tournant décisif dans l’animation japonaise. L’œuvre originale du mangaka Masamune Shirow, sorti en 1989, a depuis fait l’objet de deux autres mangas, de 3 adaptations et d’une série TV animées et de 3 jeux vidéo. Le film d’animation, Ghost in the Shell 2 : Innocence, fut distribué aux Etats-Unis par DreamWorks en 2004.

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Ghost in the Shell

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Kalogridis et James Cameron

Deux projets sont en cours de développement avec le père d’Avatar (sortie mondiale le 16 décembre 2009) sur lequel, selon le LA Times, la scénariste aurait également apporté quelques idées dans le script.

Battle Angel est l’adaptation du manga Gunnm, rebaptisé Battle Angel Alita, crée par Yukito Kishiro et dont le scénario sera coécrit avec Kalogridis, Kishiro et Cameron. L’histoire se projette au XXVIe siècle, dans un monde post-apocalyptique, ravagé par une guerre dévastatrice, et raconte les aventures d’Alita (la Gally japonaise), un cyborg ayant le corps d’une adolescente de 14 ans. Selon MTV Blog News, Cameron utiliserait les techniques de réalisation développées sur Avatar.

The Dive retrace l’histoire d’amour tragique des plongeurs en apnée, spécialistes de la discipline « No limits », le cubain Francisco « Pipin » Ferraras et sa fiancée, la française Audrey Mestre, qui laissa sa vie en tentant de battre le record du monde, une descente à 170 mètres de profondeur. Ferraras avait assisté à l’accident.

Ces deux films seraient produits par le fidèle collaborateur du cinéaste depuis Titanic, Jon Landau.

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Kalogridis et quelques projets plus tard…

La scénariste est également évoquée sur deux autres projets qui n’ont pas de date de sortie fixée à ce jour. Demonkeeper, adapté du roman du même nom de Royce Buckingham, serait réalisé par Sam Fell (Souris City) pour Fox 2000. Le sujet tournerait autour d’un adolescent qui hérite de la responsabilité de débarrasser une maison de ses démons. Et Darksiders, une histoire de vampires.

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Kalogridis et la Writers Guild of America (WGA)

Par ailleurs, Laeta Kalogridis s’est imposée comme médiateur dans la grève des scénaristes de 2007-2008, luttant aux côtés des scénaristes et des producteurs. The New York Times a évoqué sa participation ainsi que celle de ses amis comme étant « devenue un soutien essentiel pour les membres du syndicat dans leur lutte pour l’obtention d’une augmentation suffisamment conséquente, condition indispensable à tout accord ».

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Kalogridis et la télévision

Présente également sur le petit écran, elle écrit en 2002 deux épisodes de Birds of Prey (Les anges de la nuit), série de 13x45mn adaptée des Comics Birds of Prey, publiés par DC Comics, qui est diffusée aux Etats-Unis en 2002 et en France en 2004 sur TF6, puis en 2006 sur Sci-Fi. Elle est ensuite scénariste du pilote et productrice exécutive de la série TV Bionic Woman, remake de Super Jamie, pour NBC Universal TV Studio. Véritable flop aux Etats-Unis en 2007. La série, retirée et annulée par la chaîne, ne compte que 8 épisodes sur 13. Elle fut diffusée sur TF1 en juillet 2008.


La leçon de cinéma des Dardenne

Posted by nathalie dassa On juin - 6 - 2010 Commentaires fermés


J-P Pelissier/Reuters - Festival de Cannes 2009

[Copyright©ND - archive web oct 2009] Jean-Pierre et Luc Dardenne, deux personnalités complices et complémentaires au tempérament calme et homogène, ont une seule et même vision du 7ème art qui suit une même inspiration et un même objectif. Retour sur leur leçon de cinéma post-cannoise.

 

 

 

Initiés d’abord aux vidéos militantes, dans le cadre de leurs études respectives, qui mêlent l’art filmique et les aspects sociaux basés sur leur cinéma engagé, les frères Dardenne font leur début dans le documentaire. Ils mettent en scène à « la gâchette sans table de montage » des gens à l’écart qui se battent contre l’injustice, dans la Wallonie en déclin. C’est en 1987 que leur carrière prend un tournant décisif. Avec Falsch, leur première œuvre de fiction, et Je pense à vous en 1992, les frères Dardenne sont marqués par leur rencontre et collaboration avec Jean Gruault, le scénariste de François Truffaut. Pour eux, c’était comme appartenir à une famille : celle de Truffaut, de Resnais, de Godard…Un véritable apprentissage pour réussir à extraire leurs personnages de documentaire trop implantés.

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L’expérience sur Je pense à vous, avec une équipe de 60 personnes et un budget conséquent de 16MF, les pousse à revoir leur méthode. Avec La Promesse, ils se méfient alors de la technique des machines sur un plateau. Ils décident de travailler avec des personnes proches d’eux, qui n’ont pas fait de longs-métrages de fiction, de répéter davantage avec les acteurs et de plus se tourner vers la continuité de l’histoire. Ils trouvent ainsi leur voie cinématographique. Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 1996, La Promesse leur permet de débuter leur parcours cannois. Le film reçoit au cours de l’année une pluie de récompenses et révèle un comédien, Jérémie Rénier.

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En 1999, ils reçoivent la reconnaissance internationale avec Rosetta (Palme d’Or et Prix d’interprétation féminine pour Émilie Dequenne). C’est le résultat d’un travail d’équipe, réparti entre les cinéastes, le chef opérateur et le cadreur. Jean-Pierre et Luc Dardenne favorisent toujours l’éclairage naturel dans leur filmographie et ce, avec un cadre qui bouge en permanence. Ils réussissent à donner vie à ce qu’ils veulent en travaillant sur la confiance et en se relayant entre eux. Ils posent ainsi un regard à la fois professionnel et spectateur. En 2002, Olivier Gourmet remporte le Prix d’interprétation masculine pour Le fils et en 2005, seconde palme d’Or pour L’enfant qui confirme leur talent de cinéastes.

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Progressivement, ils marquent leur préférence sur des éléments essentiels :

  1. un casting anonyme. Le regard du spectateur ne doit pas être faussé par un comédien connu et marqué par plusieurs rôles. Il doit être le plus neuf possible. Ils font rarement appel au maquillage, hormis dans Le silence de Lorna.
  2. le rapport au corps. Le mouvement et la gestuelle de l’acteur s’expriment et prennent sens à l’image au travers d’un montage de plans qui viennent renforcer une atmosphère particulière.
  3. l’objet. Tout aussi important que les sentiments et les émotions, cela passe beaucoup à travers la manipulation des accessoires par le personnage et des rapports qu’il a avec, autant qu’à travers les paroles.
  4. le son. Ils tournent dans des espaces souvent bruyants. Ils essaient alors de toujours amener le son dans les plans et de le mêler aux bruits naturels. Comme dans le cinéma de Bresson, qu’ils affectionnent particulièrement, le « son est souvent plus subjectif même que l’image ».

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Le changement de registre s’effectue avec Le silence de Lorna (Prix du Meilleur scénario à Cannes en 2008), via un scénario plus complexe, des personnages plus nombreux et une réalisation plus stable. Ils écrivent et filment leur première séquence d’amour et de sexe. Cette scène s’est décidée par rapport à la construction du personnage ; une femme mystérieuse, stratégique, cloisonnée et qui doit réfléchir à ce qu’elle doit dire et ne pas dire, afin de gagner et réaliser ses plans. Pour eux, ce moment clé imprévu est le seul instant où le personnage peut s’abandonner complètement, sans mentir ni tricher.

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La leçon de cinéma – inaugurée en 1991 par Gilles Jacob – remporte un vif succès et encourage le Président du Festival à innover et proposer sur le même modèle : La leçon de musique en 2003 et La leçon d’acteur en 2004. A quand La leçon de scénario ?

 

 

 

 

 


Cédric Klapisch, ce qui le meut

Posted by nathalie dassa On juin - 1 - 2010 Commentaires fermés

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[Copyright©ND - archive presse sept 2007] On ne compte plus les films à succès qui ont fait de Cédric Klapisch, un des auteurs et cinéastes ultraplébiscités. Février 2008, PARIS débarquera sur nos écrans. Profitons-en pour découvrir l’homme qui a réinventé la comédie dans le paysage cinématographique français.

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Des débuts déterminants

Passionné dès l’âge de 12 ans par la photographie, c’est dans le cadre du lycée qu’il fait ses premières expositions. Bac en main, il rentre à Khâgne Hypokhâgne et prend option philosophie. Premier contact avec l’écriture où il acquiert un savoir faire rédactionnel. Il tente l’IDHEC, anciennement la Fémis, où il n’est pas reçu. Il s’oriente alors vers Censier et obtient une maîtrise de cinéma. Ces deux années lui permettent de découvrir tous les grands classiques américains, japonais, français et surtout de connaître l’histoire du cinéma. Second échec à la Fémis. Sa déception est profonde, mais renforce sa détermination.

À l’époque, aucune école en France n’enseignait la dramaturgie. Cédric se tourne vers plusieurs écoles étrangères en Belgique, à Londres et aux Etats-Unis. L’université de New York répond favorablement et son père l’aide à financer ses cours. C’était l’époque d’Orson Welles, d’Alfred Hitchcock, de Woody Allen, de John Cassavetes, de Martin Scorsese et des acteurs comme Al Pacino, Dustin Hoffmann. Son attirance pour le cinéma américain devient l’évidence et lui fait comprendre de façon consciente qu’il a un problème avec la France.

C’est outre-atlantique qu’il apprend véritablement la dramaturgie et les notions d’une structure classique : Qu’est ce qu’un scénario, un personnage ? Comment diriger des acteurs ? Cédric doit désapprendre les préceptes de Khâgne et de Censier et ne plus être dans une réflexion analytique. Écrire une histoire n’est pas uniquement se référer aux règles du film noir ou de la nouvelle vague : « L’histoire n’est pas juste une idée, mais elle naît d’un désir avec enchaînement des actes. Il faut être dans la création sinon ce que l’on crée n’existe pas ». Comme Picasso qui, après avoir suivi un enseignement classique, a pu en déconstruire les règles. Et il y a autant de règles que de réalisateurs.

Grâce à des professeurs marquants et de son ami Tod Solondz, célèbre aujourd’hui, avec lequel il partage une vision du monde, Cédric Klapisch réalise son premier court-métrage In transit. Des rencontres avec Jim Jarmusch et Spike Lee, lors de conférences dans sa classe, ont été décisives et ont contribué à la réflexion de son second court-métrage.

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A la recherche de la création

Ce qui me meut est un petit bijou cinématographique. Influencé par Zélig de Woody Allen, Cédric Klapisch avait envie de faire un faux vieux film muet et de chercher pourquoi le cinéma avait été inventé. En créant un nouveau genre cinématographique, il avait l’impression de commencer sa vie de cinéaste. Cédric savait qu’Etienne-Jules Marey avait eu une importance avant les frères Lumière, c’est lui qui avait conçu la caméra. Il trouvait intéressant qu’un scientifique étudie le mouvement, la locomotion, les animaux et tente de répondre à des questions fondamentales. Pourquoi le cinéma avait été inventé en étudiant le galop du cheval ? Pourquoi la locomotion et l’étude du mouvement étaient liées à l’invention du cinéma ? Etienne-Jules Marey s’est servi de la photographie pour fabriquer le cinéma.

Cédric s’est identifié à lui avec l’envie de passer à l’image en mouvement : « Étudier le mouvement d’une manière objective et scientifique alors que l’on recherche l’émotion était la question à laquelle je voulais répondre dans le film. L’émotion n’est pas quelque chose d’explicable. Dans le cinéma, il y a un rapport quantifiable et technologique : c’est la caméra avec 24 images seconde et des histoires assez techniques de profondeur de champs, de diagramme, de lumière, d’effets sonores. On cherche à échapper à toute cette technologie pour laisser place à l’émotion et aux mystères de la création ». Cédric reconstitue des images réalisées avec des caméras manivelles qui donnent la sensation d’images d’archives.

L’écriture et les recherches ont été rapides, mais il a mis deux ans avant de trouver les fonds : « Le projet était trop ambitieux (env 75 000 euros) et trop bizarre. Le CNC avait d’ailleurs refusé le projet ». Ce fut un moment fort où il a failli abandonner et faire un autre métier. Sans l’aide de la production Lazennec, d’Arte et de Canal+, il n’aurait pas pu faire du cinéma…

Parti de la phrase anglaise « What moves me » qui définit clairement la relation entre « ce qui me fait bouger » et « ce qui m’émeut », Ce qui me meut répond à la propre caractérisation de Cédric Klapisch. Le mouvement de la vie est lié à l’émotion et c’est cette émotion qu’il crée dans ses films. Donner ce même nom à sa maison de production après 4 longs-métrages est la résultante de ce qu’il est et ce qu’il réalise. Pourtant ses premiers scénarios ont été écrits dans la violence : « La qualité de ce que j’écrivais était liée à la souffrance que je vivais. C’était un peu une idée française où la création doit se faire dans la souffrance. Ce qui est faux. Aujourd’hui, il faut faire aussi confiance à l’idée écrite en bout de table et inclure la notion de plaisir ».

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De l’intuition à l’écriture

Seul ou à plusieurs, Cédric Klapisch a toujours une trame solide pour chacun de ses scénarios et construit des personnages qu’il réoriente en fonction des acteurs. « Le scénario n’est pas une étape définitive du cinéma et de l’écriture cinématographique. Il y a quelque chose dans le papier qui est faux et qui devient vrai dans la chair et dans la bouche des acteurs ; c’est la notion d’incarnation. Pas de caméra stylo puisqu’il y a une trame de base. L’improvisation est possible lorsqu’on sait de quoi on parle ». Ses intuitions se fondent sur sa sensibilité face au monde qui l’entoure et sont souvent le reflet de ce qu’il est à l’instant T.

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Pour son premier long-métrage Riens du tout, co-écrit avec Jackie Berroyer, Cédric Klapisch avait envie de parler de gens perdus au milieu d’une foule, d’entreprise et de libéralisme. Il y avait forcément beaucoup de personnages liés dans l’histoire. C’était l’apprentissage d’un point de vue narratif car c’est un film sans héros. Découvrir tous ces acteurs de tous âges plus ou moins aguerris lui a donné le goût du casting et de franchir la peur de la rencontre. Le personnage du nouveau PDG Monsieur Lepetit avait été écrit pour Michel Blanc qui a refusé, c’est finalement Fabrice Luchini qui a accepté le rôle sans hésiter. Il a aussi beaucoup retravaillé les personnages de Karine Viard et de Zinédine Soualem qu’il aimait particulièrement. Le but du film était de faire exister chaque personnage car chaque rien du tout devient un tout qui existe à un moment.

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Le péril jeune partait d’une commande : inventer un scénario qui part de l’idée d’un lycée en 1975. Cédric a écrit avec Santiago Amigorena, Alexis Galmot et Daniel Thieux enfermés 12 heures par jour dans une maison pendant 3 semaines, totalement repliés sur eux-mêmes. Ils se sont alors penchés sur la question : qu’est ce que c’est que d’avoir 17 ans ? Puis il a rencontré Romain Duris, il avait 18 ans.

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Chacun cherche son chat, il a écrit seul chez lui. Il avait envie de parler de Paris, des vieux, de l’évolution d’un quartier, le mélange entre les gens branchés et le vieux Paris. La structure importante faisait 70 pages sur 120. Il a remanié et écrit les pages supplémentaires aux heures de déjeuner pour les acteurs qui jouaient dans l’après-midi. Le hasard a remis Romain Duris sur son chemin.

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Pour Un air de famille, Cédric Klapisch a accepté d’adapter à la demande d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri cette pièce de théâtre, comédie grinçante, qui remporte le César du Meilleur scénario. De nature curieuse, il ne s’enferme pas dans un genre. Il le démontrera encore avec le polar Ni pour ni contre (bien au contraire).

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Écrire en quinze jours

Pour Peut-être, en 1999, Cédric Klapsich retrouvait ses co-scénaristes Santiago Amigorena et Alexis Galmot en 1999. L’approche de l’an 2000 l’intéressait. L’imagerie de l’an 2000 au cinéma n’est représentée que par des soucoupes volantes et la technologie. Cédric avait envie d’inventer un nouveau futur lié à la récupération car « peut-être » que dans une cinquantaine d’années, la vie sera plus archaïque qu’aujourd’hui avec moins de confort, sans électricité, sans eau potable… Il s’est appuyé sur des références littéraires comme Queneau, Boris Vian, Murakami ou Voltaire.

Le projet du film a mis cinq ans à voir le jour, avec une quarantaine de versions et a eu du mal à trouver des producteurs. Il était trop ambitieux (10 millions d’euros). Le cinéaste avait écrit pour Mathieu Kassovitz, qui n’a pas pu le faire. Romain Duris a pris le rôle. Cédric a réorienté l’écriture de son personnage et c’est à ce moment qu’ils ont appris à se connaître. Si le film a eu des difficultés auprès du public, l’erreur narrative provenait des deux tons ; fantastique et réaliste. Cela ne fonctionnait pas et a déstabilisé le spectateur.

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Le scénario de L’auberge espagnole a été écrit en 15 jours. En solitaire. Il n’y a pas eu de réécriture. La sœur de Cédric avait fait Erasmus quelques années plus tôt. Il avait une intuition sociologique qui le touchait personnellement. Il était nécessaire de parler de l’Europe, de la communauté et du moment où l’on est étudiant : « La communauté hippie des années 70 a évolué et la colocation est une résolution. Elle dénoue ce que la communauté hippie n’arrivait pas à résoudre ». Cédric a trouvé la structure globale narrative du film en scooter. Il s’est arrêté, a sorti son palm et a écrit la structure et le dialogue de la fin « Tout a commencé là…. ». Ce fut un vrai moment d’émotion, une charge émotive. Il savait que cette base serait solide et qu’elle ne changerait pas. Et tourner en HD était une nouvelle expérience : « C’est aussi cela un scénario, une boîte à désir. Comment caser tous ses désirs dans cette boîte ? Et comment utiliser l’énergie du premier jet ? »

Le personnage de Xavier avait été écrit pour Romain Duris. Cédric était conscient qu’il représentait quelque chose pour le public et les gens de sa génération : « Comment l’expliquer ? Tout est lié à son talent et parce qu’il est beau. C’est ce qu’on appelle une star ! » Il avait 25-27 ans, c’était le moment de le faire. Leur relation a été très évolutive. Ils sont devenus amis très tard.

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Pour Paris, Cédric Klapisch avait envie de parler de mixité sociale et raciale : Paris est devenue une ville un peu trop critiquée où beaucoup tiennent de mauvais discours. Je voulais montrer ce qu’est devenu Paris avec l’embourgeoisement et l’immigration. Quatre mois d’écriture, seul. L’histoire est un vrai patchwork dans le ton de Short Cuts de Robert Altman. Il y a une dizaine d’acteurs Juliette Binoche, François Cluzet, Zinédine Soualem et Romain Duris en personnage central.

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Une réflexion engagée

Cédric Klapisch est coprésident avec Pierre Salvadori et Christian Vincent de la Société des Réalisateurs de Films (SRF), fondée en 1968 par une vingtaine de réalisateurs dont Jacques Rivette, Robert Bresson, Claude Berri… Il se charge de défendre les libertés artistiques, morales, professionnelles et économiques de la création et de participer à l’élaboration et à l’évolution des structures de cinéma dont la Quinzaine des réalisateurs.

Il est également tourné vers les élections, les sans papiers… C’est un citoyen engagé qui s’insurge quand il y a des choses qui ne lui plaisent pas. Ces films ne sont pas pour autant du cinéma engagé comme peut le faire Costa Gavras ou encore Ken Loach. Il écrit par rapport à un public et essaie d’ouvrir les esprits en gardant un certain recul avec des thématiques à messages politiques. L’ « intellectuel engagé » issu de l’imagerie Jean-Paul Sartre lui paraît ringard. Il n’a pas envie de personnifier cette image. Et le divertissement ne se fait pas en dehors de la réflexion philosophique ou politique. En revanche, le divertissement pur l’angoisse même s’il aime Weber, Guitry ou encore « L’homme de Rio » de Philippe de Broca.

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Laisser vivre et ressentir

En matière de mise en scène, Cédric Klapisch fait confiance à son feeling. Il n’a pas de méthode particulière. Il peut l’intégrer pendant l’écriture et au moment du tournage. Pour Ni pour ni contre (bien au contraire), c’était pendant l’écriture. Il avait des idées visuelles : « Lors d’une scène où Vincent Elbaz va tuer les gens, je voulais qu’il soit éclairé en rouge. Il devait dire une phrase au moment où il se trouve derrière la voiture pour avoir les phares rouges sur son visage ».

Le principe est le même pour la phase musicale. Il a des goûts très éclectiques. On peut retrouver des extraits de Chopin dans Chacun cherche son chat, de Brahms, de Radiohead dans L’auberge espagnole et une multitude de musiques composées par Loïk Dury avec qui il travaille souvent : « C’est tellement dingue ce qui se passe dans le rapport de l’image et du son. Certaines musiques me viennent dès l’écriture et je sais que je vais les retrouver dans le film ». Il joue d’ailleurs les musiques sur les plateaux. Cela a été le cas avec Daft Punk dans L’auberge espagnole, dans la scène de la sortie de la Paloma où toutes les images se succèdent. En l’annonçant aux acteurs, il a réussi à influencer leur jeu en apportant une émotion rythmique. Chaque étape est un moment de vie ; l’écriture, le tournage, le montage. S’il y a de la vie dans ses films, c’est parce qu’il a laissé vivre tous ces moments de vie : « Contrôler son scénario rend souvent un film trop bien écrit. C’est ce qui peut se passer dans des films chorals comme Magnolia, Collision, Babel… »

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Regard sur le cinéma

Ce qu’il aime dans le cinéma français d’aujourd’hui, c’est qu’il y a une vraie écriture comme Chéreau « La reine Margot », Audiard « De battre mon cœur s’est arrêté », Jean-Pierre Jeunet ou encore le duo Bacri/Jaoui. Il n’y a pas un cinéma français, mais des cinémas français qui ne veulent plus être dans le format. Tout comme le cinéma américain qui n’est pas que le blockbuster même si certains recherchent encore les ficelles. Il y a également un cinéma d’auteur. Clint Eastwood « Iwo Jima » est un cinéaste académique et classique, mais reste un auteur.



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