Wednesday, May 30, 2012
 
 

Série Awake : critique

Posted by CineChronicle On mai - 28 - 2012 Commentaires fermés

Après un terrible accident de voiture, l’inspecteur Michael Britten vit dans deux réalités différentes. Dans la première, sa femme a survécu, dans la seconde c’est son fils. Chaque fois qu’il s’endort, il passe de l’une à l’autre.

 

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Le fantastique est une question de perspective. C’est ce qui fait la force et la richesse de ce genre surtout quand il traite de l’esprit humain car dans ce domaine tout est vraiment une affaire de point de vue. Rêve ou réalité, dimension parallèle ou folie… les films et les séries qui abordent ce sujet ne manquent pas, comme L’échelle de Jacob d’Adrian Lyne ou Identity de James Mangold, pour ne citer que ces deux-là. C’est un élément dont les scénaristes aiment jouer, comme dans des séries telles que Buffy ou Supernatural, où l’on va toujours trouver un épisode qui peut laisser supposer que tout ce que vivent les héros ne sont que les divagations d’esprits malades ou tourmentés. Enfin, on peut citer les jeux Silent Hill qui utilisent fortement cette dimension psychologique quand les protagonistes basculent dans un autre univers nourri de leurs fautes, de leurs souffrances et de leurs regrets. La fin de la série rappelle d’ailleurs fortement les chefs-d’œuvre du studio Konami. Mais dans Awake, pas de monstre affreux, pas d’univers de cauchemar, pas de héros égaré dans un monde qu’il ne comprend pas. Le personnage Michael Britten (Jason Isaacs) admet pleinement les deux dimensions entre lesquelles il évolue. Pourquoi ne seraient-elles pas réelles si pour lui elles le sont ? Cependant, alors que dans une série comme Fringe, qui relève de la science-fiction, l’existence de ces mondes parallèles est un fait scientifique, ici seul l’inspecteur vit cette expérience. Aussi, tout ce dont il est témoin est largement sujet à caution.

 

 

La question est de savoir si ces deux réalités existent, si l’une d’elles est imaginaire et pas l’autre ou bien encore si les deux ne sont pas de purs fantasmes. Les deux univers sont parfaitement semblables. Cependant, le destin de certains personnages secondaires diffère comme le coéquipier de Briten qui est muté dans un autre département dans l’une des dimensions et pas dans l’autre. Les deux psychiatres qui suivent l’inspecteur après son traumatisme sont l’un des éléments particulièrement réussi de la série. Tous deux se livrent une sorte de duel inter-dimensionnel pour prouver que leur réalité est la bonne. Mais à leur grand désespoir, Britten n’a pas l’intention de renoncer à l’une ou à l’autre car il refuse l’idée même de perdre l’un de ses proches. Au-delà de ça, il utilise les deux dimensions pour résoudre des affaires criminelles et, surtout, pour tenter de comprendre ce qui s’est réellement passé au cours de son accident. Pourtant, il court un terrible danger clairement souligné dès le début de la série : une rupture psychique complète et la schizophrénie. La première chose qu’il faut souligner dans Awake, c’est l’excellent niveau d’interprétation des différents acteurs et notamment de Jason Isaacs (qui, d’ailleurs, après avoir œuvré en tant que Lucius Malfoy dans Harry Potter va faire une petite incursion dans l’univers de Silent Hill avecRétribution) qui porte véritablement la série sur ses épaules. Mais les acteurs secondaires ne sont pas en reste à l’instar des deux psychiatres (BD Wong et Cherry Jones), de sa femme (Laura Allen) ou de son capitaine (Laura Innes). Aussi, on s’attache immédiatement aux personnages qu’on a plaisir à revoir au fil des épisodes.

 

 

Pourtant, la série souffre d’un gros défaut : le format adopté. Sur les treize épisodes, certains se démarquent nettement des autres (notamment les épisodes 1,3, 6, 11, 12 et 13), en fait ceux qui concernent l’histoire de fond. Les autres laissent un peu perplexe et s’avèrent frustrants puisqu’ils ne font en rien évoluer la trame et se bornent à nous présenter les problèmes familiaux de Britten. Sans compter que l’intérêt des enquêtes annexes est plus que limité. On se demande si un format de saison assez court de six épisodes n’aurait pas été préférable ou même un film. En résumé, Awake est une série passionnante et brillante mais sans doute trop longue et dont le sujet avait de fortes chances de ne pas attirer les foules. En effet avec des taux d’audience particulièrement faibles nous n’aurons pas droit à une seconde saison. Cependant, la saison 1 constitue une histoire qui se termine d’une certaine manière et qui laisse place à toutes les interprétations possible. Le créateur de la série Kyle Killen a donné une interview qui pourra donner quelques pistes à ceux qui veulent en savoir plus.

 

Philippe Tessier

 

 

Série américaine AWAKE, créée par Kyle Killen, de 13 épisodes de 43 minutes et diffusée sur NBC à partir du 1er Mars 2012 avec Jason Isaacs, Laura Allen, Steve Harris, Dylan Minnette, BD Wong, Michaela McManus, Wilmer Valderrama et Cherry Jones.

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Catherine Keener et Charlie Kaufman font équipe pour une série de comédie HBO

Posted by nathalie dassa On mai - 22 - 2012 Commentaires fermés

Le scénariste/réalisateur Charlie Kaufman et l’actrice Catherine Keener vont faire équipe pour un projet de série de comédie pour la chaîne câblée américaine HBO.

 

 

 

 

On aime ce genre de collaboration ! Après Enlightened, GIRLS et VEEP, la chaîne américaine HBO poursuit dans sa volonté de créer des séries TV de comédie avec des personnages féminins forts. Aujourd’hui, Deadline nous apprend que le scénariste/réalisateur Charlie Kaufman et l’actrice/productrice Catherine Keener vont collaborer ensemble pour la première fois sur le petit écran. Le premier sera au scénario, à la réalisation et à la production exécutive, la seconde sera la vedette et à la production de cette comédie qui explorera au cours d’une journée la vie d’une femme et sa façon d’appréhender les événements. On ne sait pas encore s’il s’agit d’un pilote ou de la série commandée. Si Catherine Keener a toujours refusé de se lancer dans les séries TV – sachant que sa dernière apparition dans l’une d’elles remonte à un épisode de Seinfeld -, elle a décidé de franchir le cap en choisissant de faire équipe avec celui avec lequel elle collabore depuis des années.

 

Elle était au casting de Synecdoche, New York, premier long-métrage réalisé par Charlie Kaufman, de Dans la peau de John Malkovich et pour un caméo dans Adaptation d’après ses scénarios sous la direction de Spike Jonze. Elle sera prochainement devant sa caméra dans FRANK OU FRANCIS, une satire d’Hollywood avec Nicolas Cage, Steve Carell, Elizabeth Banks, Jack Black, Kevin Kline et Paul Reubens. On la retrouvera par ailleurs dans CAPTAIN PHILLIPS réalisé par Paul Greengrass face à Tom Hanks, inspiré du livre du capitaine Richard Phillips qui relate la prise d’otages du cargo américain Maersk Alabama par des pirates somaliens en avril 2009.

 

De son côté, Charlie Kaufman a signé pour son premier roman avec Grand Central Publishing dont le sujet est pour le moment confidentiel. Outre FRANK OU FRANCIS, il planche sur l’adaptation du premier livre de la série des romans de Patrick Ness destinés aux jeunes adultes CHAOS WALKING (LE CHAOS EN MARCHE) pour Lionsgate dans le but d’en faire une potentielle franchise comme HUNGER GAMES (notre critique).

 

 

 

 

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Doctor Who saison 6 : critique

Posted by CineChronicle On mai - 18 - 2012 Commentaires fermés

Les aventures d’un extraterrestre immortel connu sous le nom de « The Doctor », qui voyage à travers le temps et l’espace dans un vaisseau spatial camouflé en cabine de police britannique, le Tardis.

 

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Série britannique de la BBC créée par Sydney Newman et Donald Wilson, Doctor Who, c’est un peu une institution en Angleterre. Elle fait partie intégrante de la culture anglaise et elle a donné naissance à des séries dérivées (TORCHWOOD – notre critique de la saison 4, The Sarah Jane Adventures et K9) ainsi qu’à des dessins animés, des films, des jeux, des bandes dessinées, des romans, etc. C’est donc un phénomène télévisuel qui existe depuis 1963 et qui se paie le luxe d’avoir décroché plus de récompenses que n’importe quelle autre série de science-fiction. Elle affiche des taux d’audience plus que confortables et a l’étonnante particularité d’offrir chaque année à Noël un épisode spécial (celui de 2011 a été regardé par un peu moins de onze millions de spectateurs…). Beaucoup connaissaient Doctor Who de réputation… en fait, surtout les fameux daleks et autres cybermen. Mais en France, ce n’était pas une série qui excitait la convoitise des chaînes de télévision puisqu’elle était jugée trop « british » (déjà que c’est de la science-fiction, c’en était trop pour nos diffuseurs). Cependant, il faut bien avouer qu’avant son renouvellement de 2005, elle ne suscitait pas un grand intérêt sur le territoire français.

 

 

En 2005, après 16 ans d’absence, la BBC relance Doctor Who en mettant aux commandes Russell T. Davies, Julie Gardner, Mal Young et Phil Collinson. Nous en sommes au neuvième docteur puisque ce personnage a la particularité de se régénérer complètement quand il lui arrive malheur. C’est donc Christopher Eccleston qui va incarner au cours de la première saison notre cher Doctor. Et le résultat s’avère plus que concluant et commence à attirer l’attention d’un large public français. Plus adulte, avec des scénarios de très bonne qualité et malgré un doublage qui n’est pas à la hauteur du jeu des acteurs anglais, c’est désormais une série qui réunit un bon contingent de fans en France. Dès la seconde saison, Christopher Eccleston cède la place à un acteur qui va marquer le rôle, David Tennant. Il s’avère prodigieux et insuffle au personnage un côté torturé et dramatique qui va largement contribuer au succès de ce nouveau Doctor Who. A partir de la saison 5, David Tennant tire sa révérence pour être remplacé par Matt Smith. A ce moment-là, beaucoup se demandent s’il parviendra à être à la hauteur de son prédécesseur. On explorant d’autres facettes de l’immortel à deux coeurs, il réussit admirablement à imposer son style au Doctor qu’il rend un peu plus fantasque sans en sacrifier la profondeur.

 

 

Pour cette saison 6, diffusée du 23 Avril 2011 au 1 Octobre 2011 en Angleterre (en France, ce sera à partir du 18 Mai 2012 sur France 4 au cours d’une soirée spéciale, La Nuit Doctor Who), nous retrouvons notre onzième docteur dans 13 épisodes (14 avec le spécial Noël) en compagnie d’Amy Pond (Karen Gillan), de Rory (Arthur Darvill) et de River Song (Alex Kingston). Les scénaristes s’avèrent toujours aussi inspirés (dont Steven Moffat, à qui l’on doit certains des meilleurs scénarios des précédentes saisons) et Neil Gaiman en personne signe l’épisode The Doctor’s Wife (L’âme du Tardis). Nous avons donc une saison de très bonne facture au cours de laquelle les trames abordées s’avèrent particulièrement intéressantes puisqu’il y est question de la mort du Doctor Who, de la véritable identité de River Song ou bien encore de la nature du Silence. Mais au-delà de ça, on s’y intéresse beaucoup à la personnalité même du propriétaire du Tardis, aux décisions qu’il doit prendre et qui lui donnent un côté froid constrastant avec son insouciance apparente particulièrement mise en valeur par l’interprétation de Matt Smith (voir l’excellent épisode The girl who waited).

 

 

De même, le Doctor s’effraie de l’influence qu’il peut exercer sur les autres et sur leur destin (The God Complex). Il apparaît à certains moments comme une sorte de divinité capricieuse qui met en danger des compagnons qui ne comprennent pas toujours ses raisons d’agir. Et cela nous renvoie encore à l’une des principales caractéristiques du Doctor : son immense solitude. Incapable de vivre seul, obsédé par la crainte d’entraîner la mort de ceux qui l’entourent, il se heurte à un problème presque insoluble. Pour tous les fans de la série, la saison 6 est un bon cru. Et malgré quelques arcs narratifs parfois un peu confus en raison des différentes lignes temporelles qui se croisent et se recroisent, elle nous offre de très beaux épisodes et contribue à approfondir le personnage du Doctor qui s’avère toujours aussi intrigant et passionnant. D’ailleurs s’il y a quelque chose d’étonnant avec cette série, c’est que malgré sa longévité et le fait qu’elle traite du voyage dans le temps, à aucun moment les scénaristes ne se prennent les pieds dans le tapis. Ils se jouent des paradoxes temporels avec une facilité déconcertante et respectent presque toujours la moindre information des épisodes précédents (même des plus anciens). L’odyssée du Doctor Who reste donc étonnamment cohérente au fil de ses différentes saisons…

 

Philippe Tessier

 

 

 

Série britannique Doctor Who, créée par Sydney Newman et Donald Wilson, et diffusée sur BBC depuis le 23 Novembre 1963. La saison 6, écrite par Steven Moffat, est diffusée sur BBC depuis le 23 Avril 2011. Elle compte 13 épisodes (plus 1 épisode spécial Noël) avec Matt Smith, Karen Gillan, Arthur Darvill et Alex Kingston. Elle est diffusée en France à partir du 18 Mai 2005 sur France 4.

 

 

Trailer de La Nuit Doctor Who sur France 4
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Trailer Doctor Who saison 6

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La chaîne câblée HBO développe un projet de comédie sur Wall Street sur une idée de Rob Riggle (Very Bad Cops, 21 Jump Street) qui sera également acteur et producteur, avec au scénario Adam McKay et Chris Henchy (Very Bad Cops). Selon Deadline, l’histoire se déroule dans le monde des traders des années 1980 à Wall Street et est centrée sur un responsable prospère, mais qui est égocentrique, sombre et mène une vie malsaine. Le projet en développement réunirait trois des stars de Very Bad Cops, Mark Wahlberg, Will Ferrell et Bob Riggle.

 

 

 

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Revolution : premier trailer de la nouvelle série produite par JJ Abrams (+ 2 vidéos)

Posted by nathalie dassa On mai - 14 - 2012 Commentaires fermés

 

Voici un premier trailer de 4 minutes du pilote réalisé par Jon Favreau (Iron Man) de la prochaine série REVOLUTION diffusée sur NBC, écrite par Eric Kripke (créateur et producteur exécutif de Supernatural) qui sera produite par JJ Abrams via Bad Robot et Warner Bros TV. Cette série d’aventure apocalyptique suivra un groupe d’individus qui tentent de survivre et de maintenir le contact avec leurs proches dans une humanité sans électricité. Au casting, on découvre Bill Burke, Giancarlo Esposito, Tracy Spiridakos, Graham Rogers, Anna Lise Phillips, Zak Orth, J.D. Pardo, Maria Howell, Tim Guinee, David Lyons et Andrea Roth. REVOLUTION est programmé sur NBC pour cet automne. Vous pouvez également retrouver ci-dessous deux vidéos des interviews de Jon Favreau et de JJ. Abrams, qui a eu une actualité forte sur le petit écran avec l’arrêt d’Alcatraz (FOX) et les renouvellements de Person of Interest (CBS) pour une seconde saison et de FRINGE pour une cinquième et denière saison (FOX).

 

Synopsis (selon le Huffington Post) : 15 ans après le blackout qui a plongé le monde dans l’obscurité, les hommes réapprennent à vivre sans électricité. Aux frontières de petites communautés fermières, le danger guette sous la forme de milices violentes et dictatoriales. La vie d’une jeune femme est brutalement changée après la mort de son père qui détenait un secret capable de changer le cours de l’histoire. Elle part alors à la recherche de son oncle, accompagné de quelques camarades sur un trajet semé d’embûches.

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Touch avec Kiefer Sutherland renouvelé pour une saison 2

Posted by nathalie dassa On mai - 10 - 2012 Commentaires fermés

 

Bonne nouvelle ! Deadline nous annonce que Fox TV a décidé de reconduire la série dramatique TOUCH pour une deuxième saison créée par Tim Kring (Heroes). Les fans de celui qui a personnifié Jack Bauer durant 8 saisons dans 24h le verront donc endosser à nouveau le rôle d’un père veuf qui prend conscience que son fils autiste âgé de 11 ans est en réalité un génie possédant le don de prescience, capable de voir des connexions entre des évènements apparemment sans liens les uns avec les autres, qui se déroulent dans divers endroits de la planète. Si les premiers épisodes ont capté l’attention du public, son audience a cependant chuté dans les semaines suivantes, mais les producteurs Fox TV et Chernin Entertainment, qui ont lancé la série au niveau mondial, ont décidé de maintenir la série grâce au fort taux de rebond qu’elle a généré.

 

SynopsisTouch c’est Martin Bohm (Kiefer Sutherland), un veuf angoissé par son incapacité à communiquer avec Jake (David Mazouz) son fils muet de 11 ans. Après avoir tenté à de multiples reprises de le maintenir à l’école, Martin reçoit la visite de Clea Hopkins (Gugu Mbatha-Raw), une assistante sociale venue évaluer le bien-être de Jake. Mais Martin découvre que Jake est en fait un génie stupéfiant – il voit des choses que personne d’autres ne voit – qui sait connecter les schémas d’évènements apparemment sans liens entre eux. Jake ne communique pas avec des mots mais avec des nombres. Martin rencontre Arthur Dewitt (Danny Glover), un professeur spécialiste des enfants surdoués, qui va aider Martin à déchiffrer le sens et à connecter les nombres avec les personnages dont les vies seront affectées.

 

 

 

 

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American Horror Story : critique

Posted by CineChronicle On mai - 9 - 2012 Commentaires fermés

Chez les Harmon, les choses vont mal. Vivien a fait une fausse couche, son mari Ben l’a trompée et leur fille Violet est dépressive. Pour tenter de résoudre leurs problèmes, ils décident de quitter Boston pour s’installer dans une vielle maison victorienne de Los Angeles. Mais pour cette famille au bord de la rupture, il n’est pas certain que ce soit le meilleur endroit pour se reconstruire. La demeure abrite bien des secrets…

 

 

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Diffusée à partir du 5 Octobre 2011 sur la chaîne FX, American Horror Story est une série américaine créée par Ryan Murphy et Brad Falchuk dont la première saison compte 12 épisodes de 42 minutes. Il y a des séries comme ça qu’on n’attend pas et qu’on va regarder par curiosité sans trop savoir ce que c’est. Dès les premières scènes, et surtout après un générique particulièrement bien fait (conçu par Kyle Cooper, à qui l’on doit le générique de WALKING DEAD), on sait qu’on se trouve face à quelque chose qu’on n’a encore jamais vu et de furieusement intrigant. La question est alors de savoir si la série va tenir toutes ses promesses au fil des 12 épisodes. Dès que l’on parle maison hantée, on pense aussitôt au chef-d’œuvre de Robert Wise, La Maison du Diable, un des très rares films à avoir véritablement suscité la peur chez les spectateurs. On peut aussi citer des œuvres comme La Maison des Damnés de John Hough, Amytiville de Stuart Rosenberg ou bien encore Shining de Stanley Kubrick. Mais American Horror Story se démarque complètement de ces références car ici ce n’est pas la peur qui est le propos mais un certain sentiment de malaise suscité non pas par une demeure aux allures inquiétantes mais par une ribambelle de personnages aussi torturés les uns que les autres. Ici, pas de force invisible, pas de bruits étranges la nuit, pas de sang qui suinte des murs ou d’objets qui se déplacent tout seuls. Non, la maison est bien hantée mais par des esprits assez particuliers car ici les fantômes sont très loin d’être des goules monstrueuses ou des êtres immatériels cherchant à terroriser les habitants. Non, on ne les distingue pas forcément des vivants… et puis il y a d’autres fantômes, plus insidieux, ceux qui hantent les esprits des habitants de la demeure, leur culpabilité, leurs doutes, leurs faiblesses.

 

 

La série propose quelque chose d’assez novateur, une manière différente d’aborder le sujet. On se demande d’ailleurs au cours des premiers épisodes où nous mènent les scénaristes et si leur montage scénaristique ne va pas s’écrouler à un moment ou à un autre quand ils se prendront les pieds dans un scénario qui semble assez complexe. Ce qui inquiète aussi, c’est l’accueil qu’une telle série peut recevoir aux Etats-Unis où les taux d’audience sont à ce point vitaux. Pas le moindre humour, très peu d’action, une ambiance malsaine à souhait… pas vraiment la meilleure recette pour le marché américain. C’est donc avec un mélange d’inquiétude et de curiosité qu’on découvre cette histoire assez particulière. Et le résultat est particulièrement convaincant. Le scénario (dont nous ne dévoilerons aucun détail pour ne pas trahir son intérêt) s’avère parfaitement bien maîtrisé. Tous les éléments s’intègrent parfaitement dans le récit et constituent un tout cohérent. Et pourtant la tâche n’est pas simple tant il y a de personnages qui vont et viennent dans cette étrange maison. Presque à chaque épisode on en découvre de nouveaux tous aussi intéressants et tous aussi dérangés.

 

 

D’ailleurs la grande force d’American Horror Story, ce sont ses personnages et les acteurs qui les interprètent. En commençant pas les Harmon, bien entendu. Ben (Dylan McDermott) veut sauver sa famille coûte que coûte mais il est rongé par la culpabilité et constamment soumis à la tentation quand il rencontre Moira la femme de ménage (remarquables Frances Conroy/Alexandra Breckenridge) qu’il voit jeune alors que presque tous les autres la voient âgée. Pour couronner le tout, Ben est psychiatre et les scénaristes se font un malin plaisir d’ébranler ses certitudes dans ce domaine. Vivien (Connie Britton) souffre d’avoir été trompée pas son mari mais aussi par la perte de l’enfant qu’elle portait. Les nerfs à vif, au bord de la dépression, elle veut croire à un nouveau départ qui passe d’abord par un nouvel enfant. Enfin, pour compléter le tableau, Violet (Taissa Farmiga) est une adolescente solitaire, mal dans sa peau et qui souffre de dépression. Autant dire que les Harmon sont les parfaits candidats pour les tortures que la maison et certains de ses résidents ne manqueront pas de leur infliger. Parmi la vingtaine de protagonistes qui vont graviter autour des Harmon, il faut aussi citer deux personnages principaux : Constance (interprétée par une Jessica Lange sublime et inquiétante à souhait) qui semble faire partie des murs puisqu’elle passe son temps à venir rendre visite aux Harmon même s’ils ne le veulent pas, et Tate (Evan Peters) un garçon suivi par Ben pour de très graves problèmes psychologiques.

 

 

Maîtrisée de bout en bout, avec une ambiance originale et particulièrement malsaine, brillamment interprétée et réalisée, American Horror Story s’avère une parfaite réussite. Cerise sur le gâteau, avec de très bons taux d’audience, la série est renouvelée et on aura droit à une suite. Par contre, la saison 1 constitue une histoire terminée et la saison 2 présentera donc une nouvelle intrigue et de nouveaux protagonistes. Espérons qu’elle sera du même calibre.

 

Philippe Tessier

 

 

 

Série américaine AMERICAN HORROR STORY créée par Ryan Murphy et Brad Falchuk de 12 épisodes de 52 minutes et diffusée sur FX à partir du 5 Octobre 2011 avec Dylan McDermott, Connie Britton, Evan Peters, Taissa Farmiga, Denis O’Hare, Jessica Lange. La série est diffusée en France sur Ciné+ Frisson à partir du 5 Mai 2012.

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250 000$ pour une chanson des Beatles dans Mad Men

Posted by nathalie dassa On mai - 9 - 2012 Commentaires fermés

Don Draper écoute 'Tomorrow Never Knows' de l'album Revolver des Beatles dans Mad Men saison 5

Les studios Lionsgate et le créateur Matthew Weiner ont payé 250 000$ pour les droits d’utilisation de la chanson Tomorrow Never Knows des Beatles pour l’épisode intituléLady Lazarus’ de la cinquième saison de ‘Mad Men’, diffusé dimanche dernier sur AMC.

 

 

 


Selon The New York Times (via Rolling Stone), les studios Lionsgate, producteur de MAD MEN, ont versé la somme de 250 000 dollars pour les droits d’utilisation de la chanson Tomorrow Never Knows des Beatles à la fin de l’épisode intitulé Lady Lazarus (qui est également le titre d’un poème de Sylvia Plat), écrit par Matthew Weiner et diffusé dimanche dernier sur AMC. Il devient apparemment de plus en plus difficile pour les chaînes de télévision d’obtenir la licence d’utilisation des morceaux de musique des groupes, mais MAD MEN est aussi fortement lié par l’histoire de cette époque charnière qui se déroule dans les années 60. C’est la raison pour laquelle le créateur de la série phare Matthew Weiner, connu pour son perfectionnisme, a jugé que le coût en valait la peine et a décidé d’investir. Les chansons les plus populaires vendent leurs droits aux programmes de télévision pour moins de 100.000 $. Mais les Beatles et leurs héritiers sont aussi connus pour être vigilants quant à leur héritage et leur impact artistique.. Si bien que pour obtenir l’approbation de la compagnie Apple Corps, Matthew Weiner a précisé au NY Times « Je devais faire quelque chose que je n’aime pas faire, partager mon histoire et envoyer mes pages. » L’accord est tombé à l’automne dernier, environ un mois avant le début du tournage de l’épisode.

 

« J’ai toujours eu le sentiment que la série manquait d’une certaine authenticité, car nous n’avons jamais pu avoir un enregistrement original des Beatles » a déclaré Matthew Weiner au Times. De toute évidence, il ne voulait pas de « quelqu’un qui chantait leur chanson ou une version de leur chanson, mais eux chantant dans la série. J’ai toujours senti qu’il y avait un manque. Parce qu’ils sont probablement le groupe du 20e siècle ».

 

Tomorrow Never Knows des Beatles est utilisé vers la fin de l’épisode 8 intitulé Lady Lazarus de la cinquième saison de MAD MEN. Megan Draper (Jessica Paré) propose à son mari (Jon Hamm) d’écouter son album de Revolver (1966) – symbole du renouveau – et lui propose de mettre ce morceau le plus artistique que le groupe ait produit jusque-là. Notre cher directeur de la publicité n’est pas impressionné par la chanson et l’arrête soulignant ainsi le thème récurrent de la saison du personnage complètement hors du coup en ce qui concerne la culture de la jeunesse.

 

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David Cronenberg en guest star dans Rewind pour Syfy

Posted by GGJ On mai - 7 - 2012 Commentaires fermés

David Cronenberg sera en guest star dans le pilote de la série ‘Rewind’ pour la chaîne de science-fiction Syfy, actuellement en tournage à Toronto.

 

 

 

Selon THR, David Cronenberg - dont le prochain film COSMOPOLIS sera présenté en sélection officielle au 65e Festival de Cannes - rejoint le casting du pilote du thriller Rewind, produit par BermanBraun et Universal Cable Productions, qui sera diffusé sur la chaîne Syfy. L’intrigue suit une équipe de militaires et de scientifiques qui doivent utiliser une technologie non encore testée pour voyager dans le temps et modifier les évènements passés pour changer le futur et éviter une attaque terroriste. Le réalisateur canadien sera en guest star et interprétera un brillant scientifique et prix Nobel de la Paix qui prépare un complot dangereux pour changer le cours de l’histoire depuis la mort de sa femme voici quelques années. Le casting inclut Shane McRae (LA COULEUR DES SENTIMENTS – notre critique) dans le rôle d’un ancien des Forces Spéciales qui se joint à l’opération Department of Homeland Security, et Jennifer Ferrin (BOARDWALK EMPIRE), Robbie Jones et Keon Mohajeri (Les enquêtes de Murdoch). Jeff Fahey (Lost) apparaîtra également en guest star. Jack Bender (Lost, Alphas) réalisera le pilote de 90 minutes sur un scénario rédigé par Justin Marks. Le tournage de la production a commencé à Toronto.

 

 

 

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Torchwood saison 4 : critique

Posted by CineChronicle On mai - 4 - 2012 Commentaires fermés

A la tête de l’organisation Torchwood de Cardiff, le capitaine Jack Harkness et son équipe utilisent les technologies extra-terrestres pour venir à bout de problèmes qui dépassent le gouvernement et la police. Unis, ils se battent pour le futur de l’humanité. Car c’est au 21ème siècle que tout va se jouer…

 

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Torchwood est une série atypique à bien des égards. Spinoff du Doctor Who, elle en reprend le fameux Capitaine Jack Harkness interprété avec brio par John Barrowman. Venu du futur, immortel, attiré par tous les sexes connus ou inconnus (bien que préférant nettement les hommes), Jack n’est pas un héros comme les autres. Il est torturé par son passé, par les choix qu’il a dû faire et surtout par les conséquences de ces choix. Il faut dire que les gens qu’ils côtoient ont une fâcheuse tendance à mourir alors qu’il ne peut jamais rien lui arriver. Bien entendu, ça rappelle furieusement le Doctor Who mais avec un concept poussé un cran plus loin. Le Doctor Who ne vieillit pas mais peut être tué, Jack est absolument immortel ; même si le Doctor Who s’entoure de compagnons pour tromper sa solitude, il garde ses distances alors que Jack s’attache et s’éprend souvent de ceux qu’ils croisent. Il est donc constamment déchiré par la perte de ceux qu’il aime sans retenue. Grâce à l’interprétation sans faille de John Barrowman, on découvre un personnage écorché qui sous ses airs désinvoltes laisse en permanence affleurer un sentiment de profonde détresse. Il faut dire que les situations auxquelles il est confronté n’arrangent rien surtout quand c’est lui qui doit prendre des décisions lourdes de conséquences. C’est un individu pragmatique qui fait toujours ce qu’il doit faire même si cela le met au supplice. Mais si cette série est si captivante, ce n’est pas uniquement pour son acteur principal mais aussi pour tous ceux que l’on retrouve au sein de l’équipe Torchwood. A commencer par la ravissante, la délicieuse et sublime Eve Myles qui campe Gwen Cooper. D’origine galloise, comme l’acteur qui interprète son compagnon (Kai Owens), elle en a séduit des téléspectateurs, avec ses dents du bonheur et son accent si particulier (il vaut d’ailleurs mieux privilégier la VO à la VF de cette série puisque le doublage fait disparaître cette particularité). Le reste de la distribution est du même niveau et chaque personnage s’avère attachant.

 

 

Torchwood, ce sont aussi des scénarios d’une très grande qualité qui traitent de sujets graves sans le moindre compromis. Ici, quand il n’y a pas de solution à un problème, il n’y en a vraiment pas et les héros ne risquent pas d’en sortir une de leur chapeau comme par magie (voir l’excellent épisode avec les fées dans la première saison). Tous les sujets sont abordés même les plus tabous, comme le suicide assisté dans un des épisodes de la saison 1 où Jack accompagne un homme jusqu’à son dernier souffle dans une des scènes les plus mémorables de la série. C’est pour cette raison que Torchwood s’adresse résolument à un public adulte et c’est sans doute aussi pour cette raison que son parcours est des plus chaotiques. Après une brillante première saison (2006-2007) de 13 épisodes, elle est renouvelée en 2008 pour une seconde saison un peu moins convaincante. Menacée d’annulation, Torchwood revient en Juillet 2009 sous la forme d’une mini-série coup de poing de 5 épisodes, intitulée Les Enfants de la Terre, qui est un véritable succès (à voir également en VO, la version française n’étant pas à la hauteur de l’intensité de certaines scènes). Il faut dire que les scénaristes vont très loin dans cette troisième saison et explorent leur sujet jusqu’au bout sans épargner leurs personnages dont un malheureux Jack qui est confronté à la pire décision de sa vie. Fort du succès des Enfants de la Terre, la BBC donne son feu vert à une quatrième saison mais sous la forme d’une coproduction avec la chaîne américaine Starz pour tenter de séduire les spectateurs outre Atlantique. Elle est diffusée en Juillet 2011 en Angleterre et aux Etats-Unis et en Décembre 2011 en France sur NRJ12.

 

 

Le défi pour les scénaristes est de parvenir à un scénario aussi fort que celui des Enfants de la terre. Ils doivent aussi étendre l’action aux Etats-Unis toujours dans l’optique de conquérir l’audience outre-atlantique. Intitulée Le Jour du Miracle, cette quatrième saison conserve toutes les qualités de la série et les thèmes abordés sont pour le moins dérangeants. Elle s’avère un tout petit peu moins réussie que la précédente mais à ce niveau de qualité ce n’est qu’un détail. A la fin de la troisième saison, Jack avait quitté la Terre écœuré et totalement désespéré. Il y revient contraint et forcé. Il faut dire qu’un phénomène tout à fait inattendu se propage sur terre : plus personne ne meurt. A partir de là, les scénaristes nous entraînent dans une véritable descente aux enfers pour l’humanité, car si les humains ne meurent plus, ils n’en restent pas moins sujets aux maladies, aux blessures, aux handicaps. Dans le premier épisode, on voit ainsi un personnage se faire pulvériser avec une ceinture d’explosifs… ce qui reste de lui continue à vivre.

 

 

Ce qui apparaît d’abord comme un miracle s’avère être très rapidement une catastrophe d’une ampleur inimaginable. Et avec 500 000 personnes de plus par jour sur la planète, on comprend aisément pourquoi. Ce fait est parfaitement rendu dans la première partie de la série où le scénario aborde tous les problèmes que pourrait poser une telle situation : comment gérer l’augmentation de la population ou que faire de ceux qui souffrent et que la mort ne peut plus libérer, le suicide devient impossible, l’économie commence à vaciller dans tous les pays et la substance la plus précieuse devient désormais les antalgiques que les compagnies pharmaceutiques se mettent à produire en masse. Chaque individu, bien naturellement, voit les choses en fonction de sa situation propre. Gwenn pense avant tout à l’enfant qu’elle vient d’avoir et qui ne connaîtra pas la mort, elle sait aussi que ce « miracle » sauve son père victime d’une crise cardiaque. Un des nouveaux personnages, Rex Matheson (Mekhi Phifer), est un agent de la CIA qui vient de se faire empaler par un tube métallique au cours d’un accident de voiture. Enquêtant sur l’origine de cette soudaine immortalité généralisée, il sait que s’il stoppe le phénomène, il mourra.

 

 

Il y a aussi ce condamné à mort qu’on ne peut plus exécuter, un pédophile de la pire espèce brillamment interprété par Bill Pullman. Particulièrement pathétique et détestable (« Il fallait qu’elle court plus vite » dit-il en parlant de sa victime), c’est lui qui est le premier miraculé et qui va devenir une sorte de messie pour une partie de la population. Et puis il y a Jack… Jack l’immortel qui redevient… mortel. Le tout est désormais de savoir pourquoi. Une fois le problème posé, les personnages présentés et les enjeux définis, les scénaristes vont s’intéresser aux solutions concoctées par les gouvernements pour régler la crise…. des solutions aussi radicales qu’épouvantables qui nous ramènent à ce qu’il y a de pire dans l’être humain. La seconde partie de la série va s’intéresser un peu plus à l’origine du phénomène et au passé de Jack. C’est peut-être là que Le Jour du Miracle perd un peu en intensité et s’avère moins percutant que les Enfants de la Terre. Malgré tout, les choix que devront faire les différents protagonistes tiennent en haleine jusqu’au dénouement et chaque épisode offre son lot de rebondissements. Il serait difficile dans un seul article de détailler tous les aspects de cette histoire tant ils sont nombreux et intéressants. Une chose est certaine, si vous ne connaissez pas Torchwood, on ne peut que vous recommander de vous précipiter sur cette série à nulle autre pareille. Interprétation brillante, scénarios captivants, personnages passionnants, sujets profonds, on ne peut que regretter qu’après chaque saison la décision de renouveler cette série soit aussi difficile à prendre.

 

Philippe Tessier

 

 

 

 

 

Série anglo-américaine ‘Le jour du Miracle’ (‘Torchwood’ saison 4) créée par Russell T. Davies de 10 épisodes de 52 minutes et diffusée sur la BBC et Starz à partir du 8 Juillet 2011 avec John Barrowman, Eve Myles, Kai Owen, Arlene Tur, Mekhi Phifer, Aklexa Havins, Bill Pullman et Lauren Ambrose. Disponible en France en DVD (avec une interdiction aux moins de douze ans).

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Sherlock saison 3 : des détails révélés par le cocréateur Mark Gatiss

Posted by GGJ On mai - 4 - 2012 Commentaires fermés

 

Mark Gatiss, le cocréateur de Sherlock avec Steven Moffat, qui interprète également le rôle de Mycroft dans la série phénomène diffusée sur la BBC, a révélé quelle histoire débutera la troisième et prochaine saison qui met en scène Benedict Cumberbatch (prochainement dans STAR TREK) et Martin Freeman (prochainement dans THE HOBBIT et SVENGALI). L’ouverture sera basée sur ‘The Adventure Of  The Empty House’. Dans l’histoire de Conan Doyle, ce récit se place chronologiquement après ‘The Final Problem’ au cours duquel le détective apparemment meurt suite à sa confrontation avec Moriarty. Le cliffhanger de la saison 2 ‘The Reichenbach Fall’ était inspiré de cette histoire et le suspense était de savoir comment le détective allait s’y prendre pour faire semblant de mourir publiquement. Mark Gatiss précise : « Il y a certaines choses au sujet de ‘The Adventure Of the Empty House’ qui laisse bloquer par la façon dont Sherlock revient, mais en même temps on se sent libre d’inventer et d’introduire de nouvelles choses ». Le scénariste a ajouté que les deux histoires restantes de la série n’ont pas encore été choisies, mais seraient dictées par un « sentiment général », ajoutant « Steven [Moffat] et moi avons plus ou moins nos favoris, mais ce sera réellement une question de savoir ce qui convient à la structure ». Les nouveaux épisodes de Sherlock ne devraient pas être tournés avant début 2013.

 

 

 

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Série The River : critique

Posted by CineChronicle On mai - 3 - 2012 Commentaires fermés

Emmet Cole, célèbre aventurier et star d’une émission de télévision, disparaît lors d’un voyage en Amazonie. Plusieurs mois plus tard, sa balise de détresse s’active. La chaîne pour laquelle il travaillait décide alors de financer une opération de sauvetage avec sa femme et son fils à la condition que l’expédition soit intégralement filmée. L’équipe embarque à bord d’un bateau et remonte l’Amazone sans se douter qu’elle va se heurter à des forces terrifiantes…

 

 

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The River, diffusée sur ABC en Février 2012, est une série de 8 épisodes de 43 minutes créée par Oren Peli et Michael R. Perry. Depuis La Bombe de Peter Watkins, les films tournés comme s’il s’agissait de documentaires ne manquent pas. Du fameux Blair witch à Troll Hunter en passant par Paranormal activity (dont Oren Pelli est le scénariste et le réalisateur d’ailleurs), cette technique donne des résultats plus ou moins convaincants. Appliquée à la série télévisée, le résultat est pour le moins mitigé. Si l’idée semble séduisante sur le papier, elle l’est un peu moins à l’écran et il arrive assez souvent au cours des premiers épisodes de regretter un tournage plus conventionnel. Le procédé marche bien quand la caméra est fixe et que l’on guette l’événement surnaturel mais il est beaucoup moins convaincant quand on veut s’intéresser aux membres d’équipage de ce navire. Mais le plus gros problème de The River provient certainement de la crédibilité des situations. Que ce soit pour une série ou pour un film, le point fondamental est de parvenir à pousser le spectateur à accepter les principes de base du récit qui lui est proposé même si ces principes sont totalement fantastiques. C’est vrai pour une série conventionnelle, ça l’est encore plus avec ce procédé documentaire censé ancrer l’aventure dans une sorte de téléréalité. Or, dans The river, on a du mal à adhérer à la base même du récit. Les personnages dans leur ensemble sont peu intéressants et, franchement, leur destin nous laisse de marbre. Les seuls qui suscitent un quelconque intérêt sont Emmet Cole (Bruce Greenwood), qu’on ne voit pourtant qu’à travers des documentaires pendant la majeure partie de la série, et le mercenaire accompagnant l’équipe, Kurt Brynildson (Thomas Kretschmann).

 

 

Mais le plus gênant est certainement la manière dont ces personnages réagissent face à l’inconnu et au surnaturel. Parfois il peut être assez difficile d’accepter qu’un individu confronté à une horreur indicible ou à une mort assez atroce (ce qui est souvent le cas dans ce genre de séries/films) puisse songer à garder sa caméra à l’épaule… dès le premier épisode, les héros ne semblent pas plus ébranlés que ça par ce à quoi ils ont assisté. Et pourtant, ce n’est pas anodin et on tape directement dans le répertoire des esprits vengeurs et autres démons des basses fosses. Confrontés à des choses qui feraient fuir en hurlant (et en jetant la caméra sur lesdites choses) la plupart des mortels normalement constitués, les personnages trouvent presque toujours une solution assez rapidement avec un sens de la déduction qui ferait pâlir Colombo. L’une des héroïnes, la fille du mécanicien du bateau, est assez caricaturale dans ce domaine. Elle ne doit pas avoir plus de vingt ans et pourtant ses connaissances concernant les esprits qui hantent l’Amazone impressionneraient certainement tous les sorciers du coin. La série aurait gagné en intérêt si la peur avait été omniprésente et que, par exemple, le cliffhanger final avait été utilisé presque dès le début pour expliquer qu’ils n’aient pas le choix. A propos de l’Amazone d’ailleurs, il est à regretter que le milieu hostile dans lequel l’équipe évolue ne soit pas mieux rendu. Les expéditions à terre ressemblent plus à des promenades en forêt. On est très loin de l’ambiance inquiétante suscitée par la forêt de Blair Witch.

 

 

Et pourtant, cette série reste attachante et suscite un certain intérêt. Tout d’abord pour son intrigue de fond, la Source, qui n’est pas sans rappeler un des éléments de Lost. Si le Professeur Emmet Cole a disparu, c’est qu’il était parti à la recherche de cette fameuse source qui serait à l’origine de tous les phénomènes paranormaux. Et il n’est pas le seul qu’elle intéresse comme on le découvre très rapidement à travers un des personnages, Kurt Brynildson. Normalement chargé d’assurer la sécurité de l’expédition, ce dernier s’avère travailler pour de mystérieux individus qui ne veulent pas qu’on découvre la Source. C’est bien évidemment le point qu’on voudrait voir développé et qui ne l’est que très peu dans cette première saison. Ensuite, certains épisodes sont assez réussis et on se laisse parfois captiver par les mystères de l’Amazone et par les esprits invisibles qui y règnent. En fait, ce qu’on regrette profondément après avoir vu cette série, c’est qu’elle a un très fort potentiel qui n’est malheureusement pas exploité. Chaque intrigue développée dans chaque épisode est intéressante en soit mais trop survolée. Il aurait été certainement préférable de faire des doubles épisodes permettant de mieux approfondir tel ou tel sujet (notamment le laboratoire abandonné). Avec un scénario solide et des personnages travaillés et attachants, cette odyssée sur l’Amazone aurait peut-être pu susciter la peur… ce qui n’est malheureusement pas le cas.

 

Philippe Tessier

 

 

 

Série américaine THE RIVER créée par Oren Peli et Michael R. Perry de 8 épisodes de 43 minutes et diffusée sur ABC à partir du 7 Février 2012, avec Bruce Greenwood, Joe Anderson, Leslie Hope, Eloise Mumford, Paul Blackthorne, Thomas Kretschmann, Daniel Zacapa, Shaun Parkes, Paulina Gaitan.

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The Newsroom : second trailer de la nouvelle série d’Aaron Sorkin sur HBO

Posted by GGJ On avril - 30 - 2012 Commentaires fermés

 

Après un premier trailer dévoilé par HBO début avril, voici une seconde bande annonce mise en ligne de THE NEWSROOM, la nouvelle série HBO d’Aaron Sorkin, créateur récompensé de A la Maison Blanche et scénariste oscarisé de THE SOCIAL NETWORK (notre critique). La première a été diffusée ce dimanche 29 avril avant GAME OF THRONES, mais la saison débutera dès le 24 juin prochain sur la chaîne câblée. Ces nouvelles images de plus en plus fortes nous plongent dans les coulisses d’une chaîne d’information en continu et l’on suit Jeff Daniels dans le rôle d’un présentateur de JT controversé, versatile et en perte d’audience, qui fait une déclaration audacieuse pour modifier son approche face à la caméra « La raison pour laquelle nous n’avons pas réussi n’est pas un mystère : Nous avons pris une claque sur les audiences. » (…) Je quitte ce cirque, je commute les équipes, je vais travailler avec des gars qui vont devenir des très bons »... Donc c’est Newsnight 2.0, la série câblée fictionnelle sur les informations au centre du drame que l’on va suivre désormais avec au casting Olivia Munn, Emily Mortimer, Thomas Sadoski, Josh Pence, Alison Pill, Sam Waterston ou encore Dev Patel affrontant Jane Fonda, qui revient en tant que présidente de la chaîne câblée à la maison mère.

 

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Série The Fades : critique

Posted by CineChronicle On avril - 29 - 2012 Commentaires fermés

Paul Roberts, 17 ans, est hanté par d’effroyables cauchemars que ni son thérapeute, ni son meilleur ami, Mac, ne peuvent expliquer. Il est contacté par un homme, Neil Valentine, qui lui explique qu’il est un « angélique », c’est-à-dire qu’il est en mesure de voir des fantômes, appelés « The Fades ». Avec ses nouveaux pouvoirs et son entourage, Paul va devoir livrer un combat sans merci contre les forces du mal.

 

♥♥♥♥

 

Régulièrement, il nous arrive d’Outre-Manche des séries et des mini-séries tout à fait étonnantes qui ont la particularité d’avoir un scénario brillant et une interprétation impeccable. Et The Fades, diffusée sur la BBC en septembre 2011, ne déroge certainement pas à la règle. Créée et écrite par Jack Thorne, cette série de 6 épisodes de 52 minutes raconte l’histoire d’un jeune adolescent prénommé Paul qui est capable de voir les esprits des morts, les Fades. Ombres errantes que normalement nul ne peut voir, sentir ou toucher, les fades souffrent car ils n’ont pu accéder au Paradis et sont condamnés à observer les vivants que leur désespoir les a conduits à haïr. Seulement voilà, Paul est hanté par un cauchemar qui ressemble bien à une vision de l’Apocalypse, les Fades sont de plus en plus nombreux et il semblerait que certains aient acquis la capacité d’entrer en contact avec le monde physique. Le jeune homme va alors se retrouver pris au milieu d’un conflit entre les morts et un mystérieux groupe d’individus, les Angéliques. A partir d’une histoire à priori assez classique, The Fades s’avère passionnant autant pour l’intrigue prenante et menée tambour battant que pour ses personnages tous extrêmement attachants et intéressants. A commencer par le duo formé par Paul (Ian de Caestecker) et Michael (Daniel Kaluuya), deux adolescents un peu nigauds et qui sont eux-mêmes des sortes de fantômes pour leurs camarades et notamment pour les filles, leur préoccupation du moment.

 

 

Combattre les morts ne s’avère pas chose facile et cela est parfaitement illustré par les Angéliques qui sont presque aussi torturés que leurs adversaires, à l’image de Neil (brillamment interprété par Johnny Harris) qui va prendre Paul sous son aile pas si protectrice que ça. C’est un personnage d’autant plus intéressant que les scénaristes ne le ménagent pas, il souffre, perd tout ce qui compte pour lui et sait qu’il ne peut l’emporter sans prendre des mesures parfois regrettables. Ici, il n’y a pas véritablement des bons et des mauvais, juste des gens qui souffrent et qui font tout ce qu’ils pensent devoir faire pour échapper à leur calvaire. Comme le dit Neil quand Paul lui demande si les Fades sont les esprits de gens mauvais : « Bons, mauvais… pourquoi croit-on que la mort est juste ? La mort est aléatoire comme la vie. La vie a la famine, la maladie, la merde quotidienne. Et la mort est du même genre… ». Face au tourment des Fades, il est difficile de ne pas comprendre pourquoi ils veulent tant revenir parmi les vivants même si la méthode utilisée est des plus… épouvantables. Une image revient souvent dans la série où l’on voit ces pitoyables spectres rester immobiles sur les toits des immeubles car la « matière organique les brûlent » et ils se réfugient donc en hauteur pour échapper à tout contact. C’est une image forte qui illustre parfaitement l’enfer qui est désormais le leur.

 

 

 

Bien entendu, c’est une histoire qui parle aussi de problèmes beaucoup plus terre à terre : l’envie d’exister, de ne plus être une ombre dans la vie des autres. Cela s’applique aux Fades, totalement impuissants dans leur état actuel, mais aussi à Paul et surtout à Michael qui lance à son ami : « Tout le monde se fout de ce qu’on fait. On est les impurs, les indésirables, les invisibles de cette école. » A l’instar des Fades par rapport aux vivants, Michael, amoureux de la sœur de Paul, sait qu’il n’existe pas pour elle et même si c’est traité sur un ton plutôt léger, cela revient à peu près au même et la souffrance tout aussi difficile à supporter. La série évolue donc avec cette ambiance très particulière que l’on retrouve assez souvent dans les séries britanniques qui parviennent à mêler les sujets les plus sombres à une certaine légèreté de ton tout en parlant du quotidien. Malheureusement, The Fades n’a pas su trouver son public. Comme bon nombre d’excellentes séries traitées de manière légèrement décalée, elle ne connaîtra pas de seconde saison et c’est bien dommage même si ces six épisodes peuvent constituer une histoire qui se termine.

 

Philippe Tessier

 

 

 

Mini-série britannique THE FADES créée par Jack Thorne de 6 épisodes de 52 minutes et diffusée sur BBC Three le 21 septembre 2011, avec Ian de Caestecker, Daniel Kaluuya, Johnny Harris, Lily Loveless, Tom Ellis, Jenn Murray, Joe Dempsie, Natalie Dormer.

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Fringe renouvelé pour une cinquième et dernière saison (teaser)

Posted by nathalie dassa On avril - 27 - 2012 Commentaires fermés

 

En dépit des résultats faibles d’audience sur les dernières saisons, Deadline rapporte que la Fox a conclu un accord avec Warner Bros TV et Bad Robot pour renouveler la série dramatique de science-fiction pour une cinquième et dernière saison de 13 épisodes, créée par JJ Abrams. Le président de Fox Entertainment Kevin Reilly avait déclaré en janvier au TCA (Television Critics Association) qu’une renégociation sur un accord de renouvellement était en cours avec Warner Bros TV et Bad Robot sur la base d’une diminution des droits de licence. «Nous perdons beaucoup d’argent sur  la série », a indiqué Reilly. « Nous ne sommes pas dans le business pour perdre de l’argent, donc nous essayons de comprendre s’il y a un autre moyen de pouvoir continuer avec la série ». Après de longues négociations au cours des deux derniers mois, les parties ont conclu une entente pour offrir aux fans un dénouement à la hauteur de leurs attentes. De son côté, JJ Abrams a annoncé « Nous sommes ravis et reconnaissants que la Fox - et nos fans - aient rendu l’impossible possible ».

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Girls et VEEP : deux lancements de séries comiques réussis sur HBO

Posted by GGJ On avril - 25 - 2012 Commentaires fermés

Deux nouvelles séries comiques marquent l’événement sur la chaîne câblée HBO, ‘Girls’ et ‘VEEP’, dont les lancements ont été honorables.

 

 

 

HBO diffuse actuellement le dimanche soir deux comédies plus particulièrement centrées sur les femmes. L’une, produite par Judd Apatow Girls, écrite et réalisée par Lena Dunham, qui interprète également le rôle principal de Hannah dans la série qui a démarré aux Etats-Unis le 15 avril 2012, pour une saison de 10 épisodes de 26 minutes. L’histoire suit un groupe de jeunes femmes d’une vingtaine d’années, génération souvent négligée par les séries américaines, vivant à Manhattan qui sortent de la fac et galèrent pour trouver un emploi, sont célibataires et tentent de trouver leurs places dans le monde actuel. Les critiques américaines sont très favorables à cette série moderne et réaliste et les taux d’audience sont positifs, car en augmentation par rapport à la première diffusion du pilote. Judd Apatow a déclaré à propos de la série : « Quand on l’a faite, on savait que les gens n’allaient pas être d’accord. C’est une série pensée pour qu’on la déteste ou qu’on l’adore. Donc j’espère que les téléspectateurs vont se prendre la tête entre eux toutes les semaines, pas juste pour le premier épisode… ». La série est déjà disponible en SVOD sur Orange cinéma séries, le lendemain de sa diffusion américaine (sur TV et PC).

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La seconde comédie VEEP, qui a été créée par Armando Iannucci, a réuni 1,7 million de spectateurs entre la diffusion du premier épisode dimanche 22 avril 2012 et la rediffusion. Julia Louis-Dreyfus (Seinfeld, Old Christine) endosse le rôle principal de « la sénatrice Selina Meyer, Vice-Présidente des Etats-Unis qui découvre ce métier, très loin de ce qu’elle avait imaginé. Ses déboires sont prétextes à une satire politique … ». Selon le HuffPost TV, elle est incapable de diriger un staff chaotique, n’a aucune aptitude à prendre des décisions et surtout à reconnaître qu’elle est cassante à la limite de la méchanceté la plupart du temps. La série est également disponible en SVOD sur Orange cinéma séries, chaque lundi, le lendemain de la diffusion américaine (TV et PC)

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