Wednesday, May 30, 2012
 
 

Palmarès du 65e Festival de Cannes

Posted by nathalie dassa On mai - 27 - 2012 Commentaires fermés

Le jury présidé par Nanni Moretti, accompagné de la maîtresse de cérémonie Bénénice Béjo, a dévoilé le palmarès de la 65e édition du Festival de Cannes ce dimanche 27 mai 2011 dans le Grand Théâtre Lumière.

 

 

 

 

Jean-Louis Trintignan dans Amour de Michael Haneke

Les Français et les Américains ont été boudés dans cette course à la palme d’or avec 22 films en compétition pour ce 65e festival qui s’est déroulé en majeure partie sous un temps pluvieux. Un climat à l’image d’un palmarès sans réel enthousiasme ni surprise qui a récompensé les vétérans, décerné par le président italien Nanni Moretti et son jury Diane Kruger, Ewan McGregor, Andrea Arnold, Jean Paul Gaultier, Hiam Abbass, Raoul Peck, Alexander Payne et Emmanuelle Devos. L’Autrichien Michael Haneke a donc été sacré pour la seconde fois par la Palme d’or pour Amour après Le Ruban Blanc en 2009 et a rejoint le cercle très privé en compagnie de Francis Ford Coppola, Shoei Imamura, Bille August, Emir Kusturica et des frères Dardenne. L’histoire suit un mari amoureux et attentionné qui accompagne son épouse qui s’en va vers la mort avec en vedette Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. L’acteur français de 81 ans a terminé son discours sur un poème de Jacques Prévert « Et si on essayait d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ». Amour (en salles le 24 octobre) succède à THE TREE OF LIFE de Terrence Malick l’année dernière.

 

L’Italien Matteo Garrone repart une nouvelle fois avec le Grand Prix pour Reality (en salles le 22 août), qui suit l’itinéraire déçu d’un candidat à un jeu de téléréalité, après Gomorra en 2008. Le Britannique Ken Loach remporte quant à lui son cinquième trophée avec le Prix du jury pour la seule comédie La Part des Anges (en salles le 27 juin) dans ce palmarès, après les Prix du Jury pour Hidden agenda en 1990 et Raining Stones en 1993, le Prix du Scénario pour Sweet Sixteen en 2002 et la Palme d’or pour Le vent se lève en 2006. Au-delà des Collines de Cristian Mungiu reçoit les trophées du meilleur scénario et des meilleures interprétations féminines pour Cosmina Stratan et Cristina Flutur. Le roumain avait été récompensé par la Palme d’or pour l’excellent 4 mois, 3 semaines, 2 jours en 2007 dont le sujet portait sur l’avortement. Et enfin très bonne nouvelle pour le prix d’interprétation masculine qui revient à Mads Mikkelsen dans le rôle d’un homme accusé de pédophilie dans La Chasse de Thomas Vinterberg, réalisateur primé par le Prix du jury pour le percutant Festen en 1998.

 

On retiendra l’hommage à Claude Miller, décédé le 4 avril à l’âge de 70 ans, dont le film posthume THÉRÈSE DESQUEYROUX (en salles le 21 septembre) adapté du roman éponyme de François Mauriac, a été projeté en clôture du festival. L’unique film américain primé de la compétition, Les Bêtes du Sud Sauvage de Benh Zeitlin, reçoit la Caméra d’Or pour une première oeuvre. Et enfin le prix du jury décerné au duo Kervern et Delépine pour l’excellent LE GRAND SOIR (notre critique), avec Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel, dans la section Un Certain Regard.

 

 

PALMARÈS 2012

 

COMPÉTITION POUR LA PALME D’OR présidé par Nanni Moretti

 

PALME D’OR remis par Audrey Tautou et Adrian Brody

  1. Amour de l’Autrichien Michael Haneke

 

GRAND PRIX remis par Leila Hatami

  1. Reality de l’Italien Matteo Garrone

 

PRIX DU JURY remis par Laura Morante et Patrick Bruel

  1. La Part des Anges du Britannique Ken Loach

 

PRIX DU SCÉNARIO remis par Natassja Kinski

  1. Au-delà des Collines du Roumain Cristian Mungiu

 

PRIX DE LA MISE EN SCÈNE remis par Tim Roth et Leila Bekhti

  1. Post Tenebras Lux du Mexicain Carlos Reygadas

 

PRIX D’INTERPRÉTATION MASCULINE remis Gong Li

  1. Mads Mikkelsen dans La Chasse de Thomas Vinterberg

 

PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE remis Alec Baldwin

  1. Cosmina Stratan et Cristina Flutur de Aude-là des Collines du Roumain Cristian Mungiu

 

PRIX DU COURT-MÉTRAGE remis Jean-Pierre Dardenne et Kylie Minogue

  1. Silence (Sessiz Be deng) du Turc Rezan Yesilbas

 

CAMÉRA D’OR remis par Ludivine Sagnier, Carlos Saura et Carlos Dieges

  1. Beasts of the Southern Wild de l’Américain Benh Zeitlin

 

 

UN CERTAIN REGARD présidé par Tim Roth


PRIX UN CERTAIN REGARD

  1. Despues de Lucia du Mexicain Michel Franco

 

PRIX SPÉCIAL DU JURY

  1. Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern

 

PRIX DE MEILLEURE ACTRICE

  1. Suzanne Clément dans Lawrence Anyways de Xavier Dolan
  2. Emilie Dequenne dans A Perdre la Raison de Joachim Lafosse

 

SPÉCIALE DISTINCTION DU JURY

  1. Djeca de la Bosniaque Aida Begic
(Children of Sarajevo)

 

SEMAINE DE LA CRITIQUE présidée par Céline Sciamma


GRAND PRIX NESPRESSO

  1. Aqui y alla de l’Espagnol Antonio Mendez Esparza

 

PRIX RÉVÉLATION FRANCE 4

  1. Sofia’s Last Ambulance

 

PRIX SACD

Les voisins de Dieu de l’Israélien Meni Yaesh

 

SOUTIEN ACID/CCASS

  1. Los Salvajes de l’Argentin Alejandro Fadel

 

RAIL D’OR

  1. Hors les murs du Belge David Lambert

 

QUINZAINE DES RÉALISATEURS présidé par Bertrand Tavernier


ART CINÉMA AWARD

  1. No de Pablo Larrain

 

PRIX SACD

  1. Camille redouble de Noémie Lvovsky

 

PRIX ILLY DU COURT MÉTRAGE

  1. The Curse de Fyzal Boulifa

 

CINÉFONDATION présidé par Jean-Pierre Dardenne

 

PREMIER PRIX

  1. Doroga de la Russe Taisia Igumentseva

 

SECOND PRIX

  1. Abigail de l’Américain Matthew James Reilly

 

TROISIÈME PRIX

  1. The Lost Anfitriones du Cubain Miguel Angel Moulet

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Le Grand Soir : critique
  2. Le jury du 65e festival de Cannes
  3. Cannes 2012 : la sélection officielle
  4. Thérèse D. de Claude Miller en clôture du 65e festival de Cannes
  5. Moonrise Kingdom de Wes Anderson en ouveture du 65e festival de Cannes

 


Jeu concours Sur la Route : des places de cinéma, des H.S et des posters à gagner

Posted by CineChronicle On mai - 11 - 2012 Commentaires fermés

 

A l’occasion de la sortie en salles le mercredi 23 mai de ‘Sur la Route’ de Walter Salles, sélectionné en compétition officielle au 65e festival de Cannes, CinéChronicle en collaboration avec Le K, vous fait gagner 4 places de cinéma (valables à partir du 30 mai), 2 Hors-Série Trois Couleurs sur le film et 2 posters.

 

 

 

 

Pour participer au jeu concours valable du 11 au 25 mai (23h59) et uniquement en France métropolitaine, il vous suffit de répondre ci-dessous aux trois questions, dont les réponses se trouvent dans la bande-annonce, le synopsis, vos connaissances et les différents articles sur le site.

 

Envoyez ensuite vos réponses à redaction@cinechronicle.com en laissant vos coordonnées (Nom, Prénom, adresse mail et adresse postale complète). Les 2 heureux gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses et prévenus par mail. Ils remporteront chacun une dotation de 2 places de cinéma (valable à partir du 30 mai) + 1 Hors-Série Trois Couleurs sur le film + 1 poster. Bonne chance à toutes et à tous !

 

 

 

 

 

Quels personnages symbolisent respectivement Old Bull Lee (Viggo Mortensen), Sal Paradise (Sam Riley) et Carlo Marx (Tom Sturridge) ?

  1. Allen Ginsberg, William S. Burroughs, Jack Kerouac
  2. Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William S. Burroughs
  3. William S. Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg

 

Quel cinéaste a acquis les droits d’adaptation cinématographique ?

  1. Brian de Palma
  2. Todd Haynes
  3. Francis Ford Coppola

 

Combien de temps a duré l’écriture du roman paru en 1957 ?

  1. Deux semaines
  2. Un mois
  3. Trois semaines

 

 

Synopsis : Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise (Sam Riley), apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty (Garrett Hedlund), jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou (Kristen Stewart). Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.

 

Le jeu concours est terminé ! Un grand MERCI à tous les participant(e)s ! Découvrez les gagnant(e)s :

  1. Vincent MARZONA (Saint Arnoult en Yvelines)
  2. Pauline EVENO (Paris)

 

 

 

SUR LA ROUTE (On The Road) de Walter Salles d’après l’oeuvre de Jack Kerouac en salles le 23 mai, distribué par MK2 Diffusion, avec Kristen Stewart, Garrett Hedlund, Sam Riley, Kirsten Dunst, Amy Adams, Marie-Ginette Guay, Elizabeth Moss, Tom Sturridge, Alice Braga et Terrence Howard.

.

.

 

 

 


Articles sur le même thème

  1. Sur la Route : deux nouveaux character posters
  2. Bouquet de nouvelles images de Sur la Route de Walter Salles
  3. Affiches des personnages de Sur la Route de Walter Salles
  4. Affiche de Viggo Mortensen dans Sur la Route de Walter Salles
  5. Trailer de Sur la Route de Walter Salles tiré du roman de Jack Kerouac

 


Le jury du 65e festival de Cannes

Posted by nathalie dassa On avril - 26 - 2012 Commentaires fermés

 

Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, vient de lever le voile ce mercredi 25 avril sur les membres du jury de la 65e édition qui sera composé de Hiam Abbass (actrice et réalisatrice palestinienne d’un prochain premier film Inheritance), Andrea Arnold (scénariste et réalisatrice britannique), Alexander Payne (scénariste, réalisateur et producteur américain), Raoul Peck (scénariste, réalisateur et producteur haitien), Emmanuelle Devos (actrice française), Diane Kruger (actrice allemande), Ewan Mc Gregor (acteur britannique) et Jean-Paul Gaultier, qui a été annoncé rapidement sur la toile.

 

Ardent cinéphile, le styliste français a notamment conçu les costumes du Cinquième Elément de Luc Besson, La Cité des Enfants Perdus de Jean-Pierre Jeunet et plusieurs films dont Kika de Pedro Almodovar. De son côté, la cinéaste britannique Andrea Arnold, habituée de la Croisette, a été révélée avec son court-métrage Milk à la Semaine de la Critique avant de recevoir les Prix du Jury pour ses deux longs-métrages Red Road 2006 remis par Wong Kar-Waï et Fish Tank en 2009 par Isabelle Huppert. De son côté, Alexander Payne, oscarisé pour les scénarios de Sideways et The Descendants, a présenté en sélection officielle Monsieur Schmidt et fut président du jury d’Un Certain Regard en 2005. Pour sa part, le cinéaste haïtien Raoul Peck a présenté entre autres Lumumba, un portrait d’une des figures majeures de l’indépendance du Congo à la Quinzaine des Réalisateurs en 2000. On a pu découvrir également en sélection officielle Hiam Abbass dans LA SOURCE DES FEMMES (notre critique) de Radu Mihaileanu, Diane Kruger dans Inglourious Basterds de Quentin Tarantino, Emmanuelle Devos dans A L’origine de Xavier Giannoli et Ewan Mc Gregor dans Moulin Rouge de Baz Luhrmann.

 

La 65e édition du festival de Cannes se déroulera du 16 au 27 mai, présidée par le cinéaste, acteur et producteur italien Nanni Moretti, récompensé par la Palme d’or pour La Chambre du Fils. Il sera accompagné de la maîtresse de cérémonie Bénénice Béjo (THE ARTIST – notre critique).

 

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Cannes 2012 : la sélection officielle
  2. Thérèse D. de Claude Miller en clôture du 65e festival de Cannes
  3. Moonrise Kingdom de Wes Anderson en ouveture du 65e festival de Cannes
  4. Première bande-annonce de Monnrise Kingdom de Wes Anderson
  5. Affiche Cannes : Marilyn Monroe dominera superbement la 65e édition du festival

 


Cannes 2012 : la sélection officielle

Posted by nathalie dassa On avril - 19 - 2012 Commentaires fermés

Voici la sélection officielle de la 65e édition du festival de Cannes, qui se déroulera du 16 au 27 mai, dévoilée par Thierry Frémaux et Gilles Jacob lors de la conférence de presse tenue ce jeudi 19 avril à 11h au Grand Hotel Intercontinental.

 

 

 

Thierry Frémaux et Gilles Jacob ont dévoilé une sélection qui fait la part belle à un cinéma américain plus indépendant avec la présence de Wes Anderson, Jeff Nichols ou encore Lee Daniels. Au total, 1779 oeuvres ont été soumises, 26 pays représentés et aujourd’hui 54 films font partie de cette 65e édition du festival de Cannes. Trois films français sont retenus en compétition pour la palme d’or : DE ROUILLE ET D’OS, le sixième long-métrage de Jacques Audiard qui revient après avoir remporté le grand prix du jury pour Un Prophète en 2009, Vous n’avez encore rien vu du vétéran Alain Resnais et HOLY MOTORS, qui marquera le retour de Leos Carax derrière la caméra. Ils se confronteront au très attendu COSMOPOLIS de David Cronenberg, au thriller érotique THE PAPERBOY de Lee Daniels, à SUR LA ROUTE de Walter Salles adapté du roman phare de la contre-culture de Jack Kerouac et produit par Francis Ford Coppola, à Lawless de John Hillcoat avec Shia LaBeouf ou encore à Mud de Jeff Nichols. Dans les films européens, on retrouve Reality, le nouveau long-métrage de l’italien Mateo Garrone qui a signé l’excellent film politique Gomorra, lauréat du Grand Prix en 2008, et les habitués de la Croisette qui furent récompensés par la Palme d’or : l’Autrichien Michael Haneke (Amour), l’Anglais Ken Loach (La Part des anges), l’Iranien Abbas Kiarostami (Like someone in love) et le Roumain Cristian Mungiu (Beyond The Hills).

 

Du côté de la compétition pour Un Certain Regard, Brandon Cronenberg – fils de David Cronenberg – sera également présent à Cannes avec un premier film intitulé Antiviral et affrontera le canadien Xavier Dollan qui signera son troisième long-métrage avec Laurence Anyways. Ils feront face à 7 JOURS À LA HAVANE, film à sketchs mis en scène par Benicio del Toro, Pablo Trapero, Elia Suleiman, Julio Medem, Gaspar Noé, Juan Carlos Tabío, Laurent Cantet ou encore à la comédie qui promet d’être encore bien déjantée Le Grand Soir du duo Kervern-Delépine avec Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine et Bouli Lanners.

 

En hors-compétition, on découvre HEMINGWAY & GELLHORN, le téléfilm HBO de Philip Kaufman qui retrace la passion tumultueuse entre l’écrivain Ernest Hemingway (Clive Owen) et la journaliste Martha Gellhorn (Nicole Kidman) et qui sera diffusé le 28 mai sur la chaîne câblée américaine. Le scénariste et réalisateur américain donnera la célèbre Leçon de cinéma et succédera à des cinéastes tels Martin Scorsese, Stephen Frears, Nanni Moretti, Wong Kar Wai ou encore Sydney Pollack. Et comme attendu, MADAGASCAR 3 : BONS BAISERS D’EUROPE d’Eric Darnell et Tom McGrath.

 

MOONRISE KINGDOM de Wes Anderson, annoncé en ouverture du festival de Cannes, fait également partie de la compétition officielle. THÉRÈSE D., le dernier film de Claude Miller, décédé le 4 avril à l’âge de 70 ans, adapté du roman éponyme de François Mauriac, sera projeté en clôture du festival.

 

Le reste de la sélection et le nom des membres du jury seront dévoilés prochainement. La 65e édition du festival de Cannes, qui se déroulera du 16 au 27 mai, sera présidée par Nanni Moretti accompagné de la maîtresse de cérémonie, Bénénice Béjo (THE ARTIST – notre critique).

 

 

SÉLECTION OFFICIELLE 2012

 


EN COMPÉTITION POUR LA PALME D’OR

  1. MOONRISE KINGDOM de Wes Anderson (OUVERTURE DU FESTIVAL)
  2. Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais
  3. DE ROUILLE ET D’OS de Jacques Audiard
  4. HOLY MOTORS de Leos Carax
  5. COSMOPOLIS de David Cronenberg
  6. THE PAPERBOY de Lee Daniels
  7. Killing Them Softly d’Andrew Dominik
  8. Reality de Matteo Garrone
  9. Amour de Michael Haneke
  10. Lawless de John Hillcoat
  11. In Another Country de Hong Sang-soo
  12. Taste of money de Im Sangsoo
  13. Like someone in love d’Abbas Kiarostami
  14. La part des anges de Ken Loach
  15. Dans la Brume de Sergei Loznitsa
  16. Beyond The Hills de Cristian Mungiu
  17. Après la bataille de Yousry Nasrallah
  18. Mud de Jeff Nichols
  19. Post tenebras lux de Carlos Reygadas
  20. SUR LA ROUTE de Walter Salles
  21. Paradis : Amour de Ulrich Seidl
  22. The Hunt de Thomas Vinterberg

 

UN CERTAIN REGARD

  1. 7 JOURS À LA HAVANE de Benicio del Toro, Pablo Trapero, Elia Suleiman, Julio Medem, Gaspar Noé, Juan Carlos Tabío, Laurent Cantet
  2. 11.25 The Day he chose his own fate de Koji Wakamatsu
  3. Antiviral de Brandon Cronenberg
  4. Beasts of the Southern wild de Benh Zeitlin
  5. Confession d’un enfant du siècle de Sylvie Verheyde
  6. Despues de Lucia de Michel Franco
  7. La Pirogue de Moussa Touré
  8. La Playa de Juan Andres Arango
  9. Laurence Anyways de Xavier Dolan
  10. Le Grand Soir de Benoît Delépine, Gustave Kervern
  11. Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch
  12. Aimer à perdre la Raison de Joachim Lafosse
  13. Miss Lovely de Ashim Ahluwalia
  14. Mystery de Lou Ye
  15. Student de Darezhan Omirbayev
  16. Trois mondes de Catherine Corsini
  17. White Elephant de Pablo Trapero

 

HORS COMPETITION

  1. Moi et Toi de Bernardo Bertolucci
  2. MADAGASCAR 3 : BONS BAISERS D’EUROPE d’Eric Darnell et Tom McGrath
  3. HEMINGWAY & GELLHORN de Philip Kaufman

 

SÉANCES SPÉCIALES

  1. Les Invisibles de Sébastien Lifshitz
  2. Polluer le paradis de Fatih Akin
  3. Roman Polanski : A Film Memoir de Laurent Bouzereau
  4. The Central Park Five de Ken Burns, Sarah Burns, David McMahon
  5. Journal de France de Claudine Nougaret et Raymond Depardon
  6. A Musica Segundo Tom Jobim de Nelson Pereira Dos Santos
  7. Villegas de Gonzalo Tobal
  8. Mekong Hotel d’Apichatpong Weerasethakul

 

SÉANCE DE MINUIT

  1. Dario Argento’s Dracula de Dario Argento
  2. Ai To Makoto de Takashi Miike

 

65e ANNIVERSAIRE

  1. Une journée particulière de Gilles Jacob et Samuel Faure

 

CLÔTURE DU FESTIVAL

  1. THÉRÈSE D. de Claude Miller


 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Thérèse D. de Claude Miller en clôture du 65e festival de Cannes
  2. Moonrise Kingdom de Wes Anderson en ouveture du 65e festival de Cannes
  3. Première bande-annonce de Monnrise Kingdom de Wes Anderson
  4. Affiche Cannes : Marilyn Monroe dominera superbement la 65e édition du festival

 


Thérèse D. de Claude Miller en clôture du 65e festival de Cannes

Posted by nathalie dassa On avril - 19 - 2012 Commentaires fermés

 

Le festival de Cannes rendra hommage au grand cinéaste français Claude Miller, décédé le 4 avril à l’âge de 70 ans, en projetant son dernier film THÉRÈSE DESQUEYROUX (baptisé THÉRÈSE D.) avec Audrey Tautou dans le rôle-titre, Gilles Lellouche et Anaïs Demoustier, en clôture de la 65e édition le 27 mai dans le Grand Théâtre Lumière du Palais. THÉRÈSE D., adapté du roman éponyme de François Mauriac, sera situé dans le milieu bourgeois des années 1920, et suivra Thérèse Desqueyroux, une femme qui étouffe sous le poids des conventions bourgeoises et se débat pour se libérer de son mariage malheureux et d’un environnement qui lui semble hostile. THÉRÈSE D. est programmé dans les salles le 21 novembre, distribué par UGC.

 

La 65e édition du festival de Cannes, qui se déroulera du 16 au 23 mai, sera présidée par Nanni Moretti accompagné de la maîtresse de cérémonie, Bénénice Béjo (THE ARTIST – notre critique).

 

 

Articles sur le même thème

  1. R.I.P Claude Miller
  2. Claude Miller en tournage sur l’adaptation de Thérèse Desqueyroux avec Audrey Tautou
  3. Moonrise Kingdom de Wes Anderson en ouveture du 65e festival de Cannes
  4. Première bande-annonce de Monnrise Kingdom de Wes Anderson
  5. Affiche Cannes : Marilyn Monroe dominera superbement la 65e édition du festival

 


Moonrise Kingdom de Wes Anderson en ouverture du 65e festival de Cannes

Posted by nathalie dassa On mars - 9 - 2012 Commentaires fermés

 

 

C’est officiel ! Alors que l’affiche du film a récemment été mise en ligne (ci-contre), dans son communiqué, Thierry Frémaux, Délégué général du festival, a annoncé ce jeudi que MOONRISE KINGDOM (voir trailer) de Wes Anderson a été choisi pour faire l’ouverture de la 65e édition – qui se déroulera du 16 au 27 mai - présidée par Nanni Moretti. On ne sait pas encore si le long-métrage sera présenté en sélection officielle ou hors-compétition.

 

MOONRISE KINGDOM marquera donc le retour du cinéaste américain, à qui l’on doit Fantastic Mr. FoxLa Famille Tenenbaum, La Vie Aquatique et A Bord du Darjeeling Limited. Cette comédie d’aventures, coécrite par Wes Anderson et Roman Coppola, dépeint ici une histoire tourmentée et étonnante, d’enfants et d’adultes, pendant des journées de tempête sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre durant l’été 1965.

 

MOONRISE KINGDOM, produit par Wes Anderson, Scott Rudin, Steven Rales et Jeremy Dawson pour Focus Features et Indian Paintbrush avec une bande originale signée Alexandre Desplat, sortira sur les écrans français le 16 mars, distribué par StudioCanal. Outre les acteurs fétiches du réalisateur tels Bill Murray et Jason Schwartzman, on retrouvera au casting Edward Norton, Bruce Willis, Frances McDormand et Tilda Swinton.

 

Le festival de Cannes poursuit sa tendance ces dernières années à ouvrir l’événement mondial avec des long-métrages américains comme MIDNIGHT IN PARIS de Woody Allen en 2011, Robin de Bois de Ridley Scott en 2010 et UP des studios Disney Pixar en 2009. La sélection officielle (Compétition, Un Certain regard, Hors compétition) sera annoncée le jeudi 19 avril prochain.

 

Notons également qu’on a pu récemment découvrir deux publicités réalisées par Wes Anderson pour Hyundai diffusées pendant la 84e cérémonie des Oscars, qui marquent bien l’univers cinématographique décalé et fantaisiste du cinéaste.

 

 

 


Articles sur le même thème

  1. Première bande-annonce de Monnrise Kingdom de Wes Anderson
  2. Deux spots Hyundai signés Wes Anderson diffusés pendant les Oscars (vidéos)
  3. Affiche Cannes : Marilyn Monroe dominera superbement la 65e édition du festival
  4. Nanni Moretti président du jury du 65e festival de Cannes
  5. Palmarès du 64e Festival de Cannes

 


Affiche Cannes : Marilyn Monroe dominera superbement la 65e édition du festival

Posted by GGJ On février - 28 - 2012 Commentaires fermés

 

 

L’affiche du 65e festival de Cannes a été révélée et elle est tout simplement splendide avec comme effigie cette année une sublime Marilyn Monroe dans un cliché peu connu du grand public, réalisé par Otto L. Bettmann (Corbis/Bettmann). Quoi de plus logique que de rendre hommage à celle qui symbolise à la fois les paillettes du cinéma et plus particulièrement d’Hollywood, la beauté, le charisme, la fragilité féminine, et surtout une actrice reconnue de tous, malheureusement trop tard. Choisir l’une de ses photos est aussi un symbole, l’année du 50e anniversaire de sa disparition le 5 août 1962.

 

Un film My Week with Marilyn de Simon Curtis dans lequel Michelle Williams endossait le rôle de l’actrice mythique et qui sortira sur nos écrans le 4 avril 2012, de nombreuses actrices dont Scarlett Johansson posant pour des photos maquillées et coiffées comme la mythique sex-symbol. Marilyn est aujourd’hui toujours présente parmi nous et a finalement su s’imposer dans ce monde cinématographique qui n’a pas toujours été tendre avec elle.

 

Le communiqué de presse commente le poster qui a été réalisé par l’agence Bronx (Paris) : « Cinquante ans après sa disparition, Marilyn demeure l’une des figures majeures du cinéma mondial, référence éternelle et résolument contemporaine de la grâce, du mystère et de la séduction. Chacune de ses apparitions éveille l’imagination. Surprise ici dans un moment d’intimité où la mythologie rejoint la réalité, Marilyn célèbre un anniversaire qui pourrait être celui de Cannes. Elle nous ensorcelle d’un geste qui se fait promesse, d’un souffle en forme de baiser ».

 

C’est Nanni Moretti qui présidera le jury de la 65e édition de ce festival qui se déroulera cette année du 16 au 27 mai 2012.

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Nanni Moretti président du jury du 65e festival de Cannes
  2. Palmarès du 64e Festival de Cannes
  3. Robert de Niro, président du Jury du 64e Festival de Cannes
  4. Sélection officielle du 64e Festival de Cannes
  5. Affiche officielle Cannes 2011 avec la magnifique Faye Dunaway

 


Un documentaire expérimental sur Stanley Kubrick présenté à Sundance

Posted by GGJ On février - 9 - 2012 Commentaires fermés


 

Selon Deadline, IFC Films a projeté en première mondiale au Festival de Sundance 2012 dans la section New Frontier, un documentaire expérimental sur Stanley Kubrick intitulé Room 237 et réalisé par Rodney Ascher. Il étudie les nombreuses théories sur le « sens réel » du film du cinéaste The Shining. Il sera présenté au printemps lors du festival New Directors/New Film à New York et ensuite probablement à Cannes pour l’annoncer en Europe. IFC Films sortira le film vers la fin de l’année pour une journée en salles et donnera ensuite une date pour la VOD.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Fear and Desire : le film caché de Kubrick un jour en DVD ?
  2. Spartacus : le producteur Graham King développerait une nouvelle version
  3. 2011, l’Odyssée de Kubrick
  4. Kubrick/Brune Blonde : deux expos événements à la Cinémathèque Française

 


Nanni Moretti président du jury du 65e festival de Cannes

Posted by nathalie dassa On janvier - 20 - 2012 Commentaires fermés

 

Le cinéaste italien Nanni Moretti présidera le jury du 65e Festival de Cannes, qui se déroulera du 16 au 27 mai 2012. Il succède à Robert de Niro en 2011, Tim Burton (2010), Sean Penn (2009)… « Comme réalisateur, j’ai toujours vécu avec émotion la participation de mes films au festival de Cannes, écrit-il. Je me souviens aussi avec bonheur de mon expérience de membre du jury. Comme spectateur je conserve heureusement la même curiosité que dans ma jeunesse et c’est pour moi un grand privilège d’entreprendre ce voyage dans le cinéma contemporain. » Cinéaste, acteur et producteur, Nanni Moretti a présenté six longs-métrages à Cannes dont Ecce Bombo en 1978 qui a marqué la même année l’arrivée de Gilles Jacob en tant que nouveau délégué général devenu aujourd’hui président, Journal intime en 1994 récompensé par le prix de la Mise en Scène, La Chambre du Fils lauréat de la Palme d’Or en 2001, Le Caïman en 2006 et son dernier long-métrage Habemus Papam en 2011 salué par la critique et le public, qui mettait en vedette Michel Piccoli dans le rôle d’un cardinal élu malgré lui Pape par le conclave.

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Palmarès du 64e Festival de Cannes
  2. Robert de Niro, président du Jury du 64e Festival de Cannes
  3. Sélection officielle du 64e Festival de Cannes
  4. Affiche officielle Cannes 2011 avec la magnifique Faye Dunaway
  5. Michel Gondry président du jury des courts-métrages et de la Cinéfondation au Festival des Cannes

 


Footnote : critique

Posted by nathalie dassa On novembre - 21 - 2011 Commentaires fermés

Les Shkolnik sont chercheurs de père en fils. Alors qu’Eliezer Shkolnik, professeur puriste et misanthrope a toujours joué de malchance, son fils Uriel est reconnu par ses pairs. Jusqu’au jour où le père reçoit un appel : l’académie a décidé de lui remettre le prix le plus prestigieux de sa discipline. Son désir de reconnaissance éclate au grand jour.

 

♥♥♥♥♥

 

 

Dans ce quatrième long-métrage, primé par le prix du scénario au dernier festival de Cannes, le cinéaste israélien Joseph Cédar excelle particulièrement dans la manière de générer les conflits. Footnote est une tragi-comédie grinçante et érudite qui pourrait aisément connaître une version théâtrale. Le réalisateur de Beaufort, cité à l’Oscar du meilleur film étranger et récompensé par l’Ours d’Argent du meilleur réalisateur au festival de Berlin, qui dépeignait la tragédie des soldats postés dans la forteresse de Beaufort quelques jours avant le retrait israélien du Liban, se focalise ici sur la rivalité et la relation complexe, conflictuelle et intellectuelle entre un père et son fils. Footnote brosse à la fois un portrait incisif de deux générations et une peinture acerbe de l’enseignement universitaire du pays. Le professeur Eliezer Shkolnik, philologue issu de la vieille école, est un personnage atrabilaire, enfermé au quotidien dans son bureau envahi de livres avec un casque contre le bruit sur les oreilles et dont la longue carrière n’a jamais été récompensée. S’il aspire désespérément depuis près de 20 ans à faire valoir son travail, son fils Uriel (Lior Ashkenazi), de même profession mais avec des idées modernes, a lui été rapidement reconnu et loué par ses pairs pour ses différents travaux sur la culture talmudique. Eliezer de son côté s’est consacré à des recherches plus minutieuses et plus approfondies sur le Talmud. Malheureusement, la parution d’une étude concurrente d’un de ses confrères, le Professeur Yehuda Grossman, a rendu son ouvrage inutile. Toute cette malchance et ces échecs l’ont rendus misanthrope et ont fait naître une certaine jalousie à l’égard de son fils, méprisant ses différents ouvrages qui manquent, selon lui, de rigueur et d’objectivité, et brisant toute forme de communication. Il s’est alors tourné vers sa seule réussite, une note en bas de page d’une oeuvre majeure, et a posé sa candidature pour le prestigieux Prix d’Israël.

 

 

Joseph Cédar nous divulgue toutes ces informations dans une structure scénaristique divisée en chapitres où l’on navigue entre le père et le fils. Si la réalisation dynamique est hélas parfois trop maniérée, avec une bande son dramatique surchargeant le propos déjà complexe du système académique et des rivalités professorales, le cinéaste livre un scénario d’une grande profondeur et d’une grande intelligence parsemé de retournements de situation. On retient particulièrement deux séquences fortes. La première est le long plan-séquence d’ouverture où l’on assiste à une remise de prix consacrant le fils Uriel, qui détermine d’emblée la situation des deux protagonistes. Ce dernier quitte le cadre et la caméra se focalise sur le visage sombre d’Eliezer, tandis qu’on entend en off le long discours de remerciements de son fils. On pressent très vite que Footnote sera loquace par ses échanges ésotériques et philosophiques faisant la part belle au caractère fondamental des écrits et des mots, mais Cédar contrebalance intelligemment avec le personnage taiseux, joué magistralement par le charismatique Schlomo Bar Aba, qui n’a aucunement besoin d’en rajouter par la parole. L’acteur porte sur lui toute la misanthropie et le poids de la déception, de l’amertume et de la solitude qui pèse littéralement sur ses épaules.

 

 

La seconde se déroule dans un minuscule bureau/cagibi du Ministère de l’Enseignement avec Uriel et les membres du Jury du prestigieux Prix d’Israël, présidés par Yehuda Grossman. Si cette scène à rebondissement, alimentée par un long dialogue, fait éclater le conflit au grand jour et met en lumière les trahisons et les vengeances personnelles, le cinéaste prouve qu’il sait faire monter les tensions en immergeant tous ces intellectuels, « dont la mission académique prend plus de temps qu’une vie entière », dans des espaces confinés et exigus. Cependant, si à partir de cette séquence le personnage du fils évolue, devenant plus sympathique, et annihile son côté narcissique de la première partie, celui d’Eliezer n’avance pas et reste positionné sur ses certitudes initiales. Au delà d’eux, Cédar tente d’aborder la filiation via les liens entre Uriel et son fils (petit-fils d’Eliezer) qui prend lui, le contre-pied de l’ambition de ces deux hommes. Mais leurs relations hélas bâclées, n’aboutissent nulle part et laisse l’adolescent totalement en retrait, toujours inactif, paresseux et sans ambition. Le cinéaste pose également un regard sur la place des femmes. Mais si elles sont présentes au travers de l’épouse d’Uriel (Alma Zak) qui tente de calmer les tensions et de celle d’Eliezer (Aliza Rosen) dont le parti pris est de garder le silence, Footnote reste un film centré sur les hommes, leur égos, leurs rivalités intestines, la reconnaissance des pairs et les liens narcissiques qui les unissent tous malgré eux…

 

 

 

 

‘Footnote’ écrit et réalisé par Joseph Cedar en salles le 30 novembre, avec Lior Ashkenazi, Schlomo Bar Aba, Aliza Rosen, Daniel Markovich, Alma Zak, Micah Lewesohn, Yuval Scharf, Neva Kimchi. Production : David Mandil, Moshe Edery, Leon Edery. Photo : Yaron Scharf. Montage : Einat Glaser Zarhin, Son : Alex Claude, Yisrael David. Musique : Amit Paznansky. Décors : Arad Sawot. Distribution : Haut et Court. Durée : 1h45

.

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. La Femme du Vème : critique film
  2. La Source des Femmes : critique
  3. La Couleur des Sentiments : critique
  4. The Artist : critique
  5. Sortie DVD/ Lebanon : plongée dans l’enfer d’un tank (critique)

 


La Source des Femmes : critique

Posted by nathalie dassa On novembre - 2 - 2011 Commentaires fermés

Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l’eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l’amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village.

 

♥♥♥♥

 

Après avoir retracé le tragique destin juif dans Trahir, Train de Vie, Va, Vis et Deviens et seulement deux ans à peine après le succès critique et public de la comédie dramatique Le Concert qui nous transportait à Moscou et dans la culture russe, le cinéaste français d’origine roumaine Radu Mihaileanu revient avec une cinquième œuvre tout aussi bouleversante. Avec La Source des Femmes, il se tourne vers une histoire inspirée de faits réels qui prend vie sous la forme d’un conte oriental, féministe et militant. Celui qui célèbre le meilleur de l’âme humaine, jalonnée bien souvent de bons sentiments et de symboles, nous entraîne dans le cœur désertique du Maghreb. Il nous livre un véritable plaidoyer sur les femmes et la condition féminine, la tolérance, la liberté, la dignité, le courage, le respect et surtout l’Amour. Toujours fidèle à lui-même, Mihaileanu aborde certains de ses thèmes de prédilection sur l’identité et le combat incessant pour tenter d’exister et retrouver l’estime de soi et de l’autre. Le spectateur est plongé dans le quotidien d’une bourgade, qui vit depuis la nuit des temps sans électricité ni eau courante. Les femmes sont chargées au quotidien de gravir la montagne rocailleuse sous une chaleur torride pour aller puiser l’eau à la source, pendant que les hommes – auparavant à la guerre – se retrouvent désormais dans l’unique vieux comptoir du village pour se désaltérer, discuter et jouer entre eux. Mais un jour, l’une d’entre elle fait une chute et perd son bébé in utero. Dès lors, Leila (Leila Bekhti), une jeune femme différente et au statut d’étrangère – n’appartenant donc pas à la communauté -, décide de faire la grève de l’Amour et du sexe et d’entraîner les autres femmes pour faire changer les mentalités, tant que les hommes n’apporteront pas l’eau au village.

 

 

Si le traitement de La Source des Femmes a une approche parfois didactique, le film parvient à s’extraire de ce carcan pour élargir son champ d’analyse au-delà d’un unique conflit opposant les femmes et les hommes. Plusieurs personnages viennent briser ainsi le manichéisme du récit, avec en premier partisan de la cause, son mari (Saleh Bakri, vu dans La Visite de la Fanfare), qui exerce le métier d’instituteur au sein de la communauté et lui apprend en parallèle à lire et à écrire. Ce personnage devient le représentant de ce que devrait être un homme et un mari attentionné. L’autre exception est le retour d’un ex-amoureux journaliste venu étudier l’infiniment petit, c’est-à-dire les insectes de la région. Les conséquences de cette grève mettent en lumière les infamies des hommes et leurs comportements en redoublant de brutalités, les violant et les menaçant de les répudier, face à la volonté des femmes de se réapproprier leurs corps et leur existence. Radu Mihaileanu et son scénariste attitré Alain-Michel Blanc posent les fondements de leur argument et en tirent la force motrice, émotionnelle et intimiste. Car si certains y voient une fable naïve et faiblarde ou de la dénonciation, il est avant tout question de paix, d’égalité et de l’évolution d’une communauté villageoise, pour faire renaître des sentiments disparus sous le poids rocheux des traditions ancestrales et de la religion. C’est d’autant plus fort que La Source des Femmes fait écho aux révoltes actuelles qui se sont déclenchées dans le monde arabe.

 

 

A l’instar des précédentes œuvres du cinéaste, La Source des Femmes prend son souffle dans une mise en scène au service de l’émotion et de l’affectif tournée en décors réels, qui capte l’atmosphère cloisonnée, la sécheresse des sentiments, et les non-dits des personnages. Elle est teintée d’une photographie lumineuse et matinée des couleurs chaudes et terreuses de l’Orient qui sublime les visages cuivrés des personnages. Le tout rythmé par une bande son d’Armand Amar et les traditionnels chants et danses des femmes du village qui leur permettent d’exprimer leurs sentiments. Si le conte est porté par une fabuleuse distribution féminine avec Hafsia Herzi (LE CHAT DU RABBIN), Hiam Abbas et Sabrina Ouazani, c’est sans conteste le jeu de Leïla Bekhti, fragile, déterminée et convaincante avec des silences éloquents, confirmant après Tout ce qui brille ses talents de comédienne de premier plan et celui de la magistrale Biyouna, dans le rôle d’une veuve nommée Vieux Fusil aux monologues et répliques acérés, qui renvoient toute l’énergie du film, tourné en langue arabe marocaine (le darija).

 

 

 

‘La Source des Femmes’ de Radu Mihaileanu en salles le 2 novembre avec Leila Bekhti, Hafsia Herzi, Biyouna, Sabrina Ouazani, Saleh Bakri, Hiam Abbass, Mohamed Majd, Amal Atrach. Scénario : Radu Mihaileanu, Alain-Michel Blanc avec la collaboration de Catherine Ramberg. Production : Mélanie Karlin, Denis Carot, Marie Masmonteil, Radu Mihaileanu. Musique : Armand Amar. Photographie : Glynn Speeckaert. Montage : Ludo Troch. Son : Henri Morelle, Selin Azzazi, Burno Tarrière. Décorateur : Christian Niculescu. Costumes : Viorica Petrovici. Distribution : EuropaCorp. Durée : 2h04.

.

 

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. La Femme du Vème : critique film
  2. The Artist : critique
  3. La Couleur des Sentiments : critique
  4. Blue Valentine : portrait bouleversant d’un couple à la dérive (critique)
  5. Rabbit Hole : parcours poignant vers la résilience (critique)

 


Pétition de soutien aux cinéastes iraniens emprisonnés

Posted by GGJ On septembre - 30 - 2011 Commentaires fermés

 

 

Le Festival de Cannes, La Cinémathèque française, La SACD, La SRF et France Culture appelle une nouvelle fois au soutien de tous pour organiser ensemble des actions pour la défense des réalisateurs iraniens emprisonnés.

 

CinéChronicle, qui a transmis dernièrement l’information sur l’arrestation des sept cinéastes iraniens, se joint aux organismes cinématographiques en relayant en intégralité le texte paru sur le blog de Serge Toubiana, Directeur Général de la Cinémathèque Française.

 

Par ailleurs, le site France Diplomatie rappelle la situation de Jafar Panahi.

 

 

 

SIGNEZ LA PÉTITION

 

Les dernières informations en provenance d’Iran sont très alarmantes, elles concernent la situation des six cinéastes iraniens emprisonnés depuis le 18 septembre. Rappelons leurs noms : Mojtaba Mirtahmasb (coréalisateur de Ceci n’est pas un film avec Jafar Panahi), Nasser Saffarian, Hadi Afarideh, Mohsen Shahrnazda, Marzieh Vafamehr, tous réalisateurs, ainsi que Katayoun Shaababi, productrice de films.

 

Les médias gouvernementaux, les délégués du Sénat de Téhéran, le ministre de l’Information, celui de la Police secrète, le ministre de la Culture, le directeur général du ministère de la Culture, trois réalisateurs islamiques proches du régime, douze associations d’étudiants islamiques, le site du gouvernement et les télévisions, ont accusé les six réalisateurs arrêtés en les traitant d’espions, annonçant que l’espionnage en Iran était passible de longues peines de prison. Les familles des réalisateurs emprisonnés ont appris qu’elles n’avaient pas le droit de rendre visite à leur proche. Le gouvernement iranien a également arrêté le caméraman, Touraj Aslani, alors qu’il se trouvait dans un avion en partance pour la Turquie.

 

La Maison du Cinéma en Iran avait lancé un appel pour la défense et la libération des cinéastes emprisonnés. Les médias gouvernementaux ont annoncé que la Maison du Cinéma en Iran n’aurait désormais plus de reconnaissance officielle, accusée d’être un parti politique en contact avec l’étranger. Selon nos informations, le gouvernement iranien a l’intention de museler tous les organismes et artistes indépendants.

 

Le ministre de l’Information en Iran a demandé aux familles des réalisateurs de s’en tenir au silence, et de ne pas évoquer la situation des cinéastes emprisonnés. Un grand nombre d’artistes iraniens, en France, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, viennent de créer le Comité de Soutien aux Cinéastes iraniens Emprisonnés.

 

Contact du Comité de soutien : cinemairan@ymail.com

 

Nous avons besoin de votre soutien pour organiser ensemble des actions pour la défense des réalisateurs iraniens emprisonnés.

 

 

 

Articles sur le même thème

  1. Sept cinéaste iraniens arrêtés et transférés à la prison Evin à Téhéran
  2. Le coréalisateur avec Jafar Panahi de Ceci n’est pas un film interdit de quitter l’Iran
  3. Mohammad Rasoulof à Paris pour la sortie d’Au Revoir
  4. Le cinéaste iranien Mohammad Rasouof autorisé à quitter l’Iran
  5. Jafar Panahi : le 7e Art iranien bâillonné (pétition)

 


Palmarès du 64e Festival de Cannes

Posted by GGJ On mai - 22 - 2011 Commentaires fermés

La 64e édition du Festival de Cannes, qui s’est déroulée du 11 au 22 mai 2011 et a offert cette année une sélection de films d’une qualité exceptionnelle, a dévoilé son palmarès.

 

 

Lors de la cérémonie de clôture, le Président du jury Robert De Niro, a été accueilli par une standing ovation et … quelques instants plus tard par un éclat de rire, lorsque dans un français hésitant et après avoir appelé à tour de rôle les membres du jury, l’acteur a confondu ‘champignons’ et ‘compagnons’, en évoquant ses collègues jurés. Il a donc dévoilé les récipiendaires de cette édition 2011 du Festival de Cannes. La maîtresse de cérémonie, Mélanie Laurent, a rappelé l’absence des deux cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof [ce dernier a reçu le prix de la Mise en Scène dans la section Un Certain Regard pour Be Omid E Didar (Au Revoir)].

 

C’est la consécration pour Terrence Malick et son cinquième film, The Tree Of Life qui, hué par les festivaliers lors de sa projection, reçoit la Palme d’Or. CineChronicle n’était pas à Cannes cette année, mais a vu cette œuvre sortie dans les salles françaises et le réalisateur, réputé pour son exigence, offre ici une véritable leçon de cinéma. Ce palmarès distingue également deux films français. La réalisatrice et actrice Maïwenn Le Besco voit ses efforts et ceux de son équipe pour monter Polisse, largement récompensés par un Prix du Jury. Très émue, elle a remercié chaque juré séparément et a demandé aux membres du film présents dans la salle, de la rejoindre sur scène pour la photo. Jean Dujardin triomphe, dans sa troisième collaboration avec Michel Hazanavicius The Artist, en décrochant le Prix d’Interprétation Masculine. CineChronicle suivait avec beaucoup d’intérêt cette aventure qui nous propulse de nouveau au temps du muet et ne peut que se réjouir de cette distinction (voir notre article). Les frères Dardenne, déjà multi récompensés par deux Palmes d’Or et un Prix du Scénario, reçoivent cette fois le Grand Prix du jury pour Le Gamin au Vélo, ex-aequo avec le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan pour Once Upon A Time In Anatolia. Enfin, même si Lars Von Trier a créé la polémique sur la Croisette avec ses propos, il semble qu’il soit le réalisateur avec lequel il faut tourner pour obtenir un trophée. Après Charlotte Gainsbourg en 2009 dans Antichrist, cette année c’est Kirsten Dunst qui obtient le Prix d’Interprétation pour Melancholia.

 

 

PALMARÈS 2011


  1. La Palme d’Or a été remise par Jane Fonda, en l’absence de Terrence Malick, à Bill Pohlad (l’un des producteurs) pour The Tree of Life
  2. Le Grand Prix du jury a été décerné ex-aequo par Emir Kusturica à :
  3. Bir Zamanlar Anadolu’da (Once Upon A Time In Anatolia) de Nuri Bilge Ceylan
  4. - Le Gamin au Vélo de Jean-Pierre et Luc Dardenne
  5. Le Prix du Jury est attribué à Polisse, troisième long-métrage de Maïwenn Le Besco
  6. Le Prix de la Mise en Scène va au réalisateur danois Nicolas Winding Refn pour Drive
  7. Le Prix du Scénario remis à Footnote de Joseph Cedar
  8. Le Prix d’interprétation féminine récompense Kirsten Dunst pour Melancholia de Lars Von Trier
  9. Le Prix d’interprétation masculine est attribué à Jean Dujardin pour The Artist de Michel Hazanavius.
  10. La Palme d’Or du court métrage est revenue à Cross Country de l’ukrainienne Maryna Vroda.
  11. La Caméra d’Or a été remise à Pablo Giorgelli pour son premier film Las Acacias

 

D’autres trophées avaient été décernés auparavant, dans la sélection Un Certain Regard, présidé par Emir Kusturica, avec deux films récompensés ex-aequo :

  1. Le film sud coréen Arirang écrit, réalisé, filmé, monté, et joué par Kim Ki-duk. « Arirang est une histoire dans laquelle Kim Ki-duk joue trois rôles. A travers Arirang, je franchis une colline de ma vie. A travers Arirang, j’essaie de comprendre l’Homme, je remercie la nature et j’accepte ma condition actuelle ».
  2. Le film allemand Halt Auf Freier Strecke (Stopped on Track) réalisé par Andreas Dresen et coécrit par le cinéaste et Cooky Ziesche. Frank, la quarantaine, en bonne santé, vient d’apprendre qu’il a une tumeur inopérable au cerveau, et qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. C’est un choc dans sa vie apparemment tranquille, avec un emploi stable et une maison récemment achetée en banlieue. Une histoire sur la manière dont la mort célèbre la vie.

 

Le Prix Spécial du jury a été remporté par le film russe Elena d’Andrey Zvyagintsev. Elena et Vladimir forment un couple d’un certain âge, issus de milieux sociaux différents, qui se sont  rencontrés tard dans la vie et chacun a un enfant d’un précédent mariage. Vladimir est un homme riche et froid, Elena une femme modeste et docile. Le fils d’Elena, au chômage, demande sans cesse de l’argent à sa mère. La fille de Vladimir, jeune femme négligente et un peu bohème maintient son père à distance. Suite à un malaise cardiaque, Vladimir, hospitalisé réalise qu’il pourrait mourir prochainement et décide que sa fille héritera de toute sa fortune. Mais la femme au foyer timide et soumise va élaborer un plan pour offrir à son fils et ses petits-enfants une vraie chance dans la vie.

 

Le cinéaste iranien Mohammad Rasoulof a reçu le Prix de la Mise en Scène pour Be Omid E Didar (Au Revoir), qui raconte l’histoire d’une jeune avocate en quête d’un visa lui permettant de quitter l’Iran (voir notre article).

 

Le film sud-africain – pour la première fois en langue afrikaans à Cannes – Skoonheid (Beauty), d’Olivier Hermanus a été distingué par la Queer Palm seconde édition, prix indépendant du Festival de Cannes et récompense destinée à honorer une œuvre pour sa contribution aux questions de sexualités et de genre et ses qualités artistiques. Ce prix ‘gay’ avait été remis l’année dernière à Kaboom de Gregg Araki (voir notre article). François se déteste. Convaincu que sa vie est gâchée, il est pris de court quand une rencontre fortuite bouleverse son existence propre et rangée. Christian, 23 ans, est le fils d’un vieil ami. De l’avis de tous, il est l’incarnation parfaite du beau jeune homme dans la fleur de l’âge. François s’en trouve secrètement désarmé, consumé par une passion dévorante et une convoitise malvenue. S’étant toujours appliqué à se complaire dans le dégoût de lui-même, le voilà qui laisse sortir des émotions contenues depuis toujours, tentant désespérément d’obtenir de la vie ce qu’il a toujours désiré : le bonheur.


Le Prix du jury œcuménique a été remis à This Must Be The Place, le premier film en anglais du réalisateur italien Paolo Sorrentino (Prix du Jury en 2008 pour Il Divo), avec Sean Penn dans le rôle d’une ancienne rock star, qui à 50 ans et dans un look digne de Cure, part à la recherche d’un ancien nazi pour venger son père (voir notre article).

 

Deux mentions spéciales ont également été attribuées à :

  1. Et maintenant on va où ? écrit, réalisé et interprété par la cinéaste libanaise Nadine Labaki. Des femmes chrétiennes et musulmanes vont unir leurs forces pour protéger leurs familles et leur village des menaces extérieures.
  2. Le Havre, écrit et réalisé par le finlandais Aki Karausmäki. Un ancien écrivain s’est exilé au Havre où il exerce le métier de cireur de chaussures. Son univers est composé du bistro du coin, de son travail et de sa femme Arletty. Il va trouver un jour brusquement sur son chemin un enfant africain émigré.

 

En marge du Festival, les droits du troisième long métrage de Maïwenn Le Besco, Polisse, ont été achetés par Sundance Selects pour une distribution aux USA. La réalisatrice va donc poursuivre sa route du succès outre atlantique. Sundance Selects, nouveau label créé en 2011, offre une plateforme de distribution en salles et en VOD pour toutes les catégories de films indépendants mondiaux dont les documentaires. Cette enseigne (voir le site) a également acquis les droits de l’Apollonide, Souvenirs de la Maison Close de Bertrand Bonnello, et Le Gamin au Vélo des frères Dardenne.

 

Le film de Xavier Durringer, La Conquête, sur l’ascension de Nicolas Sarkozy jusqu’à l’élection présidentielle de 2007, a conquis également les américains, Music Box Films ayant racheté les droits pour une distribution aux Etats-Unis. Selon Deadline, le film rappelle Primary Colors de Mike Nichols avec Emma Thompson et John Travolta, sur la campagne de l’élection de Bill Clinton.

 

Cette brillante 64e édition s’est clôturée par le film de Christophe Honoré Les bien-aimés avec Catherine Deneuve et Chiara Mastroiani, une saga sur les trajectoires sentimentales d’une mère et de sa fille des années 60 à aujourd’hui.

 

GGJ

 

 

Articles sur le même thème

  1. Sélection officielle du 64e Festival de Cannes
  2. Robert de Niro, président du Jury du 64e Festival de Cannes
  3. Jafar Panahi recevra le Carrosse d’Or à Cannes
  4. Affiche officielle Cannes 2011 avec la magnifique Faye Dunaway
  5. Michel Gondry président du jury des courts-métrages et de la Cinéfondation au Festival des Cannes

 


Deux films de Jafar Panahi et de Mohammad Rasoulof projetés à Cannes !

Posted by GGJ On mai - 7 - 2011 Commentaires fermés

 

Deux longs métrages iraniens tournés semi clandestinement, ‘Ceci n’est pas un film’ de Jafar Panahi et Mojtaba Mirtahsmab, et ‘Au Revoir’ de Mohammad Rasoulof, seront projetés en Sélection Officielle au Festival de Cannes, mais ne feront pas partie de la compétition.

 

 

La mobilisation du Festival de Cannes en faveur de Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof n’a pas faibli depuis l’année dernière. Deux films iraniens, arrivés en toute discrétion sur des supports USB et DVD, seront projetés dans le cadre de la Sélection Officielle, en hommage aux deux réalisateurs. Les responsables du Festival ont publié le samedi 7 mai 2011, le communiqué suivant : « Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, actuellement sous le coup d’une procédure judiciaire en Iran qui leur vaut une condamnation à six ans de prison et une interdiction de travailler de 20 ans envers laquelle ils ont fait appel, seront présents à Cannes avec deux films réalisés dans des conditions semi-clandestines et parvenus au Festival ces derniers jours ».

 

©Festival de Cannes

Ceci n’est pas un film (In Film Nist) coréalisé par Jafar Panahi – alors qu’il est en résidence surveillée à Téhéran – avec Mojtaba Mirtahsmab, sera projeté en séance spéciale le 20 mai. Présenté sous forme de journal de bord, il raconte sa vie au quotidien depuis des mois, dans l’attente du verdict de l’appel. Avant la sélection – distincte de la compétition – La Quinzaine des Réalisateurs avait décidé de lui remettre le 12 mai 2011 le Carrosse d’Or, de diffuser son film Hors Jeu (Offside), tourné en 2005 et de lui réserver un fauteuil vide, comme lors de la précédente édition du Festival et comme ce fut également le cas à la Mostra de Venise et à la Berlinale (voir notre article). Deux films du cinéaste avaient déjà été présentés à Cannes : Le ballon blanc, récompensé par le Prix de la Caméra d’or en 1995, et Or pourpre distingué par le Prix du Jury Un Certain Regard en 2000. Le cinéaste poursuit son combat et ne compte pas quitter l’Iran. Il a déclaré lors d’un entretien à Téhéran avec le metteur en scène Jean-Louis Martinelli, rapporté par La Règle du Jeu « […] je suis devenu, malgré moi, un symbole et, si je partais, tout le sens de mon travail serait perdu et je laisserais dans le désarroi tous ceux qui, ici, mènent un combat pour que la vie change.»

 

©Festival de Cannes

Le second film Au revoir (Bé Omid é Didar), réalisé par Mohammad Rasoulof, sera présenté le 13 mai prochain, dans la catégorie Un certain Regard, présidée par Emir Kusturica. Il s’agit d’une fiction d’une durée de 1 h 40, qui relate l’histoire d’une jeune avocate en quête d’un visa pour quitter l’Iran et subit les tracasseries administratives. Mohammad Rasoulof, plus jeune et moins connu que Jafar Panahi est également très critique à l’égard du régime iranien. Il a réalisé six courts-métrages avant son premier long en 2002, intitulé The Twilight. Ensuite ce sera en 2005 La vie sur l’eau, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, et en 2008 La Parabole, un documentaire sur les méthodes ingénieuses des Iraniens pour capter les chaînes étrangères interdites. The White Meadows en 2009, suit le personnage principal qui navigue sur un vaste lac et ramasse, année après année, les larmes des habitants.

 

Thierry Frémaux indique : « Panahi et Rasoulof sont cinéastes, leur geste nous dit qu’ils ne peuvent pas s’empêcher de tourner. Si nous avons retenu ces deux films, c’est avant tout parce qu’ils sont très beaux. Mais les programmer a du sens, évidemment : que Panahi et Rasoulof les adressent à Cannes, en même temps, la même année, alors qu’ils connaissent la même infortune est un signe très fort : Cannes comme institution internationale qui les protège, la communauté mondiale du cinéma comme une sorte de fraternité allant de soi. »

 

GGJ

 

 

Articles sur le même thème

  1. Jafar Panahi recevra le Carosse d’Or à Cannes
  2. Les membres du jury du 64e festival de Cannes
  3. Sélection officielle du 64e Festival de Cannes
  4. Rétrospective Jafar Panahi & Mahammad Rasoulov à la Cinémathèque Française
  5. Jafar Panahi : le 7e Art iranien bâillonné (pétition)

 


The Artist de Michel Hazanavicius rejoint la compétition à Cannes !

Posted by nathalie dassa On mai - 4 - 2011 Commentaires fermés

A une semaine de l’ouverture du 64e Festival de Cannes, les organisateurs ont annoncé ce mercredi 4 mai que le film muet de Michel Hazanavicius, ‘The Artist’, rejoindra finalement la sélection officielle, qui compte désormais 20 films en compétition !

 

 

Excellente nouvelle ! D’abord présenté hors compétition, The Artist, le prochain film original et très attendu de Michel Hazanavicius – scénariste, producteur et réalisateur des deux volets à succès OSS 117 - concourra finalement pour la Palme d’Or en sélection officielle avec les 19 films désignés parmi lesquels figurent déjà trois participations françaises : Polisse de Maïwenn, Pater d’Alain Cavalier et L’Appollonide de Bertrand Bonello. The Artist est un hommage au cinéma muet qui suit le destin croisé d’une star déchue du muet (Jean Dujardin) et d’une jeune figurante (Bérénice Béjo), dans le Hollywood des années 20 au moment du passage du parlant. La carrière de l’un s’écroulera tandis que l’autre sera propulsée au firmament des étoiles. Le film est distribué par Warner Bros France et produit par Thomas Langmann de La Petite Reine, Studio 37 et France 3 Cinéma (voir notre article).


Les membres du jury du 64e festival de Cannes

Posted by GGJ On avril - 19 - 2011 Commentaires fermés

Voici les huit personnalités internationales, sous la présidence de Robert de Niro, qui vont devoir départager les 19 films en compétition avant de désigner les lauréats des sept prix du Palmarès, présenté lors de la cérémonie de clôture, et qui culminera avec l’annonce de la Palme d’or.

 


COMPÉTITION OFFICIELLE

  1. Martina GUSMAN (actrice et productrice, Argentine) a été interprète dans deux films présentés à Cannes : Leonera, en Compétition au Festival de Cannes 2008, puis Carancho, présenté au Certain Regard en 2010.
  2. Nansun SHI (productrice, Chine), a été notamment productrice d’Infernal Affairs dont Martin Scorsese a tourné un remake, The Departed.
  3. Uma THURMAN (actrice, scénariste, productrice, USA) a  donné la réplique à Robert De Niro dans Mad Dog and Glory, présenté à Cannes en 1993, et Quentin Tarantino lui a offert un rôle dans Pulp Fiction, Palme d’Or en 1994 avant d’être l’héroïne de Kill Bill 1 &2 dix ans plus tard.
  4. Linn ULLMANN (critique et écrivaine, Norvège), est la fille de Liv Ullmann et Ingmar Bergman. Elle est venue au Festival de Cannes en 1997, recevoir la Palme des Palmes destinée à son père, Ingmar Bergman, lors de la Cérémonie du 50eanniversaire.
  5. Olivier ASSAYAS (réalisateur, France) a réalisé plus de quinze films dont L’eau froide, Irma Vep, Les destinées sentimentales, Demonlover, Clean et Boarding Gate, qui ont été présentés au Festival de Cannes. En 2010, il a présenté Carlos hors compétition.
  6. Jude LAW (acteur, Angleterre) fut remarqué dans Bienvenue à Gattaca en 1997 et a tourné avec les plus grands noms du cinéma : Steven Spielberg, David Cronenberg, Clint Eastwood, Sam Mendes, Wong Kar Wai et à trois reprises avec Anthony Minghella dont il fut le Talentueux Mr Ripley.
  7. Mahamat Saleh HAROUN (réalisateur, Tchad), a reçu un prix à Venise pour Bye Bye Africa, son second long métrage et a conquis son statut d’auteur incontesté avec Daratt, saison sèche, récompensé par un prix du jury à Venise. En compétition au Festival de Cannes en 2010, il a reçu le Prix du Jury avec Un homme qui crie.
  8. Johnnie TO (réalisateur, producteur, Chine/Hong-Kong), s’est fait connaître du public international avec Breaking News, sélectionné au Festival de Cannes en 2004. Il reviendra sur la Croisette avec Election et Election2 (2005-2006) puis Triangle (2007) et Vengeance (2009).

 

UN CERTAIN REGARD

Le cinéaste serbe Emir Kusturica, qui a reçu deux Palmes d’Or (en 1985 pour Papa est en voyage d’affaires et en 1995 pour Underground) présidera le jury Un Certain Regard. Cette sélection présente chaque année une vingtaine de films venus de tous les pays et caractérisés par l’originalité de leur propos comme de leur esthétique.

 

COURTS-MÉTRAGES ET CINÉFONDATION

Michel Gondry présidera le jury des courts métrages et décernera la Palme d’Or parmi les 9 films sélectionnés. Il remettra également les trois prix de la Cinéfondation le 20 mai (voir notre article)

 

CAMÉRA D’OR

C’est le coréen Bong Joon-ho, réalisateur et scénariste qui préside le Jury de la Caméra d’Or et remettra cette récompense au meilleur premier film présenté en Sélection Officielle, à la Semaine de la Critique et à la Quinzaine des Réalisateurs. Il a présenté The Host, en 2006 à la Quinzaine des réalisateurs, Tokyo ! tryptique qui l’associe à Leos Carax et Michel Gondry en Sélection officielle en 2008 et Mother en 2009 dans la section Certain Regard.

 

GGJ

 

 

Articles sur le même thème

  1. Sélection officielle du 64e Festival de Cannes
  2. Jafar Panahi recevra le Carrosse d’Or à Cannes
  3. Affiche officielle Cannes 2011 avec la magnifique Faye Dunaway
  4. Michel Gondy président du jury des courts-métrages et de la Cinéfondation au Festival des Cannes
  5. Robert de Niro, président du Jury du 64e Festival de Cannes

 


Premières photos de tournage du biopic sur Jimi Hendrix

  Préparez-vous à une invasion de biopics de l’industrie musicale car en voici un autre et pas des moindres. Il [...]

Michelle Pfeiffer en pouparlers pour rejoindre Robert de Niro dans Malavita de Luc Besson

  On apprenait la semaine dernière que Robert de Niro était attaché au casting de MALAVITA, le prochain long-métrage de Luc [...]

Prometheus : critique

CRITIQUE ‘Prometheus’ de Ridley Scott en salles le 30 mai avec Noomi Rapace, Michael Fassbender, Charlize Theron, Idris Elba, Logan-Marshall-Green, Guy Pearce.

Série Awake : critique

Après un terrible accident de voiture, l’inspecteur Michael Britten vit dans deux réalités différentes. Dans la première, sa femme a [...]

  
 
 

TAG CLOUD