Wednesday, May 30, 2012
 
 

Michel Hazanavicius meilleur réalisateur aux DGA Awards

Posted by nathalie dassa On janvier - 29 - 2012 Commentaires fermés

Michel Hazanavicius a remporté le prix du meilleur réalisateur de l’année pour The Artist, décerné par le syndicat des réalisateurs américains (DGA Awards) samedi 28 janvier à Hollywood.

 

 


C’est une fois de plus un triomphe pour THE ARTIST (notre critique) ! Après le prix du meilleur producteur décerné à Thomas Langmann aux PGA Awards samedi 21 janvier, c’est au tour de Michel Hazanavicius de recevoir le trophée du meilleur réalisateur de l’année pour The Artist à la 64e cérémonie du syndicat des réalisateurs américains (DGA Awards), qui s’est déroulée ce samedi 28 janvier au Grand Ballroom à Hollywood & Highland. Le film muet en noir et blanc affrontait Martin Scorsese (Hugo Cabret), Woody Allen (Midnight in Paris), David Fincher (MILLENIUM – LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES – notre critique), Alexander Payne (The Descendants). Lauréat d’une pluie de récompenses dont 3 Golden Globes, The Artist poursuit son superbe chemin vers la soirée des Oscars le 26 février prochain où il a récolté 10 nominations dans les catégories principales (meilleurs film, réalisateur, acteur pour le rôle principal et actrice dans un second rôle).

 

L’année dernière, les DGA et PGA Awards récompensèrent respectivement le réalisateur Tom Hooper et les producteurs Lain Canning, Emile Sherman, Gareth Unwin pour LE DISCOURS D’UN ROI.

 

 

LAURÉATS DGA AWARDS 2012

 

MEILLEUR RÉALISATEUR POUR UN LONG-MÉTRAGE

  1. GAGNANT Michel Hazanavicius, The Artist
  2. Woody Allen, Midnight in Paris
  3. David Fincher, Millenium – les hommes qui n’aimaient pas les femmes
  4. Alexander Payne, The Descendants
  5. Martin Scorsese, Hugo Cabret

 

MEILLEUR RÉALISATEUR POUR UN TÉLÉFILM OU UNE MINISÉRIE

  1. GAGNANT : Jon Cassar, The Kennedys (Reelz Channel)
  2. Jeff Bleckner, Hallmark Hall of Fame, Beyond The Blackboard (CBS)
  3. Stephen Gyllenhaal, Girl Fight (Lifetime)
  4. Demi Moore, Jennifer Aniston, Penelope Spheeris, Alicia Keys, Patty Jenkins Cinq (Lifetime)
  5. Michael Stevens, Thurgood (HBO)

 

MEILLEUR RÉALISATEUR POUR UNE SERIE DRAMATIQUE

  1. GAGNANT : Patty Jenkins, The Killing, « Pilot » (AMC)
  2. Michael Cuesta, Patrie, « Pilot » (Showtime)
  3. Vince Gilligan, Breaking Bad, « Face Off » (AMC)
  4. Tim Van Patten, Game of Thrones, « Winter is Coming » (Pilot) (HBO)
  5. Michael Waxman, Friday Night Lights, « Toujours » (NBC)

 

MEILLEUR RÉALISATEUR POUR UNE SÉRIE COMIQUE

  1. GAGNANT : Robert B. Weide, Curb Your Enthusiasm « , Palestinien Chicken » (HBO)
  2. Fred Savage, Modern Family « , après l’incendie » (ABC)
  3. Don Scardino, 30 Rock, « Arme à double tranchant» (NBC)
  4. Michael Spiller, Modern Family, « Noël Express» (ABC)
  5. David Steinberg, Curb Your Enthusiasm, « Le Divorce » (HBO)

 

MEILLEUR RÉALISATEUR POUR UN DOCUMENTAIRE

  1. GAGNANT James Marsh, le projet Nim
  2. Joe Berlinger et Bruce Sinofsky, Paradise Lost 3 : le purgatoire
  3. Steve James, The Interrupters
  4. Richard Press, Bill Cunningham à New York
  5. Martin Scorsese, George Harrison: Living in the Material World

 

MEILLEUR RÉALISATEUR POUR LA PUBLICITÉ

  1. GAGNANT Noam Murro (Biscuit Filmworks)

 

MEILLEUR RÉALISATEUR POUR PROGRAMME POUR ENFANTS

  1. GAGNANT Amy Schatz, A Child’s Garden of Poetry (HBO)
  2. Jeffrey Hornaday, Geek Charming (Disney Channel)
  3. Michael Lembeck, Sharpay’s Fabulous Adventure (Disney Channel)
  4. Patricia Riggen, Lemonade Mouth (Disney Channel)
  5. Damon Santostefano, Best Player (Nickelodeon)

 

 

 

 

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Kim Novak provoque encore des sueurs froides 50 ans plus tard

Posted by GGJ On janvier - 10 - 2012 Commentaires fermés

Le score du climax de ‘The Artist’ suscite l’ire de Kim Novak qui a créée une polémique autour de ‘The Artist’ et du score utilisé de la bande originale de ‘Sueurs Froides’ composé par Bernard Herrmann. Michel Hazanavicius a aussitôt publié sa réponse.

 

 

 

L’utilisation, dans THE ARTIST (notre critique) d’un morceau de la bande originale de Sueurs Froides d’Alfred Hitchcock composé par Bernard Hermann a déclenché une réaction très violente de la part de l’actrice américaine Kim Novak qui déclare : « Je veux signaler un viol. Mon travail a été violé par The Artist. Ce film a pris le thème musical de l’amour (Love Theme) de Sueurs Froides et a utilisé les émotions qu’il a engendrées à son avantage. Alfred Hitchcock et Jimmy Stewart ne peuvent pas s’exprimer, moi si ». Après cette virulente attaque dans la presse, la Weinstein Company n’a fait aucun commentaire mais Michel Hazanavicius a publié sa réponse : « The Artist a été conçu comme une lettre d’amour au cinéma et, est issu de mon admiration (et de celle du casting et de l’ensemble de l’équipe) et de mon respect pour les films tout au long de l’histoire. Il a été inspiré du travail d’Hitchcock, Lang, Ford, Lubitsch, Murnau et Wilder. J’adore Bernard Herrmann et sa musique a été utilisée dans de nombreux films différents et je suis très heureux de l’avoir dans le mien. Je respecte énormément Kim Novak et je suis désolé qu’elle soit en désaccord ».

 

Selon Deadline qui a rencontré la manager de Kim Novak, l’actrice – votant aux Oscars – a été très choquée. « Nous savons qu’ils ont légalement le droit d’utiliser la musique, mais c’est la musique qui servait de fond à une scène classique, celle où Kim et Jimmy Stewart s’embrassent près de l’arbre… ». S’il ne semble pas y avoir eu de tels précédents, Deadline se pose la question de savoir si Kim Novak n’a pas compromis son statut de votante et violer des règles en nuisant publiquement à un film qui figure dans les favoris pour le trophée de Meilleur Film. La branche musicale de l’Académie aurait revu, pour cette raison, l’éligibilité de The Artist pour la nomination de la meilleure bande. Le film avait été initialement considéré comme éligible parce que 80 % de la musique était originale et parce que l’intégration de la célèbre musique de Herrmann était considérée comme un hommage.

 

 

 

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Michel Hazanavicius planche sur son prochain long-métrage

Posted by GGJ On janvier - 8 - 2012 Commentaires fermés

Le prochain film de Michel Hazanavicius sera un drame contemporain inspiré du long métrage ‘The Search’ de Fred Zinnemann de 1948.

 

 

 

Variety a rapporté l’annonce faite par Michel Hazanavicius concernant son prochain projet lors du festival « Capri, Hollywood », où The Artist a reçu le trophée du Meilleur Film 2011 et Bérénice Béjo celui de la Meilleure Actrice. Ce sera un drame inspiré du long métrage The Search réalisé par Fred Zinnemann en 1948 avec Montgomery Clift, Aline MacMahon et Jarmila Novotna, replacé dans le contexte contemporain de la Tchéchénie, déchirée par la guerre. Le cinéaste a spécifié également que le long-métrage sera en couleur et avec des dialogues parlés.

 

The Search suit une femme déplacée et mère infatigable à la recherche de son fils, un jeune survivant d’Auschwitz, après la seconde guerre mondiale. « Dans la version originale, l’histoire tourne autour d’un jeune garçon qui a survécu au camp de concentration » explique Hazanavicius « Mon film évoquera également les relations particulières entre une femme et un jeune garçon ».

 

Bérénice Béjo, attachée au projet, interprétera une femme travaillant pour une ONG en République Tchétchène, ruinée par des années de conflits entre les séparatistes et les forces russes. Thomas Langmann se chargera de la production, qui en est à ses prémices.

 

 

 

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The Artist reçoit le Grand Prix de l’Union de la Critique de Cinéma

Posted by GGJ On janvier - 8 - 2012 Commentaires fermés

‘The Artist’ a reçu samedi soir le Grand Prix 2012 de L’Union de la Critique de Cinéma, décerné par des professionnels.

 

 

 

The Artist, réalisé par Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo, a remporté samedi soir le Grand Prix 2012 de l’Union de la Critique de Cinéma (UCC) qui devient ainsi « le premier film français à être couronné par l’association depuis Hiroshima mon amour en 1959″. Dans son communiqué, l’UCC poursuit « The Artist marque le brillant passage entre l’ancienne et la nouvelle génération, exprimé dans ce film par la subtilité du jeu muet des acteurs, qui parviennent, sans un mot, à rendre un magnifique hommage à l’essence du cinéma au-delà des barrières linguistiques ». Les autres films en lice étaient DRIVE (critique) de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling et Carey Mulligan, WINTER’S BONE de Debra Granik avec Jennifer Lawrence (prochainement dans HUNGER GAMES), le film iranien très remarqué d’Asqhar Farhadi Une Séparation et Essential Killing de Jerzy Skolimowski qui a valu à Vincent Gallo la coupe Volpi du Meilleur Acteur à la 67e Mostra de Venise.

 

The Artist largement plébiscité aux Etats-Unis a déjà été classé Meilleur Film de l’année 2011 par Time Magazine et a été gratifié des prix Meilleur Film et Meilleur Réalisateur au New York Film Critics Circle. Il a récolté 11 nominations aux Critics’ Choice Awards ex-aequo avec HUGO CABRET de Martin Scorsese, six nominations aux Golden Globes et part favori pour les Oscars, avec le rouleau compresseur de la Weinstein Company. Thomas Langmann patron de la société de production La Petite Reine, a été nominé par le syndicat des producteurs américains (PGA) pour The Artist. Il fera face à Steven Spielberg pour CHEVAL DE GUERRE , George Clooney pour LES MARCHES DU POUVOIR et Martin Scorsese pour Hugo Cabret. Ce bijou cinématographique a également obtenu cinq nominations aux Spirit Awards, les récompenses du cinéma indépendant, et est présélectionné pour les BAFTA avec deux autres films français Potiche de François Ozon et Les petits mouchoirs de Guillaume Canet.

 

 

 

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The Artist favori pour les Oscars selon les parieurs britanniques

Posted by GGJ On novembre - 26 - 2011 Commentaires fermés

Les bookmakers britanniques ont parié sur ‘The Artist’ de Michel Hazanavicius dans la course aux oscars qui se place grand favori pour remporter le prix du meilleur film.

 

 

 

Michel Hazanavicius avait fait un véritable pari avec son film muet en noir et blanc (THE ARTIST – lire notre critique) alors que la 3D envahit tout le secteur cinématographique. C’est aujourd’hui une complète réussite. Après avoir réuni 1,5M de spectateurs en France, il fait un parcours sans faute dans un nombre limité d’écrans aux Etats-Unis et remporte des critiques dithyrambiques de la part de la presse spécialisée. A tel point que les parieurs britanniques l’ont placé en première position pour remporter l’Oscar du meilleur film devant The Descendants d’Alexander Payne et CHEVAL DE GUERRE de Steven Spielberg.

 

Le réalisateur Michel Hazanavicius se place lui en seconde position derrière Alexander Payne mais devant Steven Spielberg et Stephen Daldry (EXTREMEMENT FORT ET INCROYABLEMENT PRÈS). Notons que LA COULEUR DES SENTIMENTS (lire notre critique) de Tate Taylor et Minuit à Paris de Woody Allen font également partie des pronostics.

 

Le comédien Jean Dujardin est quant à lui classé troisième pour l’obtention d’un éventuel Oscar du meilleur acteur, devancé par des poids lourds tels George Clooney (The Descendants) et Leonardo DiCaprio (J. EDGAR). Brad Pitt (Le Stratège) et Michael Fassbender (SHAME – lire notre critique) font également partie de cette sélection, et si ces pronostics s’avéraient exacts, il est évident que les perdants n’auraient en aucun cas démérité dans une compétition aussi prestigieuse. Jean Dujardin, qui a remporté le Prix d’interprétation masculine à Cannes, a été très volontiers comparé à Gene Kelly ou encore Errol Flynn mais aussi à Jean-Paul Belmondo ou Vittorio Gassman par les critiques. Le romancier et scénariste Bret Easton Ellis a également tweeté de son côté « Jean Dujardin gagnera probablement ».

 

Si certains acteurs français ont déjà été nominés plusieurs fois tels Charles Boyer (4 fois) qui a reçu un Oscar d’honneur en 1943 et Maurice Chevalier (2 fois) qui a son étoile sur The Walk of  Fame, aucun n’a remporté la précieuse statuette du meilleur acteur. En revanche, trois actrices françaises ont déjà été honorées par l’Oscar de la meilleure actrice : Claudette Colbert en 1934, Simone Signoret en 1960 et Marion Cotillard en 2008.

 

Ce long métrage muet en noir et blanc, qui est un merveilleux hommage à l’âge d’or du cinéma hollywoodien ne rencontre évidemment pas le handicap de la barrière de la langue. De plus les frères Weinstein, qui ont acquis les droits américains lors du Festival de Cannes, ont commencé la campagne de promotion de THE ARTIST, et ont bloqué les agendas des deux acteurs et du réalisateur jusqu’au 26 février 2012. Ils comptent également faire concourir ce film dans toutes les catégories, ce qui ajoute certes des chances supplémentaires pour cette œuvre française. Il ne reste plus qu’à attendre les nominations officielles le 24 janvier 2012 et les résultats le 26 février 2012, pour savoir si les bookmakers ont eu raison.

 

 

Jean Dujardin et Bérénice Bejo lors d’une interview en anglais pour Making Of

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Premières récompenses hollywoodiennes pour The Artist

Posted by GGJ On octobre - 11 - 2011 Commentaires fermés

Les acteurs principaux Bérénice Bejo et Jean Dujardin et le réalisateur Michel Hazanavicius pour le film muet ‘The Artist’ seront honorés d’un Hollywood Spotlight Award et d’un Hollywood Breakthrough Director Award le 24 octobre à Los Angeles.

 

 

Alors que Harvey Weinstein mène tambour battant la promotion de THE ARTIST (lire notre critique) pour la course aux oscars, Hollywood commence déjà à récompenser la qualité de ce bijou cinématographique, ses acteurs et son réalisateur. Selon THR, lors de la 15e cérémonie du Hollywood Film Festival et de la remise des trophées afférents – qui se dérouleront à Los Angeles le 24 octobre prochain – Bérénice Bejo et Jean Dujardin recevront chacun un Hollywood Spotlight Award, qui récompense de jeunes acteurs très prometteurs, tandis que Michel Hazanavicius sera primé par la statuette du Hollywood Breakthrough Director Award (réalisateur le plus remarquable). Jean Dujardin a dernièrement été récompensé par le prix d’interprétation masculine au 64e festival de Cannes. Ces reconnaissances semblent de bonne augure quant à l’avenir de The Artist au sein d’Hollywood. Le film sortira le 12 octobre sur les écrans français, distribué par Warner Bros.

 

 

D’autres jeunes comédiens reconnus pour leurs récentes interprétations recevront également le trophée du Hollywood Spotlight

  1. Elle Fanning (SUPER 8 – lire notre critique)
  2. Amber Heard (RHUM EXPRESS)
  3. Andrea Riseborough (W.E.)
  4. Shailene Woodley (The Descendants)
  5. Anton Yelchin (Like Crazy)

 

Liste des autres artistes qui recevront les trophées Hollywood cette même soirée

  1. Meilleur scénariste : Diablo Cody pour YOUNG ADULT
  2. Meilleure actrice : Michelle Williams dans MY WEEK WITH MARILYN, La Dernière Piste, Take This Waltz
  3. Acteur le plus remarquable : Joseph Gordon-Levitt dans 50/50
  4. Actrice la plus remarquable : Jessica Chastain dans Coriolan, L’Affaire Rachel Singer, TAKE SHELTER, THE TREE OF LIFELA COULEUR DES SENTIMENTS (lire notre critique)
  5. Trophée de  groupe : l’ensemble du casting de LA COULEUR DES SENTIMENTS
  6. Meilleur second rôle masculin : Christopher Plummer dans Beginners
  7. Meilleur second rôle féminin : Carey Mulligan dans SHAME, DRIVE (lire notre critique)
  8. Nouveau Trophée Hollywood : Felicity Jones pour Like Crazy
  9. Meilleur Film d’Animation : Rango
  10. Meilleur Directeur de la Photographie : Emmanuel Lubezki pour THE TREE OF LIFE
  11. Meilleur Monteur : Stephen Mirrione pour LES MARCHES DU POUVOIR
  12. Meilleur Directeur Artistique : James Murakami pour J. EDGAR
  13. Meilleurs Effets Visuels : Scott Farrar pour Transformers 3 : La face cachée de la Lune
  14. Meilleur Compositeur : Alberto Iglesias pour La peau que j’habite, LA TAUPE
  15. Meilleur Producteur : Letty Aronson pour Midnight in Paris
  16. Trophée pour l’ensemble de sa carrière : Glenn Close (prochainement dans ALBERT NOBBS)

 

Les récipiendaires des statuettes Meilleur Acteur et Meilleur Réalisateur seront révélés plus tard.

 

Le film récompensé par le trophée du Meilleur Film sera choisi par le public qui votera sur Yahoo ! Movies parmi les titres nominés suivants : Captain America: The First AvengerCowboys & AliensHarry Potter et les reliques de la mort (2e partie), LA COULEUR DES SENTIMENTSPirates des Caraïbes : La fontaine de jouvence, Rango, LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES (lire notre critique)SUPER 8Transformers 3 : La face cachée de la Lune, and X-MEN : LE COMMENCEMENT.

 

 

 

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The Artist et la course aux Oscars

Posted by GGJ On octobre - 5 - 2011 Commentaires fermés

Le compte à rebours a commencé ! Harvey Weinstein utilise l’artillerie lourde pour la promotion de ‘The Artist’ de Michel Hazanavicius, dans la course aux Oscars.

 

 

Harvey Weinstein, a commencé la campagne de promotion pour la course aux Oscars du film muet en noir et blanc THE ARTIST (lire notre critique) de Michel Hazanavicius, dont il a acquis les droits lors du 64e Festival de Cannes. Il avait alors clairement affiché cette ambition que nous avions rapportée dans notre article en mai 2011. Le rouleau compresseur de la Weinstein Company s’est mis en route et outre les campagnes d’affichage classiques dans les journaux spécialisés américains, Harvey Weinstein fait une nouvelle fois très fort. L’année dernière, la reine Elizabeth II avait assisté à une projection privée du long métrage LE DISCOURS D’UN ROI et l’émotion de la souveraine avait été un soutien exceptionnel et inattendu à la candidature du film, qui avait été finalement sacré Meilleur Film. Cette année, le président américain Barack Obama a été le premier spectateur américain de THE ARTIST, projeté au mois d’août dans la maison d’Harvey Weinstein à Tribeca.

 

Harvey Weinstein a déclaré dans une interview donnée au Figaro : « Je veux que The Artist, qui est un véritable chef-d’œuvre, fasse le grand chelem des récompenses du septième art exactement comme Marion Cotillard l’a fait avec La Môme. The Artist va concourir dans toutes les catégories des Oscars dont celui du meilleur acteur pour Jean Dujardin ». Pour cela, les acteurs principaux, Jean Dujardin et Bérénice Bejo, ainsi que le réalisateur Michel Hazanavicius ont accepté de jouer le jeu et bloqué leurs agendas jusqu’au 26 février 2012, afin de participer aux interviews et manifestations diverses pour promouvoir le film. Selon Alexandra Schamis, la porte-parole de Jean Dujardin, « fera tout ce que Harvey Weinstein lui demandera. Il ne tournera aucun film d’ici aux Oscars ». Une stratégie semblable à celle mise en place pour La Môme, qui a payé puisque Marion Cotillard a remporté l’Oscar et mène aujourd’hui la carrière que l’on connaît.

 

Le concept même du film présente un avantage certain, puisqu’il est déjà facilement compréhensible dans tous les pays. L’action, qui se déroule pendant une période charnière du cinéma américain et même de l’économie américaine, risque de pas ne laisser l’Académie indifférente, sans oublier les nombreuses allusions dans le film faisant écho aux œuvres de cette époque. Des projections sont programmées à New York, à Hollywood, à l’American Film Market de Los Angeles, dans de nombreux festivals…

 

La Weinstein Company, forte de son professionnalisme en la matière, qui lui a valu depuis des années de très nombreuses récompenses, se jette donc dans la bataille. Gageons que THE ARTIST n’en tirera que des avantages.

 

 

 

 

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The Artist : critique

Posted by nathalie dassa On septembre - 27 - 2011 Commentaires fermés

Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

 

♥♥♥♥♥

 

Le nouveau long-métrage de Michel Hazanavicius – dont les critiques dithyrambiques continuent d’abreuver la toile depuis le dernier festival de Cannes – est le plus beau bijou cinématographique de l’année 2011 et le véritable coup de cœur de CinéChronicle avec Black Swan sorti en février. Si on regrette fortement qu’il ne puisse défendre les couleurs tricolores de la prochaine course aux Oscars puisque sa sortie est programmée sur les écrans après les délais impartis (du 1er octobre 2010 au 30 septembre 2011), certaines sources américaines prédisent néanmoins qu’il aurait toutes ses chances de figurer dans d’autres catégories de la prochaine grand-messe hollywoodienne. Quoi qu’il en soit, on se consolera en voyant et revoyant cette œuvre étincelante et unique en son genre dans les salles obscures. Car la réussite de The Artist émane de la somme de plusieurs grands talents. D’abord celui de Michel Hazanavicius qui est non seulement l’un des plus intéressants réalisateurs français actuels mais également un excellent auteur à la plume intelligente et soignée. Après le succès au box office des deux OSS 117, pastiches de films d’espionnage des années 50/60 plébiscités par la critique et le public, il réussit à tordre les idées préconçues de ceux qui le vouaient à la comédie en se lançant dans un genre pourtant de plus en plus fébrile aujourd’hui, le mélodramatique. Avec un talent inné, il relève le défi audacieux de revenir à la merveilleuse époque du muet alors que l’industrie du cinéma est en pleine révolution sur les technologies 3D, motion et performance capture. Il transforme ainsi superbement l’essai par un véritable tour de force en noir & blanc présenté au ratio 1/33 avec un nombre d’intertitres suffisants. La séquence du rêve qui amène le son projetant les angoisses du personnage central est excellente.

 

 

C’est ensuite le talent de Jean Dujardin – récompensé par le prix d’interprétation masculine à Cannes – qui se révèle au fil des années un comédien extrêmement polyvalent et pour qui les portes d’Hollywood devraient logiquement s’ouvrir et se faire échos entre elles. D’abord fringuant et charmeur, proche d’un Errol Flynn ou d’un Douglas Fairbanks et leurs films d’aventures romanesques de cape et d’épée, il parvient à donner une réelle dimension à son jeu dramatique de star déchue du muet en pleine descente aux enfers, et termine sur une renaissance magistrale en s’affichant comme un nouveau Gene Kelly (sans la moustache) à la force des claquettes. Son interprétation est d’autant plus forte que la chute fatale du personnage est mêlée au Krach boursier de 1929. Ainsi les vestiges de sa gloire passée vendus aux enchères le conduisent à toucher le fond et à atteindre une profonde intensité, dans une des scènes poignantes où il met le feu à une pile de bobines de ses films, dévidées sur le sol de son petit appartement. La performance du chien – primé par la Palme Dog à Cannes – est extraordinaire. C’est enfin la présence de Bérénice Béjo, pleine de délicatesse et de fraîcheur, qui joue magnifiquement de son sourire radieux et de son corps en perpétuel mouvement, à la manière de Joan Crawford pendant sa période MGM. Sans oublier John Goodman et James Cromwell qui s’inscrivent tous deux dans cet univers en parfait producteur hollywoodien, costard croisé et cigare en bouche, et en chauffeur fidèle renvoyant à un Erich Von Stroheim en plus soft de Boulevard du Crépuscule.

 

 

C’est dans une structure scénaristique classique et efficace à l’effet toujours crescendo que Hazanavicius projette, dès l’ouverture du film, le spectateur en plein cœur de l’année 1927 dans les studios Warner Bros à Los Angeles, faisant écho au Chanteur de Jazz avec Al Jolson considéré comme le premier film parlant réalisé par la major cette même année. Si le cinéaste puise ses références dans les chefs-d’œuvre des pionniers du genre tels Murnau, Borzage, Lang ou encore Vidor, il s’en réapproprie les règles pour en faire un long-métrage qui s’achemine vers la pure œuvre d’art émotionnelle et sensorielle à contre courant. Car The Artist trouve également sa tonalité dans l’énergie de plusieurs autres œuvres classiques entre A Star is Born et ces effets du star-système, Chantons sous la pluie pour son passage au parlant et Boulevard du Crépuscule dans l’exploration de la douleur et de l’orgueil d’une vedette du muet dépassée par la technologie, sans la théâtralité et le fantasme de retour d’une Norma Desmond.

 

 

The Artist est de ce fait un vrai travail d’orfèvre postmoderne, se matérialisant à l’écran grâce au talent des collaborateurs habituels du cinéaste qui parviennent à récréer l’esthétisme, le glamour, l’énergie et l’ambiance des années 1920. Guillaume Schiffman livre ainsi une admirable photographie noir & blanc sophistiquée et lumineuse et Ludovic Bource impose une puissance musicale symphonique. On retient tout particulièrement le score de Bernard Hermann pour Sueurs Froides (Vertigo) utilisé au dernier acte lorsque George Valentin est au plus bas. Et enfin entre corps et décors, parures, artifices et autres clins d’oeil, Mark Bridges et Laurence Bennett authentifient les personnages dans ce monde silencieux. Si bien qu’à l’arrivée, Hazanavicius réussit à mythifier la simple attraction mutuelle du duo sur grand écran en une fabuleuse histoire d’amour poétique et mélancolique dont la magie opère pendant toute la durée du métrage…

 

 

 

 

‘The Artist’ écrit et réalisé par Michel Hazanavicius en salles le 12 octobre, avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman, James Cromwell, Penelope Ann Miller, Missi Pyle. Production : Thomas Langmann. Directeur de la Photographie : Guillaume Schiffman. Musique : Ludovic Bource. Décors : Laurence Bennett. Costumes : Mark Bridges. Montage : Anne-Sophie Bion, Michel Hazanavicius. Distribution : Warner Bros. Durée : 1h40.

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The Artist : les Weinstein bientôt acquéreurs des droits de distribution US

Posted by GGJ On mai - 12 - 2011 Commentaires fermés

 

Jean Dujardin dans The Artist de Michel Hazanavicius

VIDEO : Les droits de distribution aux Etats-Unis du prochain film de Michel Hazanavicius, ‘The Artist’, en sélection officielle au 64e Festival de Cannes, sont sur le point d’être acquis par les frères Weinstein auprès de Wild Bunch. Découvrez la bande-annonce.

 

 

Les célèbres frères Bob et Harvey Weinstein s’apprêtent à clore le deal auprès de la société Wild Bunch pour acquérir les droits de distribution aux Etats-Unis et dans d’autres pays, de la comédie dramatique muette The Artist, écrite, produite et réalisée par Michel Hazanavicius. L’ambition des patrons de la Weinstein Company, est de sortir le film en fin d’année pour entrer dans la course aux oscars. Ce long métrage muet en noir et blanc (voir notre article), sélectionné en compétition officielle et projeté sur la Croisette dimanche 15 mai 2011, réunit à nouveau Jean Dujardin et le réalisateur des deux opus d’OSS 117. Alors que la 3D et les effets spéciaux très pointus sévissent dans toutes les œuvres, Michel Hazanavicius fait un pari extraordinaire en revenant aux origines du cinéma. Jean Dujardin, aussi à l’aise dans des rôles comiques qu’émouvants, est l’un des seuls acteurs français capables aujourd’hui d’attirer les spectateurs sur son nom. A ses côtés, on retrouve dans un casting étonnant Bérénice Bejo (L’enfer), John Goodman (Dans la brume électrique), James Cromwell (W. L’improbable président), Missi Pyle (Charlie et la chocolaterie) et Penelope Ann Miller (Les messagers).

 

Le film se déroule à Hollywood en 1927. George Valentin est une vedette de films muets dont la carrière prend fin suite à l’arrivée du parlant. Au même moment, une jeune figurante Peppy Miller, profite de l’arrivée du nouveau format  pour devenir une star. Ces destins se croisent et décrivent comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

 

The Artist - distribué par Warner Bros France et produit par Thomas Langmann de La Petite Reine, Studio 37 et France 3 Cinéma - est programmé pour l’instant en salles françaises le 19 octobre 2011.

 

GGJ avec Deadline

 

 

 

 

 

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The Artist de Michel Hazanavicius rejoint la compétition à Cannes !

Posted by nathalie dassa On mai - 4 - 2011 Commentaires fermés

A une semaine de l’ouverture du 64e Festival de Cannes, les organisateurs ont annoncé ce mercredi 4 mai que le film muet de Michel Hazanavicius, ‘The Artist’, rejoindra finalement la sélection officielle, qui compte désormais 20 films en compétition !

 

 

Excellente nouvelle ! D’abord présenté hors compétition, The Artist, le prochain film original et très attendu de Michel Hazanavicius – scénariste, producteur et réalisateur des deux volets à succès OSS 117 - concourra finalement pour la Palme d’Or en sélection officielle avec les 19 films désignés parmi lesquels figurent déjà trois participations françaises : Polisse de Maïwenn, Pater d’Alain Cavalier et L’Appollonide de Bertrand Bonello. The Artist est un hommage au cinéma muet qui suit le destin croisé d’une star déchue du muet (Jean Dujardin) et d’une jeune figurante (Bérénice Béjo), dans le Hollywood des années 20 au moment du passage du parlant. La carrière de l’un s’écroulera tandis que l’autre sera propulsée au firmament des étoiles. Le film est distribué par Warner Bros France et produit par Thomas Langmann de La Petite Reine, Studio 37 et France 3 Cinéma (voir notre article).


Les infidèles : pléiade de réalisateurs français réunis dans un film à sketchs

Posted by GGJ On avril - 12 - 2011 Commentaires fermés

Mars Distribution a annoncé la mise en chantier d’un film à sketchs intitulé ‘Les Infidèles’ signé par une pléiade de réalisateurs français, sur le thème de l’infidélité masculine et dont les situations seront imaginées notamment par Jean Dujardin et Gilles Lellouche, qui seront devant et derrière la caméra.

 

 

Sur le principe de Paris, je t’aime, Mars Distribution est en développement sur un film à sketchs baptisé Les Infidèles, avec Gilles Lellouche (Narco) – gratifié le 4 avril du prix Patrick Dewaere du meilleur espoir du cinéma français pour Les petits mouchoirs – et Jean Dujardin, qui est déjà passé derrière la caméra pour les épisodes de la saison 1 de la série Palizzi. Tous deux porteront les casquettes de scénaristes, acteurs et réalisateurs. Ils seront accompagnés de réalisateurs confirmés tels Nicole Garcia (Un balcon sur la mer), Fred Cavayé (A bout portant), Jan Kounen (Coco Chanel et Igor Stravinski), Michel Hazavanicius (les deux OSS 117 et prochainement The Artist), Eric Lartigau (L’homme qui voulait vivre sa vie), Emmanuelle Bercot (Backstage), Riad Sattouf (les beaux gosses) et peut-être Guillaume Canet (Les petits mouchoirs). Selon le communiqué de presse, il s’agira d’une comédie dramatique sur le thème de « l’infidélité du point de vue masculin et de ses nombreuses variations » et chacun d’entre eux réalisera un segment sur des situations imaginées par Gilles Lellouche, Jean Dujardin, Nicolas Bedos et bien d’autres. A la distribution, on retrouvera le tandem Lellouche/Dujardin, Géraldine Nakache, Alexandra Lamy, Mélanie Doutey… Le tournage des Infidèles devrait démarrer le 16 mai prochain, pour 10 semaines entre Paris et Las Vegas, avec une sortie nationale programmée le 29 février 2012.

 

GGJ

 

 

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The Artist : Michel Hazanavicius nous propulse au temps du muet (vidéo)

Posted by nathalie dassa On mars - 6 - 2011 Commentaires fermés

VIDÉO : Après les deux volets ‘OSS 117′, Michel Hazanavicius propose une plongée à l’époque du muet avec ‘The Artist’, film en noir & blanc et sans paroles, avec en vedette son acteur fétiche, Jean Dujardin.

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A l’occasion des sorties DVD des oeuvres de Borzage et de Murnau, l’éditeur DVD Carlotta Films a interviewé Michel Hazanavicius qui a dévoilé son prochain film d’envergure, atypique et original. Le scénariste, producteur et réalisateur des deux volets à succès OSS 117 revient avec The Artist, une histoire d’amour en noir & blanc et sans paroles qui suit le destin croisé de George Valentin (Dujardin), star déchue du muet et de Peppy Miller (Béjo), une jeune figurante, dans le Hollywood des années 20 au moment du passage du parlant. La carrière de l’un s’écroulera tandis que l’autre sera propulsée au firmament des étoiles.

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Au-delà des multiples références au cinéma muet de Chaplin, Borzage ou encore de Murnau citées dans l’interview et dans ce contexte de choc subi par l’industrie du film muet avec l’arrivée du parlant, on pense de suite à Chantons sous la pluie de Stanlen Donen (1952), brillant hommage musical qui se déroule au moment de la sortie du premier film parlant de l’histoire du cinéma. Ou encore à Boulevard du Crépuscule (Sunset Boulevard) de Billy Wilder (1950) et à la fameuse scène de la partie de cartes – qui renvoie à une vision presque spectrale – avec Gloria Swanson (Norma Desmond, ex star du muet qui fantasme un retour triomphant à l’écran) et ses anciens compagnons de route tels Buster Keaton (ex vedette du cinéma burlesque) qui n’ont jamais franchi le cap du parlant.

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The Artist marque la troisième collaboration de Michel Hazavicius avec Jean Dujardin après OSS 117 Le Caire, nid d’espions (2005) et OSS 117 Rio ne répond plus (2009), qui ont comptabilisé à eux deux près de 5 millions d’entrées dans l’hexagone. Le film, qui met également en vedette Bérénice Béjo – déjà au générique du premier volet OSS 117 – et John Goodman (The Big Lebowski, Dans la brume électrique) est distribué par Warner Bros France et produit par Thomas Langmann de La Petite Reine et Studio 37.

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The Artist serait prévu sur les écrans français à la rentrée 2011.

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‘La Classe américaine’ : Les hommes du Président ne répondent plus

Posted by admin On novembre - 23 - 2010 Commentaires fermés

Des extraits des films Warner Bros sont montés et doublés à « leur manière » par des acteurs français : George Abitbol, « l’homme le plus classe du monde » meurt en prononçant les mystérieux mots « Monde de merde ». Les journalistes Dave, Peter et Steven mènent l’enquête…

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Attention ce ‘piaper’ n’est pas un ‘piaper’ sur le ‘cyclimse’. Par contre, il sera question de ‘ouiche’ lorraine, de George Abitbol, l’homme le plus classe du monde ou encore d’animaux préhistoriques partouzeurs de droite. Une introduction sibylline qui devrait pourtant rappeler d’excellents souvenirs aux amateurs de détournements parodiques puisque ces termes abscons pour les profanes sont tirés du célébrissime Grand Détournement, également connu sous le nom de La Classe Américaine, « réalisé » en 1993 par Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette.

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Le principe est simple, utiliser de nombreux extraits de ‘flims’ issus du catalogue Warner et faire dire à ses plus illustres acteurs, par la magie d’un redoutable doublage, les pires conneries ! Une idée lumineuse qui ne date pourtant pas d’hier. Ce procédé fut utilisé en 1966 par un tout jeune réalisateur qui signait là son premier ‘flim’ en détournant une obscure série B japonaise International Secret Police : Key of Keys de Senkuchi Taniguchi. Avec Lilly La Tigresse, Woody Allen (!) s’amuse à redoubler et remonter les séquences originales pour en faire une bande d’espionnage totalement farfelue où le sort du monde dépend d’une improbable recette de salade d’œufs durs que le héros doit retrouver.

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George Abitbol "L'homme le plus classe du monde"

Les films asiatiques semblent être une manne importante pour l’art délicat du détournement puisque c’est un ‘flim’ de kung-fu hongkongais, The Crush de Tu Kuang-chi, qui servira à René Viennet pour exprimer les thèses situationnistes de son compère Guy Debord. En 1973, La dialectique peut-elle casser des briques ? transforme ainsi un affrontement classique entre de pauvres villageois et des brigands, en diatribe sur la lutte des classes et ses limites idéologiques. Ou comment des coups de tatanes peuvent aussi être les vecteurs d’une critique de la société de consommation.

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Un nouveau palier est franchi en 1982 avec le film de Carl Reiner, Les cadavres ne portent pas de costards où le détective interprété par Steve Martin, doit retrouver le père disparu de la femme fatale Rachel Ward et pour ce faire, va soumettre à la question Ava Gardner, Humphrey Bogart, James Cagney ou encore Vincent Price. Il ne s’agit plus ici d’apposer de nouveaux dialogues mais de faire coexister sur un même plan prises de vues contemporaines et classiques du ‘flim’ noir. Par un savant travail de montage et d’incrustation de l’image, les champs/contrechamps donnent l’illusion que Steve Martin interagit effectivement avec toutes ces stars disparues. Une œuvre qui inspirera fortement Robert Zémeckis qui en perfectionnera le procédé avec Forrest Gump.

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Autant d’œuvres qui paveront la voie au duo Hazavicius/Mézerette pour leur coup de maître de La Classe Américaine. Mais avant d’aboutir à ce ‘flim’ grandiose, le duo se sera fait la main avec Derrick contre Superman où en un peu plus de 16 minutes, le célèbre inspecteur tente, contre la volonté des personnages de séries de M6, de recréer la défunte « 5 » en faisant appel aux héros de Dynastie, Matt Huston ou Kung-Fu. De dangereux récidivistes qui officiaient sur Canal + et qui ont été encouragés par un des producteurs maison, Robert Nador, qui, en 1993, souhaitait rendre un vibrant hommage au cinéma américain. Profitant des largesses de la Warner qui permet au duo de piocher allègrement dans leur immense catalogue, Hazanavicius et Mézerette fourbissent leurs armes et vont travailler d’arrache-pied pour livrer ce ‘flim’ mythique contant l’enquête de trois journalistes, Peter (Dustin Hoffman), Steven (Robert Redford) et Dave (Paul Newman) pour trouver la signification des derniers mots de l’homme le plus classe du monde, George Abitbol (John Wayne) qui avant de mourir s’est mystérieusement écrié : « Monde de merde ! ».

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Une intrigue inspirée du chef-d’œuvre d’Orson Welles, Citizen Kane, et structurée par un autre chef-d’œuvre, celui de Alan J. Pakula, Les hommes du président, dont plusieurs séquences (ou la triple reprise d’une seule) rythmeront le métrage. S’adjoignant les services des doubleurs français attitrés de John Wayne (Raymond Loyer) ou Paul Newman (Marc Gassot) entre autres – ce qui nous vaudra de grands moments comme ce bon Abitbol/Wayne déclamant lors d’une tempête à sa dulcinée ; « Les Anglais ont débarqué. On va être obligés de passer par derrière. Tu sais, par ce tunnel tout sombre qui sent pas très bon. » – nos trublions vont surtout faire preuve d’une science insensée du montage pour accoucher d’une bande hilarante où le comique absurde fonctionne à plein régime.

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Un ‘flim’ qui inventera l’enchâssement de plusieurs flashbacks bien avant la saga moisie des Saw et sera avant tout une révélation pour Mozinor dont les détournements opèrent avec la même classe. Une véritable petite bombe décapante qui explosera à la figure des curieux s’étant branchés sur la chaîne cryptée le 31 décembre 1993 et qui fera l’objet d’un véritable culte. En effet, Le grand détournement malgré son succès d’estime ne put jamais être commercialement exploité du fait des nombreux problèmes de droits d’auteur que cet ancêtre du mash-up posait. Bienheureux étaient les possesseurs d’un enregistrement sur VHS…Heureusement, le partage de fichier numérique, dit peer to peer (dit aussi LE mal absolu pour l’Hadopi), permit de suppléer à l’usure des cassettes vidéos et permit surtout de faire partager ces grands moments au plus grand nombre. Mais la qualité était toute relative puisque provenant d’un enregistrement effectué par magnétoscope.

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Et c’est là qu’intervient pour notre plus grand bonheur Sam Hocevar. Loué soit ce grand malade qui a passé cinq années à reconstituer La classe américaine à partir des éditions DVD des ‘flims’ utilisés par Hazanavicius et Mézerette. Une organisation rigoureuse et une patience sans limite auront été nécessaires pour aboutir à une version restaurée à 99%. Fruit du travail d’un passionné, il est désormais possible de télécharger le résultat sur n’importe quelle plateforme. Mais déjà ce fêlé de Sam commence à travailler sur une meilleure remasterisation à partir cette fois-ci des éditions blu-ray. Désormais bien rôdé et bénéficiant du script et de programmes adéquats il lui faudra sans doute moins de cinq ans pour proposer une Classe américaine encore plus classe. Mais ce n’est pas la peine d’attendre cinq minutes de plus pour vous procurer la version déjà en circulation et apprécier comme au premier jour des répliques pas banales.

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Pour télécharger l’édition 2010 restaurée dans une qualité DVD : c’est ici


Par Nicolas Zugasti

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Extrait de ‘La Classe américaine’ de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette

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