Wednesday, May 30, 2012
 
 

4 extraits de De rouille et d’os de Jacques Audiard

Posted by GGJ On mai - 16 - 2012 Commentaires fermés

 

 

Découvrez quatre extraits du drame DE ROUILLE ET D’OS, le sixième long métrage de Jacques Audiard, adapté du recueil éponyme du canadien Craig Davidson par le cinéaste et Thomas Bidegain, sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes. Après une première bande annonce, vous pouvez découvrir un avant-goût plus précis du récit juste avant la sortie du film le 17 mai 2012 qui plongera Marion Cotillard dans le rôle d’une dresseuse d’orques qui se retrouve handicapée à vie suite à un accident et dont le destin va croiser celui de Matthias Schoenaerts dans la peau d’un jeune homme sans emploi, qui va l’aider à se reconstruire. Bouli Lanners et Céline Sallette complètent le casting.

 

La bande originale composée par Alexandre Desplats (multirécompensé entre autres pour LE DISCOURS D’UN ROI et THE GHOST WRITERest à l’écoute sur le site accompagnée de la playlist.

 

DE ROUILLE ET D’OS est produit par Pascal Caucheteux de Why Not Productions et distribué par UGC.

 

Synopsis :  Ça commence dans le Nord. Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose.Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions. Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.

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Affiche officielle De rouille et d’os de Jacques Audiard

Posted by GGJ On avril - 14 - 2012 Commentaires fermés

 

 

Après un premier cliché de Marion Cotillard pas très évocateur et une bande annonce beaucoup plus parlante, c’est un très beau poster officiel de DE ROUILLE ET D’OS qui nous est offert pour le sixième long métrage de Jacques Audiard adapté du recueil éponyme du canadien Craig Davidson par le cinéaste et Thomas Bidegain. Au casting on retrouvera Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Bouli Lanners et Céline Sallette.

 

DE ROUILLE ET D’OS produit par Pascal Caucheteux de Why Not Productions et distribué par UGC, est programmé dans les salles le 17 mai.

 

Rappelons que le film aurait toutes ses chances de figurer dans la compétition du 65e festival de Cannes. Réponse le 19 avril !

 

 

Synopsis officiel : Ça commence dans le Nord. Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose. Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions. Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.

 

 

 

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La date de sortie du prochain film de Jacques Audiard avancée en mai

Posted by nathalie dassa On mars - 9 - 2012 Commentaires fermés

 

 

UGC Distribution a avancé la date de sortie du sixième long-métrage de Jacques Audiard au 17 mai prochain, initialement prévu pour le 27 octobre. En d’autres termes, le drame De rouille et d’os, adapté du roman américain Un Goût de rouille et d’os de Craig Davidson sur un scénario de Jacques Audiard et Thomas Bidegain, avec en vedette Marion Cotillard, Bouli Lanners, Celine Sallette et Matthias Schoenaerts, a de surcroît de fortes probabilités de figurer dans la compétition du 65e festival de Cannes.

 

La sélection officielle (Compétition, Un Certain regard, Hors compétition) sera annoncée par Thierry Frémaux le jeudi 19 avril.

 

Pour mémoire, Jacques Audiard remporta à Cannes le Prix du Scénario pour Un Héros très Discret en 1996 avec Mathieu Kassovitz et le Grand Prix pour Un Prophète en 2009 avec Tahar Rahim.

 

 

 

 

 

 

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Premier trailer de Take This Waltz de Sarah Polley avec Michelle Williams et Seth Rogen

Posted by GGJ On février - 6 - 2012 Commentaires fermés

Après l’excellent ‘Loin d’elle’ avec Julie Christie, Sarah Polley signe le drame ‘Take This Waltz’ avec un premier trailer plein de promesses.

 

 

 

Dans ce drame, Michelle Williams (prochainement dans MY WEEK WITH MARILYN et OZ THE GREAT AND POWERFUL) et Seth Rogen (vu dans dans plusieurs comédies de Judd Apatow, dans The Green Hornet de Michel Gondry et dernièrement dans 50/50) interprètent un jeune couple qui se bat pour la fidélité, la première étant déchirée entre son mari et un autre homme, interprété par Luke Kirby.

 

L’intrigue est décrite comme abordant franchement la sexualité, et parfaitement explicite et honnête sur les émotions complexes que provoquent le sexe et l’amour. La chanson du légendaire chanteur canadien Leonard Cohen figure dans l’histoire (d’où le titre du film). Sarah Silverman (prochainement dans LES MUPPETS) et Aaron Abrams complètent le casting.

 

La sortie en salles de Take this Waltz est programmée en France le 19 septembre 2012 distribué par UGC Distribution.

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L’Ordre et la Morale : critique

Posted by nathalie dassa On septembre - 21 - 2011 Commentaires fermés

Avril 1988, Île d’Ouvéa, Nouvelle-Calédonie. 30 gendarmes retenus en otage par un groupe d’indépendantistes Kanak. 300 militaires envoyés depuis la France pour rétablir l’ordre.
2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. 
À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue. 
Mais en pleine période d’élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale…

 

♥♥♥♥

 

 

Avec L’Ordre et la Morale, Mathieu Kassovitz démontre la pleine maitrise de ses talents et marque son retour derrière la caméra avec une septième réalisation, qui est de toute évidence son œuvre la plus investie et la plus engagée. Il signe ici une adaptation monumentale qui oscille entre thriller politique et film de guerre du livre L’Ordre et l’Action du capitaine Philippe Legorjus – responsable du GIGN lors des événements relatés – dont il reprend le rôle, en retraçant l’épisode historique tragique de la prise d’otages des gendarmes dans la grotte d’Ouvéa, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988 qui opposait le Président Mitterrand et le Premier Ministre Jacques Chirac. A l’instar de sa précédente réalisation, Kassovitz ouvre le film avec une séquence d’intro percutante, intense et extrême qui plonge d’emblée le spectateur en pleine jungle sanglante. Tout commence par le dénouement au cœur de la grotte, à travers un rêve cauchemardesque de Philippe Legorjus, sorte de flashforward. C’est par son regard dans l’œil de la caméra accompagné de la voix de Kassovitz qu’on nous présente, dans des images floutées et au ralenti défilant à l’envers comme pour remonter le temps, les conséquences fatales de la décision du système politique et militaire, responsable du carnage. Le reste du métrage, livré dans une structure scénaristique fonctionnelle agencée de manière fluide et claire, est un long flashback qui se déroule sur dix jours dans un décompte journalier – de J10 au jour J – pour comprendre le déroulement de ces conséquences tragiques.

 

 

 

Si le cinéaste offre généreusement dès le début un panorama paradisiaque de l’île, il n’en exploite hélas pas assez le potentiel, pour contraster avec le conflit politico-militaire qu’il gère et développe avec intelligence, dans un traitement factuel parfois trop didactique mais authentique, tendu et crescendo, laissant un pourcentage infime à la part romancée. C’est particulièrement le cas avec Sylvie Testud, incarnant son épouse, qui apparaît seulement cinq minutes à l’écran. Cependant Kassovitz parvient avec un certain charisme à incarner en demi-teinte Legorjus. Au fil du récit à l’atmosphère de plus en plus anxiogène, il fait transparaître les différents sentiments et perceptions – entre espoirs, trahisons, colères et désillusions – et montre les manœuvres avortées de ce capitaine du GIGN, privé de tout pouvoir et de toute liberté d’action.

 

S’il tente par tous les moyens de sauver la situation et de parvenir à un dialogue entre lui et le leader du groupe indépendantiste kanak Alphonse Dianou (Iabe Lapacas) pour stopper les dissensions, les élections présidentielles en France – régies par la cohabitation Mitterrand/Chirac – font basculer les ordonnances par l’entremise de Bernard Pons (Daniel Martin), alors ministre des départements et territoires d’Outre-Mer, pour résoudre le problème kanak et remettre de l’ordre au plus vite. Car en parallèle, Charles Pasqua, alors ministre de l’intérieur, se charge également d’une prise d’otages au Liban jugée bien plus importante. C’est alors que Kassovitz nous remet en mémoire le débat télévisé décisif où se sont affrontés les deux candidats. Dans des plans de plus en plus rapprochés sur leurs visages, il nous renvoie l’image d’un président – réélu pour un second mandat comme chacun le sait – évoquer la prise d’otages des gendarmes en Nouvelle-Calédonie et insister, devant des millions de téléspectateurs, sur l’importance du dialogue avec la population kanak, alors que dans la sphère élyséenne secrète et cloisonnée, il avait déjà signé l’ordre d’assaut dans la grotte, avec l’aval du gouvernement chiraquien.

 

 

C’est au cœur des eaux troubles de ce contexte politique boueux que le cinéaste nourrit avec force, émotion et esthétisme son sujet, en restant toujours focalisé sur son personnage, fil rouge de cette affaire, qui garde cette volonté tenace d’arriver à une réconciliation. Son film atteint alors une forte dimension humaine tout en dégageant une atmosphère visuelle âpre et pleine de désillusions qui renvoie à des oeuvres mythiques telles Platoon ou encore Apocalypse Now et les fabuleux plans d’hélicoptères. Kassovitz parvient à marquer ainsi sa différence dans le panorama cinématographique français. Car au final, si L’Ordre et la Morale est un film nécessaire, ce long-métrage à la facture plus mature porte également le fruit d’un renouveau dans la carrière du réalisateur, qui signe notamment deux plans-séquences magistraux (le flashback de l’attaque dans la gendarmerie et l’assaut final) venant intensifier et accélérer le rythme d’une mise en scène plutôt homogène et sobre, qui s’accorde avec l’excellente bande son perçante, anxiogène et immersive de Klaus Badelt avec Les Tambours du Bronx.

 

 

 

 

‘L’Ordre et la Morale’ de Mathieu Kassovitz en salles le 16 novembre 2011, avec Mathieu Kassovitz, Malik Zidi, Alexandre Steiger, Daniel Martin, Jean-Philippe Puymartin, Philippe de Jacquelin Dulphé, Philippe Torreton et Sylvie Testud. Scénario : Mathieu Kassovitz, Pierre Geller, Benoît Jaubert avec la participation de Serge Frydman, d’après le livre ‘La Morale et l’Action’ de Philippe Legorjus. Producteurs : Christophe Rossignon, Philippe Boëffard. Producteurs associés : Mathieu Kassovitz, Guillaume Colboc, Benoît Jaubert. Montage : Mathieu Kassovitz, Thomas Beard, Lionel Devuyst. Son : Yves Coméliau, Guillaume Bouchateau, Cyril Holtz, Philippe Amouroux. Musique : Klaus Badelt avec Les Tambours de Bronx. Directeur de la Photographie : Marc Koninckx. Distribution : UGC. Durée : 2h16.

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Marion Cotillard au casting du prochain Jacques Audiard

Posted by nathalie dassa On septembre - 8 - 2011 Commentaires fermés

L’actrice française sera la vedette du sixième long-métrage de Jacques Audiard, ‘Un Goût de rouille et d’os’, adapté du recueil du canadien Craig Davidson.

 

 

Excellente nouvelle ! Après avoir raflé 9 César et le prix spécial du jury au Festival de Cannes en 2009 pour l’excellent Un Prophète, Jacques Audiard débutera deux ans après le tournage de son sixième long-métrage cet automne pour environ 8 semaines dans le Nord de la France, en banlieue parisienne, en Côte d’Azur Sur et certaines sources évoquent la Belgique. Un Goût de rouille d’os est l’adaptation du recueil de nouvelles du canadien Craig Davidson, paru en 2006. Au casting ? Le cinéaste a choisi une autre grande figure du cinéma français et international, après celle de Vincent Cassel, Tahar Rahim et Romain Duris, en la personne de Marion Cotillard, actuellement en tournage sur The Dark Knight Rises de Christopher Nolan. L’actrice devrait également donner la réplique au belge Matthias Schoenaerts (La Meute), à Bouli Lanners (Mammuth) et à Céline Sallette (Marie-Antoinette).

 

Ce projet d’adaptation, qui était déjà en cours de développement en 2009, marquera la seconde collaboration entre Jacques Audiard et le scénariste Thomas Bidegain après Un Prophète, sur un scénario décrit dans la news Variety comme un mélange de suspense et d’amour. Avec un budget aux alentours de 20M€, Un Goût de rouille et d’os – distribué par UGC Distribution – sera produit par Pascal Caucheteux de Why Not Productions, qui avait également financé deux autres films de Jacques Audiard, Un Prophète et De battre mon cœur s’est arrêté, ainsi que Des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois, qui remporta le César du meilleur film en 2010. Pour l’heure, Un Goût de rouille et d’os n’a pas encore de date de sortie annoncée.

 

D’ici là, Marion Cotillard fera à l’affiche le 9 novembre prochain de CONTAGION de Steven Soderbergh, aux côtés d’une pléiade d’acteurs tels Matt Damon, Jude Law, Laurence Fishburne, Kate Wintlet, Gwyneth Paltrow.

 

 

 

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L’Ordre et la Morale : la bande-annonce !!

Posted by nathalie dassa On juin - 27 - 2011 Commentaires fermés

 

Alors que la date de sortie en salles a été repoussée au 16 novembre, voici enfin la bande-annonce du prochain long-métrage très attendu de Mathieu Kassovitz, L’Ordre et la Morale, adapté du livre de Philippe Legorjus ‘La morale et l’action’, par le cinéaste, Pierre Geller et Benoît Jaubert, qui relate les événements historiques tragiques d’avril 1988 sur l’Île d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie. Au casting, on retrouvera Mathieu Kassovitz dans le rôle du capitaine Legorjus avec pour partenaires Sylvie Testud (Chantal Legorjus), Philippe Torreton (Christian Prouteau), Malik Zidi, Iabe Lapacas (Alphonse Dianou) et une quarantaine de Kanaks de Nouvelle-Calédonie. L’Ordre et la Morale est produit par Christophe Rossignon et Philip Boëffard de Nord-Ouest films en coproduction avec UGC Images, Studio 37 et France 2 Cinéma et distribué par UGC Distribution.

 

Synopsis : Un groupe d’indépendantistes Kanaks attaque la gendarmerie de Fayaoué, tue 4 gendarmes et en enlève 30 qu’ils vont retenir en otage dans une grotte isolée sur cette toute petite île. L’État français envoie l’Armée avec 300 hommes et un véritable arsenal de guerre pour rétablir l’ordre. Entre le premier et le second tour des élections présidentielles, opposant François Mitterrand et son Premier ministre Jacques Chirac, le capitaine Philippe Legorjus du GIGN va passer dix jours à négocier avec les différents acteurs de ce drame, sans parvenir à éviter l’assaut final qui conduira à la mort de 19 Kanaks et de 2 militaires.

 

Pour tout savoir sur L’Ordre et la Morale de Mathieu Kassovitz : LIRE NOTRE ARTICLE COMPLET

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Making of Le Chat du Rabbin

Posted by GGJ On mai - 28 - 2011 Commentaires fermés

Le film d’animation en 3D de Joann Sfar ‘Le Chat du Rabbin’, distribué par UGC Distribution, sortira dans les salles françaises le 1er juin 2011. En attendant de le découvrir sur grand écran, voici quatre clips présentant le making of des principaux personnages.

 


CinéChronicle dans son article avait développé les objectifs et les méthodes du dessinateur pour parvenir à faire une œuvre qui s’approche le plus possible d’un film live. Dans les vidéos de making of, on voit Joan Sfar et son équipe de dessinateurs en action, travailler avec une grande précision sur les attitudes, les mimiques, les comportements des différents caractères. A commencer par le héros, le Chat ‘Imhotep’, doublé par François Morel, dont tous les comportements - endormi, caressé, en train de courir, grimper, s’étendre, jouer du piano – sont reproduits fidèlement. Le Rabbin, dans un costume qui est la réplique de celui de la BD, emprunte son allure et sa démarche avec les babouches, à Maurice Benichou. Sa fille Zlabya est personnifiée par Hafsa Herzi dont elle adopte les gestes, la grâce, la façon de sourire ou de bouger, l’ondulation de la longue chevelure brune. Enfin lorsque tout est capturé, c’est dans le studio d’enregistrement Banjo, créé par Joan Sfar, Antoine Delesvaux et Clément Oubrerie, que les dessins sont retranscrits et l’animation prend vie.

 

Lire notre critique

 

GGJ

 

Le Rabbin



 

Le Chat

 

 

Zlabya

 


 

Le Banjo

 


 

 

 

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L’Ordre et la Morale : un film clé sur un événement dramatique contemporain

Posted by GGJ On avril - 15 - 2011 Commentaires fermés

Si le prochain long métrage de Mathieu Kassovitz, ‘L’Ordre et la Morale’, ne foulera pas le tapis rouge à Cannes, cette première fiction réalisée sur l’épisode de la grotte d’Ouvéa, événement encore très douloureux pour les français et les kanaks plus de vingt ans après, sortira en salles le 21 septembre et on attend avec impatience la bande-annonce !

 

 

Dans ses dernières confidences vidéo sur la fin du montage, Mathieu Kassovitz évoquait son espoir de faire partie de la sélection cannoise. Mais si le festival en a décidé autrement, cela n’en reste pas moins un film clé sur un événement dramatique contemporain. Le scénario, adapté du livre de Philippe Legorjus ‘La morale et l’action’, cosigné par le cinéaste, Pierre Geller et Benoît Jaubert, relate les évènements sanglants qui se déroulèrent en Nouvelle-Calédonie, entre les deux tours de l’élection présidentielle en France, en avril/mai 1988, qui opposait François Mitterrand et Jacques Chirac. Un groupe d’indépendantistes kanaks, appartenant au FLNKS (Front de Libération National Kanak et Socialiste), attaque la gendarmerie de Fayaoué, sur l’île d’Ouvéa, tue quatre gendarmes et en retient 30 en otages pendant dix jours dans une grotte isolée. L’assaut final mené le 5 mai par les gendarmes d’élite du GIGN, a causé la mort de 19 Kanaks et deux militaires.

 

Si Mathieu Kassovitz n’a jamais hésité dans sa carrière d’acteur, de scénariste, de réalisateur et de producteur, à traiter et aborder des sujets engagés (Métisse, La Haine, Amen, Munich, Johnny Mad Dog…), il déclare néanmoins dans sa première vidéo des coulisses du tournage qu’il s’agit là « certainement de son plus gros film au niveau des moyens, du sujet, de sa dimension politique, sociale et cinématographique ». Distribué par UGC Distribution, L’Ordre et la Morale bénéficie d’un budget de 14M€, financé par Christophe Rossignon et Philip Boëffard de Nord-Ouest films en coproduction avec UGC Images, Studio 37 et France 2 Cinéma. Au casting, on retrouvera Mathieu Kassovitz dans le rôle du capitaine Legorjus qui aura pour partenaires Sylvie Testud (Chantal Legorjus), Philippe Torreton (Christian Prouteau), Malik Zidi, Iabe Lapacas (Alphonse Dianou) et une quarantaine de Kanaks de Nouvelle-Calédonie.

 

 

Pour ce projet ambitieux qui lui tient à cœur depuis 10 ans, le cinéaste s’est rendu à de nombreuses reprises à Ouvéa, afin d’échanger avec les habitants et rencontrer les familles des militants kanaks morts dans la grotte. Il a écouté leurs témoignages, leur a donné droit de regard sur les différents scénarios rédigés et a tenu compte des remarques de chacun. Il a accepté leurs conditions et obtenu le consentement des familles des victimes, des prisonniers politiques et des chefferies. Il a également pris contact avec Philippe Legorjus, capitaine du GIGN à l’époque (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale), qui a démissionné de l’armée en 1989, un an après les évènements. Cependant, cet épisode tragique reste aujourd’hui encore, extrêmement douloureux pour les protagonistes et, sur le terrain la production n’a pas été la bienvenue. Elle a dû en premier lieu remédier au refus de l’armée française d’apporter son aide logistique. Selon les termes du cinéaste, le film est fait de « bric-à-brac », certains matériels militaires sont des maquettes construites en bois (hélicoptère Puma, véhicule blindé VAB), d’autres encore ont été récupérés à Papeete et remis en état de marche car ils n’avaient jamais été entretenus.

 

L’Ordre et la Morale de Mathieu Kassovitz. Tournage
© Nord-Ouest Films / Photo Louis-Philippe Capelle

Du côté kanak, certaines personnalités ont refusé que le tournage du film se déroule sur les lieux mêmes des évènements. La production a donc dû s’installer sur l’atoll d’Anaa en Polynésie française « pour des raisons de sécurité liées à un individu en particulier » déclare le producteur Christophe Rossignon, dans un entretien au Film Français rapporté par le Journal Kanak. « Nous ne sommes le bras armé de personne. On ne fait pas un film politique » déclare-t-il mais « nous ne sommes pas naïfs, il y aura controverse ». Ils ont donc dû recréer les décors, le village de Gossanah et la grotte d’Ouvéa, loger et gérer les quelques 200 figurants de la production (voir la vidéo). Christophe Rossignon, par ailleurs ami de Mathieu Kassovitz et producteur de trois de ses longs et trois courts-métrages, annonce « c’est un film qui dit quelque chose de profond, un film politique, engagé », autrement dit un film à risque et à polémique (voir la vidéo). Sans dévoiler le point de vue du réalisateur il précise que « ce n’est pas un film à charge contre l’armée, ce n’est pas un film pro-Kanak ». C’est l’histoire de deux peuples qui en sont venus à se battre jusqu’à se tuer, mais le but est de traiter de l’universel, opprimé et oppresseur, sang et chair, passion et raison, ordre et morale.

 

Certains descendants des Kanaks qui sont morts à Ouvéa, se sont proposés pour être acteurs dans le film. C’est le cas de Dave Lavelloi, fils de Wenceslas Lavelloi, tué le jour de l’assaut. Il avait neuf ans à l’époque et a souhaité interpréter le rôle de son père, qu’il considère comme « un martyr du pays ». Idem pour Macki Wéa, chef de tribu, qui incarne son frère Djubelli et déclare dans une interview « nous sommes partis pour une aventure importante, qui doit parler de notre histoire, de ce qu’a vécu le peuple kanak dans son pays […].[…] Ce qui est important, c’est que le film va faire avancer le pays dans le chemin de la réconciliation. Ça fait suite au travail qu’on a fait depuis 1988, c’est le même élan » (écouter son interview sur RFO 5).

 

L’Ordre et la Morale de Mathieu Kassovitz. Tournage
©Nord-Ouest Films / Photo Guy Ferrandis

Ces évènements, qui ont fait en tout 25 morts dont les assassins n’ont jamais été jugés, ont abouti aux accords de Matignon en juin 1988 – reconnaissance du peuple kanak chez lui et amnistie générale -, puis aux accords de Nouméa en mai 1998 qui accordent l’indépendance aux populations de Nouvelle-Calédonie, sauf dans les domaines de la défense, la sécurité, la justice et la monnaie qui restent encore les compétences de la France (écouter le témoignage d’un ancien indépendantiste, 20 ans après les évènements). Mathieu Kassovitz a fait une communication très large et très en amont sur le film, via les médias contemporains (Facebook, Twitter, Tumblr, Youtube et Dailymotion) pour sensibiliser le public aux difficultés rencontrées pendant le tournage de cet évènement douloureux, qui a impliqué l’armée et des hommes politiques aux plus hauts niveaux. On est maintenant dans l’attente du trailer de ce film courageux pour lequel l’équipe de production a fait preuve d’une grande ténacité et dont elle est fière. Découvrez le journal de bord vidéo sur Viméo, tenu par Mathieu Kassovitz, pendant toute la durée du tournage.

 

Outre l’Ordre et la Morale, Mathieu Kassovitz va retrouver en avril Sylvie Testud, en tant que scénariste et réalisatrice, pour le tournage de son premier long métrage adapté du roman de Frédérique Deghelt La vie d’une autre, avec Juliette Binoche (voir notre article). Il partagera également avec Daniel Auteuil l’affiche de Le Guetteur, premier long métrage en français de Michele Placido (Romanzo Criminale). Cette production StudioCanal, avec un budget 18,6M€, devrait démarrer en juin à Paris. Mathieu Kassovitz sera le gangster et Daniel Auteuil le chef de la police, auxquels le réalisateur voudraient joindre Monica Bellucci et Raoul Bova (La Nostra Vita).

 

GGJ

 

 

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Trailer du Chat de Rabbin en 3D de Joann Sfar

Posted by nathalie dassa On avril - 4 - 2011 Commentaires fermés

 

Découvrez le premier trailer du Chat du Rabbin en 3D, attendu sur les écrans français le 1er juin 2011, du dessinateur, scénariste et réalisateur Joann Sfar – dernièrement récompensé par trois César pour Gainsbourg (vie héroïque) dont meilleur premier film – et d’Antoine Delesvaux. Avec un budget de 12,5 M€, le film animé est écrit par Joann Sfar et Sandrina Jardel, d’après l’œuvre originale de Joann Sfar, avec les voix de François Morel (le chat), Maurice Benichou (le Rabbin), Hafsia Herzi (Zlabya), Jean-Pierre Kalfon (le Malka des Lions), Fellag (Le cheik Mohammed Sfar), Sava Lolov (le peintre russe) et Daniel Cohen (le Rabbin du Rabbin). Plus d’informations et d’images dans notre précédent article.

 

Synopsis : Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de la loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l’aider, son chat commet le sacrilège d’invoquer l’Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d’une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale…
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‘Le Chat du Rabbin’ en 3D de Joann Sfar

Posted by GGJ On janvier - 5 - 2011 Commentaires fermés

Après ‘Gainsbourg, (vie héroïque), Joann Sfar s’est attelé ardemment à l’adaptation en 3D de sa bande dessinée à succès ‘Le chat du Rabbin’, qui devrait sortir sur les écrans en juin 2011. Tour d’horizon et bouquet d’images !

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Le dessinateur a refusé 7 propositions d’adaptation en live et en animation, avant de finalement se décider à effectuer lui-même la réalisation. Car le génial maître d’Imhotep a une idée très précise de ce qu’il veut voir sur grand écran. Avec un budget de 12,5 M€ et une durée de 80 minutes, Le Chat du Rabbin (voir site officiel) est un film de dessins, qui traite de thèmes universels et destiné à tous. Ce n’est pas un dessin animé qui s’adresse à la part enfantine de chacun à l’instar de Persepolis de Marjane Satrapi. Cependant si l’auteur veut s’approcher au plus près d’un film live, il refuse le minimalisme : « Pour Persepolis, Marjane a choisi de porter très fidèlement son graphisme à l’écran. Moi au contraire, j’aimerais faire quelque chose de vraiment cinématographique. Il y aura de grands espaces, de la profondeur de champ, des décors très détaillés ».

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Afin de maîtriser l’ensemble du processus, il crée avec le coréalisateur Antoine Delesvaux et le dessinateur Clément Oubrerie d’Aya de Yopougon (également en production pour le cinéma par le même trio), une structure de production Autochenille – en référence à l’un des personnages du tome 5 de la BD et du script, la voiture de la Croisière Noire de Citroën – ainsi qu’un studio d’enregistrement Banjo. Joann Sfar veut mettre en scène un film de dessinateur : « Il faut que mes dessins soient vivants. Si je me borne à filmer, je n’aurai pas la matière de mes rêves » déclare-t-il. Les acteurs ne prêtent pas seulement leurs voix aux personnages mais aussi leurs attitudes, leurs mimiques, leurs comportements. Pour cela c’est en costumes qu’ils jouent leurs rôles, afin que les illustrateurs puissent capturer leurs gestes, leurs expressions, les plis d’un vêtement, les mouvements d’une chevelure, la démarche caractéristique que donnent les babouches… Le modèle du héros lui-même, Imhotep, a été photographié sous toutes les coutures, dans tous les endroits imaginables, durant sa sieste, dans un fauteuil, sur un bateau…

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Pour réaliser ce projet, Joann Sfar a choisi de s’entourer de jeunes talents tels Agnès Maupré, Grégory Elbaz, Gabriel Chemoul, Hugo Ferrandez, mais aussi d’artistes accomplis comme Zyk (Lucky Luke) aux décors, et Jean-Christophe Dessaint, directeur d’animation (Lucky Luke, Bob l’Eponge, Batman). Il a également fait appel à l’équipe avec laquelle il avait collaboré sur Gainsbourg (vie héroïque) et entre autres à la monteuse Maryline Monthieux « pour avoir des solutions de cinéma live sur du dessin animé comme des mouvements de Steadicam, des champs contrechamps, des contre-plongées et des cadrages de dingue ». Sfar retrouve le compositeur Olivier Daviaud, qui lui concocte une musique cosmopolite sur mesure et avec sa coscénariste, Sandrina Jardel, il réinvente à partir des tomes 1, 2 et 5 de sa BD, une histoire originale semblable à celles que les lecteurs ont aimées. La série des 5 tomes de la BD a été vendue à plus de 700 000 exemplaires et traduite en 15 langues dont l’anglais, l’allemand, le finnois, l’arabe et l’hébreu.

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Hafsia Herzi

A la distribution de ce superbe conte, dans lequel on découvre des personnages attachants et la culture juive séfarade, on découvrira Maurice Bénichou (le rabbin Sfar), Hasfia Herzi (l’héroïne de La Graine et le Mulet, sa fille Zlabya), Jean-Pierre Kalfon (le Malka des lions), Eric Elmosnino (le professeur Soliman), Fellag (le Cheik Sfar) ainsi que François Morel qui prêtera sa voix au chat. Le dessinateur et l’acteur s’étaient rencontrés lors de la soirée de lecture et illustration, organisée par Gallimard et la Fnac à l’occasion de la sortie de l’adaptation en BD par Joann Sfar du ‘Petit Prince’ de Saint-Exupéry.

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Synopsis du film : Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l’aider, son chat commet le sacrilège d’invoquer l’Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d’une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale…

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Par GGJ

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Bouquet d’images du film animé ‘Le Chat du rabbin’, prévu en salles le 1er juin 2011

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Elle s’appelait Sarah : sobre, authentique, efficace !

Posted by GGJ On septembre - 23 - 2010 Commentaires fermés

Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l’épisode douloureux du Vel d’Hiv. En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942. Ce qui n’était que le sujet d’un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial. Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ? La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent…

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Gilles Paquet-Brenner adapte, dans ce sixième long-métrage, le best-seller éponyme de Tatiana de Rosnay, Sarah’s Key, son premier roman écrit en anglais, qui traite de la Shoah. Touché par le livre qui a réveillé des souvenirs de sa propre histoire, le cinéaste – d’origine juive – a été le premier à prendre contact avec l’auteure qui a accepté de lui céder les droits. A l’arrivée, le cinéaste signe un film, coécrit avec l’écrivain Serge Joncour, fidèle au roman et pédagogique qui offre une réflexion sur la responsabilité, la résilience et la culpabilité, afin que les jeunes générations prennent connaissance et conscience de cet épisode mal connu afin de ne jamais oublier.

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Avec une filmographie chaotique (U.V, les deux opus Gomez & Tavares), Gilles Paquet-Brenner a eu des difficultés à se faire accepter en tant que réalisateur et à trouver des financements. C’est la pugnacité et la fidélité de son producteur, Stéphane Marsil, qui lui ont permis d’aller au bout du projet. A l’instar de La Rafle de Rose Bosch, Elle s’appelait Sarah est le second film cette année qui aborde la rafle du Vél’ d’Hiv les 16 et 17 juillet 1942, l’une des pages les plus sombres de l’histoire de France. Mais ici, Gilles Paquet-Brenner réalise une œuvre de fiction dans laquelle s’entrecroisent deux destins, à 60 ans d’intervalle. Il réussit à faire passer le spectateur d’une époque à l’autre sans jamais le perdre et ce, en dépit des différences d’atmosphères prégnantes de ces périodes. Inspiré par M. Klein de Joseph Losey, Gilles Paquet-Brenner réalise que la structure du vélodrome Jacques Anquetil de Vincennes est parfaitement adaptée. Le travail de Mac Guff, qui s’est attelé à reconstituer à l’écran l’espace du Vél’ d’Hiv dans lequel ont été tournées les scènes vues et vécues au travers de Sarah, rend compte de l’atmosphère étouffante et insupportable.

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Dans sa construction scénaristique et grâce aux jeux des acteurs, Paquet-Brenner évite l’écueil du pathos. Kristin Scott Thomas (césarisée Meilleure Actrice pour Partir, Il y a longtemps que je t’aime) qui incarne Julia Jarmond est très proche du profil charismatique et moderne du personnage. Son jeu tout en retenue est authentique, parfaitement crédible en journaliste obstinée à la recherche de la vérité quelles qu’en soient les conséquences. Mélusine Mayance (Sarah) affirme déjà une maîtrise certaine de son jeu, avec ses grands yeux bleus qui expriment à la fois toute l’innocence de l’enfance et la soudaine maturité acquise face aux évènements vécus. Niels Arestrup – césarisé Meilleur Acteur dans un second rôle pour Un Prophète – au physique rude, sévère, distant qui cache une grande bonté et beaucoup de courage, est une fois de plus d’une grande justesse. Michel Duchaussoy, Frédéric Pierrot, Dominique Frot ou encore Gisèle Casadesus contribuent à la réussite de ce film de mémoire. Pour la première fois dans une œuvre de fiction, on découvre le Mémorial de la Shoah, dont la mission est d’ « échapper aux chiffres et aux statistiques pour redonner un visage et une réalité à chacun de ces destins ».

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Présenté au 35ème festival de Toronto (du 9 au 19 septembre), Elle s’appelait Sarah a été acquis pour les Etats-Unis par la Weinstein Company. Le film clôturera hors compétition le 58ème festival de San Sebastian (du 17 au 25 septembre).

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par GGJ

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‘Elle s’appelait Sarah’ en salles dans l’hexagone le 13 octobre.

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Notre jour viendra : abrasif et surréaliste

Posted by nathalie dassa On août - 30 - 2010 Commentaires fermés

Patrick et Rémy n’ont ni peuple, ni pays, ni armée : ils sont roux. Ensemble, ils vont combattre le monde et sa morale, dans une quête hallucinée vers l’Irlande et la liberté.

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Fils du cinéaste engagé Costa Gavras et cofondateur du collectif Kourtrajmé avec Kim Chapiron, Romain Gavras, 28 ans, livre dans cette première œuvre cinématographique, une comédie abrasive et surréaliste, dramatiquement décalée sur la relation ambigüe entre deux hommes, parias de la société, qui deviennent tout l’un pour l’autre. En toile de fond, il traite de manière hybride du racisme primaire comme thème universel, sous la forme d’une poésie visuelle flirtant avec le road movie. Contrairement à ce qu’on aurait pu s’imaginer, on est loin de l’ultraviolence développée dans ses deux précédents clips et notamment dans Born Free de M.I.A., censuré sur YouTube, dans lequel il fait exploser des roux dans un champ de mines.

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Sur un scénario coécrit avec Karim Boukercha, Gavras construit son récit initiatique de manière linéaire et progressive avec des dialogues frontaux et poétiques. Les propos trop brut de fonderie risquent cependant de créer des amalgames faciles. On suit ainsi deux personnages en marge de la société, en quête d’identité et de liberté qui n’ont qu’un seul point commun, le fait d’être roux, mal discriminatoire au phénomène exponentiel. Leurs vies vont alors se croiser par ce biais absurde - symbole de la différence - sur le chemin des injustices, des paumés, des incompris, des rejetés, des hors normes…

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Notre jour viendra surfe à la fois sur les films de fuite tel Les Valseuses de Bertrand Blier et sur le personnage de Don Quichotte de Cervantes. Patrick (Vincent Cassel) est un psychiatre, une espèce de dandy quadra sûr de lui, nihiliste, provocateur et désenchanté. Rémy (Olivier Barthélémy) est un jeune illuminé, introverti et soumis, mal dans sa peau et paumé dans ses attirances physiques. Ces deux protagonistes dominé/dominant - tant idéalistes irraisonnés que justiciers autoproclamés – vont dévoiler leurs émotions contradictoires – entre désirs refoulés, idéaux et déchéances – d’abord dans leurs propos, puis vont s’engouffrer inévitablement dans la violence de leurs actes. Chacun à sa manière va aller au bout de ses limites et de ses attentes vaines et fantasmées à destination de l’Irlande terre promise, s’entraînant l’un et l’autre vers un point de non retour, perdus dans le ciel à bord d’une montgolfière.

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Notre jour viendra est un film qui « capture le brouillard mental de l’époque » et puise sa force uniquement dans les personnages. Gavras plante son décor dans le Nord de la France et utilise, pour renforcer l’intensité dramatique, la lumière particulière de cette région – tantôt entre chien et loup, tantôt dans une luminosité métallique – bien captée par André Chemetoff. Ce long-métrage, tourné en scope 2.35 renvoyant des images panoramiques, s’accompagne d’une bande-son, sombre et envoûtante, composée par SebastiAn.

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Gavras signe un premier essai avec un univers propre, comme une ode à la liberté qui ne mène nulle part. Il n’est pas dans l’explicatif mais dans le ressenti d’une atmosphère grave, solennelle et parfois drôle, et laisse le soin au spectateur de réfléchir quant à la violence mentale que ces deux personnages s’infligent. L’interprétation en demi-teinte d’Olivier Barthélémy est assez convaincante. Notre jour viendra marque sa troisième collaboration avec Vincent Cassel, après Sheitan de son acolyte Kim Chapiron, ici photographe de plateau, et L’ennemi public n°1. Quant à Vincent Cassel, coproducteur du film, toujours au sommet de son jeu, il confirme sa faculté à pouvoir s’envelopper de n’importe quel rôle.

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NOTRE JOUR VIENDRA en salles le 15 septembre 2010

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‘Krach’ peine à décrocher la martingale

Posted by nathalie dassa On août - 22 - 2010 Commentaires fermés

Trader dans une grande banque new-yorkaise, Erwan mise, joue et gagne. Mais il en veut plus, toujours plus. Lorsqu’il tombe sur un article consacré à la climatologie dans une revue scientifique, il a l’intuition d’une corrélation entre les variations climatiques et les flux boursiers. Persuadé d’avoir mis la main sur la formule magique qui fera de lui le maître des marchés financiers, il persuade Sybille, la scientifique auteur de l’article, de modéliser sa vision et de créer un « hedge fund ». D’abord réticente, elle se laisse convaincre de le suivre. Erwan finit par se prendre à un jeu où tous les coups sont permis…

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Une rentrée cinéma 2010 sur fond de crise financière ! Après le documentaire coup de poing sur les subprimes avec Cleveland contre Wall Street sorti le 18 août, suivi prochainement de Wall Street 2 : l’argent ne dort jamais d’Oliver Stone le 29 septembre et d’Inside Job de Charles Ferguson, dont la date de sortie reste encore inconnue, place à Krach de Fabrice Genestal !

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Dix ans après son premier long-métrage La Squale (nominé aux César 2001 en tant que Meilleure première œuvre) se déroulant en plein cœur des cités, cet ancien professeur de français à Sarcelles se plonge cette fois dans les sphères de la haute finance. Le cinéaste s’intéresse à l’univers fermé du hegde funds (fonds d’investissement non cotés à vocation spéculative, dont les résultats sont théoriquement déconnectés des performances des marchés d’actions et d’obligations). Inspiré de l’affaire LTCM inconnue du public, relatant les pertes considérables par une équipe de traders, d’un hedge funds basé sur un modèle mathématique qui leur a permis d’obtenir des performances incroyables, Genestal offre à l’arrivée avec Krach une version Wall Street à la française plutôt nerveuse, épure et intelligible.

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Cependant, Genestal propose un scénario – coécrit avec Paul Besson, mathématicien devenu trader –  proche du crédible, mais qui peine pourtant à décrocher la martingale. Dans le décor épuré d’un open space truffé d’écrans d’ordinateurs avec des graphiques, des pourcentages et des chiffres où l’action principale se déroule, Krach penche plutôt vers le factice, le tape à l’œil et le caricatural. Ce thriller financier – tourné en seulement 7 semaines – renvoie malheureusement à des clichés et des situations attendues sur fond de sexe, alcool & drogue et sur le parallèle symbolique entre l’attirance pour les sports extrêmes et les prises de risque. Krach a du mal à prendre et souffre de la comparaison avec les films plus sobres de Wall Street d’Oliver Stone ou encore de Trader de James Dearden.

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Toutefois, au delà des extorsions d’un système codé, Genestal offre un casting de qualité, de Michael Madsen à Charles Berling, et réussit à construire le portrait d’un trader borderline en équilibre sur un fil, où se mêlent ambition, mythomanie, déshumanisation, avidité, conviction d’un pouvoir suprême, bluff, starisation, solitude et rythme de vie effréné. Erwan incarné par un Gilles Lellouche mi-golden boy/mi-tête brûlée, porte toutes ces facettes.

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Genestal va donc à l’essentiel de son sujet – probablement trop – dans « la mécanique du joueur », dont il fait un « résumé de la vie moderne » : « soit le système te détruit et tu quittes la partie définitivement, soit tu t’accroches à la moindre chose positive et tu vis en entretenant cet espoir ». Une mécanique qui rappelle plus ou moins celle évoquée par Charlie Sheen dans Wall Street : « toute victoire se fonde sur la duperie. Si ton ennemi t’est supérieur, esquive-le. S’il est coléreux, irrite-le. Si tu es de même force que lui, bats toi. Sinon romps le combat et réévalue… ».

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‘Krach’ de Fabrice Genestal en salles le 1er septembre

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Notre jour viendra : trailer

Posted by nathalie dassa On juillet - 27 - 2010 Commentaires fermés

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Après le teaser en mai 2010, découvrez depuis quelques jours la bande-annonce de Notre jour viendra, premier long-métrage de Romain Gavras, coécrit avec Karim Boukercha, qui entretient toujours autant de mystère et de poésie…

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Cette comédie dramatique, tournée dans le Nord de la France, se base sur le récit initiatique de deux personnages en marge de la société. Patrick (Vincent Cassel) et Rémy (Olivier Barthélémy) n’ont ni peuple, ni pays, ni armée : ils sont roux. Ensemble, ils vont combattre le monde et sa morale, dans une quête hallucinée vers l’Irlande et la liberté.

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Influencé par les comédies italiennes des années 60-70, Romain Gavras dit s’être inspiré « des films de fuite en avant tels Le Fanfaron de Risi et Les Valseuses de Blier ».

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Fondateur avec Kim Chapiron de la société de production issue du collectif Kourtrajmé (clips, publicités, courts et longs-métrages) en 1994, Romain Gavras – fils de Costa Gavras – est essentiellement connu pour ses réalisations de clips polémiques Stress de Justice et Born Free de M.I.A. Dans Notre jour viendra, Vincent Cassel et Olivier Barthélémy se retrouvent à nouveau après avoir partagé l’affiche dans Sheitan de Kim Chapiron, dont le second long-métrage Dog Pound, est sorti en salles en juin 2010.

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NOTRE JOUR VIENDRA, sorti en salles le 15 septembre 2010

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