Philadelphia (1994)
Difficile pour un réalisateur de ne pas décevoir après un succès tel que celui du Silence des agneaux.
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Jonathan Demme accroît pourtant la difficulté en passant du thriller au mélodrame social avec Philadelphia, l’histoire d’Andrew Beckett, un brillant avocat homosexuel (Tom Hanks) qui se retrouve licencié lorsque son cabinet apprend qu’il est atteint du SIDA. Beckett engage alors Joe Miller (Denzell Washington), un « chasseur d’ambulance », pour attaquer ses anciens patrons en justice.
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Loin du tire-larmes sirupeux auquel on pourrait s’attendre à la lecture d’un tel synopsis, Philadelphia est un film étonnant. Demme y multiplie les choix de mise en scène audacieux, depuis sa déroutante mise en place narrative dans le premier quart d’heure jusqu’à ses choix de valeurs de plan, notamment ses nombreuses prises de vue en plongée.
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Dans la deuxième moitié du film, il équilibre la charge émotionnelle par le suspense propre au film de procès. Les seconds rôles sont formidables (Mary Steenburgen, Jason Robards, Joanne Woodward et Roger Corman, pour un caméo/hommage au maître) et Tom Hanks crève l’écran (sans mauvais jeu de mots).
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