The Mist de Franck Darabont (2007)
Voilà près de vingt ans que le réalisateur, scénariste et producteur de The Walking Dead Frank Darabont, rêvait de porter à l’écran la nouvelle Brume de Stephen King, parue la première fois en 1980 dans l’anthologie Dark Forces, puis en 1985 sous la forme de livre.
Le succès de Les Évadés (1994), cité précédemment, puis de La ligne verte (1999), deux superbes adaptations de l’écrivain qu’il réalise, lui permet de produire et diriger The Mist. L’histoire se concentre sur un groupe de personnes piégés dans un supermarché dès l’apparition d’une mystérieuse brume après un violent orage, abritant une menace terrifiante sous la forme de créatures de toutes sortes tout droit sorties de l’univers de Lovecraft.
Ce n’est pas un hasard de citer l’auteur de L’Appel de Cthulhu et Les montagnes hallucinées. Howard Phillips Lovecraft est à l’origine de la vocation d’écrivain de Stephen King au moment où ce dernier découvre enfant des ouvrages du romancier de Providence dans les affaires de son défunt père.
Parabole des peurs et des angoisses conduisant l’humanité au chaos et au fanatisme religieux, et plus qu’un simple film de monstres dont il a les atours, The Mist s’avère un huis-clos horrifique saisissant qui place l’homme ordinaire au centre d’évènements cathartiques.
La fin demeure à la fois l’une des plus belle et des plus pessimistes de l’histoire du cinéma fantastique. Rien que pour cela, The Mist mérite de figurer parmi les meilleures adaptations de King, outre ses autres nombreuses qualités, comme son casting porté par Thomas Jane, Marcia Gay Harden (Saturn Award de la meilleure actrice dans un second rôle), Laurie Holden ou encore Toby Jones. Les effets spéciaux sont également le point fort et sont signés du grand Gregory Nicoreto (Evil Dead 2 et 3, Le jour des morts-vivants, The Walking Dead).
Avec The Mist, Frank Darabont signe tout simplement l’une des plus fidèles adaptations de l’univers de Stephen King. Ce dernier adoubera d’ailleurs le réalisateur pour son remarquable travail de transposition malgré des divergences avec sa nouvelle. Les bonnes critiques ont suivi et le public également même si de façon un peu plus modeste.
À noter qu’il existe en DVD et Blu-ray une version noir et blanc à voir absolument, tirant le film vers une dimension encore plus ténébreuse et apocalyptique. Cette année a d’ailleurs été produite une série inédite basée sur la nouvelle dont la saison 1 est proposée sur Netflix depuis août. TC
