Dolores Claiborne de Taylor Hackford (1995)
Cinq and après Misery, le cinéaste américain Taylor Hackford (Officier et Gentleman) fait appel à Kathy Bates pour l’adaptation d’un roman de Stephen King, Dolores Clairborne.
L’actrice américaine y incarne le rôle-titre, une femme à tout faire au service depuis plus de vingt ans de Véra, une riche et arrogante dame au crépuscule de sa vie. Lorsque cette dernière décède, après une chute dans les escaliers, tous les soupçons se tournent alors vers Dolores. Ce malheureux évènement et l’enquête lancée contre cette intendante font revenir sa fille, Selena (Jennfier Jason-Leigh), une journaliste torturée qui n’a plus aucune relation avec sa mère depuis le décès suspect de son père. À travers l’enquête menée par le détective John Mackey (Christopher Plummer), qui ne croît pas à la version des faits de Dolores, les souvenirs enfouis refont surface et viennent chambouler la vie de tous les impliqués.
La mise en scène, qui entrelace passé et présent via des flashbacks, transforme le récit, écrit par Tony Gilroy (les Jason Bourne) qui retrouvera deux ans plus tard le cinéaste pour L’Associé du diable, en une enquête à la fois policière et intime. Pour affirmer son innocence aux yeux de la loi et de Vera, Dolores revient sur sa vie turbulente et malheureuse, passée au service de cette vieille dame méprisante et de son mari alcoolique et violent. Selena découvre progressivement que les souvenirs de son enfance ne sont pas véritables et qu’elle s’est construite un mensonge qui l’a éloigné de sa mère pendant toute sa jeunesse.
Si Dolorès Claiborne ne parvient pas à égaler Misery, dont il s’inspire indiscutablement, l’adaptation de Tony Hackford reste intéressante via les flashbacks et l’interprétation brillante de Kathy Bates. LM
