Misery de Rob Reiner (1990)
En 1987, alors qu’il a déjà une douzaine d’ouvrages publiés, Stephen King fait paraître Misery, une terrifiante histoire de séquestration qui devient l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre. Trois ans après sa publication, Rob Reiner (Quand Harry rencontra Sally) décide d’adapter au cinéma ce petit bijou aux teintes biographiques.
Kathy Bates, jusqu’ici connu pour ses seconds rôles (Summer Heat, Dick Tracy), est choisie pour incarner Annie Wilkes, l’infirmière qui sauve l’écrivain Paul Sheldon (excellent James Caan) d’un grave accident de voiture.
Alors qu’il vient de terminer sa série de romans sur Misery Chastain, qui se clôt sur sa mort, Paul Sheldon veut se consacrer désormais à des sujets plus sérieux. Tandis qu’elle le soigne dans sa ténébreuse maison, cette fervente admiratrice du romancier à succès découvre, en lisant cette ultime histoire, que son personnage fétiche ne sera plus et est prise de rage. Sa vénération pour Sheldon se transforme dès lors en haine incontrôlable, le forçant à brûler son manuscrit et à réécrire une suite plus convenable des aventures de Misery. Pendant ce temps, elle lui fait vivre l’enfer sur terre en le torturant de la même manière que Paul a détruit son personnage.
Fidèlement adapté de l’ouvrage de Stephen King, Misery est devenu un film culte grâce à l’interprétation exceptionnelle de Kathy Bates, qui lui vaut un Oscar en 1991 tout en faisant entrer au panthéon des plus grands psychopathes féminins au cinéma. Le huis-clos et la mise en scène angoissante dans la maison de la geôlière traduisent parfaitement l’atmosphère du livre. LM
