Avec une participation minoritaire de 34 %, le média français vient d’entrer en « négociation exclusive » avec l’exploitant en vue d’en prendre le contrôle en 2028.
Cette acquisition permettra de lier StudioCanal, branche du groupe Canal+ consacrée à la production et la distribution audiovisuelle, avec le réseau d’exploitation d’UGC, qui à lui seul représente 55 salles réparties dans tout le territoire français et aussi en Belgique.
Fondée en 1946, UGC représente aujourd’hui le troisième réseau de salles en France, après Pathé et CGR. Il exploite des complexes dans des villes comme Lille, Lyon et Paris, avec notamment le UGC Ciné Cité Les Halles, l’un des cinémas les plus fréquentés au monde avec près de 3 millions de spectateurs par an.
UGC est également connu pour être le pionnier de la “carte illimitée” en France. Lancée en 2000 (2002 en Belgique), elle permet de remplacer le paiement à la séance par un abonnement mensuel dans le but de fidéliser la clientèle. D’abord controversée, cette décision sera finalement imitée par Mk2, Gaumont et Pathé.
L’entreprise, qui possède des filiales dans la production et la distribution, jouit d’une importante collection de films et de séries comme La Fabuleux Destin d’Amélie Poulain et HPI qui devrait être adapté aux États-Unis.
Selon les propos du PDG Maxime Saada, relayés par The Hollywood Reporter, le groupe Canal+ veut montrer ici son engagement à s’inscrire dans la durée au sein du cinéma et de l’exploitation en salles. Il a en vue d’accélérer la croissance de sa filiale StudioCanal.
En ce sens, le groupe inscrit cette démarche dans son ambition de s’expandre dans l’audiovisuel. Il a par ailleurs une participation de 37,2% dans le service de streaming asiatique Viu avec une option de prise de contrôle majoritaire d’ici à 2026. Il poursuit également ses démarches dans l’achat du groupe de télévision MultiChoice en Afrique du Sud.
L’achat restant des parts d’UGC ne sera possible qu’après l’approbation de tous les autres actionnaires présents au capital, selon les termes de l’accord. Toute l’opération doit être validée après la consultation des représentants du personnel pour se conformer à la réglementation de l’Union Européenne.
Florian Rouaud

