Bonne fête, maman !
Serial Mother (Serial Mom) de John Waters (1994)
Mère dévouée, épouse aimante et citoyenne exemplaire, cette chère Beverly Sutphin (Kathleen Turner) est une femme au foyer modèle, qui vit dans une banlieue américaine tranquille, avec sa famille. Mais derrière cette jolie façade, la charmante Beverly mène une double vie, ne tolérant pas l’impolitesse, les comportements inappropriés ou les écarts de conduite.
Elle est même prête à tuer toute personne qui la contrarie ou outrepasse ses principes moraux. La fête des mères devient un moment idéal pour dissimuler ses crimes, avec le plus beau des sourires. Le réalisateur John Waters (Desperate Living, Polyester, Cry Baby), grand représentant du cinéma underground, décape ici à cœur joie l’American Way of Life.
Autre exemple, en version plus trash entre humour noir et gore : Mother’s Day (1980) de Charles Kaufman, frère du légendaire Lloyd Kaufman, fondateur de Troma. L’histoire tourne autour des frères Koffin, qui ont été élevés par une mère abusive et négligente (Béatrice Pons). Cette famille de dégénérés vit dans une maison dans les bois. Trois copines de fac viennent profiter de l’endroit pour leur vacances, avant d’être capturées et torturées.
Dans cette ambiance poisseuse et transgressive, le film a suscité de vives controverses à sa sortie, en raison de sa violence extrême. Il a été présenté hors compétition au Festival d’Avoriaz en 1981. En 2010, Un remake a été réalisé par Darren Lynn Bousman, avec Rebecca De Mornay (La main sur le berceau) dans le rôle de la mère.
