Synopsis : Martin Bohm doit s’occuper de son fils Jake, un autiste capable de voir et de comprendre les liens qui unissent tous les êtres vivants.

 

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Touch afficheAvec une affiche promotionnelle pas franchement attirante et un sujet bien mystérieux, c’est avec une certaine hésitation qu’on se lance dans cette aventure. Pour tout dire, c’est la présence de Kiefer « Jack Bauer » Sutherland qui nous fait céder à la curiosité. Avouons-le tout de suite, si Touch n’avait dû compter qu’une seule saison, cette série n’aurait eu qu’un intérêt très limité. Il faut noter que, paradoxalement, la première saison a eu plus de succès que la seconde dont les résultats décevants ont entraîné l’annulation de Touch. Réduire le monde à une équation ou à une suite de nombres – comme c’est le cas ici – n’est pas très nouveau. C’était déjà le sujet de Pi de Darren Aronofsky. Dans Touch, nous suivons Martin Bohm (Kiefer Shuterland), un ancien journaliste qui après le décès de sa femme au cours des attentats du 11 Septembre doit s’occuper de son fils Jake, un enfant autiste qui ne parle jamais et refuse qu’on le touche. Seulement voilà, Jake a également le don de percevoir les schémas cachés dans les nombres et de relier les événements entre eux. Son père essaie donc de comprendre les chiffres que lui transmet son fils afin de corriger le destin de certaines personnes. Chaque épisode va donc présenter différents personnages qui semblent n’avoir aucun rapport entre eux jusqu’à ce que tous les éléments se mettent en place afin de comprendre le lien qui les unit (« les liens invisibles » est d’ailleurs le titre québécois de la série). Parallèlement à ces récits secondaires, une histoire de fond se dessine. Le jeune Jake semble susciter la convoitise d’Aster Corps, une société finançant les équipements spéciaux des établissements pour les autistes. Enfin, une série de chiffres que répète continuellement Jake, mène son père à rencontrer Arthur Teller (incarné par le grand Danny Glover) qui travaille sur la Séquence d’Amélia, la séquence de Dieu.

 

Touch Kiefer Sutherland et David Mazouz

 

Si tout cela peut paraître alléchant sur le papier, il faut bien admettre que sur l’écran ça l’est un peu moins étant donné la manière dont c’est traité. Tout d’abord, il est indéniable que Kiefer Shuterland, malgré tout le bien qu’on pense de lui, a beaucoup de mal à faire oublier son personnage de Jack Bauer dans 24h. Il est donc extrêmement difficile de le trouver crédible en « homme normal » qui ne sait pas se battre et qui, s’il prend un mauvais coup, se retrouve à terre. D’ailleurs, au cours de la seconde saison, on retrouve un Martin Bohm beaucoup plus agressif et particulièrement à l’aise avec une arme à feu. Bizarrement, ça passe mieux… De même, au début de la première saison, la manière dont est gérée la relation Martin-Jake est souvent répétitive et agaçante. Martin ne comprend pas ce que veut son fils mais finit tout de même par réaliser que c’est important et on répète le même schéma dès l’épisode suivant. Enfin, alors que l’histoire de fond intéresse immédiatement, elle ne fait que transparaître tout au long de la saison par petites touches. Cela s’avère frustrant, notamment avec le personnage de Danny Glover totalement sous-exploité. Pire ! Puisqu’on veut savoir ce qui se passe, on se fiche éperdument du destin des autres personnes que doit aider Martin. On s’en désintéresse d’autant plus que, souvent, ce sont des histoires un peu mièvres et peu crédibles. Ce n’est pas parce qu’un gamin sort deux chiffres que deux personnes vont tomber amoureuses l’une de l’autre… Ce serait pratique mais malheureusement ce n’est pas aussi simple dans la vie. D’ailleurs les taux d’audience s’effondrent, passant de 12 millions pour le premier épisode à un peu plus de 4 millions pour le dernier.

 

Touch Kiefer Sutherland et Lukas Haas

 

Pour la seconde saison, les producteurs changent donc de direction et concentrent le scénario uniquement sur l’histoire de fond et Aster Corps. Du coup, la série devient beaucoup plus intéressante mais le mal est déjà fait et Touch ne réussira plus jamais à redécoller avant d’être annulée. C’est d’autant plus dommage que cette seconde saison offre des idées et des personnages plutôt intéressants, à l’image de Guillermo Ortiz (Saïd Taghmaoui) qui traque tous ceux qui ont le don de Jake (les 36 vertueux censés garantir l’équilibre du monde) afin de les éliminer car ils sont une insulte à Dieu. Il y a également Calbin Norburg (Lukas Haas), un génie qui se sert des ressources d’Aster Corps pour sauver son frère paraplégique. On sent aussi un Kiefer Sutherland plus à l’aise dans son personnage mais cela ne suffira pas à corriger le tir. Comme, très rapidement, il est apparu que la seconde saison de Touch serait la dernière, les scénaristes ont eu la possibilité de terminer leur histoire et, au moins, on échappe à une fin frustrante même si elle s’avère un peu précipitée. Touch aurait pu être une très bonne série mais elle a été victime de choix scénaristiques peu judicieux. Une bonne idée ne suffit pas, il faut aussi lui donner de la consistance…

 

 

 

Série américaine TOUCH créée par Tim Kring de deux saisons de 13 épisodes de 44-49 minutes et diffusée sur Fox à partir du 25 Janvier 2012 avec Kiefer Sutherland, David Mazouz, Gugu Mbata-Raw et Danny Glover. La série sera prochainement diffusée sur une chaîne du groupe M6.

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