Wodaabe, les bergers du soleil (1989)
Synopsis : Dans le sud du Sahara vivent les Wodaabe, une tribu nomade qui voue un véritable culte à la beauté. Après quatre années d’une terrible sécheresse, la population Wodaabe a été quasiment décimée et les quelques survivants tentent de survivre aux frontières des villes.
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Après Cobra Verde, Werner Herzog reste sur le continent Africain. Il se rend dans le Sud Sahara pour réaliser Wodaabe, les bergers du soleil, documentaire qui s’intéresse au sous-groupe du peuple Peul, les Wodaabe, également désignés sous le nom de Bororos. Ces éleveurs nomades et marchands, présents au Niger, au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et dans les régions de la République centrafricaine, sont réputés pour leur beauté. S’ils se considèrent d’ailleurs comme étant les hommes les plus beaux du monde, ils célèbrent cette beauté au cours de la cérémonie de la Geerewol durant laquelle les femmes jettent leur dévolu sur l’homme de leur choix, représentant de leur clan familial. Elles passeront avec eux une nuit… ou bien le reste de leur vie. On suit ainsi leur rituel : ils se maquillent eux-mêmes, confectionnent leur tenue, arborent des bijoux artisanaux et paradent devant les plus belles femmes de la tribu. Werner Herzog, dont les commentaires en voix-off illustrent les rites, assiste à cette grande fête de la pluie qui dure six jours et six nuits. Une petite semaine de folie portée à son paroxysme puisque elle met fin à quatre ans de sécheresse. Parallèlement, il place sa caméra dans quelques bidonvilles, proches de la plus grande mine d’uranium de la République du Niger. Certains Wodaabe s’y sont installés, au milieu d’immondices, contrastant radicalement avec le « culte de la beauté » si cher à leur tribu. En maître, Herzog parvient ici à faire subsister la beauté dans la fange.
- WODAABE, LES BERGERS DU SOLEIL (Wodaabe – Die Hirten der Sonne. Nomaden am Südrand der Sahara) de Werner Herzog
- Avec : Werner Herzog
- Scénario : Werner Herzog
- Production : Werner Herzog, Patrick Sandrin
- Photographie : Jörg Schmidt-Reitwein
- Montage : Rainer Standke
- Durée : 52 minutes
