Drive de Nicolas Winding Refn (2011)
Après une trilogie Pusher remarquée, Nicolas Winding Refn réalise sa percée hollywoodienne avec ce thriller indépendant. On y suit Ryan Gosling, dans le rôle d’un cascadeur qui mène une double vie, exerçant en tant que chauffeur pour criminels la nuit tombée.
Annoncé successivement comme un blockbuster d’action puis comme un film indépendant, le film détonne par des choix visuels et des idées de réalisation innovants, mais aussi par sa bande-son.
C’est Cliff Martinez qui est choisi par le réalisateur pour la musique. Habitué des BO de Steven Soderbergh, c’est justement avec celle de Sexe, Mensonges et Vidéo que le compositeur américain convainc Nicolas Winding Refn.
Le compositeur accouche d’une œuvre résolument synthwave et ambient, comme un point de départ de la grande mode des années 2010 de l’esthétique rétro, lumineuse et pleine de néons 80’s. Ses morceaux très oniriques reflètent très bien le côté hypnotique du personnage de Ryan Gosling, ainsi que ses sautes d’humeur.
À ces compositions originales, Nicolas Winding Refn ajoute plusieurs morceaux pré-existants, basés sur des synthétiseurs tout autant rétro. Les titres Under Your Spell, de Desire, ou A Real Hero, de College, marquent les esprits, mais sans doute moins que le culte Nightcall, choisi pour être le morceau d’ouverture du film. Co-produit par Guy-Manuel de Homem-Christo des Daft Punk, Nightcall lance la carrière internationale du Français Kavinski.
Primé au Festival de Cannes 2011 pour sa mise en scène, le film récolte trois récompenses aux Utah Film Critics Association et quatre Satellite Awards, dont celui du meilleur son.
