Trainspotting de Danny Boyle (1996)
Sur une adaptation du roman d’Irvine Welsh, Danny Boyle dépeint pour son deuxième film les conditions particulièrement rudes dans lesquelles grandit la jeunesse écossaise des années 1990. Entre dépression économique et addiction aux drogues, on suit les aventures de Mark Renton, qui tente de se sevrer de l’héroïne, et de quitter sa bande d’amis toxicomanes.
C’est Brian Eno, ex-collaborateur de David Bowie, qui est chargé de la bande originale. À l’image du film, elle est conçue comme un reflet de son époque. On y trouve quasiment que des morceaux préexistants, répartis en trois grandes vagues musicales.
La première période représentée est celle des années 1970, avec de la pop signée par Lou Reed ou Iggy Pop, qui étaient des artistes connus notamment pour leur consommation de drogue, et auxquels le roman original fait souvent allusion.
Les deux autres genres représentés sont tous les deux apparus dans les années 1990, et ont chacun eu un impact massif sur la culture populaire britannique : la « britpop », avec des groupes comme Pulp ou Blur, mais aussi la musique techno, avec des artistes comme Ice MC ou Bedrock, sans oublier Underworld, qui marque le film avec le culte Born Slippy.
Trainspotting devient un classique du cinéma britannique. Il est sélectionné 59 fois dans de nombreuses compétitions, d’où il ramène 23 récompenses. Parmi ces trophées : le BAFTA du meilleur scénario adapté, le prix du public au Festival International du film de Varsovie, le Brit Award de la meilleure bande-son, ainsi que quatre Empire Awards.
