Rubber de Quentin Dupieux (2010)
Pour son troisième film, Quentin Dupieux raconte l’histoire d’un pneu qui a pris vie, et se lance dans une série de meurtres à l’aide de ses pouvoirs psychokinétiques.
Le réalisateur français est un habitué de ce genre de scénarios surréalistes et absurdes, qu’il avait déjà pu expérimenter avec Steak, et continuer tout le reste de sa carrière, jusqu’à Le Daim, son dernier en date.
La spécificité de Dupieux est qu’il officie également sous le nom de scène Mr. Oizo, au sein de Ed Banger Records, où il côtoie d’autres acteurs majeurs de la French Touch, comme Justice et SebastiAn. Des artistes auxquels il fera appel tout au long de sa filmographie pour composer avec lui ses bandes originales.
Pour Rubber, il fait appel à Justice, alors auréolé du succès de son premier album et en préparation du second. Gaspard Augé seul suit Dupieux à la production de la bande originale.
En résultent quatorze titres signés Oizo et Augé, qui rentrent dans trois grands styles musicaux : on a d’abord plusieurs pistes à base d’instruments acoustiques, qu’on retrouve dans les films suivants de Quentin Dupieux, mais aussi des pistes beaucoup plus électroniques.
Certaines dans un style très acide, comme ce que sort Quentin Dupieux sur Ed Banger, et certaines dans un style beaucoup plus basé sur des synthétiseurs. Un style qu’on reconnaît beaucoup dans les compositions de Gaspard Augé au sein de Justice, et qu’on peut rapprocher des ambiances que cherche à créer John Carpenter dans ses œuvres musicales.
Présenté en avant-première à la Semaine de la critique du Festival de Cannes, le film reçoit un accueil très favorable de la critique. La même année, il reçoit le Grand Prix à la Semaine du cinéma fantastique de Nice.
