Présenté au festival de Sundance en janvier, The Invite se dévoile enfin. Dans ce huis clos déjà acclamé par les critiques, Olivia Wilde orchestre une montée en tension autour d’un dîner entre voisins.
Deux couples. Des voisins. Un dîner. Quelques verres de vin. Sur le papier, rien qu’un repas assez banal. Et pourtant, tout dérape dans ce huis clos qui s’annonce, selon les premières critiques, comme la soirée la plus inconfortable de l’année.
Après la comédie acclamée Booksmart et le thriller plus controversé Don’t Worry Darling, la réalisatrice et actrice américaine Olivia Wilde signe ici The Invite (L’Invitation, en français), son troisième long métrage, écrit par Will McCormack et Rashida Jones. Un film à mi-chemin entre drame et comédie, dans lequel elle apparaît également à l’écran.
Pour porter ce projet, la réalisatrice s’entoure d’un casting prestigieux : Seth Rogen (série The Studio), Penélope Cruz et Edward Norton. L’intrigue tient en quelques lignes : un couple à la dérive, Joe et Angela, interprétés par Olivia Wilde et Seth Rogen, invite à dîner ses voisins du dessus, aussi charismatiques qu’énigmatiques. Au fil de la soirée, une proposition inattendue vient bouleverser l’équilibre fragile des convives. Du moins, c’est ce que laisse entendre le film.
La première bande-annonce, volontairement mystérieuse, entretient l’attente : elle suggère plus qu’elle ne montre, sans jamais révéler explicitement le cœur du récit. À l’écran, deux couples s’opposent clairement : l’un apparaît distant et fermé, quand l’autre se montre tactile et confiant. L’image, presque sans couleur, installe un malaise tandis que la musique, d’abord angoissante puis portée par une réédition de Ring My Bell d’Anita Ward, fait monter une pression palpable. Une stratégie efficace, qui alimente la curiosité et laisse présager un suspense maîtrisé. « [Au cours de la soirée], ont-ils ravivé la flamme ou allumé l’étincelle qui va tout faire partir en fumée ? », peut-on lire dans le synopsis.
Les premiers retours sont dithyrambiques : le film promet une montée en tension progressive, ponctuée de situations dérangeantes et de révélations inattendues. Owen Gleiberman qualifie même le film de « brillante comédie dramatique de dîner » qui « vous fait rire et ne cesse jamais de surprendre » dans sa critique pour Variety.
Présenté au Festival de Sundance en janvier dernier, le projet a suscité un vif engouement, au point de déclencher une bataille entre studios. C’est finalement A24 qui en assure la production, confirmant les ambitions du film. Après les campagnes marketing particulièrement marquantes de ce début d’année, avec Marty Supreme de Josh Safdie, avec Timothée Chalamet, et The Drama de Kristoffer Borgli, avec Zendaya et Robert Pattinson, le studio semble déjà préparer un lancement soigné, misant sur le mystère et le bouche-à-oreille.
Le long métrage s’inspire librement de Sentimental, comédie espagnole réalisée par Cesc Gay en 2020, elle-même adaptée de sa pièce Los vecinos de arriba. Depuis, l’œuvre a donné lieu à plusieurs adaptations, notamment en France avec Et si plus affinités, réalisé par Olivier Ducray et Wilfried Méance, sorti en 2024.
The Invite est attendu dans les salles françaises le 16 septembre 2026. Un rendez-vous qui s’annonce aussi intrigant que dérangeant, avec une seule hâte : être invité.
Emma Pauchont
