De La Vie d’Adèle à James Bond, Léa Seydoux a su imposer son style et s’affranchir des frontières. Le 25 février 2027, elle franchira une nouvelle étape en prenant la présidence des César, à l’Olympia.
Une évidence, finalement. Habituée des César, où elle a déjà été nommée à cinq reprises, Léa Seydoux s’apprête à endosser un nouveau rôle : celui de présidente de la 52e cérémonie, qui se tiendra le 25 février 2027 à l’Olympia.
Une nouvelle reconnaissance pour l’actrice, qui s’est imposée au fil des années comme l’une des figures marquantes de sa génération. Elle succédera ainsi à Camille Cottin, dans la lignée de personnalités telles que Catherine Deneuve, Valérie Lemercier ou Tahar Rahim. Pour l’accompagner dans cet exercice qui n’a rien d’anodin, elle pourra compter sur Vincent Dedienne, maître de cérémonie.
C’est dans le cinéma indépendant que Léa Seydoux a d’abord fait ses armes. Elle se fait remarquer dans La Belle Personne, de Christophe Honoré, avant de confirmer son talent dans Belle Épine, de Rebecca Zlotowski. Mais en 2013, sa carrière prend une nouvelle dimension. Aux côtés d’Adèle Exarchopoulos, elle remporte la Palme d’or au Festival de Cannes pour La Vie d’Adèle, réalisé par Abdellatif Kechiche. Une distinction historique : pour la première fois, le jury choisit de récompenser également les deux actrices principales, aux côtés du réalisateur.
Cette reconnaissance lui ouvre les portes du cinéma international. Léa Seydoux enchaîne alors les collaborations prestigieuses, de Wes Anderson dans The French Dispatch à Denis Villeneuve dans Dune : Deuxième Partie, en passant par Ridley Scott dans Robin des Bois et Brad Bird dans Mission : Impossible – Protocole Fantôme. À cette filmographie éclectique s’ajoute un rôle emblématique : celui de Madeleine Swann, face à Daniel Craig, dans deux volets de la saga James Bond, Spectre et Mourir peut attendre.
Autant de choix qui éclairent la décision de Canal+, diffuseur de la cérémonie. La chaîne salue une actrice qui « trace depuis vingt ans un parcours singulier » et qui, « par la richesse de son parcours et la diversité de ses collaborations, en France comme à l’international, incarne un cinéma européen ouvert sur le monde ».
Cette nomination intervient également à un moment particulièrement dense pour l’actrice. En 2026, Léa Seydoux est à l’affiche de L’Inconnue, d’Arthur Harari, et apparaîtra prochainement dans Gentle Monster, de Marie Kreutzer, ainsi que de The Masque of the Red Death, de Charlie Polinger.
Un agenda chargé qui pourrait lui réserver une autre surprise : celle d’une nomination aux César pour l’un de ses rôles. Présider la cérémonie tout en étant en lice pour une récompense n’aurait d’ailleurs rien d’inédit. En 1999, Isabelle Huppert avait déjà occupé cette fonction alors qu’elle était en lice pour le prix de la meilleure actrice pour L’École de la chair, de Benoît Jacquot. Reste donc à savoir si Léa Seydoux connaîtra le même scénario lors de cette 52e édition.
Rendez-vous donc le 25 février 2027. La cérémonie sera retransmise en direct et en exclusivité sur Canal+, accessible en clair pour l’occasion.
Emma Pauchont
