Climax de Gaspar Noé (2018)
En 2018, le réalisateur de Love et Enter The Void revient avec un nouveau film toujours aussi provocateur, avec en toile de fond la musique électronique.
On y suit une troupe de danseurs et danseuses, qui doivent répéter une chorégraphie pendant un week-end avant leur départ aux États-Unis. Après un dernier passage en revue, la troupe fête la fin de séance autour d’une sangria, dans laquelle on apprend que quelqu’un a versé du LSD. La suite du film montre comment chaque personne sombre progressivement dans une folie qui peut être autant euphorique que destructrice.
Bien qu’inspirée d’un fait réel, l’idée du film vient à Gaspar Noé alors qu’il assiste à une performance de danse vogue et krump. Fasciné par ces danseurs, il veut un casting de professionnels de la danse, plus que du cinéma. Le film est tourné en seulement 15 jours, en laissant le casting très libre d’inventer les réactions des personnages.
Le film se déroulant en 1996, il était assez logique que la bande originale soit quasi exclusivement de la musique électronique de la grande époque des années 1990. Il faut dire que Noé était assez bien entouré pour ses choix : sur le plateau, dans le rôle du DJ de la troupe, il peut compter sur le DJ français Kiddy Smile, star des milieux voguing, dont un des morceaux apparaît sur la bande originale.
Sans oublier l’amitié connue entre Gaspar Noé et le Daft Punk Thomas Bangalter, qui était déjà derrière les effets sonores de Enter The Void, ainsi que la bande originale de Irréversible. Bangalter fournit deux pistes à la bande originale de Climax, dont l’inédit Sangria.
On retrouve également du Daft Punk, du Lil’ Louis, du Aphex Twin, du Dopplereffekt, mais aussi du disco, avec notamment des versions instrumentales exclusives de Born To Be Alive de Patrick Hernandez, et de Supernature de Cerrone.
Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2018, Climax est récompensé par le prix du meilleur film au Festival international du film de Catalogne 2018. Il reçoit aussi les prix H. R. Giger du meilleur film et Méliès d’argent du meilleur long-métrage européen au Festival international du film fantastique de Neuchâtel la même année.
