Le film, qui met en lumière l’histoire d’Ann Axtell Morris, l’une des premières femmes archéologues américaines, relance par la même occasion le débat sur l’IA. Val Kilmer est “ressuscité” pour ce projet qu’il avait dû mettre en pause en raison de problèmes de santé.
L’éternel débat sur l’utilisation de l’IA générative dans les productions cinématographiques est loin d’être clos. As Deep as the Grave pousse une nouvelle fois Hollywood à s’interroger sur l’utilisation de cette technologie. Il ravive également les craintes liées à un possible remplacement des acteurs, dans un objectif de réduction des coûts et d’exploitation de l’image de figures disparues.
Le réalisateur du long métrage Coerte Voorhes défend son choix sur plusieurs points. Il explique d’abord qu’il s’agit de compléter des scènes déjà tournées par l’acteur, qui n’avait pas pu le terminer en raison de ses problèmes de santé, ayant conduit à son décès en 2025. Il souligne aussi que l’héritage amérindien de Val Kilmer résonne fortement avec le sujet du film. Enfin, le soutien de la famille de l’acteur constitue un argument supplémentaire.
“Cela puisait dans son héritage amérindien, ses liens avec le Sud-Ouest et son amour pour cette région… Sa famille n’arrêtait pas de dire à quel point ils trouvaient le film important et que Val voulait vraiment y participer”, explique-t-il à Variety
Il raconte l’histoire d’Ann Axtell Morris (Abigail Lawrie) et de son mari Earl H. Morris (Tom Felton), deux archéologues ayant mené de nombreuses fouilles, notamment sur le site historique de Chichen Itza au Mexique. Dans le sud-ouest des États-Unis au cours des années 1920, ils ont également mené des recherches sur le peuple Navajo, dans le Canyon de Chelly.
Val Kilmer, dont le dernier rôle était dans Top Gun : Maverick, incarne ici le Père Fintan, un prêtre catholique amérindien. Dans cette bande-annonce, il est montré sous plusieurs formes et à différents âges, tels une présence et un guide spirituel pour nos personnages.
As Deep as the Grave revendique ainsi l’utilisation de l’intelligence artificielle comme un outil narratif et un hommage à l’acteur disparu. Cette controverse a surtout contribué à attirer l’attention sur le projet. Outre quelques scènes d’action prenantes et une musique envoûtante, la bande-annonce peine toutefois à convaincre sur la qualité de ses effets visuels, en dépit d’un rajeunissement bluffant de Val Kilmer.
Aux côtés de Val Kilmer, Tom Felton (Harry Potter) et Abigail Lawrie, le casting comprend également Abigail Breslin (Little Miss Sunshine), Tatanka Means (Killers of the Flower Moon), Jacob Fortune-Lloyd, Wes Sudi, Finn Jones (Game of Thrones), Ewen Bremner (Trainspotting) et Hanako Footman.
Aucune date de sortie n’a encore été annoncée, et les informations communiquées ne permettent pas encore de comprendre précisément l’intrigue et les enjeux du film.
Florian Rouaud
