It Follows de David Robert Mitchell (2014)
Dans ce film d’horreur psychologique, David Robert Mitchell développe un cauchemar qui a réellement hanté beaucoup de ses nuits.
La malédiction prend la forme d’une entité, qui se transmet à l’héroïne du film après une relation sexuelle avec son nouveau petit ami. Sur la base de ce cauchemar récurrent, Mitchell développe une analogie originale avec les maladies sexuellement transmissibles.
L’entité démoniaque du film a de quoi rappeler des figures iconiques comme celles de Michael Myers. L’influence de John Carpenter est d’ailleurs revendiquée par le réalisateur.
Une influence qui peut aussi facilement être perçue dans la bande originale. C’est le musicien Disasterpeace, que David Robert Mitchell a remarqué sur la musique du jeu vidéo Fez, qui s’occupe des compositions. Il revendique donc des inspirations comme Halloween ou The Thing, mais aussi le travail de Vangelis sur Blade Runner.
On ressent aussi l’influence forte de jeu vidéo de Richard Vreeland, a.k.a Disasterpeace, qui n’hésite pas à surcharger, à saturer ses morceaux, dans un style qui rappelle également la deuxième génération French Touch (Vitalic, Justice…).
Le film reçoit un accueil critique et public très favorable. Le festival du cinéma américain de Deauville lui décerne le Prix de la critique internationale, et l’année suivante, le festival du film fantastique de Gérardmer lui remet le Grand Prix et le Prix de la critique.
La collaboration entre le réalisateur et le compositeur est renouvelée pour le deuxième film de David Robert Mitchell, Under The Silver Lake.
