Dans un charmant quartier résidentiel délimité par des clôtures de bois blanc et orné de rosiers fleurissants se dresse une bâtisse noire entourée d’une pelouse en friche. Cette façade sinistre cache un secret : Gru, un méchant vilain, entouré d’une myriade de sous-fifres et armé jusqu’aux dents, qui, à l’insu du voisinage, complote le plus gros casse de tous les temps : voler la lune…

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Universal Pictures réussit méchamment son lancement sur le marché de l’animation avec Despicable Me (Moi, moche et méchant) qui obtient de très bons résultats au box office US depuis le 9 juillet en cumulant plus de 300M$ de recettes mondiales, pour un budget estimé à 69M$. On ne peut que féliciter le producteur Chris Meledandri (l’Age de Glace 1 et 2, Horton) – patron et fondateur d’Illumination Entertainment (filiale indépendante des studios) – d’avoir fait appel au talent des experts français Pierre Coffin et Mac Guff pour confectionner cette première production et incursion dans le monde de la 3D en moins de 18 mois.

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Despicable Me (Moi, moche et méchant) est une belle réussite pleine de fraîcheur, de créativité et d’humour et ce, malgré un scénario prévisible et linéaire, écrit par Cinco Paul et Ken Durio (Horton), qui malheureusement s’essouffle en pêchant par trop de bons sentiments. C’est cependant un joyeux mélange entre Monstres et Cie et Tempête de boulettes géantes tout en en lorgnant sur l’action et le personnage de James bond, friand de gadgets en tous genres.

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Les réalisateurs, Chris Renaud – cité à l’oscar pour son court-métrage avec Scrat No Time for Nuts – et Pierre Coffin – animateur formé à l’école des Gobelins – nous livrent un film animé qui fait ses premiers pas dans la cour des grands et a tout pour séduire le public français (petits et grands). Au-delà d’un casting vocal américain de qualité avec Steve Carell (Little Miss Sunshine) dans le rôle de Gru ou encore Julie Andrews (Oscar et Golden Globes pour Mary Poppins), en mère acariâtre du méchant vilain, la version française s’offre la voix caméléon de Gad Elmaleh, qui confirme ici – après Bee Movie écrit et produit par Jerry Seinfeld – ses talents en doublage voix off en nous gratifiant d’un accent d’Europe de l’Est qui roule les « r ».

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Les réalisateurs Pierre Coffin et Chris Renaud

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Despicable Me (Moi, moche et méchant) affirme son originalité par le look visuel coloré, lumineux et percutant de la banlieue dans laquelle l’action se déroule, inspiré du travail des dessinateurs Charles Addams (La Famille Addams) et Edward Corey, et où se mêle un décor à la fois spacieux, gothique et futuriste. Ce dessin animé puise sa force dans son postulat original. Les scénaristes nous font suivre un être malveillant et laid qui aime torturer son entourage et qui collectionne les gadgets sophistiqués surfant sur les technologies de pointes. Gru – pas si méchant que ça – est protégé par une armée de petites bestioles fidèles – les minions – complètement débiles et au garde-à-vous, s’exprimant dans un dialecte incompréhensible avec des voix gonflées à l’hélium. Ces petits personnages attachants, conçus et animés par les réalisateurs, ne sont pas s’en rappeler Les lapins crétins, créés par Michel Ancel pour Ubisoft. L’ennemi de Gru, Vector, endosse l’allure d’un antagoniste geek opportuniste qui vit cloîtré avec ses jeux vidéo dans une forteresse, blindée à l’extérieur d’armes et de fusées pour le protéger. Quant aux personnages des trois petites orphelines stéréotypés, on regrette la caractérisation en surface de leurs personnages qui frise le pathos et le prévisible.

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La bande-son est également un joyeux mélange de tubes tels Sweet home Alabama, You should be dancing ou encore Boogie Fever, complétés par le travail de Pharrel Williams, qui signe le thème principal Despicable Me, et le guitariste brésilien Heitor Pereira. Tous deux supervisés par le maître Hans Zimmer (Inception, Le roi lion, Madagascar…), qui porte la casquette de producteur musical. Despicable Me (Moi, moche et méchant) parvient à décrocher la lune en ne perdant jamais de vue son cœur de cible… car rien de plus gratifiant que le rire d’un enfant.

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Despicable Me (Moi, moche et méchant) en salles le 6 octobre dans l’hexagone

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Source: CBO Box office

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