Le mercenaire Royce se retrouve obligé de mener un groupe de combattants d’élite sur une planète étrangère. Ils vont vite comprendre qu’ils ont été rassemblés pour servir de gibier. A une exception près, tous sont des tueurs implacables, des prédateurs humains, à présent traqués et éliminés par une nouvelle génération de Predators extraterrestres…

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Avec un scénario efficace, basé sur un postulat de départ simple et innovant « un chasseur extra-terrestre vient spécialement sur Terre pour faire un safari », le grand John McTiernan (Piège de Cristal, Une journée en enfer, A la poursuite d’octobre rouge) avait su transporter le spectateur en décimant un par un tout un commando d’élite en mission, excepté un homme, dans le cultissime Predator. Ce long-métrage d’action SF révéla le cinéaste à l’international aux côtés de Schwarzie, alors star bankable avec Terminator et Commando. Le second opus – pourtant écrit par les mêmes scénaristes Jim et John Thomas avec une autre tête d’affiche Danny Glover (L’arme fatale) – fut le début d’une franchise décevante, mise à mal par les deux AVP (Alien vs Predator). Au milieu de la prolifération de remakes, reboots et autres prequels hollywoodiens, Predators de l’hongro-américain Nimrod Antal (Blindés) représente la suite du film de 1987. Malheureusement, elle reproduit le schéma de la saga, même avec un Robert Rodriguez aux commandes de la production chez Troublemakers Studios. Les scénaristes Alex Litvak et Michael Finch se contentent de broder des idées ici et là sur une storyline brillante à disposition. Pourtant, PredatorS (en référence à AlienS) promettait beaucoup en revenant aux sources, dans le superbe décor de la jungle hawaïenne, après s’être perdu dans la ville de Los Angeles (Predator 2), en Antarctique (AVP) et dans l’état du Colorado (AVP Requiem).

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Predators - Adrien Brody et Alice Braga

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La scène d’ouverture de Predators jette une bande de têtes brûlées dans le vide, armées jusqu’aux dents, parachute sur le dos – avec en chef de file, Adrian Brody. Cette première demi heure – pêchue et jouissive – dans laquelle personne ne comprend ce qu’il se passe ni où il se trouve, laisse alors présager le meilleur. Hélas, passé l’introduction, le récit narratif est plombé par des dialogues explicatifs sans fin, des clins d’œil à répétition, un semblant de retournement installé trop tard dans le scénario et surtout par une absence de caractérisation dans la composition des personnages. Dans le champ du cinéma d’action SF hollywoodien des années 80, le cliché archétypal de l’unité de soldats d’élite – testostéronée à mort avec des gros pecs – que proposait notamment Predator et Aliens, prenait une tournure différente au fil de l’histoire. Predators jette en pâture un mercenaire, une sniper de l’armée israélienne, un yakuza, un soldat des forces spéciales russes, un narcotrafiquant, un serial killer condamné à mort, un médecin et un guerrier africain. Au final, ces dignes prédateurs terriens se révèlent être ce qu’ils sont sans surprise, au milieu d’intrigues secondaires ténues, face à de nouveaux Predators, toujours collectionneurs de trophées humains.

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Pourtant la force et la réussite de Predator de McT résidaient dans la psychologie des personnages, mise en avant par un combat d’intelligence – sur les traces de David et Goliath – entre Schwarzie et le Predator géant aux dreadlocks. 23 ans plus tard, la suite n’exploite rien d’autre que le vaste jeu de chasse à l’homme, développé dans les suites. Avec ce camouflage qui les rend invisibles, les Predators – toujours incarnés par des acteurs en combinaison et créés à l’aide d’effets spéciaux en plateau – paraissent plus grands, plus lourds et plus sophistiqués que la première créature humanoïde, également présente dans le film.

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Après avoir incarné un expert scientifique en demi-teinte dans Splice, Adrien Brody endosse le costume de mercenaire badass sans prétention. La brésilienne Alice Braga (Je suis une légende), qui campe la seule femme du groupe, est dans le jeu émotionnel du regard. On regrette que son personnage, loin derrière les figures féminines imposantes, représentées dans le cinéma d’action SF tels Alien, Terminator, Matrix ou encore Underworld, n’ait pas été plus approfondi et exploité. Quant à la prestation de Laurence Fishburne, dont le surplus de poids physique tranche avec le contexte du film, elle n’apporte hélas rien à la crédibilité de son rôle de seul survivant sur la planète.

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Sortie en salles le 14 juillet

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