Dans une salle d’arcade, Ralph la casse est le héros mal aimé d’un jeu des années 80. Son rôle est simple : il casse tout ! Pourtant il ne rêve que d’une chose, être aimé de tous… Vanellope Van Schweetz quant à elle, évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d’être interdite de course et rejetée de tous… Ces deux personnages n’auraient jamais dû se croiser…et pourtant, Ralph va bousculer les règles et voyager à travers les différents mondes de la salle d’arcade pour atteindre son but : prouver à tous qu’il peut devenir un héros…Ensemble, arriveront-ils à atteindre leurs rêves ?

 

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Disney nous livre pour les fêtes de fin d’année son nouveau film d’animation qui a la particularité de sortir du cadre des œuvres traditionnelles de contes de fées des studios. Les Mondes de Ralph (Wreck-It Ralph), qui a battu des records au box office US avec déjà 49M$ estimés récoltés pour son week-end de démarrage, envahit ici l’univers du jeu vidéo et plonge ainsi les geeks, fervents gamers et autres accros aux joysticks dans les réminiscences des jeux d’arcades pixellisés des années 80. Le film réussit à mélanger efficacement le graphisme old school/new school de l’animation 3D et des jeux en 8 bits, FPS (First Person Shooter) et Multijoueurs. En cela l’œuvre de Rich Moore, qui signe ici son premier long-métrage, après avoir réalisé des épisodes des séries Les Simpson et Futurama et de quelques courts animés, en devient un objet de plaisir rétro sophistiqué où se mêle sensibilité, amitié, nostalgie, humour et humanité. Dans cette plongée au cœur des mondes électroniques, un peu à la manière du révolutionnaire Tron de Steven Lisberger des studios Disney sorti en 1982, on se retrouve happé dès la séquence d’ouverture avec notre anti-héros Ralph (John C. Reilly). Ce géant de plus de 2 mètres et de plus de 200 kilos est en pleine crise de conscience et sature de la routine de son job de méchant qui consiste à détruire l’immeuble rempli de résidents depuis trente ans et dont le héros est le petit bricoleur Fix-it Felix Jr (Jack McBrayer) et son marteau magique. Dans l’ombre de l’autre côté de la vitre du jeu donnant sur les mondes réel et virtuel, Ralph est une âme en peine qui vit et dort dans une décharge de briques et pointe aux Bad Guys Anonymes, dont Blinky de Pac-Man fait également partie. Mais à la veille du 30e anniversaire de son univers toujours aussi populaire, il décide de bouleverser les codes et les données en voyageant dans d’autres jeux de la salle d’arcade, où chacun a un rôle programmé, pour prouver qu’il peut être aussi un vrai héros.

 

 

Si l’on suit ce personnage attachant, avec la voix de John C. Reilly tout simplement parfaite, la profondeur et l’intérêt des Mondes de Ralph se situent essentiellement dans l’interaction entre tous ces personnages si différents dans leur caractérisation, leur psychologie, leur fonctionnalité et leur conception graphique qui évoluent dans le Game Central Station en constante avancée technologique. Rien n’échappe au réalisateur Rich Moore, aux scénaristes Jennifer Lee et Phil Johnson et aux équipes artistiques tant du point de vue du design, du propos et du sous texte culturel du monde des jeux vidéo. Si le style de Fix-It Felix en 8-Bits unidimensionnel et aux mouvements saccadés répond à la tendance des jeux simples et rudimentaires des années 80, on est propulsé avec délectation dans l’univers sombre et violent de Hero’s Duty, le jeu FPS à la pointe de la technologie où la sexy et stylisée Sergent Calhoun, génialement interprétée par Jane Lynch, dirige une section de soldats en lutte contre des Cy-Bugs qui veulent anéantir la planète.

 

 

Le saut dans celui multijoueurs des courses de voitures Sugar Rush Speedway des années 90, à l’univers coloré et sucré dont l’aspect visuel renvoie à Alice au pays des Merveilles, Charlie et la Chocolaterie et autre fantaisie pop japonaise, complète le potentiel dans cette diversité virtuelle. Pourtant, c’est dans ce jeu que l’on décroche un peu de l’histoire par son aspect un peu trop girlie dans un décor dégoulinant de friandises qui fait mal aux dents et au ventre. Mais le personnage de Vanellope Von Schweetz, portée par la voix un peu chuintante de Sarah Silverman, parvient à rattraper toute cette surdose de saccharine. Cette petite brunette espiègle, qui représente un bug ou une anomalie dans la programmation, souffre autant de solitude et d’injustice que Ralph puisqu’elle est rejetée de la communauté par Sa Sucrerie le Roi (Alan Tudyk) et interdite à la compétition. Bien sûr, tous ces personnages, qui ne devraient pas se rencontrer, font face à leur destin et Ralph bien plus que les autres, qui comprend enfin la signification du mot héros. Au final si la pleine puissance du traitement de la première partie n’est hélas pas exploitée dans la seconde et en dépit d’une cible plutôt jeune public, Les Mondes de Ralph reste un Disney de Noël dynamique, émotionnel et nostalgique, qui prend son rythme sur la bande son d’Henry Jackman. Rich Moore déploie ses talents dans des mouvements de caméras qui renforcent vraiment l’immersion dans ce film qui fait la part belle aux garçons comme aux filles, tous férus de jeux vidéo.

 

 

 

En ouverture de la projection presse des Mondes de Ralph a été diffusée PAPERMAN de John Kahrs, directeur de l’animation des Indestructibles, Ratatouille ou encore de Raiponce. On vous en avait parlé en juillet dernier. Ce court de 6 minutes est révolutionnaire dans sa conception car Walt Disney Animation Studios a fusionné pour la première fois le dessin 2D et l’animation 3D. Résultat : John Kahrs signe un petite merveille de romantisme et de poésie en noir et blanc avec quelques traits de couleurs, dont le récit se concentre sur George, un jeune employé ordinaire, qui croise sur le quai d’une gare une ravissante jeune femme avant qu’elle ne disparaisse en prenant son train. S’il est attristé par cet instant furtif, son regard s’émerveille à nouveau lorsqu’il la repère plus tard dans l’immeuble en face de son lieu de travail. Il tente alors d’avouer ses sentiments en lui envoyant des avions en papier par la fenêtre avec les feuilles empilés sur son bureau. La suite, que l’on se gardera bien de vous raconter, est tout simplement sublime, pleine de magie et de douceur.

 

 

 

LES MONDES DE RALPH (WRECK-IT RALPH) de Rich Moore en salles le 21 novembre au Rex et en salle nationale le 5 décembre avec les voix de John C. Reilly, Jack McBrayer, Jane Lynch, Sarah Silverman, Alan Tudyk , Ed O’Neill, Rachael Harris, Stefanie Scott. Scénario : Jennifer Lee, Phil Johnston. Producteurs : Clark Spencer. Producteurs éexécutifs : John Lasseter, Monica Lago-Kaytis. Compositeur : Henry Jackman. Compositeur (chansons du film): Randy Newman. Montage : William J. Caparella. Effets Spéciaux : Amanda Dyar. Superviseur des effets visuels : Scott Kersavage. Distribution : The Walt Disney Company France. Durée : 1h48.

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5 JUSTIN LE JUSTE 98 915 1 98 915
6 TOMBE DU CIEL 91 088 7 2 177 990
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8 SPIDER-MAN : BRAND NEW DAY 76 403 9 8 388 607
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Source: CBO Box office

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