LA PRESSE DE L’ÉPOQUE

 

Terminator Le Jugement Dernier

Terminator Le Jugement Dernier

 

Pour

 

« Le scénario de ce film pose une vraie question philosophique. Au départ, on nous explique que le temps peut se remonter dans les deux sens. Si l’enfant est protégé par un bon Terminator contre les agressions d’un méchant Terminator, c’est parce que quarante cinq ans plus tard il a convoqué, rétrospectivement, le robot héroïque. J’espère que vous me suivez… Sinon allez voir le film où vous découvrirez que rien n’est fatal, que l’on peut lutter contre la toute-puissance des apprentis sorciers scientifiques, et que l’on peut donc éviter les ravages d’une troisième guerre mondiale. » Claude-Jean Philippe – France Soir – Octobre 1991.

 

« Le nouveau robot est peut-être très méchant et très perfectionné, il ne réalise pas, l’imbécile, qu’il affronte Schwarzenegger. Et que c’est râpé d’avance pour lui. Le scénario se déroulant donc sans surprise, il ne reste plus qu’à admirer les effets spéciaux (bâillements) réalisés par James Cameron. Et un Schwarzenegger charismatique qui réussit à sauver le film. Ce n’est le plus mince de ses exploits ! » Sacha Reins – Le Point n°995 – 12 octobre 1991.

 

« Qu’on se le dise, Terminator 2 c’est le barnum des effets spéciaux, c’est un mélange de poudre à éternuer de poudre de perlinpinpin et de poudre aux yeux. C’est une surcharge de dynamite s’éclatant en geysers, c’est l’apothéose des feux d’artifice. (…) C’est Méliès à la puissance mégatonne et une grêle de coups de poings à l’estomac qui font passer comme un massage n’importe quel plat rehaussé de tous les piments les plus fort, du chili au tabsco. » Eric Leguèbe – Le Parisien – 16 octobre 1991.

 

« (…) T2, c’est certain, apparaîtra, pour un bon bout de temps, comme un film référence en la matière. Plus qu’un vulgaire film de science-fiction, c’est un opéra, une tragédie futuriste et, sous ses aspects violents, l’une des plus belles odes à la paix. Et qu’on ne vienne pas nous raconter que ce genre de cinéma est de la série Z, ni que Arnold Schwarzenegger n’est qu’un gros tas de viande. Il est éblouissant, grandiose, craquant d’humour. Pour un peu, on aimerait presque qu’il nous en retourne une en pleine figure… on prendrait ça pour une tape amicale sur la joue. » VSD – 17 octobre 1991.

 

« Très inventif dans le détail, « Terminator 2 » évoque quelque chose comme Feuillade plus des effets spéciaux (…). On peut déguster sur-le-champ cet excellent produit de consommation courante, ou attendre trente années, quand il sera bien vieux et que tout le monde lui trouvera un charme fou. » Alain Riou – Le Nouvel Observateur – 24 octobre 1991.

 

Contre

 

« S’il arrive que l’on s’ennuie malgré tout, c’est que ce tout est fondé sur la répétition, un crescendo jusqu’au-boutiste de cascades, d’effets spéciaux, de plus en plus de feu, de technique, de métal. Sa logique de l’ultime interdit à Terminator 2 le bric et le broc de la série B. Elle lui dicte en revanche un rythme de pure intensification, lui commande moins d’effets nouveaux qu’un peu plus chaque fois du même effet, avec le coût du drame chaque fois plus exhibé. » Laurence Giavarini – Les Cahiers du Cinéma N°448 – Octobre 1991.

 

« Terminator 2, contre toute attente, est un film pacifiste pour le triomphe de l’humain.  Sans galéjade ! Cela dit, on n’y reviendra plus car, émergeant d’un scénario futuriste, ce qu’on voit sur l’écran n’est que festival de fusillade, parade de pyrotechnie, armada d’armement de pointe. » Monique Neubourg – L’Obs de Paris – 17 octobre 1991.

 

« (…) sur le plan de la fabrication, on sent la pâte de James Cameron, le metteur en scène, et de son scénariste. Comme dans Abyss, Cameron ne réussit pas à visser son script avec toute la précision nécessaire et laisse libre cours à son génie des effets spéciaux et des images insensées. (…). Un tantinet long, un poil trop pyrotechnique, le film éblouit sans convaincre totalement. » François Forestier – Première n°175 – Octobre 1991.

 

« (…) le suspense est constant, un peu décourageant toutefois, parce qu’indéfiniment recommencé. Les amateurs d’images de synthèse seront, en revanche, comblés par la variété et la perfection des procédés mis en œuvre pour redonner forme et vie à Robert Patrick et à Arnold Schwarzenegger. Beaucoup de bruit et de mouvement. On sort de là matraqué, groggy. Mais deux minutes plus tard, on y pense plus. » Claude Baignères – Le Figaro – 17 octobre 1991.

 

« Terminator 2 n’est (…) pas seulement humano-pacifiste, il est aussi, dans sa foulée altière de crypto ambassadeur de l’air du temps, écologiste. Mazette. Ce qui était un combat d’arrière-garde désespéré dans le premier volet se transforme ici en un combat d’avant-garde, pour prévenir le redouté jugement dernier. Evidemment sur la longueur et malgré les contractuelles scènes d’action qui interviennent toutes les neuf minutes, c’est légèrement bourratif. Au final, c’est carrément de l’étouffe-chrétien. » Laurent Bachet – Libération – 18 octobre 1991.

 

«  La limite de ce film palpitant reste son ambition de produire du spectaculaire avant toute chose. Les possibilités scénaristiques ouvertes par l’humanisation du Terminator, sa difficulté à comprendre ce pour quoi il est programmé, auraient pu produire des situations bien plus audacieuses. Mais les étalons de ce genre de production restent le chronomètre et le mouvement. »  Denis Parent – Studio Magazine n° 55 – Novembre 1991.

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