Jeu vidéo/ Mad Max: critique

Publié par Sylvain Lecointe le 27 septembre 2015

Synopsis : Hanté par son passé, Max roule vers un lieu où il veut trouver le silence qu’il recherche. Manque de chance, il est pris en chasse par les hommes de Scrotus (le tyran du coin) pour se faire détrousser de sa voiture (l’Interceptor) et de tous ses biens : un super blouson de cuir et son fameux fusil à canon scié. Laissé pour mort, Max rencontre Chum, l’équivalent post-apocalyptique d’Igor le serviteur bossu de Frankenstein. Virtuose de la mécanique, Chum, qui voit en Max un saint, propose à notre héros de lui construire un nouveau véhicule : la Magnum Opus, l’instrument de sa vengeance.

 

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Mad Max le jeu vidéo - poster

Mad Max le jeu vidéo – poster

En attendant la sortie en vidéo de MAD MAX : FURY ROAD de George Miller (notre critique) le 14 octobre prochain, voici une séance de jeu sur ce titre développé par Avalanche Studios. L’univers ludique de Mad Max se situe sur une Terre ravagée par le dérèglement climatique et les conflits armés. Tout n’est que désert, les survivants, aussi impitoyables les uns que les autres, sont regroupés en factions et se disputent vivres et carburants sur des véhicules modifiés et gonflés à bloc. Max est un solitaire, traumatisé par la disparition de sa femme et de sa fille, qui arpente les routes à la recherche d’une paix intérieure. Fort de 3 longs métrages avec Mel Gibson, dont le premier a fait son apparition en 1979, et de la récente suite/reboot avec Tom Hardy, c’est la seconde fois que l’univers de George Miller est adapté en jeu vidéo, le premier remontant à un portage sur Nintendo NES dans les années 90. Flanqué d’une Magnum Opus aux allures de tacot rouillé, il faut rapidement se mettre en quête de ferraille, correspondant à la monnaie du jeu, pour améliorer et customiser le bolide. La ferraille sert également à faire évoluer l’équipement, la tenue et l’aptitude au combat de Max. On a vite fait de se rendre compte qu’il ne faut jamais négliger une exploration de campement, de fond en comble, pour récupérer les précieuses ressources. Les premiers accrochages avec les autres voitures sont destructeurs et les premiers coups échangés avec les sbires de Scrotus font vraiment mal.

 

Mad Max le jeu - capture ecranMad Max le jeu - capture ecranMad Max le jeu - capture ecranMad Max le jeu - capture ecran

 

Guidé par son mécano bossu, Max découvre différentes forteresses dirigées par des gueules cassées, propres à l’univers de George Miller, qu’il est nécessaire de restaurer à travers l’accomplissement de missions ou l’exploration de l’environnement. Point négatif, le jeu se révèle assez répétitif ; la récolte de ressources et l’attaque des QG ennemis, tout devient routinier. Les combats à mains nues nécessitent l’usage de seulement deux boutons : un pour parer, un pour frapper. Les effets varient en fonction des compétences que l’on débloque pour que Max tape plus fort ou effectue un mouvement spécial (attaque au sol, coup puissant, assommer l’adversaire à l’aide d’un mur). Nous sommes dans des combats lourds, bien moins vifs qu’un Batman : Arkham.

 

Au niveau du calibre, c’est un fusil à canon court (customisable) et une arme de sniper qui composent l’arsenal balistique. Du côté du garage, ce jeu tient ses promesses. La Magnum Opus peut être modifiée à plusieurs reprises sur plusieurs endroits (16 au total). On peut, par exemple, rendre la voiture plus résistante en ajoutant des pare-chocs ou des barres latérales. Pour les combats, il est possible d’ajouter des piques sur les jantes (façon Ben Hur) ou encore des brûleurs latéraux. Le fait de pouvoir harponner l’adversaire, arracher sa portière, puis l’empaler et l’éjecter est un « pur moment Mad Max ». Ajoutez à cela, l’incontournable boost de nitro, indispensable pour rattraper votre cible et l’envoyer dans le décor.

 

Mad Max le jeu - capture ecranMad Max le jeu - capture ecranMad Max le jeu - capture ecranMad Max le jeu - capture ecran

 

Servie par une musique caractéristique de la saga cinématographique, ces poursuites sont ici un véritable atout. Outre la Magnum Opus, nous avons accès à une superbe écurie de voitures, appelés les archanges. Vitesse ou force de frappe chacune d’elles possède ses spécificités. Graphiquement, Mad Max n’est cependant pas grisant comparé à d’autres jeux du moment mais propose un rendu global honnête. Les décors sont variés entre les pistes de sable, l’asphalte, la mer de sable, les montagnes et leurs grottes dissimulées. Les tempêtes de sable deviennent un vrai plaisir pour les mirettes et un excellent challenge ; il faut bien connaître la carte. La conception des personnages et le doublage (accent australien compris) sont fidèles à l’esprit de la saga. L’immersion dans ce monde primitif est donc totale : la mécanique est élevée au rang de religion et les personnages sont de véritables seigneurs, en guerre perpétuelle pour la survie.

 

À la fois redondant et addictif, le jeu Mad Max reste une source de plaisir pour les plus friands. On prend plaisir à explorer un environnement regorgeant de ressources vitales pour notre progression et surtout pour notre survie. Outre les 5 actes qui composent le jeu, redonner vie aux citadelles relève du défi qui en vaut la peine : si vous construisez une réserve d’eau et/ou de pétrole, vous pouvez respectivement permettre à Max de recharger sa gourde automatiquement et de faire le plein de la Magnum Opus pour entrer dans la citadelle. Le jeu devient plus agréable à jouer lorsque l’on est délesté de certaines corvées (récolte de ressources) car on peut se concentrer à nouveau sur l’intrigue. Cependant, après la claque visuelle du quatrième volet sur grand écran, on peut être déçus de ne voir que des voitures en guise de véhicules, exit les motos et les engins massifs et détaillés sortis du cerveau génial de George Miller. Reste que cette adaptation est cohérente avec l’univers connu de tous et c’est avec une certaine délectation que nous nous plongeons quelques heures dans ce Wasteland…

 

 

 

  • MAD MAX est disponible depuis le 1er septembre 2015 sur les plate-formes PS4, Xbox One et PC.
  • Editeur : Warner Bros Interactive Entertainment
  • Développeur : Avalanche Studios
  • Distributeur : Warner Bros Pictures
  • Genre : action, open world
  • Mode de jeu : solo et multijoueurs
  • Langue : Anglais sous-titré français
  • Prix : entre 54€ et 70€ selon les plate-formes et l’édition du jeu.

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