Synopsis : Alors qu’il mène une vie de privilégié, grâce à ses activités professionnelles le jour et criminelles la nuit, Quinn Forte découvre un jour qu’il a été trahi par l’un de ses siens. Alors qu’il part en prison, il doit en plus faire face au meurtre de son père… Des années plus tard, il sort de derrière les barreaux avec un plan redoutable pour se venger.

 

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Blood of Redemption - jaquette

Blood of Redemption – jaquette

Dolph Lundgren peut encore compter sur de nombreux fans, y compris dans ses productions qui sortent directement dans les bacs. C’est le cas ici de Blood of redemption. Si sa carrière reste aujourd’hui marquée par quelques obscures séries B et Z, Les Maîtres de l’univers, Punisher, Universal Soldier, Au-dessus de la loi, Pentathlon ou encore Johnny Mnemonic, les épisodes de Expendables ont démontré qu’il restait une « icône » du genre dans le cinéma d’action. Que sait-on du parcours de cet acteur suédois ? Rapide petit retour sur sa carrière avant l’analyse de Blood of Redemption. Né le 3 novembre 1957, il obtient une maîtrise en chimie après avoir suivi les cours du prestigieux Institut royal de technologie de sa ville natale Stockholm. Le nez plongé dans les livres et se consacrant à de hautes études, il souhaite devenir ingénieur comme son père. À 16 ans, il découvre les arts martiaux, comme le judo et le karaté, et commence la compétition de haut niveau en 1979, deux ans avant de devenir ceinture noire. Son gabarit et sa taille (1m96) impressionnent. Il participe au deuxième championnat du monde, emmagasine les titres nationaux au début des années 80. C’est alors qu’il rencontre Warren Robertson, professeur d’art dramatique, disciple de l’imminent Lee Strasberg. C’est une révélation, il décide de devenir comédien. Il fait ainsi sa première apparition en 1985 dans le dernier James Bond de Roger Moore, Dangereusement vôtre. S’il apparaît en tant que « silhouette » derrière Grace Jones, sa compagne d’alors, Lundgren enchaîne les auditions. Il passe celle pour Rambo 2 : La Mission, mais Stallone l’imagine d’emblée pour incarner le rival de Rocky dans le quatrième opus. En 1985, Rocky IV sort sur les écrans et c’est un triomphe international. Il devient alors une star du cinéma d’action.

 

Dolph Lundgren dans Blood of Redemption

Dolph Lundgren dans Blood of Redemption

 

En voyant la jaquette de Blood of redemption, on imagine un gentil navet ou un nanar du samedi soir. La surprise est de taille car franchement, le film coréalisé par Giorgio Serafini (Hard Rush, déjà avec Dolph Lundgren) et Shawn Sourgose est un véritable plaisir coupable. Beaucoup mieux réalisé que la plupart des productions de ce genre qui fleurissent et garnissent les bacs DVD-Blu-ray, Blood of redemption vaut pour son casting de tronches burinées. Dolph Lundgren donc, mais aussi Billy Zane, Gianni Capaldi, Vinnie Jones et Robert Davi qui, avec l’âge, semble se muter en lézard humain. Ces acteurs qui n’ont pas « une gueule de porte-bonheur » se donnent la réplique dans un festival de grimaces, comme s’ils tentaient d’imiter Robert de Niro lorsqu’il se caricature lui-même. Etrangement, ce ne sont pas les scènes d’action – plutôt molles par ailleurs – que l’on retient ou qui font la moelle de ce DTV, mais plutôt l’histoire familiale.

 

Billy Zane dans Blood of Redemption

Billy Zane dans Blood of Redemption

 

Si Dolph Lundgren apparaît étrangement effacé au point d’être quasiment relégué en personnage secondaire qui ne fait pas grand-chose pendant 1h30, Billy Zane et Vinnie Jones sont en grande forme et parviennent à « faire vivre » leurs personnages. Toutes proportions gardées, Blood of redemption est une petite surprise divertissante, plutôt bien écrite. Certes la mise en scène comporte de nombreux tics formels aujourd’hui complètement éculés, avec un montage à la cisaille, supposé donné davantage d’impact aux séquences agitées, mais contre toute attente le film fonctionne, même dans ses défauts avec le sang en images de synthèse. La voix-off de Dolph Lundgren fait penser à celle d’un privé qui raconte son histoire et les avancées de son enquête. L’histoire se suit bien évidemment sans forcer le cerveau mais en lui faisant suffisamment appel pour ne pas tomber dans la facilité. Souvent à la limite de la série Z en raison d’un évident manque de moyens, Blood of redemption sait toutefois rester du bon côté de la barrière et finalement cette histoire de mafiosi demeure plaisante tout du long.

 

 

 

Blood of Redemption

Blood of Redemption

TEST BLU-RAY : Ce DTV, disponible chez Filmedia, est proposé en HD dans un format 1080i. Si l’on est d’abord séduit par le rendu de la colorimétrie, la définition chancelle à plusieurs reprises, malgré une luminosité plaisante et un piqué acéré. Les détails sont agréables, le rendu des visages impressionne. Le codec AVC tente de consolider certains plans caméra à l’épaule, surtout sur les séquences d’affrontements, avec parfois un peu de difficulté. La profondeur de champ est souvent décevante, quelques sensibles fourmillements s’invitent à la partie, ainsi qu’un léger grain (pas désagréable), la gestion des contrastes étant au final aléatoire. Toutefois, certains plans sortent aisément du lot avec un relief et une texture indéniables. Pour un film de ce genre, on s’attendait à un mixage DTS-HD Master Audio 5.1. Seulement voilà, en français comme en anglais, point de HD à l’horizon puisque Filmedia ne nous propose que des pistes Stéréo ou Dolby Digital 5.1. Sur ces dernières, la scène latérale distille ses effets avec une étonnante parcimonie et il faut véritablement attendre les quelques séquences d’action pour que la spatialisation se fasse à peu près sentir. Même le caisson de basses a du mal à se réveiller. Sans grande surprise, la version originale se révèle plus naturelle et riche que la piste française. Les dialogues manquent de punch et d’intelligibilité sous la balance frontale. Les versions Stéréo sont évidemment plus plates, mais contenteront ceux qui ne seraient pas équipés sur la scène arrière. Les sous-titres français sont imposés sur la version originale, et le changement impossible à la volée.

 

 

  • BLOOD OF REDEMPTION de Shawn Sourgose et Giorgio Serafini, sorti en direct-to-video en format Blu-ray depuis le 8 septembre 2015.
  • Avec : Dolph Lundgren, Billy Zane, Vinnie Jones, Robert Davi, Gianni Capaldi, Robert Miano…
  • Scénario : Rey Reyes, Shawn Sourgose
  • Production : Brittany Bowen, Gianni Capaldi, Andre Relis
  • Photographie : Marco Cappetta
  • Montage : Danny Saphire
  • Décors : F. Joseph Burns
  • Costumes : Swinda Reichelt
  • Musique : Riccardo Eberspacher
  • Editeur : Filmedia
  • Tarif : 19,99 €
  • Durée : 1h25

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