Le destin de trois familles à trois époques différentes, liées par la mort mystérieuse d’une jeune adolescente.

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Lightfields afficheUn décès, une maison, un fantôme, trois époques, ainsi pourrait-on résumer Ligfhtfields, la seconde minisérie inspirée de The Oaks, un pilote créé par David Schulner pour la Fox et qui a été annulé avant d’être repris par les anglais. La première adaptation était intitulée Marchlands et nous y reviendrons un peu plus loin. Lightfields se déroule à trois époques : 1944, 1975 et 2012. Cette très belle histoire de fantôme débute par la mort tragique d’une jeune fille de dix-sept ans, Lucy Felwood (Antonia Clarke). Alors que le décès paraît accidentel, très rapidement de sérieux doutes planent sur la cause réelle du drame. Et ce qui s’est réellement passé, nous le découvrirons progressivement au fil des cinq épisodes avec des aller-retour entre les époques. Nous n’avons pas ici un récit où le spectre de la défunte va faire voler les tables et faire saigner les murs. Non, le fantôme n’est qu’une simple présence, un écho du passé et dont les interventions restent discrètes. Même s’il y a bel et bien des manifestations surnaturelles, il n’y a aucun effet facile ou tapageur. Cependant, Lucy fait peser une menace terrible sur les protagonistes, d’autant plus terrible qu’on ignore ce qui s’est réellement passé et qu’on ne connaît donc pas la raison de sa présence. Que veut le spectre ? Qu’est-il arrivé à Lucy ? Qui est responsable de sa mort ? Dès les premières minutes du premier épisode, on se retrouve happé dans ce drame surnaturel et intrigué par les différents personnages que l’on y découvre. Lightfields démontre encore une fois que la télévision britannique excelle dans les histoires dramatiques où l’on rentre dans l’intimité des choses. Quel que soit le sujet, les anglais savent raconter des histoires simples sans déraper vers une intellectualisation outrancière. Avec une réalisation impeccable, une superbe photographie, un scénario extrêmement bien structuré et un jeu d’acteurs irréprochable, impossible de ne pas aller jusqu’au bout de ce récit pour en connaître le dénouement.

 

 Lightfields

 

Pourtant, avec une action se situant à trois époques différentes, on aurait pu craindre que le spectateur se perde dans les méandres du temps. En effet certains protagonistes qui sont enfants en 1944, sont repris en 1975 ou en 2012. Il faut donc déterminer qui est qui si on veut pouvoir comprendre l’intrigue. Fort heureusement, grâce à des raccords assez efficaces, on s’y retrouve facilement. Au-delà de cette histoire de fantôme, Lightfields parle des regrets, du pardon, des secrets que l’on enfouit au plus profond de nous-mêmes, du chagrin que l’on peut supporter toute sa vie et surtout de la perte d’un enfant. Les non-dits sont aussi au cœur de la série et nous font réfléchir sur tout ce que nous cachons, ce que nous enfouissons en nous et qui nous ronge. On devrait toujours tout se dire avant qu’il ne soit trop tard. Car les regrets sont un véritable poison, les regrets et le sentiment de culpabilité. « Survivre, c’est se sentir coupable » lance un des protagonistes. La série nous offre des scènes extrêmement émouvantes sans jamais sombrer dans des excès larmoyants. A cet égard, l’acteur jouant le père de Lucy (Sam Hazeldyne) offre une prestation en tous points remarquable. Le dernier épisode, où toutes les intrigues convergent pour nous révéler la vérité est absolument magistral et particulièrement prenant. Lightfields nous offre donc une très belle histoire réalisée avec beaucoup de délicatesse, une histoire qui ne peut laisser indifférent tant elle nous chuchote à l’oreille des vérités universelles. Marchlands était basée exactement sur le même principe mais raconte une histoire différente en abordant à peu près les mêmes thèmes. Légèrement moins aboutie, elle demeure cependant de très bonne facture et tout aussi passionnante à suivre.

 

 

 

Série anglaise basée sur ‘The Oaks’ de David Schulner de 5 épisodes 45 à 47 minutes et diffusée sur ITV, STV, UTV à partir du 27 Février 2013 avec Alexander Aze, Michael Byrne, Antonia Clarke, Lucy Cohu, Dakota Blue Richards, Karla Crome, Wayne Foskett, Jiff Halfpenny, Sam Hazeldine, Neil Jackson, Peter de Jersey, Kris Marshall, Danny Miller, Luke Newberry, Sophie Thompson et Danny Web.

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Source: CBO Box office

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