John G. Avildsen

John G. Avildsen

John G. Avildsen, réalisateur oscarisé pour Rocky, également derrière les trois volets de la saga Karaté Kid, est décédé à l’âge de 81 ans.

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Sylverster Stallone et John G. Avildsen - Rocky

Sylverster Stallone et John G. Avildsen – Rocky

L’annonce de la mort de John G. Avildsen a été faite vendredi 16 juin 2017, tard dans la nuit. Associated Press a rapporté les propos de son fils, Anthony Avildsen, indiquant qu’il est décédé à Los Angeles « d’un cancer du pancréas ». Il avait 81 ans.

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Sylvester Stallone a rapidement réagi sur les réseaux sociaux, dont Twitter : « Le grand réalisateur John G. Avildsen, qui a gagné un Oscar pour avoir dirigé Rocky ! R.I.P. Je suis sûr que tu vas bientôt réaliser des succès au Paradis. Merci. Sly ». Il a joint à ce message, via son compte Instagram, une photo du réalisateur en plein travail sur le plateau du film. 

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La star a ajouté dans une autre déclaration : « Je dois tout à John Avildsen. Sa direction d’acteurs, sa passion, sa ténacité et son cœur – un grand cœur – sont ce qui a fait de Rocky le film qu’il est devenu. Il a changé ma vie et je lui serais toujours redevable. Personne ne l’aurait fait mieux que mon ami John Avildsen. Il me manquera. » 

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Rocky - affiche

Rocky – affiche

LE TRIOMPHE HISTORIQUE DE ROCKY

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Après avoir débuté en tant qu’assistant-réalisateur pour Arthur Penn et Otto Preminger, John G. Avildsen, né le 21 décembre 1935 à Oak Park, Illinois, passe à la réalisation en 1967. Son travail est remarqué trois ans plus tard avec Joe. Ce drame, centré sur un homme d’affaires aisé (Peter Boyle) qui tue accidentellement le petit ami junkie de sa soeur (Susan Sarandon), est son premier succès.

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En 1973, Sauvez le tigre remporte, sur trois nominations, l’Oscar du meilleur acteur pour Jack Lemmon, qui interprète un patron d’une petite maison de prêt-à-porter au bord de la faillite qui dresse le bilan de sa vie. Dès lors, Avildsen devient un metteur en scène très en vue. 

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En 1976, c’est la consécration. En acceptant de mettre en scène le scénario d’un acteur alors débutant, Sylverster Stallone, qui raconte l’histoire d’un boxeur du nom de Rocky Balboa, personnage d’antihéros américain emblématique, Avildsen obtient son premier et unique Oscar. Rocky est un triomphe mondial et remporte trois statuettes (meilleurs film, réalisateur, montage) sur dix nominations.

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Dans une interview accordée à Variety en 2006, Avildsen déclare pourtant ne pas avoir été à l’époque très emballé à l’idée de réaliser un film sur la boxe. Mais il fut séduit par le scénario à travers l’étude de ce personnage urbain, incarné par Sylvester Stallone, librement inspiré du véritable boxeur Chuck Werner, porté au cinéma en mai dernier dans Outsider de Philippe Falardeau.

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Malgré le succès populaire de Rocky, Avildsen ne souhaite pas réaliser Rocky 2 – la revanche, sorti en 1979, pour se consacrer à un autre projet, ce qu’il a regretté en qualifiant ce choix « d’une de ses plus grandes erreurs ». Il revenu à la franchise en 1990 pour Rocky 5.

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Parmi ses nombreuses récompenses, Rocky rafle également le Prix de la Directors Guild of America (Association des Réalisateurs Américains). Dans les déclarations récentes, la DGA s’est bien sûr exprimé : « Nous avons été très peiné d’apprendre le décès du réalisateur apprécié John G. Avildsen. Son iconique Rocky, qui a gagné le Prix de la Director’s Guild en 1976, s’est implanté dans notre culture comme la quintessence de l’histoire du rebelle – un thème récurrent dans son travail, qui inclut Sauver le tigre et la franchise Karate Kid. À travers les décennies, ses représentations enthousiastes de la victoire, du courage et de l’émotion ont touché le cœur de générations d’Américains. »

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Karate Kid - poster

Karaté Kid – poster

LE SUCCÈS COMMERCIAL DE KARATÉ KID

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En 1983, Avildsen se retrouve une nouvelle fois nommé aux Oscars pour le court documentaire de vingt-neuf minutes, Travelling Hopefully. Mais c’est en 1984 qu’il réveille le box office avec Karaté Kid, qui met en vedette Ralph Macchio et Pat Morita, nommé à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Le récit suit un adolescent qui, après avoir tenté en vain de défendre une amie contre son ex petit copain violent, décide d’apprendre le karaté auprès d’un vieux jardinier, maître en arts martiaux.

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Avildsen signe les deux suites dans les années 1980 dont le troisième volet n’a pas rencontré le succès de ses prédécesseurs. Il s’est ainsi construit au fil des années une réputation de réalisateur souvent tourné vers les losers et les rebelles qui deviennent des gagnants. Sa filmographie inclut W.W. and the Dixie Dancekings (1975) avec Burt Reynolds, La Formule (1980) avec George C. Scott et Marlon Brando, Les Voisins (1981) avec John Belushi dans son ultime rôle avant sa mort, Lean on Me (1989), qui a lancé la carrière de Morgan Freeman, 8 secondes (1994), dans lequel Luke Perry incarne le champion de rodéo Lane Frost, ou encore Inferno (1999), avec Jean-Claude Van Damme.

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Dernièrement, il était en phase de pré-production pour le drame Nate & Al, au sein duquel on devait retrouver Richard Dreyfuss, Josh Peck et Martin Landau.

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En 2016, Derek Wayne Johnson a produit et réalisé un documentaire sur le réalisateur, John G. Avildsen : King of the underdogs, qui offre des interviews de Sylvester Stallone, Ralph Macchio, Martin Scorsese, Jerry Weintraub et Burt Reynolds. Ce film accompagne le livre, The Films of John G. Avildsen: Rocky, The Karate Kid, and Other Underdogs, co-écrit par Larry Powell et Tom Garrett, paru en 2013.

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Outre le succès majeur de deux oeuvres légendaires et populaires, on peut ajouter que son travail a touché bien au-delà des États-Unis.

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Cyril Perraudat

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Victoire de Rocky aux Oscars

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Trailer Rocky

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Traier Karate Kid

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Trailer Save the Tiger

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Trailer Lean on Me

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