Synopsis : Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…

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Star Wars Les Derniers Jedi - affiche

Star Wars Les Derniers Jedi – affiche

D’une puissance narrative, visuelle et émotionnelle, Les Derniers Jedi rejoint les meilleurs épisodes de la saga, non loin de L’Empire contre-attaque. La force de ce huitième volet réalisé par Rian Johnson, derrière le thriller de science-fiction Looper (2012) et en charge d’une prochaine trilogie Star Wars, parvient à étendre l’aventure de cette galaxie lointaine, très lointaine, tout en se démarquant de son prédécesseur. JJ Abrams avait la lourde tache essentielle de faire renaître cette saga intergalactique emblématique. L’enjeu de cet épisode, qui part pourtant dans plusieurs directions différentes, est d’approfondir la mythologie à travers ses propres préceptes sur la religion Jedi, la Force, le Côté Obscur et le contrôle de l’esprit. Les Derniers Jedi refaçonne ainsi ses héros, questionne ses fondamentaux, son identité, son avenir, confronte plus intensément les deux grandes puissances opposées et donne plus d’énergie à ses nouveaux personnages introduits dans Le Réveil de la Force. Le poids des anciens s’impose ici. Car outre Johnson, on sent la difficulté de LucasFilm et de Disney de se séparer, s’affranchir, voire s’arracher, de l’univers mythique créé par George Lucas. « Il faut laisser mourir le passé », tels sont les mots de Kylo Ren (Adam Driver) à Rey (Daisy Ridley). Des mots qui deviennent le fil rouge de ce chapitre de 2h30, le plus long de toute la saga. Ben Solo (fils de Han et Leia), passé du Côté Obscur entre l’épisode VI et VII, désire abandonner son héritage, ses modèles et légendes, qui pèsent comme un lourd fardeau. Dark Vador en tête. Ce que le Suprême Leader Snoke (Andy Serkis) n’hésite d’ailleurs pas à pointer, ordonnant à son apprenti, dont la loyauté est remise en question, d’enlever son casque ridicule qui ne sert à rien.

 

Daisy Ridley - Star Wars Les Derniers Jedi

Daisy Ridley – Star Wars Les Derniers Jedi

 

De Rey à Luke (Mark Hamill), caché et réfugié sur l’île Ahch-To (Premier Temple Jedi mais aussi lieu des Porgs), ou de Rey à Kylo, communiquant spirituellement, tous ces questionnements idéologiques s’engagent sur des chemins philosophiques passionnants. Des arcs narratifs qui servent habilement les événements à venir dans l’Épisode IX de JJ Abrams. Si le temps peut se faire long parfois, parasité par trop sous-intrigues, ces scories restent mineurs face à la portée épique des combats spatiaux, aériens et au sol. Ces luttes entre l’Alliance Rebelle et le Premier Ordre parviennent à s’extraire de celles de l’Empire de la trilogie originale. La vitesse lumière a ici une vraie place, rarement mise en valeur. Johnson laisse cependant le Premier Ordre, dirigé par le Général Hux (Brendan Gleeson), prendre largement emprise sur la flotte de la Résistance. Visuellement, le cinéaste, seul crédité au scénario, respecte la tradition et rend hommage aux épisodes IV, V, VI, là où se perdait la prélogie dans une overdose d’effets numériques, de fastes et de seconds couteaux inutiles. Il s’intéresse vraiment à tous ses personnages et leurs morts ont un impact certain sur nous.

 

Adam Driver - Star Wars Les Derniers Jedi

Adam Driver – Star Wars Les Derniers Jedi

 

L’émotionnel devient culminant avec l’apparition de feue Carrie Fisher, à qui le film est dédié. De notre Altesse Royale iconique à la Générale de l’Alliance Rebelle depuis Le Réveil de la Force, son personnage bouleverse, dégageant toute la mélancolie d’un monde qu’elle a jadis perdu et qu’elle perd à nouveau, confronté à un fils bel et bien disparu. La place des femmes est d’ailleurs ici d’importance, elles sont leaders de la Résistance (Laura Dern), mais aussi pilotes, lieutenants (Billie Lourd, fille de Fisher) et ingénieurs (Kelly Marie Tran). Jamais aucun autre épisode Star Wars n’avait laissé autant de place à la gent féminine. Et la question de l’identité de Rey en est le coeur du récit lorsqu’elle retrouve Luke pour le convaincre de retourner au combat et rejoindre la rébellion. La séquence onirique où elle se voit dupliquer est pleine de symbolisme.

 

Si l’ancien Stormtrooper affranchi, Finn (John Boyega), a un développement narratif sans doute moins intense que dans le précédent volet, le pilote impétueux Poe Dameron (Oscar Isaac) prend davantage d’ampleur. Rian Johnson orchestre à merveille l’ensemble – décors, costumes, effets spéciaux, partition musicale-, sublimé par une superbe palette de couleurs noir, blanc et rouge. L’humour se révèle parfois superflu, mais ce drame familial intergénérationnel brise enfin le moule pour proposer quelques révélations intéressantes, qui nous entraînent ailleurs. Il fixe aussi ses héros dans un monde qui évoque en creux la société contemporaine (le business des vente d’armes et d’avions, le hacker qui craque les codes). Il y a toujours des créatures adorables et des étincelles de romance. Et à l’instar de son prédécesseur, le film ramène encore des personnages aimés. Mais dans toutes les relations entre Luke et Rey, Finn et Rose, Poe et Leia, ce sont surtout les interactions entre Rey et Kylo Ren qui régissent cet épisode, bien paré pour des luttes intestines sempiternelles entre le Côté obscur et la Lumière.

 

 

 

  • STAR WARS ÉPISODE VIII – LES DERNIERS JEDI (Star Wars: The Last Jedi)
  • Sortie salles : 13 décembre 2017
  • Réalisation : Rian Johnson
  • Avec : Daisy Ridley, John Boyeg, Oscar Isaac, Adam Driver, Mark Hamill, Carrie Fisher, Joonas Suotamo, Gwendoline Christie, Andy Serkis, Domhnall Gleeson, Lupita Nyong’o, Anthony Daniels, Jimmy Vee, Tim Rose, Benicio del Toro, Laura Dern, Kelly Marie, Billie Lourd, Veronica Ngo, Justin Theroux, Warwick Davis, Joseph Gordon-Levitt, Tom Hardy (caméo), Gary Barlow (caméo), Gareth Edwards (caméo)
  • Scénario : Rian Johnson, d’après l’univers et les personnages créés par George Lucas
  • Photographie : Steve Yedlin
  • Production : Kathleen Kennedy, Ram Bergman
  • Montage : Bob Ducsay
  • Décors : Rick Heinrichs
  • Costumes : Michael Kaplan
  • Musique : John Williams
  • Distribution : The Walt Disney Company France
  • Durée : 2h32

 

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