Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

 

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Houba Houba Hop Hop Houba Houba Hip Hip ! Alain Chabat marque son retour derrière la caméra huit ans après RRRrrr !!! et signe un quatrième long-métrage où il s’attaque à un autre monument de la bande dessinée franco-belge après l’adaptation Astérix et Obélix : mission Cléopâtre. Ce projet de longue date met en vedette le célèbre marsupial créé par Franquin en 1951 dans la lignée de Spirou. Le pitch suit le reporter Dan Geraldo (le génial Alain Chabat, égale à lui-même), à la recherche d’un scoop, contraint de se rendre en Palombie pour relancer sa carrière et retrouve là-bas le guide Pablito (Jamel Debbouze, qui reste ici dans le cadre du rôle). Embarqués tous les deux dans l’aventure, ils vont découvrir un animal mythique détenant le secret de la jeunesse éternelle et croiser en chemin un Général adorateur de Céline Dion (Lambert Wilson), un Botaniste retraité et savant fou (Fred Testot complètement survolté) et un Caporal braconnier (Patrick Timsit). Si l’engouement du film fluctue pendant toute la durée du métrage, en partie lié à un scénario granguignolesque, saturé d’un trop plein de répliques et de blagues potaches éculées, Sur la piste du Marsupilami reste un agréable divertissement familial et parvient dans l’ensemble à générer une certaine émotion et même à atteindre une certaine grâce avec les apparitions de ce magnifique animal imaginaire. Les mérites en reviennent principalement à la manière dont Chabat – en véritable passionné de la BD et du Neuvième Art – le filme au plus près et avec fascination, auquel s’ajoute le travail formidable de BUF et des Versaillais sur les effets spéciaux car l’intéraction avec les personnages humains fonctionnent très bien.

 

La conception superbe de ce mammifère ovipare jaune avec des taches noires possédant une queue-ressort de 8 mètres et qui se nourrit de piranhas, est tout aussi réussie au travers de ses expressions, ses sentiments, son intelligence, sa force et sa rapidité. Le film devrait sans grand mal booster les ventes des peluches. Le reste de la faune exotique est aussi magnifiquement portée à l’écran dans des tons toujours colorés qui contrastent avec les vues aériennes de la forêt tropicale, tournées au Mexique et à Bornéo (Malaisie). Par ces décors naturels, Sur la piste du Marsupilami a un autre mérite puisqu’il est le premier film européen a être projeté dans les salles IMAX en France, généralement dédiées à des films américains de science-fiction ou de thriller d’action à grand spectacle (lire nos interviews à cette occasion avec le directeur du Gaumont Disney Village et le directeur distribution et film marketing chez IMAX). Cependant, si les images panoramiques de l’animal et de la jungle sont sublimées par l’effet IMAX, tout l’aspect burlesque ne sert à rien et freine souvent l’élan et la dimension mythique, même si l’esprit des Nuls plane au-dessus du film. C’est le désavantage de ce récit à deux vitesses qui pêche par manque de rythme et de profondeur avec des personnages trop décalés. Dommage car en parallèle Chabat intègre des thèmes de fond en adéquation avec l’esprit Franquin et la mythologie de cette créature indomptable et sauvage, en faisant écho à l’écologie et à la biodiversité tout en dénonçant le braconnage. Par ailleurs, on reste perplexe quant à l’intérêt de certaines scènes de danse, mais force est de constater que celle de Lambert Wilson met en avant sa maîtrise du déhanché sur I’m Alive de Céline Dion. A l’arrivée, Sur la piste du Marsupilami, rythmé par la bande originale de Bruno Coulais, offre quelques surprises, transmet malgré tout une bonne dose d’évasion et de bonne humeur et possède la qualité première – non-négligeable – de parvenir à faire rire de bon coeur les enfants, le véritable coeur de cible…

 

 

 

 

SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI d’Alain Chabat en salles le 4 avril avec Alain Chabat, Jamel Debbouze, Fred Testot, Lambert Wilson, Patrick Timsit, Géraldine Nakache, Jacques Weber. Scénario : Alain Chabat et Jeremy Doner d’après l’oeuvre d’André Franquin. Producteur : Alain Chabat, Christine Rouxel. Directeur de la Photographie : Laurent Dailland. Montage : Marilyn Monthieux. Compositeur : Bruno Coulais. Décors : Olivier Raoux. Superviseur des Effets Spéciaux : Olivier Cauwet. Costumes : Olivier Bériot. Distribution : Pathé Distribution. Durée : 1h45.

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