C’est ce dimanche 24 mai, à partir de 18h50, que sera dévoilé le Palmarès du Jury de ce 68e Festival de Cannes. À quelques heures de la cérémonie de clôture, les pronostics vont bon train… et ceux de la rédaction de CineChronicle aussi.
D’après les tendances observées, ici et là, dans la presse critique française et internationale, la Palme d’Or ne devrait pas échapper à l’un des deux films italiens de la Sélection. Deux œuvres qui proposent une réflexion sur la mort et la vieillesse, à savoir MIA MADRE de Nanni Moretti (notre critique) et YOUTH de Paolo Sorrentino (notre critique), malgré des avis divergents pour ce dernier.
Après la récompense suprême, d’autres œuvres apparaissent comme incontournables pour le Grand Prix, Prix de la mise en scène et Prix du Jury. The Assassin de Hou Hsiao Hsien, diversement apprécié et Palme d’or pour une partie de la presse française, à tout pour décrocher le Grand Prix. Des œuvres, Le Fils de Saul de Laszlo Nemes, DHEEPAN de Jacques Audiard (notre critique), sans oublier un outsider, MOUNTAINS MAY DEPART de Jia Zhang-Ke (notre critique), peuvent postuler à l’une des autres récompenses.
Deux films tiennent la corde pour le Prix du scénario. SICARIO de Denis Villeneuve (notre critique), a deux atouts. La photo est signée Roger Deakins, le directeur de la photographie de Joel et Ethan Coen, et, au générique, Josh Brolin est l’un de leurs acteurs fétiches. Un avantage qui pourrait aussi être un handicap. Dans ce cas, on voit bien les frères lui préférer le scénario extravagant de THE LOBSTER de Yorgos Lanthimos (notre critique).
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Quant au Prix d’interprétation féminine, il pourrait revenir à Margherita Buy pour son interprétation émouvante d’une réalisatrice en crise face à la mort annoncée de sa mère. Mais le duo de Carol de Todd Haynes, avec Cate Blanchett et Rooney Mara pourrait avoir ses chances pour un Prix ex aequo.
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Enfin, pour le Prix d’interprétation masculine, Vincent Lindon pour son personnage de Thierry dans LA LOI DU MARCHÉ de Stéphane Brizé (notre critique), a longtemps tenu la corde. Cependant, depuis sa présentation, les prestations de Michael Caine dans Youth de Paolo Sorrentino, puis de Tim Roth, dans CHRONIC de Michel Franco (notre critique), et de Michael Fassbender dans MACBETH de Justin Kurzel (notre critique) présentés hier et ce matin, pourraient avoir changé la donne.
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Maintenant, bien des surprises sont envisageables, surtout lorsque la Sélection de la compétition est d’une qualité moyenne comme celle de cette année. Et puis, il ne faut perdre de vue que les favoris des festivaliers et des critiques ne sont pas toujours ceux du jury dont les choix sont aussi le fruit d’un compromis.
Voici les pronostics de la rédaction de CineChronicle pour le palmarès de cette 68e édition…
PALMARÈS DE CINECHRONICLE
Philippe Descottes
- Palme d’or : Youth de Paolo Sorrentino
- Grand Prix : The Assassin de Hou Hsiao Hsien
- Prix de la mise en scène : Le Fils de Saul de Laszlo Nemes
- Prix du Jury : Mia Madre de Nanni Moretti
- Prix du scénario : Sicario de Denis Villeneuve
- Prix d’interprétation féminine : Margherita Buy dans Mia Madre
- Prix d’interprétation masculine : Vincent Lindon dans La Loi du Marché
- Caméra d’or : La Tierra y la Sombra du Colombien de César Acevedo
Guillaume Ménard
- Palme d’or : Mountains may Depart de Jia Zhang-ke
- Grand Prix : Mia Madre de Nanni Moretti
- Prix du Jury : Youth de Paolo Sorrentino
- Prix d’interprétation masculine : Harvey Keitel et Michael Caine (ex-aequo) dans Youth
- Prix d’interprétation féminine : Cate Blanchett dans Carol
- Prix de la mise en scène : Sicario de Denis Villeneuve
- Prix du scénario : The Lobster de Yorgos Lanthimos
- Caméra d’or : Le Fils de Saul de Laszlo Nemes
Nathalie Dassa
- Palme d’or : Youth de Paolo Sorrentino
- Grand Prix : Mia Madre de Nanni Moretti
- Prix du Jury : Le Fils de Saul de Laszlo Nemes
- Prix d’interprétation masculine : Vincent Lindon dans La Loi du Marché
- Prix d’interprétation féminine : Kalieaswari Srinivasan dans Dheepan
- Prix de la mise en scène : Sicario de Denis Villeneuve
- Prix du scénario : The Lobster de Yorgos Lanthimos
- Camera d’or : Le Fils de Saul de Laszlo Nemes