Netflix jeunesse

Netflix jeunesse – Photo Phonandroid

Tour d’horizon du meilleur du catalogue jeunesse de la plateforme. Nos propositions pour toute la famille pour tromper l’ennui du confinement.

 

 

Deux courts-métrages à découvrir

 

Démarrons, pour les plus pressés, sur deux petits films confidentiels diffusés par le géant du streaming. Silent de Moonboot Studios, un hommage sympathique de 2 minutes aux métiers du cinéma et aux films muets mené par un personnage aux traits de Buster Keaton. Plus dense, Sitara Let Girls Dream est un court de la Pakistanaise Sharmeen Obaid-Chinoy, qui raconte l’histoire de Pari, une jeune fille du pays d’Asie du Sud rêvant d’échapper à sa condition pour devenir aviatrice et volet de ses propres ailes.

 

 

 

 

Des séries enthousiasmantes

 

Carmen Sandiego

Voler, c’est mal. Ce qui n’empêche pas la cambrioleuse de pointe Carmen Sandiego d’être l’héroïne d’une franchise d’œuvres ludo-éducatives depuis les années 1980. D’abord personnage de jeux-vidéo, invitant les joueurs à se lancer sur sa piste après avoir égrainé des indices dans différents pays du monde, la « Femme en rouge » est devenue la star de sa propre série d’animation FOX, Mais où se cache Carmen Sandiego ? entre 1994 et 1999. Plus ludique – et bienséant -, accessible aux tout petits comme aux plus grands, le reboot de Duane Capizzi pour Netflix revisite l’histoire, en fouillant le passé trouble de la voleuse hispano-américaine, doublée par Gina Rodriguez (Jane The Virgin). Brillamment animée, Carmen Sandiego accueille également Finn Wolfhard de Stranger Things, qui prête sa voix au jeune Player, nouvel acolyte de Carmen.

 

 

 

Comment élever un super-héros

Quel petit garçon n’a jamais rêvé de se découvrir des pouvoirs ? Avec Comment élever un super-héros, la réalisatrice Carol Barbee signe une émouvante série Netflix autour de ce concept. Dion (Ja’Siah Young, à l’irrésistible bouille) est un petit bonhomme qui vit seul avec sa mère (Alisha Wainwright), Nicole Warren, son père Mark (Michael B. Jordan) étant décédé. Tout bascule lorsque l’enfant révèle ses incroyables dons. Une histoire fantastique mâtinée de tendresse, centrée sur une relation mère-fils, où les rapports sont complexifiés par les capacités extraordinaires du petit Dion, que sa mère est censée protéger, et non l’inverse. La saison 2 est attendue sous peu.

 

 

 

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

« Walk away… », mieux vaut braver les paroles du générique pour au contraire s’attarder sur cette série qui vaut largement le détour. Développé par Daniel Handler et Barry Sonnenfeld, le programme est l’adaptation de la série littéraire éponyme de Lemony Sniket, un nom qui jalonne trois saisons portées par le magistral Neil Patrick Harris dans la peau -et les costumes – du vil comte Olaf. La fiction reprend l’histoire et le style subversif de l’œuvre, où l’auteur commente sa propre trame au beau milieu des péripéties de Violet (Malina Weissman), Klaus (Louis Hynes) et Prunille Baudelaire, trois enfants ayant perdu leurs riches parents dans un mystérieux incendie. Dans un univers fantasque, sorte de croisement entre l’onirisme débridé de Wes Anderson et l’ironie noire steampunk de Tim Burton, la série retranscrit la malchance pathétique qui plane sur les héros, tenus en échec par la bêtise crasse des adultes qui les entourent. Un concert de gags et de performances mené par Patrick Harris, et un joli casting où l’on retrouve Catherine O’Hara, K. Todd Freeman (The Dark Knight), Cobie Smulders (Avengers, How I Met Your Mother), ou encore Morena Baccarin (Gotham). Une série d’aventures aussi pathétiques qu’hilarantes, à partager seuls ou en famille.

 

 

 

Des longs-métrages intéressants

 

Le garçon qui dompta le vent 

Quasiment passé inaperçu à sa sortie sur Netflix en mars 2019, le beau drame et premier film de l’acteur Chiwetel Ejiofor (12 Years a Slave) a été présenté au Festival de Sundance en 2019. Il raconte l’idée ingénieuse de William Kamkwamba, un enfant malawite de 13 ans, qui utilise le vélo de son père (joué par Ejiofor) pour fabriquer une éolienne afin de sauver son village de la famine. Un thème en apparence rude qui siérait davantage au genre documentaire, traité avec une sensibilité simple et accessible, qui n’en est pas moins forte et riche. Un bon moyen d’étoffer en douceur la cinéphilie de chacun et pouvoir plus tard aller vers des cinémas étrangers qui élargissent l’horizon proposé par Hollywood et les films occidentaux de premier plan.

 

 

Chair de poule, le film

Avant son très bon Detective Pikachu, et à place de Tim Burton qui tenait au projet, Rob Letterman a revisité en 2015 la collection de livres horrifiques pour enfants et adolescents de R.L. Stine, Chair de poule. Pour l’occasion, c’est le trublion Jack Black qui campe l’auteur, dans une intrigue qui donne vie aux monstres des histoires qui ont donné des frissons à plus d’un jeune spectateur dans l’adaptation télévisée des années 1990. Ici, l’abominable homme des neiges et le pantin Slappy peuplent cette aventure fantastique, rejoints par de nombreuses autres créatures. Mélange d’humour et d’action, Chair de poule constitue une entrée facile et attrayante dans l’univers littéraire de Stine, et plus tard, le cinéma d’horreur.

 

 

 

Sur la piste du Marsupilami

En 2012, Alain Chabat signait une comédie complète adaptée de la célèbre BD belge d’André Franquin. Le film donne vie à l’animal phare des livres, le Marsupilami, une bestiole jaune tachetée à la queue ressort, évoluant dans la jungle tropicale de Palombie. Un terrain idéal pour une production franco-belge portée par Chabat en reporter traquant la chance de sa carrière, et son complice Jamel Debouzze dans la peau du guide Pablito Camaron. L’apparence de la créature fictive, plus mignonne que gaguesque, ravira jusqu’aux plus petits. À retrouver dès à présent sur Netflix.

 

 

 

Les chefs-d’œuvre du studio Ghibli

 

Mon voisin Totoro, Le Conte de la Princesse Kaguya, Kiki la petite sorcière, Porco Rosso, Le Château dans le ciel, Arrietty ou encore Nausicaa, les vingt-et-un dessins animés du studio japonais seront disponibles au complet sur plateforme le 1er avril, et couvrent une large palette de genres, mêlant drame, poésie et comédie, dans des histoires imprégnées de culture nippone. Des opus à l’imaginaire foisonnant, qui gardent néanmoins les pieds sur terre en s’adressant autant aux adultes qu’aux enfants. La dernière salve de films à venir début avril comprend : PompokoSi tu tends l’oreille, Le château ambulantPonyo sur la falaiseLa colline aux coquelicotsLe vent se lève, et Souvenirs de Marnie. Faites-vous plaisir avec ces valeurs sûres du cinéma d’animation japonais.

 

Les perles

 

Ernest et Célestine

Comment aborder le catalogue jeunesse de Netflix sans citer l’un des plus jolis films qu’il renferme. Ernest et Célestine, la pépite franco-belgo-luxembourgeoise de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier a été nommée aux Oscars et récompensée du César du Meilleur film d’animation en 2013. Elle raconte l’histoire d’une amitié interdite entre Ernest (Lambert Wilson), un ours bourru, et Célestine (Pauline Brunner), une petite souris orpheline. Le scénario de Daniel Pennac (Au Bonheur des ogres) transpose les notions de tolérance et de résistance au cœur d’une société discriminante, dans ce conte adapté de l’œuvre de l’auteure-illustratrice Gabrielle Vincent. Un tendre bijou graphique, mis en musique par Vincent Courtois, auquel la grande Lauren Bacall prête sa voix. À faire découvrir d’urgence.

 

 

 

Rango

Si vous avez manqué cette belle production, oscarisée après sa sortie en 2011, le confinement est l’occasion de vous rattraper. Conçue comme une parodie de western, la comédie suit les déboires de Rango, un caméléon éjecté de son bocal en plein désert qui échoue dans la petite de ville de Poussière, sévèrement rationnée en eau. Difficile de ne pas fondre comme une glace au soleil devant la réunion du trio de Pirates des Caraïbes : Verbinski à la barre, Johnny Depp prêtant son inimitable timbre et son grain de folie à l’antihéros, et Hans Zimmer à la musique, qui reprend les airs des classiques du genre, dont ceux d’Ennio Morricone. Rango empreinte à l’incontournable Trilogie du dollar de Sergio Leone et autres westerns spaghetti. Une réflexion autour de la vie en communauté, de l’altruisme et de la préservation de ressources vitales telles que l’eau. Idéal par les temps qui courent.

 

 

 

Charlie et la Chocolaterie

C’est l’un des seuls opus de Tim Burton à figurer sur Netflix, et comme la plupart des films du cinéaste, la seconde adaptation du roman jeunesse de Roald Dahl est un pur concentré de fantaisie et de satire sociale gentiment caustique. Mené par un Johnny Depp grandiose, le long-métrage sorti en 2005 est un voyage fantasque dans l’univers bariolé et gourmand de Wonka, porté par les thèmes enchanteurs de Danny Elfman. Avec malice, Burton y explore les rouages d’une industrie qui vend du rêve en barres, et se paie à nouveau l’idiotie du consumérisme américain, autant que les méfaits du pragmatisme sur le développement personnel. Un incontournable à déguster en famille, et un excellent tremplin vers les futures adaptations de Taika Waititi à venir sur la plateforme. 

 

 

 

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Joli spectacle en motion capture, le Tintin de Steven Spielberg fait honneur à la célèbre BD de Hergé. Le film primé aux Golden Globes en 2012 est une véritable débauche d’effets visuels réussis, en partie conçus par le studio néo-zélandais de Peter Jackson (Le Seigneur des anneaux) – premier essai d’une telle envergure – et une formidable épopée animée par la musique du maître John Williams (Star Wars). Une équipe prestigieuse complétée par un casting savamment composé. Idéal pour aborder l’univers du jeune reporter à la houpette blonde (Jamie Bell) et son acolyte le Capitaine Haddock (Andy Serkis).

 

 

 

Les pépites DreamWorks

 

Parmi l’un des seuls films d’animation DreamWorks de la plateforme, Turbo, le petit escargot rêvant d’être un bolide de course, a beau être un opus faible du studio comparé aux Madagascar, Shrek, et Dragons, il n’en est pas moins plein de charme et divertissant. Dans la série des irrésistibles duos, Les Rebelles de la forêt, qui met en scène l’amitié bancale d’un ours et d’un jeune cerf rejeté sur fond d’écologie, vaut également le détour. Les belles pépites 2D La Route d’Eldorado et Spirit, l’étalon des plaines, sont également proposés. Des longs-métrages pour petits et grands à voir et à revoir.

 

Et quelques classiques

 

Impossible de laisser vos enfants grandir sans goûter aux grands films fantastiques des années 80-90 qui ont émerveillé tant de petites rétines. Si ce n’est pas déjà fait, profitez du confinement pour leur faire découvrir ces madeleines de Proust et faire une cure de nostalgie. Netflix dispose de quelques bons opus du genre, dont Jumanji de Joe Johnston qui reste la meilleure adaptation cinéma du roman de Chris Van Allsburg, avec Robin Williams. Et pour vous préparer au retour de la franchise sur grand écran, le déjanté Ghosbusters d’Ivan Reitman, son deuxième volet et le reboot féminin de Paul Feig feront tout autant l’affaire. Notez que le précurseur Les Goonies de Richard Donner, écrit à deux mains par Steven Spielberg et Chris Columbus, est également disponible. Du bon cinéma pour les après-midis de latence en famille.

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Source: CBO Box office

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