Wednesday, May 30, 2012
 
 

Brain Wash lance sa première soirée de projections de courts à Paris

Posted by nathalie dassa On juin - 30 - 2011 Commentaires fermés

 

Après Londres, Manchester, Birmingham, Berlin et New York, le collectif international friand de cinéma inaugure sa première édition française le 5 juillet à Paris pour présenter les courts-métrages les plus innovants du moment.

 


Bloquez vos agendas ! Les soirées Brain Wash, lancées depuis 2009 par Liam Achaibou, Ryan Vernava et Amy Hepton dans le Nord de Londres, continuent de s’exporter et investissent le 5 juillet dès 20h30 la Péniche Cinéma située sur le Canal de l’Ourcq, en partenariat avec VICE magazine, pour une soirée – gratuite et ouverte à tous – riche projections de courts-métrages, dont les meilleurs seront élus par le public !

 

Voici le communiqué :

 

Brain Wash est un réseau international d’amateurs de cinéma qui organisent des festivals à Londres, Manchester, Birmingham, Berlin et New York afin de présenter les courts-métrages les plus innovants, stimulants et intéressants du moment.

 

A la suite d’une projection exclusive des courts-métrages nominés aux Oscars 2011 et le lancement de la société de production Brain Wash Productions, le jeune collectif est fier d’annoncer l’arrivée de BRAIN WASH PARIS dans la capitale française cet été. Préparez-vous au meilleur de la production cinématographique indépendante, avec des animations, des clips et des fictions provenant du monde entier.

 

L’année 2011 est celle du court-métrage. De la collaboration entre Spike Jonze et Arcade Fire à la sensation web Pixels de Patrick Jean, l’essor de cet art innovant et souvent audacieux, intéresse et inspire un nouveau public virtuel et réel.

 

Brain Wash cherche à réunir cinéastes affamés, cinéphiles et n’importe qui d’autre en quête d’une expérience cinématographique unique. En tant que véritable centre de discussion culturelle et critique, c’est une alternative au cinéma mainstream, qui encourage l’utilisation du cerveau. Brain Wash s’intéresse tout particulièrement au travail de jeunes cinéastes, qu’il aide à promouvoir.

 

Plus d’infos : Brain Wash le site / Facebook Evénement Paris / Facebook Brain Wash

 

 

Et en exclusivité, voici CONTRE, tout contre du réalisateur belge Yoann Stehr, l’un des courts-métrages qui sera projeté lors de la soirée du 5 juillet.

 

Synopsis : Il n’y a qu’une seule chose dont on ne peut pas se passer dans la vie… la solitude.

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Le Chat du Rabbin et Pixels primés à Annecy

Posted by GGJ On juin - 13 - 2011 Commentaires fermés

Le palmarès de la 35e édition du Festival International du Film d’Animation, qui s’est déroulée à Annecy du 6 au 11 juin 2011, a mis à l’honneur les talents français avec Le ‘Chat du Rabbin’ dans la catégorie long métrage et ‘Pixels’ dans la catégorie court métrage.

 

 

La sélection officielle comprenait 223 films dont 10 longs, 43 courts, 59 films de fin d’études et 71 films de télévision. Le jury était composé d’Aleksandra Korejwo (réalisatrice polonaise), Regina Pessoa (réalisatrice portugaise), PES (réalisateur américain), Yoshihiro Shimizu (producteur japonais), Mathias Malzieu (réalisateur français) et Marc Du Pontavice (producteur français). C’est une fréquentation de 7.000 personnes venues de 70 pays différents qui a salué l’édition 2011 de ce festival, au cours de laquelle a été présentée en exclusivité la bande annonce du film en 3D du célèbre personnage de dessin animé japonais Albator – le corsaire de l’espace, de Toei Animation. Des avant-premières mondiales ont également été projetées telles que les courts métrages inédits tels La Luna (Pixar), The Ballad of Nessie (Disney) ou encore Coyote Falls et Rabid Rider (Warner).

 

 

Catégorie Long-métrage

C’est Le Chat du Rabbin, premier film d’animation en 3D de Joann Sfar et Antoine Delesvauxsur les écrans français depuis le 1er juin – qui a remporté le Cristal du Long Métrage (voir notre critique) et succède ainsi au Fantastic Mr Fox de Wes Anderson. Décidément rien ne semble résister au dessinateur/scénariste et réalisateur français qui a obtenu également cette année le César du meilleur premier film pour Gainsbourg (vie héroïque). Mais Joann Sfar ne se repose pas sur ses lauriers car il a déjà en préparation deux projets : un film live Lumières de la France, adapté de la trilogie du même nom (voir notre article) et l’adaptation en animation du premier tome de sa série BD édité en 1999, Petit Vampire va à l’école, dont la sortie est envisagée fin 2013 (voir notre article).

Le second film à être récompensé dans cette catégorie est Colourful du japonais Keiici Hara, salué par la Mention Spéciale et le Prix du Public. L’histoire, qui explore les mystères de la réincarnation et de la vie, sera distribuée en France en janvier 2012 (voir site officiel). Le prix FNAC du Long Métrage a été attribué à Chico & Rita, le film espagnol musical et de romance de Fernando Trueba et Javier Mariscal. L’histoire d’amour entre un jeune pianiste talentueux et une belle chanteuse de cabaret dans le Cuba des années 50, sortira en France le 6 juillet 2011.
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Catégorie Court-métrage

Le film français de science-fiction Pixels de Patrick Jean, dont le sujet est l’invasion de New York par des créatures numériques, a été gratifié du Cristal du Court Métrage. Le film a fait son chemin depuis longtemps sur la toile. Le graffeur et vidéaste italien Blu a reçu le Prix Spécial du Jury pour Big Bang Boom, qui évoque dans une histoire courte l’évolution et ses éventuelles conséquences. Le prix Jean-Luc Xiberras (du nom du maître d’œuvre du Festival d’Annecy) de la première œuvre, a été attribué à Switez, la cité perdue du polonais Kamil Polak, qui a su combiner la technologie de pointe en 3D et la peinture à l’huile à la main. L’histoire est celle d’un voyageur qui, poussé par des forces mystérieuses, découvre une ville fantôme au bord d’un lac perdu.
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Catégorie Télévision

Le Cristal pour une production télévisée est décerné au britannique The Amazing World of Gumball « The Quest » de Mic Graves et Ben Bocquelet. Cette création, qui raconte comment Gumball et Darwin, désireux d’aider Anais à reprendre sa poupée à Tina le tyrannosaure, se lancent avec elle dans une audacieuse tentative de sauvetage à la lumière de la lune, est destinée à un public de 6 à 8 ans.

 

Enfin les prix du Meilleur Film et du Jury Junior de fin d’études sont revenus à Plato de Léonard Cohen. L’apprenti Père Noël de Luc Vinciquerra, destiné au très jeune public à partir de 3 ans, emporte le Prix Unicef pour son humanisme. Les acteurs Line Renaud, Julie Gayet, Isabelle Mergault, Lorant Deutsch et Jean-Pierre Marielle prêtent leurs voix aux personnages. Le prix Annecy de la seconde édition du concours YouTube 2011 a été attribué à Sidewalk Scribble de l’australien Peter Lowey.

 


 

Découvrez le palmarès complet sur le site du Festival d’Annecy

 

GGJ

 

 

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Un court-métrage Toy Story diffusé avant Cars 2 (vidéo)

Posted by GGJ On mars - 1 - 2011 Commentaires fermés

VIDÉO : Woody, Buzz, Jessie, Monsieur et Madame Patate, Rex et les autres seront de retour dans ‘Hawaïan Vacation’, un court métrage qui sera diffusé avant la projection de ‘Cars 2’ au mois de juillet.

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EW.com a dévoilé le clip extrait du prochain court métrage Pixar, Hawaïan Vacation marquant le retour de toute l’équipe de Toy Story 3. On retrouve Woody, Buzz, Jessie, Rex et les autres, installés dans la chambre de la petite Bonnie. Dans ce court de moins de six minutes sur un scénario de John Lasseter, Ken veut emmener Barbie dans un voyage romantique à Hawaï, en embarquant clandestinement dans le sac de Bonnie, car il espère qu’ils échangeront enfin leur premier baiser. Malheureusement Ken a échoué, ils n’ont pas quitté la chambre de Bonnie. Devant la grande déception de Ken, chaque jouet va alors faire preuve d’imagination et va utiliser ses aptitudes et ses compétences, pour recréer l’ambiance tropicale de la destination hawaïenne.

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Le site EW a interviewé le réalisateur Gary Rydström (The Lifted), par ailleurs oscarisé 7 fois en tant qu’Opérateur Son pour Il faut sauver le soldat Ryan, Titanic, Jurassic Park, Terminator 2. Il précise que tous les acteurs retrouveront leurs personnages, Tom Hanks (Woody), Tim Allen (Buzz), Don Rickles (Monsieur Patate) et bien sûr Michael Keaton (Ken) et Jodi Benson (Barbie). D’autres films courts sont également en projet et plusieurs histoires sont dans les tuyaux : « Les personnages sont trop cool pour les laisser tomber. Les courts métrages sont un excellent moyen de les garder vivants » ajoute Gary Rydström. En ce qui concerne le film peut-être projeté avant Les Muppets, le cinéaste indique que « rien n’a encore été annoncé à ce sujet ». De même pour l’éventualité d’un Toy Story 4, il commente « Je ne sais pas s’il y a un plan à long terme. Tout le monde a le sentiment que Toy Story 3 était la fin idéale pour cette trilogie, mais ce qu’il peut advenir des films rien n’est pas encore décidé. »

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Teaser Toy Story ‘Hawaïan Vacation’

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Court-métrage ‘Lifted’ de Gary Rydström (2007)

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Par GGJ

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Projections des courts-métrages sélectionnés aux César 2011 au BALZAC à Paris

Posted by nathalie dassa On décembre - 3 - 2010 Commentaires fermés

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La société de Production Autour de Minuit, récompensée par l’Oscar du Meilleur Film d’Animation pour Logorama en 2010, invite le public à (re)découvrir au cinéma le Balzac à Paris, les films (pré)sélectionnés dans la catégorie Meilleur Court-Métrage et dans la catégorie Meilleur Film d’Animation aux César 2011.

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Samedi 4 décembre 2010 de 10h à 13h – Sélection officielle César du Meilleur Court-Métrage (1ère partie)

  1. 8 et des Poussières
  2. C’est plutôt genre Johnny Walker
  3. Chienne d’histoire
  4. Enterrez nos chiens
  5. La République
  6. L’Homme à la Gordini
  7. Logorama

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Samedi 18 décembre 2010 de 10h à 12h - Présélection Courts-Métrages César du Meilleur Film d’Animation

  1. Chienne d’histoire
  2. L’homme à la Gordini
  3. La femme squelette
  4. Logorama
  5. Love Patate
  6. Matières à rêver
  7. Mémoire fossile

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Séances ouvertes à tous / Tarif unique pour chaque séance : 5 €

Cinéma Le Balzac : 1 rue Balzac, Paris 8e
Métro George V ou Etoile

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  3. Création du César de l’Animation
  4. Logorama : les difficultés d’un film d’animation irrévérencieux
  5. Logorama, decryptage avec les créateurs Hervé de Crécy, François Alaux et Ludovic Houplain

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DreamWorks Animation s’empare d’Alma

Posted by nathalie dassa On octobre - 23 - 2010 Commentaires fermés

Le réalisateur espagnol Rodrigo Blaas est en négociation avec DreamWorks Animation pour adapter en format long, son bijou de court-métrage d’animation, primé dans plusieurs festival : ‘Alma’.

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Rodrigo Blaas – animateur chez Pixar – est en pourparlers avec DreamWorks Animation pour réaliser son premier film adapté de son court-métrage Alma, avec la collaboration de Guillermo Del Toro, crédité producteur exécutif.

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Véritable bijou flippant d’animation, Alma raconte l’histoire d’une petite fille qui s’arrête dans une allée enneigée, devant la vitrine d’un magasin où est exposée une poupée qui lui ressemble. Intriguée, elle entre et admire des jouets enchantés et une belle collection de poupées. Elle découvre trop tard que ce magasin diabolique a l’intention de l’ajouter à sa collection permanente.

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Il peut paraître étonnant que Pixar ne se soit pas emparé d’un tel projet dans la mesure où Blaas collabore depuis des années avec les studios (Nemo, UP, Indestructibles, Ratatouille, Cars et sur les courts-métrages Passage Nuageux, Jack-Jack Attack, Saute-Mouton…) et que le film ait été primé dans plusieurs festivals…

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Selon The Hollywood Reporter, le partenariat entre les deux cinéastes permettrait également à Rodrigo Blaas de rejoindre Del Toro, en tant que coréalisateur, sur son premier long-métrage d’animation dans les tuyaux DreamWorks depuis septembre 2010, intitulé Trollhunters. Le film serait basé sur le récit d’un conte de fée contemporain que le père du Labyrinthe de Pan a lui-même écrit mais jamais publié.

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Découvrez ‘Alma’, court-métrage de 5mn30 de l’espagnol Rodrigo Blaas.

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12 courts-métrages en compétition pour les César 2011

Posted by nathalie dassa On octobre - 9 - 2010 Commentaires fermés

Dans son communiqué du 8 octobre, l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma a dévoilé les 12 courts-métrages en lice pour les César 2011.

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L’académie annoncera les cinq films retenus pour le César du Meilleur Court-Métrage lors de la conférence de presse d’annonce des nominations, le vendredi 21 janvier 2011.

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8 et des poussières

Réalisation : Laurent Teyssier / Production : Tita Productions

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C’est plutôt genre Johnny Walker

Réalisation: Olivier Babinet / Production : Ferris & Brockman

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Chienne d’histoire

Réalisation : Serge Avedikian / Production : Sacrebleu Productions

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Enterrez nos chiens

Réalisation : Frédéric Serve / Production : Qualia Films

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La guitare de diamants

Réalisation : Frank Beauvais / Production : Les Films du Bélier

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L’homme à la Gordini

Réalisation : Jean-Christophe Lie / Production : Prima Linéa Productions

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Logorama

Réalisation : François Alaux, Hervé De Crécy, Ludovic Houplain / Production : Autour de Minuit

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Monsieur l’abbé

Réalisation: Blandine Lenoir / Production: Local Films

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Petit Tailleur

Réalisation : Louis Garrel / Production : Mezzanine Films

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La République

Réalisation : Nicolas Pariser / Production : Noodles Production

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Un transport en commun

Réalisation : Dyana Gaye / Production : Andolfi

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Une pute et un poussin

Réalisation : Clément Michel / Production : Sombrero Films

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  3. Logorama, decryptage avec les créateurs Hervé de Crécy, François Alaux et Ludovic Houplain
  4. Logorama, les difficultés d’un film d’animation irrévérencieux expliqué par le producteur Nicolas Schmerkin

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Logorama : les difficultés d’’un film d’’animation irrévérencieux

Posted by nathalie dassa On juin - 4 - 2010 Commentaires fermés

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[Copyright©ND - archive web fev 2010] Les obstacles furent nombreux auprès du CNC et du service juridique de Canal+ pour faire aboutir le projet de Logorama. Rencontre et explication avec le producteur du film, Nicolas Schmerkin chez Autour de Minuit.

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Le producteur Nicolas Schmerkin connaissait déjà le travail des 3 réalisateurs et avait organisé une rétrospective H5 sur leurs clips en 2003. La même année, en parallèle il avait travaillé sur une production similaire : Fast Film. Entièrement fait en origami, ce court de 15 minutes reprend des extraits de films hollywoodiens, allant de Buster Keaton à Indiana Jones. Il s’est chargé du cofinancement et de la distribution à l’international, emmenant déjà le film jusqu’aux Oscars : « lorsqu’ils sont venus me voir pour Logorama, ils avaient déjà développé un début de story-board sur le principe du film choral tel Short Cuts de Robert Altman. Ce film a un potentiel de blockbuster dans le domaine du court-métrage, de par ses références sur les films d’actions et de catastrophes hollywoodiens. Forcément, j’ai dit oui tout de suite. Des projets comme ça, il y en a un tous les dix ans ».

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Ce film irrévérencieux touche le droit des marques et la représentation des grosses compagnies et pour Nicolas Schmerkin, c’était « un coup de poker sur un sujet sensible » : « si le film est réussi et s’il a une bonne carrière, les marques suivront. Il est clair que nous connaissions les risques dès le départ : 3000 procès ! Mais nous avions également des arguments de défense avec le droit à la caricature, qui existe en France. Notre avocat possédait tout un dossier de jurisprudences relatif au détournement/caricature/droit à la parodie, tel Toniglandyl. Mais tout se passe bien ! Les marques ont compris que ce n’était pas mauvais pour elles. Selon certaines études**, à chaque clignement d’œil à l’extérieur, l’individu enregistre à peu près en moyenne deux mille logos sans les voir. Il y a un effet subliminal. Sur le versant politique, Logorama est en quelque sorte un pendant de nos logos : au fil de l’histoire, ils disparaissent et laissent place aux personnages ».

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À l’origine, l’idée était prévue pour un clip de George Harrison. L’histoire, qui se déroulait en Louisiane, montrait la fin de la consommation et la reprise de la nature sur les logos et la végétation. Le projet n’a pas abouti suite au refus catégorique de la production d’intégrer de véritables logos et au décès du musicien. Le déclic du court-métrage a démarré grâce à Nicolas Schmerkin et à la contribution du CNC. L’idée d’un film de deux minutes, avec l’envie de le réaliser en deux mois, a finalement bifurqué vers un mini blockbuster de 17 minutes six ans plus tard…

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Logorama @H5

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Production et distribution à l’international
L’objectif de Nicolas Schmerkin, spécialisé vers ce nouveau mode d’écriture décalé dans l’animation et l’expérimental, est d’être toujours accessible du grand public, afin de rester dans le système de financement classique avec les commissions et de pouvoir ainsi circuler dans les grands Festivals tel Cannes.
Le film, financé en grande partie avec des fonds publics, a obtenu l’aide du CNC, la région IDF, Arcadi, Canal+, la SCAM… Les rendus de comptes s’élèvent à 400 000 euros. En réalité, son coût est plus onéreux compte tenu du travail fourni : « C’est un court-métrage. Les réalisateurs, la production et différents coproducteurs ne sont donc pas rémunérés pendant cinq ans » précise Nicolas Schmerkin ; « rien que le fait de mettre les 3 réalisateurs au smic, le film aurait été impossible à financer. Dans ce budget global il y a un apport important en industrie de 150 000 euros de Mikros Images, en charge de l’animation (machines, salaires de techniciens), H5 et Addict et, à peu près 120 000 euros entre Canal+ et les subventions levées tel le CNC de 40 000 euros ».

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A l’époque, chez Canal+, le projet ne passait pas au service juridique et l’équipe n’avait rien à montrer encore. Nicolas Schmerkin et les réalisateurs sont donc revenus en 2008 avec un extrait du film, pour enfin entrer en coproduction, car il manquait de l’argent. Grâce à Pascale Faure, en charge des programmes courts, et Ara Aprikian, le directeur des programmes, le film a pu finalement aboutir.
Dès sa sortie, Logorama a connu un départ dans les starting-blocks et fait une très belle carrière entre Cannes, Sundance, Clermont-Ferrand et maintenant les Oscars (prix du Meilleur court-métrage d’animation). Pour Nicolas Schmerkin « l’orage est passé » : « Commencer par Cannes était quelque peu stratégique. On jauge, puis on le diffuse sur Canal+, impliquée dans la production et la distribution. On a procédé par étapes. Ce qui facilite aussi, c’est que le court-métrage d’animation est de loin le plus diffusé à l’international comparé à un court-métrage classique. Tous les ans, les salles aux Etats-Unis diffusent un programme avec tous les films nominés aux Oscars. Les distributeurs étrangers veulent le montrer. L’idéal maintenant serait un César de l’animation. Mais l’Académie n’est pas encore dans le créneau pour rallonger la cérémonie, ils ont besoin d’un temps d’antenne pour la publicité ».

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L’animation expliquée au CNC
Nicolas Schmerkin fait partie d’un collectif de producteurs de courts-métrages d’animation depuis 2 ans, dont le but est d’expliquer l’importance de ce genre, sa place et ses différentes techniques aujourd’hui. Le dossier Logorama contenait un traitement de 5/6 pages, une note d’intention, le story-board avec des exemples de logos et un test d’animation de 10 secondes, qui a été le plus parlant au final. De plus il existait tout un chapitre sur la manière d’utiliser l’imagerie numérique. Une seule réunion a eu lieu avec tous les auteurs et Nicolas pour expliquer le concept et le vendre : « notre but était de faire comprendre au CNC qu’il investissait 3 fois moins pour un court d’animation alors que les coûts sont plus élevés que pour un court de fiction, tourné en DV pendant 2 semaines avec quelques personnages. » explique Nicolas Schmerkin « Ce fut tout un travail de pédagogie auprès des membres. L’animation n’est pas que du dessin animé, ni un type tout seul dans sa cave qui travaille. Il existe différents types d’animation (2D, 3D, volume ou stop motion, flash). Le CNC demandait le coût moyen pour une minute d’animation. Difficile de répondre car les paramètres divergent selon le temps de recherche, de création graphique, le degré d’animation et le nombre d’animateurs qui travaillent dessus. Logorama coûte 10 fois plus cher qu’un court en 3D d’une même durée tel Flesh (60 000 euros). Petit à petit, le CNC a augmenté le montant de l’aide, ce qui représente presque le plafond de ce qu’il donne maintenant en moyenne en fiction (120 000 euros). Notons que le plafond s’élève environ à 80 000 euros pour un court-métrage d’animation. Sans compter le délai de 2 ans à respecter. On a reçu un rappel en rouge en septembre 2008 pour rendre le film rapidement sinon on perdait l’aide. Ils m’ont accordé un délai, celui d’une prise de vue réelle, qui prend quand même moins de temps ».

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Test pour le CNC pour expliquer l’idée des logos – @H5

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L’avenir appartient à ceux qui s’animent tôt
Dans les productions d’Autour de Minuit, aucun réalisateur n’est formé dans une école de cinéma. La plupart sortent des Beaux-Arts, de Penninghen, des Arts Déco ou sont des graphistes, des autodidactes… Nicolas Schmerkin précise qu’ils sont dans une notion de graphisme et n’ont donc pas d’idées préconçues sur le champ-contrechamp ou les dialogues. Il peut être ainsi amené à les orienter vers une narration cinématographique : « Obras était très graphique et très abstrait au départ, j’ai poussé le réalisateur à trouver une certaine narration pour mettre un peu de cinéma. Ce film mélange architecture, design, peinture, photo, vidéo, plein de genres, de techniques et de formats différents. Le but est d’essayer de trouver une nouvelle combinaison entre le très artistique et le trop cinématographique ».

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Depuis une dizaine d’années, les studios d’animation se développent dans l’hexagone. De plus en plus de films sont aidés et circulent à l’étranger, des nouveaux talents apparaissent, sans oublier l’engouement d’un public friand en attentes. Nicolas Schmerkin est confiant : « les festivals acceptent de les mélanger dans des sélections normales alors qu’auparavant ces films concouraient dans des compétitions ghettos et off. Aujourd’hui, il y a une émergence d’un nouveau type de cinéma lié à l’imagerie même et à la démocratie des outils. Rares sont les films, tous formats confondus, qui ne recourent aux effets spéciaux ou d’animation. Cela a gagné toutes les strates de l’image. Et maintenant avec Avatar, la barre est encore plus haute. Cela ne peut qu’évoluer dans le bon sens… ».

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** Le Logo de Benoit Heilbrunn

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Logorama : l’ovni français à Hollywood

Posted by nathalie dassa On juin - 4 - 2010 Commentaires fermés

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[Copyright©ND - archive web fev 2010] Primé à la 82ème cérémonie des Oscars, à la Semaine de la Critique au 62ème Festival de Cannes, à Lille, à Cinanima au Portugal, à Clermont-Ferrand… et sélectionné à Sundance, Logorama est une petite révolution. Donner vie à 2500 logos qui se confrontent dans un scénario catastrophe de 17 minutes, sans demander l’avis aux marques, il fallait le faire. Hervé de Crécy, François Alaux et Ludovic Houplain l’ont fait dans leur premier court-métrage d’animation ! Rencontre avec les créateurs.

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Bandeau Logorama

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Au delà de son concept subversif et de ce qu’il symbolise, l’intérêt de Logorama se porte également sur l’émergence de nouveaux talents, venus d’univers autres que le cinéma ou la télévision. Une volonté de créer des histoires se dessine de plus en plus du côté des graphistes/illustrateurs et des dessinateurs de BD (Les beaux gosses de Riad Sattouf, Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar). Ils apportent avec eux une nouvelle façon d’appréhender l’écriture scénaristique.

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Ludovic Houplain, Hervé de Crécy et François Alaux (diplômés ESAG Penninghen) du collectif H5 développent des concepts visuels et des logos pour des publicités et des vidéo-clips. Les plus populaires : The Child d’Alex Gopher, où chaque élément est représenté par sa typo et son mot approprié, et Remind Me de Royksöpp, montrant une femme à Londres à travers des pictos. Tous deux annoncent les prémices de ce qu’est Logorama : un film pop art, acidulé, surfant sur une tendance cinématographique actuelle, le film d’action catastrophe, avec des logos très colorés et où les personnages sont totalement pervertis. Les cinéphiles peuvent reconnaître de nombreux films dont L’Arme Fatale, Die Hard, Batman, Superman, James Bond, Ghostbusters, Invasion Los Angeles

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Aujourd’hui, Hervé de Crécy et François Alaux ont quitté le collectif H5 et développent actuellement un projet de moyen-métrage.

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Le synopsis

Course-poursuite effrénée dans la ville de Los Angeles. Deux flics (Michelin) prennent en chasse un gangster (Ronald McDonald) qui prend en otage deux enfants (Haribo et Big Boy) et menace de leur faire sauter la tête avec sa mitraillette (sigle de la Fraction Armée rouge). Le bain de sang est interrompu par un séisme qui fout la ville par terre, et notamment le zoo, d’où s’échappent le lion de MGM, le crocodile Lacoste, le panda WWF et bien d’autres…

 

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Concept et langage cinématographique

Logorama est avant tout un manifeste revendiquant le droit de raconter une histoire avec des logos. Sans cette audace, ce mini chef d’œuvre n’aurait jamais vu le jour.

 

Ludovic Houplain : C’est surtout un droit de réponse aux marques, car aux États-Unis, chaque logo placé dans un film doit avoir une autorisation préalable et leur placement engendre de nombreuses contraintes. Nous avons fait un film interdit que les américains ne se permettent pas. De cette manière, il devient un ovni à Hollywood. En France, nous avons la liberté d’expression. Et notre but est que ce film soit vu et devienne en quelque sorte « libre de droit ». Qu’il soit sur internet en HD pour tout le monde, je suis ravi.

Hervé de Crécy : Le langage cinématographique faisait partie de notre trame elle-même. On voulait un film iconique et logotypé, une caricature des films américains avec de grosses ficelles. C’est notre principe de diversion des logos. L’histoire décrit la société de consommation et les États-Unis sont l’exemple parfait. Ils ont eux-mêmes établi des règles de base sur la consommation. Los Angeles est une ville linéaire, façonnée par les marques, où il n’existe aucune norme architecturale. Les rues sont comme des grilles que nous avons matérialisées au sol avec Burberry. Par ce biais, nous voulions opposer également l’idée de détruire cette ville, ordonnée et structurée, par un cataclysme où tout va se mélanger. C’est ainsi qu’on peut voir la tête des Chicago bulls sur le corps de Michelin. Hommage à Tintin dans les 7 boules de cristal.

François Alaux : Ce film n’est pas américain, mais la plupart des marques dans le monde sont américaines et on ne peut rien y faire. Le logo français est en pleine décadence et pour compenser avec la culture anglo-saxonne du logo, nous avons pris ceux qui ont une force énorme par leur forme. Logorama, c’est confronter des forces : comment faire fonctionner tous ces logos, qui sont par définition tous concurrents ? Tout était dans la difficulté de ce rendu.

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Un scénario, deux story-boards

En publicité comme sur les clips, leur travail se construit d’abord avec l’image. D’une idée d’un pitch rédigée sur une ou deux pages présentant le concept/l’histoire et la manière dont ils vont la traiter à la réalisation, ils story-boardent ensuite. Ils ont procédé de la même manière avec Logorama.

Ludovic Houplain : Nous avons construit l’histoire en deux étapes. Nous avons réalisé un premier story-board sur l’histoire, puis construit un second qui inclut les logos. On s’est rendu compte qu’il était impossible de travailler directement sur l’objet même dès le début. Partir de l’histoire était nécessaire pour pouvoir évoluer. Dans la première version, Mamie Nova avait le rôle de la mère de Ronald. On s’est aperçu que les deux personnages ont exactement la même coupe de cheveux, la même tête. C’est sa mère par essence ! L’accident de Ronald dans le Diners Club International était déclenché par une embrouille avec sa mère. On avait réuni également de vieux logos dans cette scène. On voyait Mamie Nova dans un transat en train d’écouter Pathé Marconi sur son phonographe, une mama noire (la marque alimentaire Aunt Jemima) et Paul Newman en Newman’s Own. Le monteur américain a décidé de s’en séparer car la scène ne fonctionnait pas avec l’accident. C’est dommage car ça lui donnait une vie et de la profondeur.

Hervé de Crécy : Le cadre général défini, le processus scénaristique s’est construit jusqu’à la fin du premier montage. Des scènes et des dialogues ont été ajoutés au fur et à mesure. De l’étape du story-board, on est arrivé à l’étape d’animatique. Comme nous ne sommes pas habitués à un travail classique de cinéma, ça peut paraître désordonné, mais le rendu est assez efficace.

François Alaux : Nous voulions surtout construire des situations où plusieurs protagonistes se retrouvent dans un drame commun en pleine ville de Los Angeles et ensuite les développer en partant du dessin. Au départ, le personnage de Ronald, dessiné par Hervé, était un homme avec une moustache. Ce fut un processus de travail et d’écriture, basé sur l’instinct et le principe de rebond entre nous où rien n’est verrouillé, pour ne pas tomber dans un exercice graphique froid.

 

 

Dialogues et Adaptation

François Alaux a été le superviseur pour la partie dialogues. Pour la version originale, les voix des Pringles sont interprétées par Andrew Kevin Walker (Pringles Hot & Spicy) et David Fincher (Pringles Original). Pour la version française adaptée par les auteurs des Lascars, les voix sont de Omar & Fred.

Hervé de Crécy : Toute une phase de travail a été faite très en amont sur l’écriture des dialogues avec un américain, Paul Hahn, pour construire la psychologie des personnages. On a retravaillé ensuite avec Greg Pruss. Il a réalisé un travail incroyable, lié à la contrainte du scénario déjà construit, en apportant la dernière couche de caractérisation avec une culture très L.A.

François Alaux : On en est venu à travailler avec eux par le biais de RSA Film où nous sommes représentés, maison de production de Ridley Scott. On a montré notre montage à la productrice qui l’a fait voir aux productions Scott Free, qui se chargent des longs-métrages des frères Scott. On a eu un quart d’heure pour discuter avec le producteur, Michael Costigan (Brokeback Mountain, American Gangster). Très réactif, nous avons obtenu un rendez-vous avec le scénariste Andrew Kevin Walker (Seven, Sleepy Hallow) et Greg Pruss. Et en un mois Greg Pruss a écrit un dialogue vrai et absurde et très LA. Dans les films, les méchants ont souvent l’accent anglais, allemand et/ou français. L’acteur Bob Stephenson (Zodiac, Fight Club, Seven) qui interprète Ronald et le sheriff Bibenbum, a suggéré que pour le flic Michelin local avec le chapeau, un accent de la Nouvelle Orléans serait adéquat. La version française a été difficile à traduire littéralement, les auteurs des Lascars ont dû procéder à une adaptation.

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Logorama @H5

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Archivage et Modélisation des logos
Sur une base de 45 000 logos, 2500 ont été sélectionnés. Quentin Brachet, en charge des recherches de décors, de personnages, a pris les commandes de tout l’archivage et de la modélisation.

Hervé de Crécy : Son énorme travail a été de les catégoriser et de les ranger dans des rubriques (nature, personnages, véhicules, animaux…) et des sous rubriques (par ex : dans « nature », recensement des logos de montagnes comme celles d’Évian). Dans la sélection, Quentin a dû tous les redessiner en volume car un logo n’est fait que de face. Sur des planches, il a construit des mises en place dans la ville, fait des simulations de logos dans l’environnement où l’action se passe. Lorsqu’on avait une scène à construire en pleine ville, on recherchait dans « équipements urbains » les logos appropriés (bancs, poubelles, réverbères…). Tout ce travail d’archivage a duré environ 3 ans, mais nous a permis ensuite d’aller beaucoup plus vite pour la fabrication du film.

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Vidéo logo Ronald McDonald, modélisé en volume – @H5

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Un casting bankable : quel personnage pour quel logo ?

Pour sélectionner ceux qui feraient partie de la seconde étape dans l’écriture du scénario, ce fut pour les auteurs un aller-retour perpétuel entre les personnages et les logos.

François Alaux : L’idée du casting nous plaisait, un personnage/un logo comme un personnage/un acteur pour mieux détourner les marques. La sélection s’est faite essentiellement sur des logos complets avec un corps pour pouvoir les manipuler dans une contrainte de mise en scène, de variations avec un jeu par rapport aux marques elles-mêmes. Les garnements Big Boy et Haribo ont été choisis pour cette raison et pour être aussi comparés aux logos Bic, qui ressemblent à des élèves d’une école privée anglo-saxonne tel le lycée français à LA. Tout le monde est en uniforme, on a le stylo dans le dos et on est bien rangé. De par cette opposition dans la composition des personnages, l’équilibre s’installe. Le personnage de Ronald McDonald (le Joker) est venu très vite, tout comme Michelin pour les flics. Ce logo a une force dingue. Il est hyper bien dessiné, charismatique, puissant. Par contre, il a été difficile de trouver notre personnage féminin. Le monde de l’image des marques est extrêmement misogyne. Nous sommes allés chercher dans les années 60 pour sélectionner la Pin Up Esso. Certains sont venus de la publicité, comme Energiser pour les lampadaires. D’autres ont été rapides et amusants à installer comme le logo USB pour les cactus. Monsieur Propre est un personnage qu’il faut voir assis car le reste de son corps est une spirale. C’est un génie. Les Pringles, eux, n’ont qu’une tête et parfois des mains. C’est pour cette raison qu’on les voit uniquement au volant d’un camion et assis à une table. Les petits bonshommes jaunes AOL sont comme des figurants et représentent Monsieur Tout-Le-Monde.

Ludovic Houplain : IBM a été la seule marque à demander à figurer dans le film (sans directive d’emplacement) pour des raisons liées à Mikros.

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Logorama @H5

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Animatic et Rotoscopie

François Alaux et Hervé de Crécy ont réalisé des prises de vues réelles qu’ils ont ensuite rotoscopées. L’animation a décalqué leurs mouvements et leurs expressions, qui donnent ce côté réaliste. Cette version représente un mode d’écriture intéressant. Dès le départ le rythme, découpage et le cadrage du film d’action sont définis. Pour interpréter les Bic, Big Boy, Haribo, les fils de Ludovic Houplain se sont également prêtés au jeu car il est impossible de rotoscoper un adulte pour jouer un enfant.

Hervé de Crécy : Pour l’étape de l’animatic, nous nous sommes servis de dessins que nous avons animés sommairement. Nous avons ensuite pris des extraits de films existants avec les plans qui nous plaisaient. Par exemple, pour des plans d’hélicoptère sur un toit, nous avons pris l’extrait d’un plan d’arrivée dans La Chute du Faucon Noir de Ridley Scott. La rotoscopie, inventée par Disney sur Blanche-Neige, consistait à aller plus vite dans l’animation. Il filmait une actrice et les animateurs décalquaient sur l’image celles prises, les unes derrières les autres. Aujourd’hui, il est possible de réutiliser cette technique en 3D. Les animateurs peuvent travailler, avec en toile de fond, une image vidéo tournée. L’avantage est d’être directement lié au mouvement des personnages. L’animateur peut accélérer, faire des mouvements plus forts. Ca laisse une liberté d’interprétation pour nos personnages, qui sont tous différents et tout, sauf humains. On ne pouvait pas se caler sur un mouvement humain pour tous.

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Logorama @H5

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Une lecture en 3D pour un film en 3D

Alors que certains ne voient en Logorama qu’une gigantesque publicité, la majorité identifie aisément les différents niveaux de lectures, tant sur les personnages, les logos que sur les messages qu’il véhicule : « Il y a d’abord une lecture primaire sur n’importe quelle histoire ou blockbuster américain » explique Ludovic Houplain « ensuite celle sur la liberté d’expression et une dernière lecture instantanée de notre société contemporaine avec les logos d’aujourd’hui ». Du point de vue des personnages, des protagonistes principaux à Fido Dido et Élèves Bic au second plan, les auteurs ont été soucieux du détail. Tous ont une vie presque en 3 actes jusqu’à donner une lecture du figurant au troisième plan avec les piétons AOL, représentant Monsieur Tout-Le-Monde. Les auteurs ont eu un plaisir non dissimulé à malmener Fido Dido, icône des années 80 : « On a malmené aussi beaucoup la cacahuète » ajoute François Alaux « On écrase les M&Ms et la pauvre tête de Mr Peanut éclate dans le bar. À Cannes, certains se sont demandés si se cachait un message particulier… ». Enfin, une double lecture s’inscrit également dans la confrontation des logos comme Ronald McDonald, qui prend en otage Big Boy (autre marque de fast food) finalement vaincu par Weight Watchers. Ou encore la marque Formica, intéressante par son double sens entre le fond et la forme. Le logo, qui s’appelle Formica, a la forme d’une table, utilisé dans le Diners Club International, dont la plupart sont souvent de ce matériau. Des coïncidences qui contribuent à la réussite de film.

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Logorama Trailer

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